‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 449 sur 1042 · MANS · texte numérisé non relu

MANS

TUR1.0T (François -Claude), littérateur, français, né à Dijon en 1745, mort en 1824. Chargé de l'éducation de l'abbé de Bourbon, fils naturel de TL.ouis XV, il l'accompagna dans un voyage en Italie, où son élève mourut en 1787. Turlot devint successivement aumônier de Madame Victoire, vicaire général à Nancy et enfin employé k la Bibliothèque royale. C'était un homme instruit, d'un esprit élevé, d'un coour excellent. On lui doit deux ouvrages remarquables : Eludes sur ta théorie de l'avenir ou Considérations sur les merveilles et les mystères de ta nature (Paris, 1810, 2 vol. in-8«), écrit dans lequel on trouve des théories consolantes, parfois abstraites et paradoxales, mliis revêtues d'une forme élégante ; De l'instruction, ouvrage destiné à compléter les connaissances acquises dans les lycées (1816, in-12), et enfin Béloïse et Âbailard , avec un aperçu du xne siècle (1822, in-8°).

TURLU s. m. (tur-lu — onomatopée du cri de. l'oiseau). Ornith. Nom vulgaire du courlis cendré, [I On dit aussi turmii.

TURLUPIN s. m. (tur-lu-pain — du nom d'un acteur de nos anciennes farces), Homme' qui fait des allusions froides et basses, de mauvais jeux de .mots : Ce n'est qu'un turlupin.

Toutefois, & la cour les lurlupins restèrent. Insipides plaisants, bouffons infortunés.

D'un jeu de mots grossier partisans surannés.

Boilbau.

— Hist. relig. Nom donné à des hérétiques du xuie'et du xivo siècle,

— Techn. Nom des. petits chardons trèsflexibles qui servent k effectuer le lainage des draperies nouveautés.

— Encycl. Hist. relig. Les lurlupins se rattachaient peut-être aux vaudois et aux bégaids. Ils se nommaient eux-mêmes Société des pauvres, enseignaient que l'homme peut arriver dans cette vie à l'inipeecabililê et furent accusés de se livrer aux plus honteux désordres. Excommuniés par Grégoire XI" en 1372, ils furent détruits par les ordres du roi de France Charles V.

TURLUPIN (Henri Lbghand, dit), comédien français. V. Bullkvillk.

TURLUPINADE s. f. (tur-lu-pi-na-de — ■ rad. iurlupin). Mauvaise plaisanterie, fondée ie plus souvent sur quelque allusion basse, sur quelque froid jeu de mots : Débiter des

TURLUP1NADKS.

TURLUPINAGE s. m. (tur-lu-pi-na-je — rad. turlupiner). Action de turlupiner.

TURLUPINER v. n. ou intr. (tur-lu-pi-né — rad. Iurlupin). Faire des turlupinades : Cet homme ne fait que turlupiner. (Acad.) Il Vieux mot.

— v. a. ou tr. Railler, tourner en ridicule : H turlupinb tout le monde. (Acad.) On est très-railleur dans le commerce, on y est plus enclin à turlupiner les dupes qu'à critiquer tes fripons. (Fourier.)

T.DRLURETTE s. f. (tur-lu-rè-te). Ane.

mus. Sorte de guitare dont les meudiunts faisaient usage au xive siècle.

— Refrain de quelques chansons.

TURLUT s. m. (tur-lu — onomatopée du chant de l'oiseau). Ornith. Nom vulgaire de la farlouse.

TDRLUTAINE s. f. (tur-lu-tè-ne). Sorte de serinette : Tout le monde commit ces serinettes, turlutaines ou petites orgues, ave.c lesquelles on apprend aux oiseaux à siffler en cage. (Virey.) Il Vieux mot.

— Fig. Lubie, manie : Il me plait d'être un fumier et de nourrir un lis; cette turlutainb vaut bien celle des tabatières. (E, Augier.)

TURLUTER v. n. ou intr. (tur-lu-té — rad. turtut). Farn. Imiter le chant^ du lurlut. Il Contrefaire le son du flageolet, de la flûte : Alors chaque serin turlute Et chanta d'un ton presque égal,

(Mercure.) il Vieux mot.

TURLUTOILE s. f. (tur-lu-toi-le — rad.

turlut). Ornith. Nom vulgaire de l'alouette lulu.

TURN

TURLUTUTU s. m. (tur-lu-tu-tu - onomatopée du son de ces instruments). Fam. Flûte, fifre ou mirliton. Il On dit aussi tur-

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