‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 485 sur 1042 · V. Huao · texte numérisé non relu

V. Huao

— Ulcère syriaque, Nom donné par Arétéo à l'angine diphtbéritique des modernes. H Ulcère annamite, Ulcère de Cochinchine, Mal dont le début est caractérisé par un gonflement circonscrit et par des taches rouges qui causent de la cuisson ou de la démangeaison, et au milieu desquelles se forme un point dur d'environ qbi,q2 de diamètre.

vl Ulcère de la Nouvelle-Calédonie, Ulcère qui s'étend superficiellement sans creuser, et en soulevant peu à peu l'épiderme. <j Ulcère contagieux de Mozambique, Maladie désignée improprement, à l'île de la Réunion, sous le nom de pian.

— Arborio. Plaie des arbres : La présence de la carie détermine, dans une plante, la formation de J'ulcère, qui prend aussi quelquefois le nom de chancre. (Raspail.)

— Encycl. Pathol. L'ulcère est une solution de continuité dans une partie molle ou dure, avec écoulement de pus, d'ichorou de sanie entretenu par une cause locale ou générale , devant rester stationnaire. s'«teïi3ra

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ou se reproduire après une guértson temporaire, tant que cette cause locale ou générale n'aura pas été détruite.'

Le caractère distinctif et essentiel auquel on peut distinguer un ulcère d'une plaie, c'est la tendance de la plaie k se cicatriser spontanément, tandis que l'ulcère reste stationnaire, s'étend ou se reproduit, parce qu'une cause locale ou générale, plus ou moins facile ou difficile 'à 'reconnaître, s'oppose k sa guérison. Nous conviendrons qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer au premier coup d'œil quelques plaies anciennes et guérissant lentement de certains ulcères qui ne sont entretenus que par certaines causes locales ou générales peu graves, et qu'il arrive assez souvent qu'une plaie prend accidentellement le caractère d'ulcère sous l'influence des altérations de l'air, d'écarts de régime commis par ie malade; de pansements peu méthodiques ou du développement d'une autre maladie, etc.

Si on étudie les ulcères sous le rapport de leur formation, on reconnaît que les uns succèdent à des blessures ou à des excoriations ; que d'autres sont produits par la gangrène; que souvent ils sont la suite d'abcès et que, dans quelques cas, ils sont la suite d'une vé* ritable érosion, dont on ne peut guère se rendre compte ou en l'attribuant à une absorption interstitielle anomale. On rapporte tous les ulcères à deux grandes divisions : dans la première, on range ceux qui sont entretenus par une cause locale, et dans la seconde ceux quisont l'effet de quelques causes internes. Les espèces d'ulcères de la première de ces divisions sont les suivantes : 1° l'ulcère fistuieuxj 2° l'ulcère calleux; 30 l'ulcère* variqueux; 4" l'ulcère fongueux; 5» l'ulcère verruqueux; 6° l'ulcère vernnneux; 7» l'ulcère cancroïde; s<» quelques ulcères cancéreux. Les ulcères que l'on a coutume de rapporter à la seconde classe sont: l« l'ulcère ■vénérien; to'l'ulcêre scrofuleux; 30 l'ulcère dartreux ; 40 l'ulcère psorique ; 50 l'ulcère scorbutique; eo l'ulcère cancéreux; 70 l'ulcère cachectique. Nous avons parlé de tous ces ulcères dans des articles spéciaux.

— Art vétér. Les ulcères, chez les animaux comme chez l'homme, sont produits ou entretenus par uno inflammation. Toutes les causes que l'on assigne aux ulcères sont évidemment les causes de l'inflammation, telles que les coups, les chutes, les plaies, la pléthore locale, l'action des substances irritantes sur les substances vivantes dénudées et ce qu'on appelle les diathèses nerveuses, fareineuses, aphtheuses, psoriques. Les ulcères produits ou entretenus par une inflammation sont les plus communs chez les animaux; souvent ils sont profonds et quelquefois fistuleux; certaines blessures, suivant la structure anatomique des parties, sont susceptibles d'offrir cette désorganisation ; tels sont, par exemple, le mal de taupe et le mal de garrot. Une atteinte forte sur le talon du cheval, laquelle n'était d'abord qu'une plaie contuse, peut devenir un ulcère par suite de la carie du cartilage latéral du dernier os phalangien; une pluie d'arme à feu peut se transformer en ulcère, de plaie contuse qu'elle était, par suite du séjour prolongé du corps vulnérant dans les tissus blessés. Il est des circonstances où la. solution de continuité peut être ulcérée dès son principe. Qu'un corps vulnérant pénètre dans quelque réservoir ou dans quelque conduit naturel, et que les liquides qui y circulent ou qui y sont renfermés s'échappent par des ouvertures accidentelles, l'écoulement anomal met obstacle à la réunion des parois et des bords de la plaie. Qu'un corps aigu pénètre dans une articulation dont les.roouvements fréquents déterminent la sortie de la synovie, cette liqueur, restant en partie engagée dans la solution de continuité, empêche le contact immédiat des lèvres de la division et produit un ulcère fistuleux. La disposition ^contre nature des lèvres de la solution .dé'continuité peut encore convertir celle-ei en ulcère. Enfin, en raison delà longue durée de certaines plaies, et peut-être aussi de la disposition de 1 animal, les bords s'épaississent, se durcissent, deviennent calleux, et ces accidents, en s opposant k la cicatrisation, deviennent des causes d'ulcère. Mais des cuuses générales peuvent entretenir des ulcères dus h 1 existence de certaines affections spécifiques, telles que la morve, le farcin, les scrofules, etc., qui agissent soit parles principes morbides que sécrètent alors les surfaces .ulcérées, soit par le défaut de vitalité qu'éprouvent les tissus et qui forme obstacle au travail naturel de la cicatrisation.

Les ulcères, chez les animaux, siègent prin. cipalement sur la peau, quelquefois sur les muqueuses rapprochées des ouvertures extérieures. Ils forment des solutions de continuité circulaires ou elliptiques; Itur pourtour est rarement angulaire; quelques-uns cependant ont une forme allongée ; ils portent, dans ce cas, le nom de crevasses. La largeur et la profondeur des ulcères sont très-variables. On a. remarqué que les ulcères qui sont dus à des causes générales sont peu profonds et forment une surface large, presque toujours en saillie et circonscrite par des bords tuméfiés, calleux, quelquefois rongés, décharnés, etc. En général, les bords des ulcères peu sensibles «ont droits, élevés, coupés à pic ou bien iti- «liniu,. renversés, jusqu'au point do paraître

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décollés. Quelquefois ils forment des trajets étroits et profonds comme les fistules, et sont dits alors ulcères, fistuleux. Enfin, les ulcères rendent du pus ou de la sanie dans une quantité qui n'est pas toujours en rapport avec leur étendue et cet écoulement est une des causes oui agissent le plus efficacement pour entretenir et étendre l'ulcération. ,

La première indication dans le traitement des ulcères est de eulmer tout de suite, par des applications émollientes, l'inflammation qui les accompagne, quelquefois de l'augmenter doucement quand elle est trop peu intense et qu'il.exîste de nombreuses végétations blafardes. On s'occupe ensuite de provoquer une irritation modérée, mais répétée, s'il le faut, dans un autre tissu plus ou moins tloigné de celui de'la maladie, et enfin on rapproche les bords de la division, afin de favoriser la cicatrisation aussitôt qu'on a amené la surface ulcérée à sécréter un pus de bonne nature et qu'on y voit de bonnes végétations cellulo-vasculaires. Si ces moyens ramènent .pas de changements avangeux, on y substitue les topiques stimulants, le fêr, les caustiques ou le feu. Ces moyens réussissent quelquefois, sans toutefois préserver toujours d une récidive; mais leurs effets sont souvent douteux et quelquefois nuisibles. Cependant, dans certains cas, on a beau employer ces derniers moyens avec persévérance, les alterner même, on ne peut empêcher le mald'empirer. Si l'ulcère est symptomatique, s'il coïncide avec une affection générale, il faut avant tout s'attacher à combattre celle-ci, à réveiller les forces du sujet par un régime approprié et par les toniques, lorsqu'il ne s'agit que d'un état adynamique,'et, si la maladie offre un caractère spécifique, il faut administrer les médicaments convenables. Mais ces moyens seuls ne suffisant pas pour amener la guérison. Pour arriver h un résultat positif, il faut agir, en outre, sur l'ulcère lui-même, en réveiller la vitalité, de manière k le transformer en une plaie ordinaire cicatrisable-. C'est à quoi l'on parvient par différents moyens appropriés au caractère de l'ulcère. Après l'emploi de l'un ou.de l'autre de ces procédés, si l'on a réussi à arrêter le travail de destruction qui appartient à l'ulcère, ce- | lui-ci se transforme en plaie et en suit toutes les phases. Si on ne peut y parvenir, l'ulcère continue ses ravages, s'agrandit de plus en plus et ne se termine qu'à la mort du sujet.

— Arboric. On confond bien souvent, dans le langage ordinaire, sous les noms d'ulcères ou de plaies, toutes les lésions qu'on observe sur les tiges des arbres, et qui se traduisent surtout par une solution de continuité dans 1 épidémie et les tissus sous-jacents, Pour apporter quelque précision dans ce sujet, on doit réserver la dénomination de plaies pour les lésions simples, purement mécaniques, et qui tendent constamment à se cicatriser par le rapprochement de leurs bords ou par la formation de nouveauxtissns sur les surfaces dénudées. Les ulcères sont, au contraire, des lésions compliquées, accompagnées de ramollissement et de décomposition des organes,otqui laissent écouler un liquidesanieux ; ils s'étendent sans cesse, en gagnant de proche en proche, soit en largeur, soit en profondeur. Ils sont très-fréquents sur les ormes plantés en avenue au bord des routes et des chemins; souvent aussi ils affectent les chênés, les marronniers, les saules, etc.; enfin on ne tes observe que trop sur les arbres fruitiers, notamment ceux qui portent des Iruits à noyau, comme l'abricotier, l'amandier, le cerisier et surtout le pêcher. Ils peuvent du reste se produire sur tous les végétaux, et sur toutes les parties de ceux-ci, même sur les racines.

Les causes qui produisent les ulcères sont très-diverses ; tantôt c'est la mauvaise nature du terrain , et par suite l'absorption, par les racines des arbres, de sucs viciés ou impropres à la nutrition -, tantôt, et plus souvent, ce sont des lésions produites par le froid, les larves d'insectes, te choc de corps étrangers, notamment des roues des véhicules; d'autres fois. encore," les ulcères résultent d'amputations fâcheuses, d'une taille inintelligente des branches ou des rameaux. Quoi qu il en soit, dés que le tissu ligneux est ramolli et que le liquide commence à s'écouler, le mal est bien déclaré et vasans cesse en augmentant; les champignons qui étendent leur mycélium sur les parties malades, les insectes qui viennent s y établir, la poussière et les corps étrangers qui s'y déposent, ne font qu aggraver ce mal.

Les liquides qui s'écoulent d'un ulcéré naissant varient suivant la nature de l'arbre et ie degré plus ou moins avancé de la lésion; le plus souvent ils commencent par être incolores; puis ils passent successivement par toutes les nuances du jaune et du brun jusqu'au noir. Sur. les arbres de la famille des conifères, ils sont mélangés de sucs résineux, d'abord purs, puis plus ou moins décomposés, et qui finissent par disparaître complètement, lorsque les conduits de la résine sont obstrues. Sur .les arbres à fruits k noyau, le liquide consiste presque exclusivement en gomme; ici encore le produit commence par être assez pur pour pouvoir être récolté et appliqué à divers usages; plus tard, il brunit, s'altère et n'est plus bon à rien ; mais 1 écoulement ne s'arrête pas,"" il continue jusqu'à ce que l'arbre soit mort d'épuisement.

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« Que les ulcères soient résineux, gommeux ou sanieiix, dit le Bon jardinier, leur marche* est toujours la même, ils tendent toujours à la destruction ; mais les effets apparents sont différents* Quand ils ont atteint le cœur des arbres résineux, il est bien rare que ces derniers ne soient pas brisés par la vent; aussi est~il plus- avantageux de les abattre que de les laisser sur pied. Ceux dont les sucs se convertissent ei} gomme s'épuisent quand la maladie affecte la tronc; si elle a son siège sur une branche, elle languit également; "dans l'un. et l'autre cas, il ne se forme qu'un petit nombre de boutons k fleurs, les fruits nouent mal, tombent de bonne heure, ou restent de qualité inférieure, La terminaison funeste de ces arbres est souvent accélérée par les fortes chaleurs ou par l'intensité du froid auquel ils sont beaucoup plus sensibles que d'autges. Quand les ulcères ne causent-pas la mort, et c'est heureusemtnt le cas le plus fréquent, la cicatrisation a lieu spontanément; il y a une portion du bois frappée de mort qui se dessèche, ou qui entraîne une simple excavation des troncs. Dans d'autres circonstances, la surface malade acquiert une certaine étendue, se trouve en contact avec l'air; les liquides s'évaporent; le bois, au lieu de se pourrir, de se convertir en humus, se. desséche, s'exfolie, ou se pénètre quelquefois tellement do mycélium de champignons, qu'il passe à l'état d'amadou blanc ou fauve ; c'est, dan» ce cas , une maladie qui succède k une autre. »

Il n'est pas très-difficile de guérir les ulcères, si on les prend à leur première apparition, et lorsqu'ils n'ont encore atteint que . les couches superficielles. Pour cela, il faut d'abord les convertir en plaies simples, en enlevant, avec un instrument bien tranchant, aussi proprement et aussi compléte.mer»tque possible, toutes les parties malades. Il est même bon d'amincir les bords de l'écorce, quand celle-ci est trop épaisse ou qu'elle est organisée de manière à se détacher et à se dèjeter en dehors, comme il arrive dans les bouleaux, les cerisiers et autres arbres à épiderme très-résistant; de cette manière, oh évite le déplacement des tissus qui doivent servir à recouvrir les parties dénudées. La plaie étant ainsi parée, on la panse comme nous l'avons dit k l'article plaie. V. ce mot. Les arbres fruitiers, quand ils sont profondément ulcérés, peuvent quelquefois être sauvés par l'amputation des branches malades, ou bien en opérant une greffe par approche avec un individu sain ; mais le plus souvent le meilleur parti k prendre estda les arracher. Pour les ulcères très-étendus, mais où l'écorce commence à se cicatriser, on enlève avec une gouge toutes lés parties malades; on recommande même de brûler avec un fer rouge la, surface dénudée; puis on remplit de plâtre touie la cavité, qui ne tarde j pas à être recouverte par de nouvelles couches d'écorce. Ce procédé peut s'appliquer aux arbres fruitiers de plein vent ou aux arbres d'avenue, qui continuent ainsi à donner des fruits ou de l'ombre; on peut même conserver de cette manière de vieux sujets dont le tronc est complètement creux, en remplissant les vides avec des pierres etdu mortier. , « L'occlusion de ces cavités par voie de\cicatrisation, ajoute le Bon jardinier, s'opère quelquefois d'une manière assez singulière ; mais on ne l'observe guère que sur les arbres qui sont encore jeunes et quand elles se trouvent a une élévation qui les dérobe aux insultes journalières des passants. Les nouvelles couches ligneuses et corticales qui se forment, au lieu de suivre une direction périphérique, se replient en dedans, forment deux rouleaux dont les surfaces convexes ou corticales sont vis-à-vis l'une de l'autre. La végétation et l'accroissement continuent presque comme k l'état normal, les rouleaux se rapprochent tous1 les ans, enfin se touchent et se réunissent. Beaucoup d'arbres, que l'on croit très-sains sur pied, présentent des cicatrices de ce genre quand on les met en œuvre. « " ..

Les ulcères des racines ne sont pas visibles comme eaux des tiges; mais leur présence se trahit par des signes extérieurs ; U végétation se ralentit; les feuilles sont plus petites, plus pâles, et tombent avant l'époque ordU naire. Ces affections peuvent provenir de la mauvaise qualité du sol, ou de certains engrais, ou bien eifcore de piqûres d'insectes ou de blessures, faites par les instruments aratoires. Dans tous les cas, il faut déchausser l'arbre, visiter soigneusement les racines et les rafraîchir, en supprimant rigoureusement toutes les parties malades. On rechausse ensuite l'arbre avec des terres neuves, bien saines et de bonne qualité ; on laboura le sol de manière que l'air arrive aux racines et que l'eau ne puisse y croupir.

ULCÉBÊ, ÉB (ul-sê-ré) part, passé du v. Ulcérer. Qui est.atteint d'ulcération i Organe ULCÉRÉ.

La douce violette, en sirop préparée, Soulage, eu l'humectant, sa poitrine ulcérée.

Castel. __ — Fig. Qui garde unsantimcnt-peniotê et durable : Ce n est pas à des cœurs ulcérés qu'il faut présenter des vers, c'est aux âmes tranquilles. (Volt,) L'homme le plus juste, quand il est ulcéré, voit rarement les choses comme «lies sont. (J.-J. Rouss.) On n'est pas impartial quand on a lé cœur ulcéré. (Théry.)

ULEA)

.Crains de» eœurs- ulcérés nourris de d&tsr-oîr.

Voltaire.

Bien ne guérit l'omour-propre ulcéré.

Deuils. ' ULCÉRER v. a. ou tr. {ul-sé-ré — rad. ulcère. Change é en i devant une syllabe muette : J'ulcère; qu'il ulcère; excepté au fut. de l'ind, et au cond. prés. : J'ulcérerai ;■ tu ulcérerais). Produire un ulcère sur ; Ulcérer un organe. Ulcérer la peau,

— Fig. Produire un sentiment pénible et durable : Ce discours, ce faux rapport Ta fort ulcéré. (Acad.) L'ingratitude afflige plus tes emurs généreux qu'elle ne les ulcère. (Duclos.) Gardez <f ulcérer, gui" que ce suit. (Boiste.)

S'ulcérer v. pr. Se changer en ulcère : Cette plaie commence à s'ulcérer. // paraissait des pustules qui s'ulcéraient jusqu'aux os. (Cullérier.)

— Fig. S'aigrir, concevoir un sentiment pénible et durable : les plus nobles cœurs finissent par s'ulcérer, en présence d'une telle ingratitude.

ULCÉREUX, EDSE adj. (ul-sé-reu, eu-ze — rad. ulcère). Chir. Qui est da la nature de l'ulcère : Plaie ulcéreuse. Il Qui est couvert ' d'ulcères : Membre ulcéreux.

t — Fig. Qui est prédisposé à s'ulcérer, à s'aigrir : Il contracte en son âme une disposition ulcéreuse et catarrhettse, qui, à la fin, lui cause une habitude de colère. (Aroyot.)

OLCÉRO-MEMBRANEUX, EUSE adj. Patlml. Syn.decouENNiîux ou pseudo-membraneux : Stomatite uLCéro-membraneuse.

OLE (Othon), naturaliste allemand, né à Lossow, près de Francfort- sur- l'Oder, en 1820. Il étudia de 1**0 k 1814 les mathématiques et les sciences naturelles aux universités de Halle et de Berlin, fut reçu en 1845 docteur en philosophie, et devint ensuite professeur au gymnase de Francfort. Il revint k Halle en 1851 et, bien qu'activement mêlé aux luttes politiques de l'époque, comme l'un des chefs du parti démocratique, il n'en déploya pas moins un grand zèle pour la propagation des connaissances scientifiques. Outre une brochure sur les Théories dAristote et de Kant au sujet de l'espace (Halle, 1850), il publia un ouvrage intitulé l'Univers (Halle, 1850, 3 vol.; 1859, Se édit.), qui obtint beaucoup de succès et établit la réputation scientifique et littéraire' de l'auteur. En 1852, il fonda le journal la Nature, qu'il publia d'abord en collaboration avec Charles Muller et Rossmosssler, puis avec Muller seul, mais dont il a toujours conservé lu direction en. chef. Cet excellent recueil obtint beaucoup de succès et a servi de modèle aux publiea- " tions du même genre qui se sont fondées depuis lors k l'étranger. De 1863 k 1866, M. Ule a représenté la ville de Halle et le cercle de la Saale k la chambre des députés de Berlin, où il a siégé dans les rangs du parti progressiste et où il s'est signalé comme membre de la commission de l'enseignement. On a encore de lui : Tableaux physiques (Halle, 1854-1857, 2 vol.) ; les Meroeilles dit monde des étoiles (Leipzig, 1860, trad. en plusieurs langues); les Découvertes les plus récentes eu Afrique, en Australie et dans le monde polaire arctique (Leipzig, 1861), opuscule écrit dans le but de provoquer, de concert avec ■ Petermann, la formation d'une expédition allemande destinée a rechercher dans l'intérieur de l'Afrique les traces de Vogel (v. ce nom); Choix d'opuscules sur les sciences naturelles (Leipzig, 1865-1868, t. I« à V), ouvrage dont les divisions ont pour titres particuliers : la Chimie de la cuisine; Tableaux des Alpes et des montagnes de l'Allemagne centrale; Esquisses chimiques pour la maison et pour l'induilrie; Esquisses de chimie organique; l'Année et le jour dans la nature; Pourquoi et parce que (Berlin, 1868), petit traité dé physique destiné surtout aux professeurs des écoles populaires, etc.

CLEA, riviqre de la Russie d'Europe, dans la Finlande, gouvernement d'Ulêttborg. Elle sort de l'extrémité N.-O.'dù lac Ulea-ïVask, coule au K.-O., et se jette dans le golfe de Botnie, près d'Uleaborg, après un cours de 135 kilom.

UlEABOUG, ville de la Russie d'Europe, dans ta- Finlande, chef-lieu du gouvernement de son nom, à l'embouchure da l'Ulea dans le golfe de Botnie, où elle ft un petit port da commerce, k 600 kilom. N.-O. da Saint-Pétersbourg, par 65» %• de latîC N., 23° 10' de longit. K.; 5,500 hab. Manufacture de tabac ; teinturerie, foulerie, scieries ; chantiers de construction. Commerce de goudron, résines, poissons, beurre salé, bois et planches. Cette ville, aux rues régulières, longues, droites et bordées de maisons construites en bois, possède un vieux château, un gymnase et un hôpital. Aux environs, on trouve une source minérale très-fréquentée. Uleaborg, pris par les Russes en 1714, fut en grande partie détruit par un incendie en 1822; en 1854, une flottille anglaise, sous les ordre"' dé l'amiral Plumriagë, y brûla toutes les propriétés du gouvernement.

ULïïABORG (gouvernement u'), division administrative de la Russie d'Europe, dans la Finlande, bornée au N. par la Tana qui la sépare da la Norvège, à l'O. par la ïornea qui la sépare da la Suéde , et baignée par le golfo do Botnio au S.-Q.j uu

ULÉM

S., elle confine aux gouvernements de Vasa et de Kuopio et à l'E. à ceux d'Arkhangel et d'Olonetz. Ce gouvernement a une éten^ due très - considérable ; il mesure 740 kilom. du N. au S-, et 270 kilom. de l'E. àl'O. j superficie, 170,000 kilom. carrés. Au N.-O., ' il est sillonné par les ramifications des mon- .tagnes qui accidentent la partie septentrionale de la Norvège; au centre et sur les autres points il présente un sol généralement

Ïilat et uni , arrosé par un grand nombre de acs et par plusieurs rivières, dont les plus importantes sont la Tornea, l'Ulea, le Keini et le Simo. La plus grande partie du pays est couverte de forêts, de roches et de marécages. L'été y est court et peu favorable à la culture; le seigle et l'orge y sont cultivés dans quelques districts, ou l'on récolte aussi quelques faibles quantités de lin, de chanvre, de pommes de terre, de choux et de navets. On y élève des chevaux, des bêtes à cornes, des moutons, des porcs, des chèvres et surtout des rennes. Les richesses minérales de cette contrée hyperboréenne sont le cuivre, le fer, des ardoises, du cristal de roche, des pierres à aiguiser et des pierres meulières. L'exploitation des forêts, la fabrication du goudron et la pêche sont les principales occupations des habitants, au nombre d'environ 170,000, dont un grand nombre de Lapons. Ce pays, après avoir longtemps appartenu a la Suède, échut à la Russie en 1809.

ULEA-THASK, lac de la Russie d'Europe, dans la Finlande, gouvernement d'Uleaborg, an S.-E. de la ville de ce nom; sa longueur est de 67 kilom. et sa plus grande largeur de 45 kilom. Son périmètre très-sinueux est de 320 kilom. 11 renferme plusieurs Ilots rocheux et beaucoup de poisson.

ULÉDA s. m. (u-lé-da). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des taxicornes, tribu des diapériales, dont l'espèce type vit au Brésil. Syn. du genre aniara.

ULEFELD (Cornifix ou Cobfito, comte d'), homme d'Etat danois, né vers 1604, mort en 1664. Favori, puis gendre de Christian IV, il fut nommé grand maître de la cour (lfi43), vice - roi de Norvège et ambassadeur en France (1647). Sous Frédéric 111, il vit baisser son crédit, fut faussement accusé d'avoir voulu empoisonner le roi et se retira à la cour de Suède , où la raine Christine l'accueillit avec distinction', mais il ternit sa réputation en servant la Suède contre sa patrie. Plus tard , il revint à Copenhague, ' dans l'espérance d'obtenir son pardon , fut retenu 'prisonnier pendant quelque temps et obtint enfin la permission de voyager hors du royaume. Pendant son absence, ses ennemis i'accusèrent de complot et le firent condamner à mort par contumace. Il apprit sa condamnation à Bâle, où il s'était réfugié. Craignant d'être arrêté, il s'embarqua pour gagner Brisach et mourut pendant la traversée.

ULÉIOTE s. m. (u-lé-io-te — du gr. uleiotês, bûcheron; de ulê, bois). Entom. Genre de coléoptères tétramères, de la famille des xylophages, appelés aussi brontes.

— Encycl. Les vléiotes ont pour caractères principaux : un corps déprimé, allongé ; des ■ antennes très-longues, composées d'articles cylindriques; le labre avancé entre les mandibules; les tarses très-courts, simples, à articles entiers. Ce genre, qui a beaucoup d'affinités avec les cucujes, ne comprend qu'un petit nombre d'espèces, dont quelques-unes habitent nos contrées. Ces insectes vivent généralement dans les forêts, sous les écorcea des arbres morts, et leurs mœurs ressemblent beaucoup à celles des scolytes.

L'uiéiote fiavipède ou à pieds jaunes a près de om,oi de "longueur; il a le corps noirâtre ou d'un brun sombre, avec la bouche, les antennes et les pattes fauves. Cette espèce, qui présence une variété d'un brun clair ou jaunâtre, vit sous l'écoree des hêtres. L'uiéiote testacé est plus petit et de couleur fauve. Ces deux espèces se trouvent aux environs de Paris.

ULÉMA s. m. (u-lé-ma — turc oulemah, orthographe suivie par quelques écrivains), Doctuur de la loi, chez les Turcs : Le corps des ulémas. L'autorité religieuse et judiciaire est exercée par tes ulémas. (Acad.) Le muphti et les ulémas, réunis autour de l'étendard sacré, prononcèrent l'abolition des janissaires. (Lamenn.) En Egypte, des ulémas assistaient aux séances de l'Institut, même avant de savoir un seul mot de notre langue. (F. Arago.)

— Encycl. Le Coran étant le seul code des mahométans et renfermant à la l'ois la loi religieuse et la loi civile, les ulémas, qui en sont les interprètes, n'ont pas seulement à faire l'étude de ces lois et à les commenter ; ce sont encore eux qui les appliquent, puisque seuls ils sont réputés en savoir le véritable sens. Les ulémas sont donc en même temps des docteurs de la religion et des officiers de justice-, ils forment un corps très-puissant j dans les Etats mahumélans, et leur pouvoir i sert quelquefois de contre-poids à l'autorité ! du sultan, car leurs attributions s'étendent ' aux choses du gouvernement.

Les ulémas se divisent, sous l'autorité suprême du grand muphti, en trois classes : les mollahs, qui sont les plus hauts dignitaires ecclésiastiques et judiciaires; les cadis ou

ULLI

juges de première instance, qui prennent le nom de cadileskiers quand ils sont attachés au service des camps, et les simples' ulémas ou docteurs, bornés à l'étude du livre sacré et à l'enseignement dans les écoles spéciales où viennent se former les ulémas futurs. Ces écoles jouissent -pour la plupart d'une grande réputation, surtout celle d'EI-Azhar, au Caire,

ULESPIEGLE, personnage légendaire allemand. V. EULESPÏEGLB.

ulex s. m. (u-lèkss — mot lat.). Bot. Nom scientifique du genre ajonc.

CLFT (Jacob van der), peintre hollandais, né à Gorcum en 1627, mort vers la fin du xvne siècle dans sa ville natale, de laquelle il avait été bourgmestre assez longtemps. Il cultiva tour à tour la peinture sur verre, la gouache el la peinture à l'huile, et ses toiles, qui sont en général de petite dimension, représentent d'ordinaire des monuments d'architecture, des ruines au milieu desquelles il a su jeter artistiquement un grand nombre de petites figures qui, par leur vivacité d'allure et les couleurs éclatantes de leurs costumes, tranchent agréablement sur le fond terne et grisâtre des édifices. Sa touche est gaie et légère. On ne peut que lui reprocher de s'être trop complu dans la multiplicité des détails.

ULIA, ville de l'Espagne ancienne, dans la Bétique, chez les Turdules. C'est aujourd'hui le bourg de Montemayor.

CLIABIUS, ULABIUS, nom ancien des lies

d'OLEEON.

ULIB1SCHEFF (Alexandre) , .écrivain et biographe musical. V. Oulibicheff.

ULIDIE s. f. (u-li-dî — du gr. oulê, cicatrice ; idea, forme). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, type du groupe des ulidiens, comprenant un assez grand nombre d'espèces, dont la principale habite l'Europe centrale.

— Zooph. Syri. d'uLiDios, genre .de polypiers bryozoaires.

ULIDIEN, ENNE adj. (u-li-di-ain, è-ne — rad. ulidie). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre ulidie.

— s. m. pi. Groupe d'insectes diptères, de la famille des athéricères, ayant pour type le genre ulidie.

ULIDION s. m. (u-li-di-on — dimin. du gr. oulê, cicatrice). Zooph. Syn. de mélicerte, genre de polypiers bryozoaires.

ULIGINAIRE adj. Syn. d'uLTGiNEux.

ULIGINEUX, EUSE adj. (u-li-ji-neu, eu-ze — du lat. uligo, humidité). Hist. nat. Qui croît ou vit dans les lieux humides, il On dit

aussi ULIGINAIRE.

— Terrains uligineux, Terrains d'une extrême humidité.

UL1TE s. f. (u-li-rte — du gr. oulon, gencive, qui se rattache probablement à la racine sanscrite var, couvrir, d'où la forme .secondaire urnu, même sens. Il est à remarquer que, en sanscrit même, la racine var devient val, être couvert, revêtu, et ul dans quelques dérivés, comme utva, enveloppe de l'embryon et de l'œuf, cavité, latin vulva, etc.). Méd. Inflammation de la membrane muqueuse des gencives. V. gingivite.

ULIÙS adj. m. (u-li-uss — gr. oulios, salubre. Le grec oulios appartient à la même famille que le grec oulê, salut, oloos, sauf, le latin salvus, salvere, se porter bien, salus, salut, salubris, salubre, le gothique sels, bon, unsels, misérable, selei, bonté, bonne qualité ; ancien Scandinave sosll, heureux; ancien allemand salig; allemand moderne selig, bienheureux). Mythol. gr. Epithète donnée à Apollon, dieu de la médecine.

ULLA, rivière d'Espagne. Elle prend sa source dans la province de Lugo, à 9 kilom. S.-O. du village de Puertomarin, coule d'abord au N.-O.; puis, décrivant un arc de cercle, tourne au S.-O., sépare les provinces do Pontevedra et de Corogne, et se jette dans l'Atlantique, après un cours de 150 kilom.

ULLEM s. m. (ul-lèmm). Pathol. Sorte de pyrosis des contrées du Nord, attribuée à l'usage du lait de renne et des viandes fumées.

ULLER, dieu Scandinave, fils de Sif, femme de Thor, et issu d'un premier mariage de cette déesse. Il excelle au tir de l'arbalète et à la course aux patins. Ses habitudes guerrières le faisaient invoquer dans les combats singuliers. Sa demeure dans le ciel s'appelait Ydalir. L'historien Saxo le nomme Oller et raconte qu'il a régné a la place d'Odin, lorsque celui-ci dut quitter Byzanee, c'est-à-dire Asgard. Après dix amnées d'absence, Odiri revint, et Oller, qui s'était fait appeler Mitodin, dut prendre la fuite ; il se réfugia en ' Fionie, où il fut tué; mais, comme après sa mort une peste épouvantable se répandit dans le pays, on l'accusa de ce sortilège. Son cadavre fut déterré ; on lui coupa la tête et on enfonçn un uieu dans sa poitrine.

ULLI AC-TRÉMÀDEURE (Sophie), femme de lettres française, née àLorienten 1794, morte à Paris en 1862. Dès l'âge de vingt-deux ans, elle s'adonna entièrement à la littérature, et pour ses débuts elle traduisit des romans d'Auguste-Lufotitaine, de Campe et de Mul-

ULLM

1er; puis elle publia, sous le pseudonyme de Dndrexèno, quelques œuvres originales qui eurent un certain succès. Après ces essais, Melle Ulliac-Trémadeure s'occupa exclusivement de l'instruction morale et de l'éducation des enfants, pour lesquels elle écrivit de nombreux ouvrages, dont quelques-uns furent couronnés par l'Académie, Nous citerons, parmi ses productions : Contes aux jenpes agronomes (1818, in-lS); la Forêt de Woronetz (1821); Eenri (1884); VOiseteur (1825) ; Beauté morale des jeunes femmes (1829); Laideur et beauté (1833); les Dimanches du vieux Daniel (1833); le Petit bossu (1833 ; se édit. 1859) ; Encyclopédie dupremier âge (1834) ; la Pierre de touche (1835) ; Contes aux jeunes artistes (1836) ; Claude Bernard (1840) ; Bistoire de Jean-Marie (1840) ; Emilie ou la Jeune fille auteur (1840) ; Etienne et Valentin (1841) ; les Conles dema mère l'oie (1842); es Jeunes naturalistes (1841, 2 vol.); Quelques leçons d'histoire naturelle (1842) ; Morale pratique (1842); Astronomie et météorologie (1843); Eugénie ou le Monde en miniature (1843) ; VJnstitutrice (1846); la Maîtresse dé maison (1859) ; Nouvelles (1860) ; Secrets du foyer domestique (1861); Souvenirs d'une vieille femme (1861, 2 vol.). Melle Ulliac-Trémadeure a dirigé le Journal des jeunes personnes et collaboré au Voleur, au Breton, au Journal de Paris, au Conseiller des femmes, etc.

ULLIADE s. f. (u-lla-de; Il mil,) Vitic. Nom d'un cépage particulier.

— Encycl. Le cépage appelé ulliade est cultivé dans le midi de la France, en Italie et en Algérie ; il porte les noms suivants : cinq-saous (vignobles de Saint-Gilles, Gard), bourdalès (département des Pyrénées), milhau-prunelas (Tarn-et-Garonne), morterille noire (Haute-Garonne), gros-marocain (Charente).

Vulliade est aussi appelée œillade, oulliade et espagnen ; on la reconnaît aux caractères ■suivants : lasouche est vigoureuse ; le sarment, de couleur foncée, a des stries trèsprononcées ; il est long, couché, noué court, à nœuds saillants. Les bourgeons sont arrondis et débourrent tardivement. Les vrilles sont moyennes, fines et rameuses ; les feuilles grandes, fines et à cinq lobes ; la denture est longue et inégale, leur face supérieure vert uni, l'autre face légèrement duveteuse ; les nervures sont très-saillantes et cotonneuses ; le pétiole est long, vert dans le Gard, violacé dans les Pyrénées-Orientales, où il ne reste blanchâtre qu'à ses extrémités. La fleur résiste assez bien à la coulure. La grappe est magnifique, pyramidale, avec ailes bien détachées; les grains sont très-gros, suspendus à de longs pédicelles, peu serrés, égaux, ovalaires, noir bleuâtre, d'un aspect mat à l'époque de la maturité ; le pédoncule est mince relativement à ia longueur de la grappe ; les grains sont croquants, d'une saveur fraîche, sucrée, fine et agréable ; la peau est fine, la maturité précoce.

Parmi les variétés de Vulliade, on distingue : 1» le milhau du Pradel, ainsi nommé, sans doute, de ce qu'on l'a tiré des vignes du manoir de notre célèbre Ollivier de Serres ; ses feuilles sont plus profondément découpées ; leurs lobes sont souvent recoquillés; la souche est moins fertile ; les grappes sont moins fortes, elles mûrissent mieux ; 2° le zèbib des Arabes; il porte de gros grains d'un violet peu foncé; leur couleur singulière est obscurcie par une abondante pruine; leur saveur est assez agréable, mais.le cépage, qui est pourtant vigoureux, est avare de ses fruits ; 3° l'espagnen noir des Hautes-Alpes, qui diffère de Vulliade commune en ce que la face supérieure de ses feuilles est plus foncée ; elles sont peu découpées et supportées par un pétiole très-gros; les grappes en sont belles et nombreuses, bien garnies de gros grains olivoïdes, fermes, charnus, d'une saveur douce, relevée ; 4° enfin l'espagnen "blanc, qui ne diffère du précédent que par la couleur de ses fruits.

ULLMANN (Charles), théologien allemand, né à Epfenbachlel5mars l79G,morten 1805.

Il suivit aux universités de Heidelberg et de Tubingue les cours de Hegel et de Kreuzer. Après avoir pris ses grades, il fut nommé vicaire de Kirchheim, se fit recevoir en 1819 agrégé à l'université de Heidelberg et y devint en 1821 professeur extraordinaire, puis, en 1826, professeur ordinaire de théologie. Appelé en 1829 aune chaire analogueà l'université de Halle, il y renonça en 1836 pour revenir à Heidelberg. Il était, en 1853, prélat évangélique et membre du conseil supérieur des affaires ecclésiastiques, qu'il présidaen 1856. Dans ces fonctions, qu'il occupa jus-

?u'en 1860, il déploya une rare activité pour aire triompher la réaction religieuse, et, à la chute du concordat badois, il rentra dans la vie privée. On a de lui: Grégoire de Nazianze le théologien (Darmstadt; 1825); Scrupules théologiques à l'occasion de l'attaque du journal évangélique contre le rationalisme de Halle (Halle, 18S0) ; Jean Wessel, précurseur de Luther (Hambourg,. 1834), ouvrage qui lui servit à composer plus tard : les Jîé/ormateui-s avant la Réforme, particulièrement en Allemagne et dans les Pays-Bas (Hambourg, 1841-1842); Histoire ou mythe? brochure dirigée contre la Vie de Jésus de Strauss (Hambourg, 1838) ; Avenir de l'Eglise évan-

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