‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 441 sur 1042 · TUNG · texte numérisé non relu

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de chlorure de sodium qui, k l'état de fusion, joue le rôle de dissolvant.

Les tungstates que l'eau ne dissoutpas sont en même temps, pour la plupart, insolubles dans les acides étendus. Lorsqu'on les chauffe avec des acides concentrés, ils se décomposent, avec séparation d'acide tungstique (caractère qui permet de les distinguer des métatungstates) ; si l'acide que l'on emploie est de l'acide phosphorique, l'acide tungstique précipité se redissout dans un excès de réactif. A la température ordinaire, les tungstates ne sont décomposés que d'une manière trèsimparfaite parles acides concentrés, probablement parce qu'il se forme dans ces conditions une certaine quantité d'acide métatungstique. Les tungstates alcalins, en solution aqueuse, sont décomposés par les acides sulfurique, chlorhydrique, azotique et acétique ; la majeure partie de l'acide tungstique se sépare sous la forme d'un hydrate blanc ou jaune qui ne se dissout pas dans un excès de précipitant, kinoinsque l'on n'ait employé l'acide phosphorique , mais qui se dissout dans une grande quantité d'eau,

Obtenu du sein d'une dissolution froide, ce précipité est souvent blanc, mais il jaunit assez rapidement même k froid et surtout k chaud. La composition de ce précipité blanc n'est pas sûrement connue, les divers chimistes qui s'en sont occupés étant arrivés k des résultats différents. Scheele le considérait comme de l'acide tungstique pur; mais cette vue était inexacte. Suivant AntKon et Riche, ce serait un tlihydrate

\VOS,îHîO = VH»0\H«0 Suivant Marignac et quelques autres observateurs, ce serait un tungstate acide ou un composé renfermant les éléments de l'acide tungstique et de l'acide précipitant. La présence des alcalis ou des acides dans le précipité dépend de la proportion de l'acide au moyen duquel la précipitation a été produite, de la dilution de la liqueur et peutêtre aussi de la température.

Les tungstates insolubles dont les bases sont insolubles dans les carbonates alcalins sont décomposés lorsqu'on les fait fondra avec du carbonate potassique ou sodiqiie. Les solutions des tungstates alcalins donnent des précipités blancs avec les sels de baryum, de strontium, de calcium, d'aluminium , do zinc , de plomb et de mercure au maximum; un précipité blanc jaunàtro avec l'azotate mercureux ; un précipité fleur de pêche avec le chlorure de cobalt; un précipité blanc bleuâtre avec l'azotate de cuivre. Le chlorure stanneux donne un précipité jaunâtre qui, chauffé avec l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique, prend une couleur bleue tenant à la formation de l'oxyde bleu de tungstène.

Le ferrocyanure de potassium fait naître dans les solutions des tungstates alcalins, après addition d'ucide chlorhydrique, un précipité floconneux brun, soluble dans l'eau, qui ne renferme aucun acide libre (ce qui distingue les tungstates des métatungstates). Les solutions des tungstates alcalins ne sont pas altérées par la teinture de noix de galle, tant que l'on n'ajoute pas un acide k la liqueur; mais, par l'addition d'un acid^, il se forme un précipité couleur de chocolat. L'acide tungstique, préalablement précipité par un acide, prend également une couleur brune sons l'influence de la teinture de noix de galle. Les tungstates ulnalins calcinés avec du sel ammoniac, k l'abri du contact de l'air, donnent du tungstate de tungstène, du métal alcalin libre et une substance noire qui consiste probablement en oxyuitrétamide de tungstène. En ce qui concerne les réactions des tungstates au chalumeau et celles des tungstates solubles avec le zinc et le sulfure ammonique, v. TUNGSTENE.

On emploie souvent les tungstates alcalins comme mordants au lieu et place dos stannates. On les emploie aussi pour rendre les tissus incombustibles.

— Tungstatks d'aluminium. Le sel neutre obtenu par la précipitation d'un tungstate alcalin au moyen de l'alun est blanc, floconneux, insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'ammoniaque aqueuse et dans les acides. Le sel acide Al2O3,7WO»,0llî() (k 100») s'obtient en précipitant par l'alun un tungstate alcalin acide. H est caillebottê et se prend en morceaux résineux qui, une fois secs, forment des masses vitreuses k cassure conchoïdale.

— Tungstatks d'ammo.nium. a. Le sel neutre se produit lorsqu'on fait digérer l'acide ou l'anhydride tungstique dans l'ammoniaque ; mais, si l'on évapore la liqueur, de l'ammoniaque se dégage et il reste un sel acide.

p. Le sel sesquiacide • ■,

[{AzH*)SO]s,3W03,3U«0

cristallise quelquefois d'une solution neutre très-concentrée d'acide tungstique dans l'ammoniaque en cristaux verruqueux qui perdent de l'ammoniaque au contact de l'air et laissent le sel f.

1. Le sel [(AzH4)20P,7\V03,6HSO, auquel Marignac assigne la formule

[(AzHM20]S,l2WO»,llH20,

s'obtient par l'évaporation lente d'une solution froide d'acide tungstique dans l'ammoniaque. 11 forme des prismes vitreux, d'unu saveur amère; il rougit faiblement le tour-

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La plupart des tumeurs sont formées par la réunion de plusieurs éléments anatoiniques, soit que ces éléments s'y trouvent en proportions à peu près égales, soit que l'un d'entre eux prédomine beaucoup sur les autreé. Par exemple, les éléments fibreux, les éléments tibro-plastiquesse rencontrent ou peuvent se rencontrer dans la plupart des tumeurs. Les dépôts de pigment peuvent colorer tantôt des tumeurs cancéreuses, tantôt des tumeurs de nature toute différente. Il importe ici de distinguer, dans cette association complexe, l'élément fondamental ou autogène et les éléments accessoires ou adventices. En général , l'élément autogène est celui qui prédomine sur les autres par sa quantité; mais, quelquefois, il est moins abondant que les éléments adventices; ainsi, dans certains cancers squirreux, les noyaux et les cellules autogènes sont moins nombreux que les libres adventices. L'élément autogène est celui dont les propriétés caractérisent la tumeur et qui se forme en vertu de la tendance propre au blastèroe. Il est le résultat constant, direct et naturel du travail morbide qui a engendré la tumeur, tandis que les éléments adventices sont le résultat variable des circonstances éventuelles qui en modifient l'évolution. Toutefois, au point de vue pratique, la connaissance de ces éléments adventices a une certaine importance, car ils ont une influence sur la marche des tu~ meurs. Les cancers encéphaloïde, squirreux, colloïde, méTanique ne ditfèrent anatomiquement que par leurs éléments adventices et présentent des différences notables au point de vue clinique.

Les tumeurs envahissent avec une rapidité plus ou moins grande les tissus normaux au sein desquels elles se sont développées, parce que leurs éléments y déterminent peu a peu des troubles de nutrition qui se transmettent de proche en proche et déterminent une sorte de dégénérescence de ces tissus normaux, mais sans qu'il y ait influence directe du tissu malade sur les autres. La généralisation des tumeurs n'est autre que le fait même de la naissance d'une tumeur se manifestant dans toutes les parties d'un même système successivement ou s'opérant, graduellement aussi, par genèse avec erreur de lieu dans plusieurs régions où n'existe pas le tissu primitivement devenu le point de départ du mal. La récidive n'est que la répétition de la naissance d'une espèce de tissu morbide dont les conditions n'ont pas été changées par l'ablation de la première qui est apparue.

Les causes des tumeurs sont de trois ordres. Tantôt elles sont tout a fait locales , n'agissent que sur un seul point et ne produisent qu'une seule tumeur, en sorte que le malade n'a pas plus de chance d'avoir une seconde tumeur que si la première n'existait pas. Tantôt ces causes sont sous la dépendance d'une diathèse partielle limitée à un seul système anatomîque et constituant, pour tout ce système, une prédisposition commune, de façon que le malade est exposé k avoir, à la fois ou successivement, plusieurs tumeurs semblables par leur nature et analogues par leur siège. Enfin ces causes sont liées souvent à une diathèse générale qui altère toute l'économie et y provoque des troubles capables de se traduire n'importe où, par des productions caractéristiques. Les tumeurs homœomorphes et homologues ont, la plupart du temps, des causes purement, locales. Les tumeurs liomœumorphes et hétérologues ont soit des causes locales, soit des causes les rattachant à une diathèse partielle ou à une diathèse générale.; les tumeurs hétéromorphes sont presque toujours le résultat d'une diathèse générale. Cette diathèse générale peut être d'ailleurs acquise ou héréditaire. Très-souvent elle est héréditaire. Ainsi le cancer, une fois sur six, d'après des statistiques récentes, se développe sous l'influence d'une cause héréditaire.

La connaissance des propriétés des tumeurs importe beaucoup à leur traitement. Les causes qui en ont amené la naissance persistent ordinairement , une fois qu'elles sont nées, et continuent à présider à leur développement. Presque jamais leur processus ne s'arrête ni ne rétrograde. La croyance qu'on peut petit k petit les faire disparaître au moyen de pommades, d'onguents, de fondants, etc., est fausse et dangereuse. Fausse, parce que les faits la contredisent; dangereuse, parce qu'on laisse ainsi k beaucoup de tumeurs le temps de se développer et de grossir, tandis qu'à leur origine elles pouvaient être détruites par les caustiques ou enlevées sans danger. Et puis les tumeufs offrent d'autant moins de tendance k ta récidive qu'elles ont moins de volume et qu'elles ont séjourné moins longtemps dans l'économie. Presque aucune tumeur ne disparaît spontanément ou ne se résorbe. La règle générale est qu'il faut toutes les opérer. Pour cela il y a divers procédés : l° les caustiques, qui corrodent peu k peu le tour de la tumeur et la font tomber sans effusion de sang ; 2° le bistouri; 3° la galvano-caustique, qui consiste k détruire la tumeur au moyen d'aiguilles traversées par un courant électrique qui y détermine une grande élévation de température; 4° l'écrasement, qui consiste à enlever la tumeur en comprimant son pédicule au moyen d'une chaîne de fer qu'on tord sur aile-même.

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— Tumeurs blanches. Sdus cette dénomination, les auteurs ont confondu plusieurs espèces de maladies articulaires ri origines fort différentes; mais, dans le langage pathologique, on a conservé cette expression, peut-être impropre, par suite de la difficulté où l'on était d'en trouver une plus rigoureuse. Les tumeurs blanches ont été appelées arthropathies, tumeurs lymphatiques, scrofuleuses , fongueuses, etc.; mais aucune de ces expressions ne donne mieux l'idée de la maladie, et il a, paru préférable de conserver la dénomination de tumeur blanche, qui indique une tuméfaction au niveau des articulations sans changement de couleur de la peau. ,

La tumeur blanche est considéré^, de nos jours, comme une arthrite chronique, compliquée d'une synovite fongueuse et d'altération des parties osseuses a voisinantes; c'est donc une inflammation articulaire de forme spéciale, fort différente de celles que nous •avons décrites, reconnaissant d'ailleurs d'autres causes. Dans la tumeur blanche, l'articulation est le siège d'altérations nombreuses; mais celles-ci varient suivant l'époque et le degré de la maladie, de n'est sans doute d'abord qu'une inflammation superficielle des surfaces articulaires; mais plus tard se montrent des granulationàinflammatoires qui deviennent des fongosités saignantes, rougeâtres et mollasses, s'étendant sur les cartilages, s'accompagnant de fausses membranes et tapissant toute l'articulation. Pendant ce temps, la membrane synoviale s'est épaissie, distendue ; la cavité articulaire s'est remplie d'un liquide roussâtre qui ne tarde pas à se troubler, devient louche, opaque, puis se change en pus; les cartilages d'encroûtement, se racornissent, s'ulcèrent, se séparent souvent de l'os; l'os lui-même, participant à l'altération générale, s'enflamme, se nécrose ou se carie à son extrémité articulaire. A ce moment, l'articulation distendue, déformée par l'exsudat purulent, s'ulcère, puis, à travers des ligaments ramollis, dans les interstices des muscles et des vaisseaux voisins altérés, le pus se fait jour jusqu'à la peau et donne naissance à une fistule intarissable.

L'étiologie des tumeurs blanches est environnée d'obscurité; les causes les plus diverses peuvent être invoquées comme amenant cette affection. Toutes les articulations, a l'exception des sutures, peuvent être le siège d'une tumeur blanche; mais les articulations les plus volumineuses, celles où la synoviale présente une plus grande surface, celles enfin qui supportent la plus grande fatigue, sont plus facilement atteintes. La maladie se développe aussi à toutes les époques de la vie; mais elle atteint plus fréquemment les enfants et les adolescents.

Parmi les causes générales on doit signaler la scrofule, qui occupe certainement le premier rang; on peut y joindre la diathèse tuberculeuse et rhumatismale, la syphilis et le scorbut. Les causes locales ne sont ordinairement que déterminantes; ce sont les entorses des articulations, les coups portés sur les jointures, les chutes, l'arthrite aiguë, une fatigue excessive de l'articulation , enfin les causes multiples des inflammations locales.

Quelquefois l'affection s'annonce par une gêne légère des mouvements, qui persiste ou retient de temps en temps h des intervalles plus ou moins éloignés ; quelquefois aussi, elle débute par une douleur vive, aiguë, prolongée. Dans quelques cas, le gonflement précède la douleur; dans d'autres, il lui succède. A ce moment, il est impossible encore d'asseoir le diagnostic, car le gonflement et la douleur peuvent provenir soit du gonflement des parties molles, environnant l'articulation, soit du boursouflement de la cavité articulaire, soit de l'augmentation de volume de l'extrémité épiphysaire des os. Mais, avec les progrès du mal, l'affection se dessine : le malade ne peut plus mouvoir l'articulation affectée, ou bien l'exercice en exaspère la douleur; la peau se distend, devient luisante, quelquefois, malgré la dénomination donnée à l'affection , rougit et s'enflamme ; puis, Je membre se déforme, l'articulation se fléchit, quelquefois se luxe spontanément, obéissant à l'action des muscles les plus puissants. A cette époque de la maladie, la fluctuation dans la cavité articulaire et le gonflement des os sont facilement perçus par le chirurgien; puis il arrive fréquemmentqu'uiie articulation voisine de celle qui est atteinte devient le siège de douleurs vives, phénomène dont on a donné des explications peu satisfaisantes.

Cependant l'affection n'est pas sans influence sur les organes environnants : les parties molles situées au-dessus et au-dessous de la jointure malade s'atrophient, puis, quelquefois , s'engorgent et s'œdématient; enfin , les symptômes généraux éclatent : l'amaigrissement, la lièvre, la perte de l'appétit et du sommeil, la teinte terreuse de la peau, l'altération des traits ; c'est k ce moment que le pus se fait jour à travers les parties molles et donne naissance à une ou plusieurs fistules amenant k la surface le pus sécrété dans la cavité articulaire, ou provenant d'abcès développés dans le voisinage; c'est k ce moment #iussi que se produisent les luxations spontanées. A partir de cet instant, la santé générale se détérioré de plus en plus, la résorption putride s'empare du malade, la lièvre redouble, s'accompagne de sueurs et de diarrhée, et, si l'art n'intervient

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par une opération nécessaire, le malade succombe à l'épuisement occasionné par le mal dont il est atteint.

Tel est le tableau des symptômes accusateurs d'une tumeur blanche ; mais la terminaison n'est pas toujours aussi funeste, et, dans un bon nombre de cas, l'affection ne marche pas aussi rapidement vers la mort. A quelque degré qu'elle soit parvenue, soit par 1 effet du traitement approprié, soit en raison de quelque circonstance favorable au malade, la tumeur blanche peut être arrêtée dans son évolution. A ce moment, les symptômes s'amendent, les douleurs diminuent, le sommeil revient, et le malade guérit au bout d'un temps ordinairement fort long. Mais les ravages occasionnés par le développement de l'affection persistent à l'état d'infirmité, d'autant plus sérieux que la maladie était arrivée à un degré plus avancé. Si la tumeur a guéri vers le début, le malade n'en conserve qu'un gonflement et une fatigue plus ou moins accusés; à une époque plus •avancée, c'est une véritable gêna des mouvements qui s'accompagnent de craquements dans la jointure; plus tard encore, c'est une demi-ankylo.se; plus tard enfin, une ankylose complète, avec ou sans déformation de la jointure.

Le traitement des tumeurs blanches est, à la fois, local et général. Le traitement général s'adresse à la constitution, à la diathèse ou aux prédispositions' individuelles. Il consiste dans l'emploi des toniques, du sirop d'iodure.de fer, du vin de quinquina, de l'huile de foie de morue, des bains sulfureux, 'des bains de mer; en même temps, on prescrit une bonne hygiène, une alimentation réparatrice et le grand air.

Le traitement local est dirigé contre l'arthrite; il varie k chaque période de la maladie. Les applications de sangsues ne sont indiquées que si l'affection a été précédée d'arthrite aiguë ; les vésicatoires, les moxas, les cautères et la cautérisation transcurrente sont les meilleurs moyens k opposer au développement de l'inflammation. Dans des cas plus légers, les frictions d'iode, les frictions avec la pommade d'Autenrieth'ou l'huile de croton, la compression et l'immobilité de l'articulation suffiront k assurer laguérison; on favorisera d'ailleurs la résolution par des frictions sèches, le massage , les douches de vapeur et les douches sulfureuses, les frictions d'iode, d'iodure de plomb, de nitrate d'argent, etc. Dans tout le cours du traitement, le chirurgien surveille le travail de la suppuration, ouvre les abcès au fur et"à mesure de leur formation, injecta des liquides cicatrisants et panse les plaies adventives. Enfin, si les os s'altèrent, si la guérison ne paraît pas s'approcher après un long temps, si l'état général inspire des inquiétudes, il reste comme ressource ultime la résection de l'articulation malade ou l'amputation au-dessus du point lésé.

TUM1RIQU1RI, montagne du Venezuela, Amérique du Sud, qui fait partie de la chaîne du Cocollar, à A4 kilom. S.-E. de Cumana ; 2,200 mètres d'altitude. Elle est couverte d'énormes bois de cèdres et d'acajous.

TUMULA s. f. (tu-mu-la). Icbthyol. Un des noms vulgaires du muge a grosses lèvres.

TUMULAIRE adj. (tu-mu-lè-re — lat. tumularis; de tumulus, tombeau, tertre, élévation, colline, que Curtius et Corssen rattachent k la même racine que tumere, être enflé, savoir la racine sanscrite tu, croître, être fort). Qui appartient, qui a rapport aux tombeaux : Une pierre tumulaire. Une inscription TUMULAIRE.

TUMULTE s. m. (tu mul-te — lat. tumultus; de tumere ,' être enflé. V. tumulaire). Grand mouvement accompagné de bruit et de désordre : Qu'it est beau, après les combats et le tumulte des armes, de savoir encore goûter ces vertus paisibles! (Boss.)

— Grande agitation, vie très-mouvementée : Quitter te tumulte du monde. Ce n'est pas exister que de passer sa vie dans le tumulte des affaires. (Acad.)

— Loc. adv. En tumulte, En confusion, en désordre : Ils s'assemblèrent en tumulte. (Acad.)

On e'assemble en tumulte, en tumulte on décide.

Voltaire.

— Hist. rom. Déclaration dans laquelle le sénat romain proclamait la patrie en danger : Quand le tdmultu avait été déclaré, tous les citoyens en état de porter les armes prenaient l'habit de gueïre (sagum ou sagulum, la saie) et les consuls faisaient ta levée en masse, la louée tumultueuse. C'était le plus souvent à l'approche des Gaulois , qui causaient une grande épouvante aux Romains, que le tumulte était ordonné.

— Syn. Tumulte, fracas, vacarme. V« FRA- CAS.

TUMULTUAIRE adj. (tti-mul-tu-è-re — rart. tumulte). Qui se fait en tumulte, avec ■ précipitation, sans ordre : Assemblée tumultuaire. Délibération tumultuaire. (Acad.)

— ilist. rom. Qui se rapporte au tumulte, chez les Romains : Levée tumultuaire.

TUMULTUAIREMENT adv. (tu-mul-tu-ère-man — rad. tumultuairé). D'une manière tumultuaire, en tumulte, en confusion, en hâte et sans ordre : On procéda tumultuai-

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