TUNE
remunt à cette élection. (Acad.) Ces cohortes faméliques courent tumultuairemënt aa* magasins comme une insurrection de spectres. (Chateaub.)
TUMULTUEUSEMENT adv. (tu-mul-tu-euze-man — rad. tumultueux). En tumulte : S'assembler tumultueusement. Ils allèrent tumultueusement à la maison du magiêtrat. (Acad.)
TUMULTUEUX, EUSE adj. (tu-mul-tu-eu, eu-ze — lat. tumultuosus ; de tumultus, tumulte). Qui se fait avec tumulte, avec bruit et confusion : Un bruit, des cris tumultueux. Scènes tumultueuses. L'imprimerie a rendu la publicité facile sans réunions tumultueuses. (Guizot.)
— Violemment agité : Vie tumultueuse.
Les passions exercent en nous une tyrannie tumultueuse qui ne nous laisse ni liberté ni repos. (Mmo de Staël.)
— Qui agit en tumulte : Une foule tumultueuse.
— Confus, troublé, déréglé :
Insensés, votre âme se livre
A de tumultueux projets;
Vous mourez sans avoir jamais
Pu trouver le moment de vivre".
J.-B. Rousseau.
TUMULUS S. m. (tu-mu-Ius — mot lat. qui signif. tertre, et qui vient de tumescere, s'enfler). Antiq. Grand amas de terre, ou construction de pierre, en forme de cône, que les anciens élevaient au-dessus des sépultures : Les pyramides semblent tirer leur origine des tumulus, amas de terre factice que l'on a recouverts de maçonnerie. (Batissier.) Il existe sw plusieurs points du territoire grec des tumulus où l'on serait sûr de trouver des antiquités. (E. About.) il Beaucoup d'écrivains disent tumuli au pluriel.
— Encycl. Le tumulus est le tombeau primitif de tous les peuples. Lorsque les premiers hommes ensevelirent le corps d'un de leurs guerriers ou de leurs parents, la terre forma naturellement une protubérance qui" servit k désigner le lieu de la sépulture, k marquer l'endroit où. se trouvait la tombe. On suréleva bientôt les petits monticules qui couvraient les lieux de sépulture, dans le but de rendre plus durable le souvenir de l'homme dont les restes avaient été confiés à la terre.
'Les tumulus furent rendus plus considérables, et quelquefois même on profita des buttes naturelles qu'on creusa et qu'on perfora pour y déposer les corps des hommes dont on voulut honorer la mémoire.
C'est par suite de l'agrandissement successif de leurs tumulus que les Egyptiens arrivèrent k construire les pyramides, qui ne sont que de gigantesques tumulus. '
On rencontre des tumulus dans tous les
Pays du globe. La Grèce et le monde antique, Italie, la Gaule, l'Espagne, etc., en possèdent de curieux spécimens ; mais ils sont beaucoup plus nombreux dans le nord de l'Europe, ainsi que dans toutes les contrées occupées ou successivement envahies par les Scythes. On en rencontre aussi dans toute l'Afrique et en Amérique.
Il y a très-peu de villes de l'Asie Mineure
3 ni ne conservent ainsi quelques sépultures e leurs fondateurs ou de leurs anciens souverains. Les tumulus ont affecté plusieurs formes. Les plus simples sont des cônes de terre élevés sur la place même qu'avait occupée le bûcher où le mort fut consumé. Tels sont ceux de la Grèce et de ses colonies.
Quelques tumulus, principalement ceux d'Italie, tout en conservant la forme primitive, sont plus grandioses. Ils se distinguent des précédents par des soubassements en pierre et par une voûte pratiquée sous l'amas de terre. Quelques-uns sont entourés d'un profond et large fossé destiné k en interdire l'approche.
Un de ces tumukus est formé par une masse pyramidale de terre qui s'élève' sur un mur circulaire d'environ 15 pieds de hauteur et qui paraît avoir été revêtu de marbre. Quelquefois, et même le plus souvent, les tumulus étaient surmontés d'un monument quelconque, soit sculpté, soit autrement, portant des inscriptions, des trophées, des symboles, des statues, de3 armures, des bas-reliefs.
Au siècle dernier, le gouvernement russe, averti par des relations de voyage qu'il existait un grand nombre de tumulus dans les déserts de la Russie d'Asie, envoya un officier et des soldats pour fouiller quelques-uns de ces tertres funéraires. Les fouilles faites k huit ou dix jours de la ville de Tomsk, située à 4,700kiloinètresde Saint-Pétersbourg, sur la Torr, amenèrent la découverte de divers objets : une sorte de table de cuivre, des idoles, des têtes d'animaux, des ustensiles dont il fut et dont il est encore difficile de déterminer l'usage.
TUN s. m. (tun). Miner. Nom donné à la craie glauconienne, dans le département du Nord.
TUNA s. m. (tu-na). Bot- Syn. d'opuNTU ou nopal, genre de cactées.
TUNAGE s. m. (tu-na-je — rad. tune).
Travail de clayonnage destiné k garantir un terrain contre l'action des eaux.
TONBRIDGE, ville d'Angleterre. V. TON- BRIDGE.
TUNE s. f. (tu-nè). Côuchis de fascines
TUNÔ
nesol, se dissout dans 26 à" 28 parties d'eau lroide,est également un peu soluble dans l'ammoniaque aqueuse et ne se dissout pas dans l'alcool. Sa solution donne, avec l'acide azotique, un précipité blanc qui jaunit lentement à froid, immédiatement à la température de l'èbullition. Calciné en vase clos, il laisse de l'oxyde bleu de tungstène. Si la calcina. tion a lieu à l'air, le résidu consiste en anhydride tungstique pur, qui conserve la forme des cristaux dont il provient. Lorsqu'on évapore la solution au moyen de la chaleur, on obtient de petits cristaux brillants, qui, suivant Marignac, ont la forme de prismes rhombiques obliques striés. Ces prismes renferment [(AzH*)îO]8(\VOS),i)3HSO(Scheibler), [{AzH4)20]5,mV03,4 ou 5 H«0 (Laurent et Marignac). Ils perdent 2HÎO a 160» et se re- . convertissent en sel hydraté lorsqu'on les diront dans l'eau et qu'on abandonne la solution à une évaporation lente.
î. Un tétratungstateammonio-trihydriqiie (AzH*)S0.3H20.4WO» = (AzH4)2H6(\V04)»
se forme toujours, d'après Riche, lorsqu'on abandonne àl'évaporation lente les solutions de tungstate ammonique; il se sépare à la température ordinaire en lamelles brillantes . qui renferment 3 molécules d'eau, et à la température de 40» à 50«, en aiguilles qui nen renferment plus que 2 molécules.
D'après "WÔhler et Anthon, il se forme un tungstate acide d'ammonium, avec dégagement d'ammoniaque, lorsqu'on fait bouillir du tungstate potassique ou sodique avec une solution de sel ammoniac. D'après Laurent, Lotz et quelques autres, au contraire, ,1e sel formé dans ces conditions serait un tungstate double d'ammonium et de potassium ou de sodium.
t. Le sel
[(AzH*)2O]2(\V03)S.5H20 = (AzH4)'>H«(\VOtyi.2H20 cristallise, par le refroidissement d'une solution de sel i saturée ù chaud, en octaèdres rhombiques solubles dans 26 a 29 fois leur poids d eau. Lorsqu'on fait cristalliser ces octaèdres dans l'eau, il se forme souvent des aiguilles nacrées [(AzH*)»H&(W04)4p3HîO.
— Tungstates d'argent. On obtient un sel argentique acide Ag*K)2W03 = AgSVW en précipitant les tungstates acides des métaux alcalins par le nitrate d'argent. Ce sel forme un précipité blanc, anhydre, insoluble dans l'eau, légèrement soluble dans les acides acétique et phosphorique, plus soluble dans 1 ammoniaque. Calciné, il brunit et se réunit en une musse qui a l'éclat métallique, 11 se forme un sel acide argenteux Ag*0,2\VO*, suivant Rautenberg, par l'action de l'hydrogène ou d'une solution ammoniacale sur le sel argentique. C'est une poudre noire, brillante, cristalline, que l'acide azotique décompose en laissant un résidu d'anhydride tungstique, .et dont la potasse sépare l'acide tungstique en laissant un résidu d'oxyde argenteux.
— Tungstates de baryum, a. Le sel neutre Ba"WO = Ba"0,\V03.sepJ()d11kàl,étttttti!Jiydre lorsqu'on précipite parle chlorure ou l'azotate barytique la solution d'un tungstate alcalin neutre. C'est une poudre blanche, insoluble dans l'eau, décomposable aussi bien par voie sèche que par voie humide, par les acides plus forts comme parles carbonates alcalins. D'après Scheibler, le précipité que le chlorure de baryum fait naître dans la solution du tungstate neutre de sodium serait toujours un mélange de plusieurs sels. Mais on pourrait obtenir le tungstate neutre de baryum pur en chauffant le métatungstate barytique avec de l'hydrate de baryum, ou en faisant arriver goutte à goutte de l'eau de baryte dans une solution moyennement étendue et bouillante de tungstate acida de sodium (Nu20)3,7WÛ3, jusqu'il ce que le précipité formé cesse de se redissoudre par 1 agitation. La solution, en se refroidissant, laisse déposer un sel double et l'eau mère de ce dernier donne, avec un excès d'eau de baryte, un précipité blanc volumineux qui devient très-vite dense et cristallin et qui forme alors des octaèdres pointus de tungstate neutre de baryum. Le sel ainsi obtenu, tout comme celui qu'on prépare au moyen du métatungstate, renferme (Ba''\yO*)*,H30.
On obtient le sel anhydre par voie sèche en fondant ensemble 2 parties de tungstate de sodium, 7 parties de chlorure de baryum et 4 parties de chlorure de sodium. Il cristallise en octaèdres réguliers, isomorphes probablement avec ceux du sel ealeique.
Ces octaèdres sont décomposés par l'acide azotique concentré, mais a la température de l'èbulniion seulement.
p. bel acide (Ba"Oj3(W03}78lI20. On le prépare eu précipitant le chlorure de baryum parle tungstate sodique acide. Il est blanc ; mais il. jaunit en devenant anhydre sous i'intluenee de la chaleur.
— Tungstate sodico-barytigue ou
(n^JÎJ«wo»,»*h«o.
Ce sel se sépare en plaques minces par la refroidissement d'une solution bouillante de tungstate acide de sodium à -laquelle on a ajouté de l'eau de baryte.
. TUKÔ
— TUNGSTATE DE CADMIUM. Ou l'obtioilt On
cristaux incolores,'peut-êtra isomorphes avec ceux du sel ealeique, en fondant 4 parties de tungstate de sodium avec 11 parties de chlorure de cadmium et 16 parties de sel commun. On obtient un tungstate ammoniaco-cadinique
[(CdO)3(W03)l}4[3(AzH4)SO,7W03] -f 3SH20 sous la forme d'un précipité blanc volumineux en mêlant des solutions de sulfate cadmique et de tungstate acide d'ammonium.
— Tungstate db calcium Ca"\VO*. On rencontre ce corps à l'état natif. Il porte alors le nom de sckeetite. Tantôt il est cristallisé en pyramides quadratiques; tantôt il est rénitorme et possède une structure en colonne, ou se présente en masse grenue; sa dureté varie de 4,5 a 5 ; sa densité de 6 a 6,076. Son éclat est vitreux et donne un'peusur l'éclat adamantin ; sa couleur est blanche, inclinant au jaune et au brun; sa poussière est blanche. Il est subtransparent ou subtranslucide. Il possède une cassure inégale. Le plus souvent ce minéral est associé avec des roches cristallines. On le trouve mêlé au minerai d étain, à la topaze, au spath-fluor, à l'apatite, au wolfram dans le quartz. Il en existe à Caldbeck-Fell, près de Keswick, en cristaux très-fins ; en Bohême , en Saxe , en Hongrie, en Suède, a Coquimbo, uu Chili et dans les comtés de Monroe et de llungtingdon (Connecticut) aux Etats-Unis. On peut obtenir le tungstate calciqne cristallisé en fondant le wolfram avec un excès de chlorure de calcium et en faisant bouillir, avec de 1 eau, la masse refroidie lentement, pour en extraire les sels solubles. On peut aussi chauffer le sel amorphe dans un courant d acide chlorhydrique après l'avoir mélangé avec de la chaux. Enfin on obtient le tungstate calciquepar précipitation, sous la forme d une poudre blanche. Il est insoluble dans i eau pure et dans l'eau acidulée.
— Tungstates du chrome. Le sel neutre
Cr203,3W03,13il20, obtenu par précipitation, est vert tendre, aisément soluble dans les acides. Il tourne au gris jaunâtre en se dessséc liant. On obtient un sel acide Cr^O», 7WÛ3,sll2o en précipitant par un sel chromique une solution de tungstate acide d'ammonium. C'est une poudre d'un vert grisâtre clair qui devient verdâtre, puis jaune paille par la calciuation.
— Tungstate Dii cobalt Co''WO*. On l'obtient en cristaux translucides bleu verdâtre par la fusion de l partie de tuugstate de sodium avec 2 parties de chlorure de cobalt et 2 parties de sel marin.
— Tungstate de cuivre. Le mélange qu'on obtient en fondant 2 parties de tungstate de sodium avec 3 parties de chlorure cuivrique et 4 parties de sel commun laisse, après avoir été traité par l'acide azotique étendu, des pyrumides quadratiques translucides et blanches sur lesquelles se trouvent implantés des cristaux plus petits d'un brun jaunâtre.
— Tungstates de fer. o. Tungstate ferrique. On l'obtient en précipitant le chlorure terrique par le tungstate acide d'ammonium, sous la form'e d'une poudre couleur de crème que le tungstate d'ammonium en excès redissout h la température de l'èbullition et qui se redissoul dans un excès do chlorure femque, quelle que soit la température. Le tuiigsiute terrique peut encore être précipité par l'ammoniaque d'une solution de îuetamngstate terrique. Il reste eu dissolution, dans ce cas, un tungstate ammoniueo-ferrique. Le même sel double parait se former par l'action de
1 ammoniaque sur l'acide tungstique brut préparé par l'action de l'eau régule sur ie woltrum. Borck a obtenu, par cette méthode, un sel double auquel il a attribué la formule
FeSO^AzH^ïO.SWO^HSO.
p. Tungstate ferreux lVWQ*-. Ce sel prend naissance lorsqu'on précipite du sulfate ferreux par du tungstate acide d'ammonium. C'est un précipité brun, qui se fonce en couleur lorsqu'on le chauffe à l'abri du contact de l'air. Ou obtient le même sel en fondant 1 partie de tungstate de sodium avec
2 parties de chlorure terreux et i' partie do sel commun. Il se' présente alors en cristuux épais, opaques, noir foncé, d'un grand éclat, dont la forme est celle du wolfram natif. Ils ne sont pas magnétiques. Leur poussière est d'une couleur brun violet foncé; leur densité égale 7,1. Debray, en calcinant un mélange d acide tungstique et d'oxyde ferrique dans un courant d'acide chlorhydrique gazeux et sec, a obtenu des cristaux de tungstate ferreux en même temps que des cristaux d'oxyde tungstique et d'oxyde de fer magnétique. Ces cristaux de tungstate ferreux sont exactement pareils à ceux du wolfram natif.
— Tungstate ferroso-manganeuz (Fe",Mu")W04.
Ce sel n'est autre que le wolfram, qui constitue le principal minerai de tungstène. Le wolfram se rencontre en. cristaux triméiriques, quelquefois aussi en masses lamellaires, colonnaires ou grenues, dont les parties adhèrent fortement les unes aux autres. Sa densité égale 7,1 à 7,55; sa dureté varie de 5 à &,55, Son éclat est submétallique. Sa couleur eBt tantôt gris foncé, tantôt noir brunâtre.
l'UNO
Sa poussière est d'un brun rougeâtre foncé. Il est opaque et très-légèrement magnétique. Suivant les proportions de fer et de manganèse qu'il renferme, on peut ranger les diverses variétés de wolfram en trois groupes, représentés par les trois formules
ÛIn"\VO*,3Fe"\VO+,
Mn-''\VO*,4Fe\VO*' et
Mri"\V04,5Fe"\VO*.
Le wolfram est souvent associé avec lès minerais d'étain, avec la galène, avec le bismuth natif dans le quartz, avec le tungstate de calcium, les pyrites, la blende, etc. On le rencontre en Cornouailles, dans le Cuntberland, dans l'Ile de Rona, dans les Hébrides,à Limoges et dans une foule d'autres localités de Saxe, de Bohème et des Etats-Unis. Les cristaux da Zinnwald, en Bohême, sont remarquables par leur hémitropie.
Genther et Forsberg ont obtenu plusieurs tungstates de fer et de manganèse cristalli-. ses en fondant du tungstate de sodium avec du chlorure de manganèse et du chlorure de for en différentes proportions.
— Tungstates de lithium. On prépare le sel neutre eu saturant l'acide tungstique par le carbonate de lithium soit par voie sèche, soit par voie humide. Il cristallise de ses solutions aqueuses en prismes rhomboîdaux obliques ou en octaèdres d'une saveur amère et qui bleuissent le tournesol. Ce sel est facilement soluble dans l'eau. Le sel acide
. 3LiîO,7\V03,i9HîO ou
Li6H8(WO*)7,15H20 se prépare au moyen du sel de sodium correspondant en évitant l'emploi d'un excès d'acide tungstique, qui donnerait lieu à la formation d'un métatungstate. Ce sel acide cristallise en larges prismes monocliniques et en tables du même système. Il n'est point déliquescent, se dissout un peu moins abondamment dans l'eau que le sel neutre, fond seulement à une température trés-élevée et se solidilie par le refroidissement en formant une masse qui a l'aspect de la porcelaine.
— Tungstates de magnésium. Les solutions des sels mngnésiques ne sont pas précipitées par les tungstates neutres a base de méLul alcalin. Lorsqu'on fait bouillir avec de l'eau de l'uiihydride tungstique et du carbonate de magnésium, on obtient utre solution qui fournit, lorsqu'on l'èvupore, de petites écailles brillantes, permanentes à l'air, d'une saveur âpre et" amère et facilement solubles dans l'eau. Le sel neutre Mg"\VO* peut être obtenu en fondant 1 partie de tungstate de sodium avec 2 parties de chlorure de magnésium et 2 parties de sel commun et en faisant bouillir le produit avec del'eau pour en extraire les sels solubles. 11 forme des cristaux incolores, oolaédriques ou prismatiques , qui se décomposent peu à peu lorsqu'on les chauffe avec de l'acide azotique concentré. Ces cristaux sont isomorphes avec ceux du tungstate neutre de calcium.
— Tungstates ammoniaco-mag nésiens. Le
ÎUNG
5Si
sel
(aW^Î7WO;,.10^o
se sépare peu à peu en petits cristaux na crés d'un mélange d'une solution chaude et concentrée de tuugstate d'ammonium et d'une solution également concentrée et chaude de tungstate de magnésium. Uu autre sel double,
[(aS50?|12W03.^H,°. '
se sépare par le refroidissement d'une solution bouiUante de tungstate d'ammonium et de sulfate de magnésium. Il .se présente sous la forme d'une poussière cristalline.
— Tcngstates de manganèse. Les sels inanganeux donnent un précipité blanc ou jaunâtre avec les solutions de tungstate acide ou de tungstate neutre d'ammonium. Le sel neutre Ain'^WO*, préparé par voie sèche comme le sel de* magnésium, forme des cristaux rhombiques' d'un grand éclat et de couleur brun grenat tendre, dont la densité égale 6,7. lise produit en même temps des aiguilles jaunes qui présentent la même composition que les cristaux rhombiques. Le sel acide
(Mn 0)3,7 WOS.11H20 est un précipité gommeux jaunâtre, qui perd seulement 3 molécules d'eau à 100°.
— Tungstates de mercure, a. Sels mercuriques. Va sel basique (Hg0)3,2W03 se proUuit lorsqu'on précipite une solution bouillante de chlorure mercurique par une quantité insuffisante de tungstate de potassium. C'est une poudre blanche, dense, insoluble dans l'eau. Ou obtient un sel acide
(Hgû)2)3\vo3, sous la forme d'un précipité blanc insoluble, en mélangeant des dissolutions de nitrate neutre mercurique et de tungstate neutre de potassium. Ces deux sels sont, l'un et l'autre, décomposés par les alcalis bouillants, avec séparation d'oxyde mercurique. Us laissent à la ealuination un résidu d'acide tuiwstigue. il se forme un tungstate ainmouioinerouiique Hj;''(A.zH*)î(WO*)*,HïO, sous la forme d'un précipité bmne et d--i)»e, lorsqu'on
mélange des solutions do nitrate mercurique et de tungstate acide d'ammonium.
Q. Tungstate mercureux
Hg*0,WO» = (Hgty'WQ*.
Ce sel se forme quand on ajoute de l'azotate mercureux h la solution d'uwtungstate alcalin. C'est un précipité jaune, qui se fonce en couleur par la dessiccation. Il est insoluble dans l'eau. Calciné, il laisse un résidu d'anhydride tungstique. L'insolubilité de ce sel est assez complète pour qu'on puisse utiliser l'azotate mercureux à la séparation de l'acide tungstique.
— Tungstate de molybdène. Ce sel se précipite d'un mélange de chlorure molybdique et de tungstate ammonique, lorsqu'on ajoute du chlorure nmmonique à la solution des deux sels mélangés. On lave le précipité avec une dissolution de chlorhydrate d'ammoniaque d'abord, puis avec de l'alcool, et on le dessèche ensuite. C'est un corps de couleur pourpre foncé. Il n'est pas déliquescent, mais se dissout facilement dans 1 eau. L'ammoniaque, ajoutée à la solution aqueuse, en précipite du tungstate ammonio-molybdique. La solution du tungstate de molybdène s'oxyde et se décolore quand elle est exposée à l'air, et laisse alors déposer- un mélange' d'acide molybdique et d'acide tungstique.
— Tungstate de nickel
(NiO)3,7\V09,l4HîO.
On obtient ce sel en ajoutant une solution de sulfate de nickel â une solution de tungstate acide d'ammonium. C'est un précipité vert tendre, qui se réunit en morceaux dont la consistance est celle de la térébenthine. En fondant l partie de tungstate de sodium avec 2 parties de chlorure de nickel et 2 parties de sel commun, on donne naissance au tungstate neutre de nickel Ni"WO',qui forme des cristaux bruns, bien définis, d'un grand éclat, translucides et dont l'aspect ressemble à celui de la blende.
— Tungstates dk plomb. Le tungstate neutre de plomb Pb,rWO* est un minéral naturel, connu en minérajogie sous le nom de sc/ieeletme. Il forme des cristaux quadratiques, isomorphes avec ceux du molybdute de plomb. Ces cristaux présentent une dureté de 2,75 et une densité qui varie entre 7,87 et 8,13. Leur éclat est résineux, subadamantin. Leur couleur est variable : verte, gris jaunâtre, brune et rouge. La poussière en est incolore. Ils sont légèrement translucides. On trouve ce minéral àZinnwald,en Bohême, associé au quartz et au mica ; en Cariuthie, associé au molybdate de plomb, et au Chili, près de Coquimbo.
On obtient artificiellement le tungstate neutre de plomb, sons la l'orme d'une poudre blanche, en précipitant un sel neutre de plomb par le tungstate neutre de potassium ou de sodium. On peut aussi le préparer par la voie sèche en fondant ensemble 1 prtie de tungstate de sodium avec 4,7 parues de chlorure de plomb dans un creuset couvert. Il se forme ainsi une masse d'un vert foncé, dans laquelle se trouvent des cavités recouvertes de cristaux brilltmts et incolores da. tungstate neutre de plomb.
Le sel acide (PbO)3,7\VO^,10HïO se forme par l'addition d'une solution de tungstate acide d'ammonium à la solution d'un sel de plomb. C'est un précipité insoluble dans l'eau, liuconneux d'abord, pulvérulent ensuite. L'acide azotique, les solutions d'azotute de plomb et celles de tungstate d'ammonium ne le dissolvent pas plus que l'eau pure ; mais la soude caustique le dissout. Il perd 7 molécules d'eau à 100».
— Tungstates de potassium. Ces sels se forment lorsqu'on traite le wolfram en poudre par son poids environ de carbouate de potassium fondu, en continuant pendant quelque temps l'action de la chaleur. En faisant bouillir avec de l'eau la masse refroidie et pulvérisée, évaporant à siccir.é la liqueur filtrée et reprenant le résidu par l'eau tiède, on obtient une solution du sel neutre, taudis que le sel acide reste comme résidu de cette seconde dissolution.
Le sel neutre anhydre K*WOi cristallise par le refroidissement de Ses solutions aqueuses saturées à chaud, ou par l'évaporation des mémos solutions sous l'influence de la chaleur. Il forme de petites aiguilles hexagonales minces, facilement solubl.es dans l'eau, qui commencent par décrépiter sous l'influence de la chaleur, puis fondent an rouge.
Le sel neutre monohydraté K2\VO,H20 se produit quand on ajoute peu à peu 45 parties a'auhydride tungstique à une solution concentrée de carbonate de potassium maintenue entre 60° et 80°. Il cristallise, par le refroidissement au sein de cette liqueur filtrée, en aiguilles et quelquefois en agrégations de cristaux. Sa saveur est âpre et un peu amère. Il est facilement soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool. Si l'on verse de l'alcool à la surface de sa solutiomaqueuse, il cristallise à la surface de contact.
Le sel neutre dihydraté KS\VO*,2HîO cristallise par l'évaporation de la solution aqueuse au-dessus de l'acide sulfurique, ù une température qui ne doit pas excéder 10». 11 forme des tables ou des prismes rhombiques obliques, larges et brillants, qui sont efflorescents dans l'air sec et déliquesceuta dans l'air htituith
l'UNO
Enfin, Anthon a obtenu un sel pentahydraté K2WO*,5H20, en prismes incolores à six pans; mais les conditions dans lesquelles cet hydrate se produit sont encore indéterminées.
Le sel acide K20.2W03.2HÎO (Anthon et Riche), (1**0)3,7 \VOS,6HîO (Scheibler), {KSO)5,i2W03,nH*0 (Laurent et Marignac), prend naissance lorsqu'on ajoute de 1 acide tungstique au sel neutre fondu ou dissous, ou lorsqu'on traite la même solution par un acide autre que l'acide tungstique , l'acide carbonique f compris. Ce se! se dépose alors sous la forme d'une poudre cristalline, formée d'écaillés iridescentes, tandis que du mélatungstate demeure dissous. Le sel acide a la même saveur que le sel neutre ; sa réaction est acide. Il se dissout, d'après Riche, . dans 46 parties d'eau froide et dans 15 parties d'eau bouillante; d'après Marignac, il se dissout dans 71 parties d'eau à 20°. Toutefois, lorsqu'on prépare une solution saturée en faisant bouillir pendant plusieurs jours un excès de sel avec de l'eau, la solution refroidie renferme : après vingt-quatre heures,
1 partie de sel dissoute dans 5,6 parties d'eau ; après vingt-six jours, 1 partie de sel dissoute dans 11,9 parties d'eau; après cehtcinquante-
, trois jours enfin, 1 partie de sel dissoute dans 15,6 parties d'eau. Ce dernier degré de solubilité demeure constant, même après six mois. C'est là un phénomène très-curieux. Le sel est insoluble dans l'alcool.
— Tungstates de sodium. Le sel neutre Na!WO* se prépare comme le sel neutre de potassium. 11 cristallise en tables ou en écailles rhombiques transparentes, incolores, nacrées, qui renferment 2 molécules d'eau. Sa saveur est amère, sa réaction alcaline ; il -n'est ni efflorescent ni. déliquescent ; ilse dissout dans 4 parties d'eau froide et dans
2 parties d'eau bouillante; l'alcool ne le dissout pas et le précipite même de sa solution aqueuse. On p<-ut le faire recristalliser sans qu'il se décompose. Chauffé à 2iio°, il perd toute son eau et devient opaque. A une température un peu inférieure au rouge, il fond en un liquide transparent, qui se reprend en niasse cristalline par le refroidissement. On emploie quelquefois ce sel à la place du stannate de sodium, comme mordant dans la teinture et l'impression sur tissus. On s'en sert aussi pour rendre le lin, le coton, etc., incombustibles.
On connaît également un tungstate acide de sodium (Na20;3,7W03 (Lotz et Scheibler), (NuSO}»,lîWO» (Laurent et Marignac), que l'on prépare comme le sel de potassium correspondant. Ce sel, suivant les conditions dau» lesquelles il cristallise, peut renfermer 12, 15, 20 molécules d'eau.
Il existe, eu outre, un sel diacide
Na«0,2W03,2H20 = NaîW*07,2HSO, analogue au disulfate de sodium. C'est une poudre cristalline, qui se précipite lorsqu'on ajoute de l'acide chlorhydrique à la solution du sel neutre. On peut obtenir le même sel anhydre en fondant I molécule de tungstate neutre avec l molécule d'acide tungstique. Il se présente alors en aiguilles qui remplissent les cavités de la masse solidifiée.
Le tungstate de sodium forme des sels doubles avec les tungstates d'ammonium, de | potassium et de baryum. Les tungstates am- j niouiaco-sodiques août multiples; on connaît > quatre de ce* sels : l'un répond à la formule '
[<AzHW2J35W03'xiHΰ;
l'autre à la formule
■ 5 (s/IÏa.hÇïo) >*wom*h»o,
ou peut-être à la formule beaucoup plus simple
NaSO [(AzH*|*Oj*
le troisième répond à la formule
t<A«S8£liswo3.6HiOi
le quatrième enfin, à la formule
[(AÎHW|'W03>3H2°'
Tous quatre sont cristallisables et solubles dans 1 eau.
Les tungstates sodico-potassiques sont au nombre de deux : la formule de l'un est
(KSlsW03'15liî°:
celle de l'autre,
B(8/ll|K)»W08.*5H,°-
Ils sont tous deux bien cristallisables.
Le tungstate barylico-sodique a été décrit à propos du sel de. baryum.
— Tungstates; de strontium. Le sel neutre StWO* se prépare comme le sel correspondant "de baryum, auquel ii ressemble. En chauffant 1 partie de tungstate de sodium avec 2 parties de chlorure de strontium et 2 paities ne sel commun, on obtient des cristaux blancs, transparents, qui oui la même forme que le tungstate de plomb natif.
Le sel acide s>t"W*0',4H!O (Anthon) ou (StOj3,7\V03,4HSO (Lotz), préparé comme le sel de baryum, est blanc, insoluble dans
12HSW0*;