‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 486 sur 1042 · ULLO · texte numérisé non relu

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gitique en Allemagne (Slutfgard, 1846); Des droits égaux des confessions religieuses (Stuttgard, 1848) ; Sur la valeur des majorités (Hambourg, 1850); Sur l'essence du christianisme (Hambourg, 1855) ; Sur l'impeccabilité du Christ (Gotha, 1863, 7« édition). Nous citerons, en outre, plusieurs ouvrages écrits en collaboration : le Culte du génie (Hambourg, ■1840), avec Huber; Du christianisme allemand, avec Thomas Lucke ; Sur le refus de Jlupp (Hambourg, 1847); Etudes et critiques sur la théologie, recueil où il a inséré de trèsnombreux articles et qui, depuis 1828, époque de sa fondation, a été le principal organe de ia théologie dite de médiation. La plupart des écrits d'UIlmann ont été traduits en hollandais, en anglais, en français et en danois et sont aussi remarquables par la clarté et par ,1'élégance du style que par la profondeur des pensées et ia logique des arguments.

ULLO A s. m. (ul-lo-a). Bot. Syn. de juanolloa, genre de solanées.

ULLOA, rivièrede l'Amérique centrale. Elle descend des montagnes qui couvrent l'intérieur du Guatemala, coule au N.-E., arrose la république de Honduras et se jette dans la mer des Antilles, .au golfe de Honduras, après un cours de 260 kilonf.

ULLOA (SAINT-JEAN D), fort de la Vera- Cruz. V. ce mot.

ULLOA (Alphonse de), historien et littérateur espagnol du xvie siècle, mort vers 1580. Après avoir fait ses études en Italie, il embrassa la carrière militaire, servit quelque temps sous François de Gonzague, puis alla se fixer à Venise, où il vécut au milieu des plus illustres lettrés de l'époque. 11 fut, en outre, chargé à différentes reprises de missions importantes par l'empereur Maximilien II et par Philippe H d'Espagne. Ses principaux ouvrages sont : Vitadeli imperator Carlo V (Venise, 1560, in-4») ; Vila de Ferdinando imperalor (Venise, 1565, in-4°) ; Istoria dell' impresa di Tripoli de Barberia (Venise, 1566, in-8°) ; Comentarios de la guerra de Flandes (Venise, 1568, in-4*) ; Le Storie di Europa d'ail anno 1564 al 1566 (Venise, 1570, in-4°). Ulloa a traduit, en outre, en italien un grand nombre d'ouvrages portugais et espagnols, notamment la Vie de Christophe Colomb, par Ferdinand Colomb, fils du grand navigateur, dont l'original est perdu. Enfin, il a édité les Poésies espagnoles de Boscan (Venise, 1553, in-18) et les iV<>uu«i/es de Bandello (Venise, 1566, 3 vol. in-4°).

ULLOA (Antonio ce), général et homme d'Etat, né à Séville en 1716, mort en 1795, L'un des hommes qui honorèrent le plus l'Espagne au xvm» siècle, à la fois voyageur, marin, administrateur et savant, il fut chargé de nombreuses missions et, lorsque la paix de 1762 eut fait passer la Louisiane sous la domination de l'Espagne, il fut envoyé pour en prendre possession et organiser l'administration nouvelle ; mais ia résistance qu'il éprouva de la part des colons, dont le cœur était resté français, l'obligea de so rembarquer. Il parvint au grade de lieutenant général des armée navales. Outre ses services militaires et administratifs, l'Espagne lui doit le premier cabinet d'histoire naturelle et le premier laboratoire de métallurgie qu'elle ait possédés. C'est a lui également qu'appartient la première idée du -canal de navigation et d'arroseinent de la Vieille- Casttlle. Infatigable dans ses recherches scientifiques, il s'occupa du platine et de ses propriétés, de l'électricité et du magnétisme ; il apporta aussi des perfectionnements importants dans l'art de la gravure, de l'imprimerie et delà fabrication des draps. C'est encore lui qui dirigea la confection des cartes géographique* de l'Espagne. Son principal ouvrage a été traduit en français par Mauvillon, sous le titre de Voyage historique dans l'Amérique méridionale, 1712. Citons encore : Notices américaines, entretiens physico-historiques sur l'Amérique méridionale et sur l'est de l'Amérique septentrionale (Madrid, 1772, in-4°) ; Observation faite en mer d'une éclipse de soleil (Cadix, 1778), traduit en français par Darquier (Toulouse, 1780, in-4°), écrit dans lequel l'auteur déclare avoir découvert dans la lune un point lumineux qu'il regarde comme un Véritable trou ; Lalande a soutenu, de son côté, que ce prétendu trou ne pouvait être qu'un volcan.

ULLOA (Martin de), érudit espagnol, neveu du précédent, hé à Séville eu 1730, mort a. Cordoue en 1800. Entré dans la magistrature, il devint président de l'audience royale de Séville et consacra ses loisirs & l'étude des lettres et aux recherches historiques. Ses principaux ouvrages sont : Mémoire sur l'origine et le génie de la langue castillane (Madrid, 1760, 2 part, in-4») ; Dissertation sur l'origine des Goths (Madrid, 1781, in-8°) ; Jlecherches sur les premiers habitants de l'Espagne (Madrid, 1789, in-8°); Dissertation sur les duels (Madrid, 1789, in-8°) ; Mémoire sur ta chronologie des différents royaumes d'Espagne (Madrid, 1789, 2 tomes in-4o) ; Histoire des académiciens de Madrid (1789, 4 vol. in-4o).

ULLOA (Jérôme}, général italien, né à Naples en 1810, de 1 une des familles les plus honorables de cette ville. Reçu premier, à l'âge de quinze ans, au collège de laNunzi»-

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tella, qui était l'école polytechnique du royaume des Deux-Siciles, il en sortit aussi premier avec le grade d'enseigne d'artillerie. Arrêté en 1833 pour complicité dans une conspiration, il fut détenu préventivement pendant six mois. Lieutenant en 1S37, capitaine en 1845, il dirigea les exercices des écoles pratiques d'artillerie. Outre une série d'articles publiés dans l'Anthologie militaire de Naples, Ulloa avait successivement fait paraître les ouvrages suivants : Tactiquedes trois armes (Naples, 1838) ; Naples considéré politiquement et militairement (Naples, 1848); Sur l'organisation de l'armée napolitaine (Naples, 1848); Instruction sur le tir pour les sous-officiers d'artillerie (Naples, 1847).

Jérôme Ulloa était incontestablement l'officier d'artillerie le plus remarquable do l'Italie, et l'un des chefs les plus libéraux de l'armée napolitaine, lorsque le régime constitutionnel fut établi à Naples en 1848. Dès que les hostilités eurent été déclarées entre le Piémont et l'Autriche, UUoa demanda un congé de six mois, afin d'aller prendre part dans la haute Italie à la guerre de l'indépendance. Quelque temps après, il fut décidé qu'un corps d'armée napolitain irait opérer contre l'Autriche sous les ordres de* Guillaume Pepe. Ce général partit, en effet, avec une division et prit Ulloa pour aide de camp; mais, a peine arrivé à Bologne, il fut rappelé par le roi de Naples et abandonné par la plupart de ses' soldats. Pepe, resté avec 1,500 hommes environ, marcha sur Venise suivi d'Ultoa; ils y entrèrent ensemble le 13 juin 1848. Ulloa se'distingtia très-brillamment dans de nombreuses rencontres; nommé successivement lieutenant-colonel, colonel et général de brigade, il dut chacun de ses grades à une action d'éclat et devint commanîmtndant en second de la place pendant le long siège que Venise soutint contre l'armée autrichienne. C'est à lui que revient en grande partie l'honneur du succès obtenu le 27 octobre par les assiégés. Le 27 avril 1849, Venise ©.tant déjà serrée de près, il fut chargé de la défense du fort Malghera. Sous sa direction, la garnison, qui n'était que de 2,400 hommes, tint un mois entier contre 18,000 Autrichiens. Le 28 mai, tf dut évacuer le fort entièrement démantelé, mais sans laisser un seul honrme entre les mains des assiégeants. Quand les ravages du choléra, la faim et le manque de munitions forcèrent l'héroïque Venise à se rendre, Ulloa partit pour l'exil. Au mois de mai 1848, il avait été élu député au parlement de Naples, et, en janvier 1849, il fut de nouveau délégué à l'Assemblée nationale de Venise.

De 1849 a 1859, le général Ulloa habita Turin et Paris et publia des ouvrages qui lui assurent un rang distingué parmi les écrivains militaires : De l'arc de la guerre (Turin, 1851), et surtout son Histoire de la guerre de l'indépendance italienne de 1848-49 ((Paris, 18B9, 2 vol, in-8°. avec cuites et plans), qui est sans contredit le meilleur ouvrage qui ait été écrit sur ces campagnes.

Aussitôt que le drapeau de l'indépendance se fut relevé en 1859, le général Ulloa retourna en Italie. Chargé d'abord de l'organisation des chasseurs des Apennins, il réunit bientôt une division fort bien armée et équipée, qu'il ne put amener à temps sur les champs de bataille. 11 passa toute la campagne en Toscane, où le gouvernement provisoire l'avait investi du commandement général des troupes. — Deux frères du général Jérôme Ulloa se firent connaître lors des événements de 1860; l'aîné de la famille, le 'marquis Pierre Ulloa, est resté attaché au roi ue Naples, François II, après la chute de ce prince et l'a accompagné à Rome; l'autre, le général Antonio Uixoa, a été le dernier ministre de la guerre de François II, l'a suivi à Capoue et à Gaete. L'un et l'autre ont été chargés par le souverain déchu do missions en France, et ils ont été souvent confondus par la pressa .parisienne avec leur frère Jérôme.

ULLOA Y PEREIRA (Luis dk), poète espagnol, né a Toro (royaume de Léon), vers 1590 mort en 1660. 11 occupa pendant quelque temps la charge de corrégidor a Léon, puis il résigna ces fonctions pour s'adonner entièrement à la littérature. Il a laissé des poésies lyriques et quelques pièces en prose qui ont été publiées à Madrid (1569 et 1674, in-4».) On cite, comme la plus remarquable parmi ses compositions, le poëme de Jiachel, qui a pour sujet, les amours d'Alphonse VIII avec une belle juive de Tolède, et qui a été traduit en fiançais par Millin dans le tome II des Mélanges de littérature étrangère.

ULLUCO s. m. (ul-lu-ko). Bot. Genre de. plantes, de la famille des portulacées, tribu des calandrinées, dont le type croît au Mexique. 11 Un dit aussi ulluque.

— Encycl. L'tilluco ou olluco est une plante vivace, à racine tubéreuse, arrondie, lisse, d'un jaune vif, mucilagineuse, féculente à la maturité ; les tiges, rameuses, rampantes et traçantes, portent des feuilles alternes, épaisses, spatulées, d'un beau vert vif et brillant, à longs pétioles rougeâtres ; les fleurs sont petites, verdâtres et axillaires. Cette plante est originaire du Chili, où ses tubercules servent à, l'alimentation. On l'a proposée comme succédané de la pomme de terre ; mais les essais tentés a- cet égard n'ont donné que des résultats peu satisfai-

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sants. Dans une culture jardinière soignée et avec tous les soins ,de buttage et de couchage, le produit a été très-inférieur à celui de la pomme de terre. D'ailleurs, ces tubercules, à peu près immangeables pour l'homme sous nos climats, conviennent peu aux animaux. Les feuilles pourraient, toutefois, être utilisées en guise d épinards.

ULLUQUE s. m. (ul-lu-ke). Bot. V. uiaoco.

TJLM, ville de l'Allemagne du Sud, dans le Wurtemberg, ch.-l. du cercle du Danube et du bailliage de son nom, sur la rive gauche du Danube, au confluent de l'Iller et du Blau, à 80 kilom. S.-E. de Stuttgard, par 43° 28' de latit. N. et 70 40' de longit. E.; 24,000 hab. Siège d'une surintendance générale évangélique, de la cour d'appel du cercle du Danube; bureau principal des douanes. Ecole polytechnique élémentaire, gymnase, bibliothèque pnblique; nombreux établissements de bienfaisance. La fabrication des tissus de lin et de coton est la principale industrie de cette ville; elle a été l'objet d'une sollicitude toute particulière de la part du gouvernement, qui a ouvert des écoles industrielles et encouragé l'amélioration des procédés de fabrication. L'industrie de la soie y est représentée par une filature et une manufacture de soieries. On compte, en outre, à Ulm un établissement considérable pour la fabrication des articles en laiton ; un autre d'articles en fer-blanc vernissé ; un d'ustensiles en cuivre et deux de fil de fer. On y trouve aussi deux manufactures de tabac, une importante raffinerie de sucre et une fabrique d'amadou. La navigation sur le Danube est très-active et favorise le commerce de cette ville, dont les principaux articles sont les céréales, les graines oléagineuses, les bestiaux pour la boucherie, le bois de construction et les planches.

La ville d'Ulin est située dans une belle plaine, au pied de l'Alpe de Souabe, sur la rive gauche du Danube, vis-à-vis du village bavarois de Neu-Ulm, avec lequel elle communique par deux ponts fixes, dont un pour le chemin de fer qui relie la ville à Stuttgard. Ulm porte le cachet des villes du moyen âge; ses rues sont étroites et tortueuses, ses maisons élevées, mais d'un caractère monumental. On y remarque le Munster ou cathédrale dédiée à Notre-Dame, dont nous donnerons' la description ci-après ; l'église Saint-Michel, l'hôtel de ville, 1 ancienne commanderie de l'ordre Teutonique, le palais du gouvernement, le pont et la gare du chemin de fer. D'origine très-ancienne, cette ville tire son nom des nombreux ormeaux (ulmi) qui couvraient autrefois son territoire. Au moyen âge, ce fut une cité opulente et une place forte' importante, déclarée. ville impériale en 1486etchef-lieuducercle impérial de Souabe. On y comptait à cette époque 100,000 hab. Pendant'la guerre de Trente ans, elle perdit son indépendance, échut en 1803 à la Bavière et en 1810 au Wurtemberg. Ulm est célèbre par la capitulation à laquelle Napoléon 1er contraignit le général autrichien Mack, le 18 octobre 1805. Ses fortifications, rasées par ordre de Napoléon, ont été relevées en 1344; elles ont un périmètre de 16 kilom. et comprennent le village de Neu-Ulm; .elles se composent d'une enceinte de murs, remparts, tours et fossés, autour de laquelle règne une seconde enceinte d'ouvrages extérieurs. La position strategique.de cette place forte au pied des montagnes de Souabe et à l'entrée de la vallée du Danube dans la Bavière l'avait fait désigner comme forteresse fédérale dans l'ancienne Confédération germanique. Les traités conclus depuis Sadova entre la Prusse et les Etats de l'Allemagne du Sud n'ont pas complètement dégagé la place d'Ukn de tous ses anciens liens fédéraux,

— Cathédrale ou Munster d'Ulm. Cette cathédrale est un des monuments les plus importants et les plus intéressants de l'Allemagne. Commencée en 1377, elle lut interrompue en 1494 et est demeurée inachevée. Elle a été construite aux fiais des habitants de la ville et est affectée aujourd'hui au culte protestant. Elle est tout en brique, à l'exception de la façade, qui est en pierre et que sillonnent, depuis la base jusqu'au sommet, des fileta d'une élégance parlaite et d'une hardiesse extrême. Un porche de 15 mètres de hauteur et de 2 mètres de profondeur, orné de bas-reliefs et de statues et comprenant trois portes de hauteur égale, s'ouvre àla base de cette façade. Au-dessus s'élève une tour unique, de proportions gigantesques ; elle a 112 mètres de hauteur, et "on assure que l'architecte avait l'intention de l'élever jusqu'à 158 ; quatre cents marches conduisent à la plate-forme, du haut de laquelle on jouit d'une vue excessivement étendue. Une inscription y rappelle un tour d'agilité et de témérité folle de l'empereur Maximilien; en 1492, ce prince, étant monté au haut de la tour, escalada d'un bond le parapet et s'y tint ferme sur une seule jambe, en faisant tourner l'autre en l'air. L'intérieur du Munster a des proportions imposantes. « Si l'on entre par le grand portail, dit M. Hipp. Fortoul, on rencontre d'abord un vaste portique qui supporte le jeu de l'orgue et qui est comme un second voile jeté devant la majesté du lieu saint ; mais, dès qu'on s'avance sous les colonnes de ce grand morceau, on aperçoit dans le cadre heureux qu'elles forment un des plus magni-

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fiques vaisseaux que l'art chrétien ait dessinés. Trois nefs partagent toute sa largeur : celle du milieu est soutenue par des piliers gigantesques au-dessus desquels sont percées de hautes ogives. Des colonnes, aussi hautes que les piliers de la nef principale et, malgré leur robuste encolure, aussi sveltes que des palmiers, supportent et divisent encore les nefs latérales. Autour des grands piliers s'épanouissent des ornements exquis, dont la forme ne se répète jamais ; du long de leur fût sortent çà et là des tètes et des Heurs qui se penchent avec un indéfinissable mouvement de grâce. Puis, perdu au milieu d'un espace sans limites, un élégant baptistère étale sa conque, sculptée avec ce goût plein de sentiment qui marque, dans tous les pays, la transition de l'art gothique à l'art de la Renaissance. Ainsi celte construction, dont la masse est colossale et dont l'enveloppe est même lourde à force d'être puissante, fourmille de détails d'une légèreté inouïe; toute la magie du monument est dans ce contraste qui se continue et se reproduit à chaque pas. > La nef du Munster a 162 mètres de longueur, 68 de largeur et 47 de hauteur. Outre le baptistère dont il vient d'être parlé, nous citerons, parmi les œuvres d'art que renferme cette église : la chaire en pierre, sculptée par Syrlin le fils et surmontée d'une flèche trèsélancée, du travail le plus précieux; les stalles du choeur, sculptées de 1469 à 1474 par Joerg Syrlin ou Surlein, et offrant une foule de portraits d'hommes et de femmes illustres de l'antiquité et du moyen âge; le tabernacle, de marbre, haut de 30 mètres et hérissé d'une multitude d'aiguilles, de trèfles et de fines statuettes, sculpté en 1469 par Adam Krafft; les vitraux du chœur, exécutés «en 1480 par Hans Wild et Cramer et dont les plus beaux représentent l'arbre généalogique du Christ, des scènes de la vielle la Vierge et de la passion; les fonts baptismaux, reposant sur quatre lions et entourés de huit bustes de personnages de l'Ancien Testament, sculptés en 1470 par Joerg Syrlin; le bénitier, de 1507 ; les peintures de Martin Schaffner, au maltre-autel et dans la chapelle Besserer, etc.

Ulm (capitulation n'). Les événements qui amenèrent, en 1805, la reddition de cette place et de l'armée du général Mack furent préparés par une série de circonstances capitales. Depuis 1803, à la suite des remaniements territoriaux qui avaient changé la carte de l'Allemagne, Ulm était échu en partage à la Bavière, et la situation de cette phree importante la destinait à jouer un rôle notable dans cette campagne de 1805 qui devait avoir pour dénoûment AusterlitZ, L'Autriche, après avoir vainement négocié pour que la Bavière unit son contingent aux armées alliées, y envoya le général Mack, pendant que l'électeur se retirait avec ses troupes sur Wurtzbourg. La possession d'Ulm^tait, en effet, pour l'armée autrichienne, qui attendait la jonction de l'armée russe encore fort éloignée, une nécessité stratégique.

Le général Mack, essayant do venger l'échec du négociateur, M. de Sehwarzenberg, se iança aussitôt à inarches forcées à la poursuite des Bavarois. Mais les dispositions hostiles de la population ne tardèrent pas à le faire renoncer à ce dessein. Il se porta alors sur le haut Danube et prit la position qui lui était depuis longtemps assignée, la droite à Ulm, la gauche à Memmingen, le iront couvert par l'Iller, qui passe par Memmingen poursejeteràUlm dansle Danube. « Les officiers de l'état-major autrichien, dit M. Thiers, n'avaient cessé de vanter cette position depuis quelques années comme la meilleure qu'on pût occuper pour tenir tète aux Français débouchant de la forêt Noire. On y avait l'une de ses uiles appuyée au Tyrol, l'autre au Danube. On se croyait donc bien garanti des deux côtéo, et quant à ses derrières, on n'y songeait point, n'imaginant pas que les Français pussent jamais arriver autrement que par la route ordinaire. » Ce fut malheureusement pour le général Mack le contraire qui se présenta. On sait la rapidité vraiment foudroyante avec iaquelie l'armée française apparut tout à coup en Allemagne. Trompée jusqu'au dernier instant, l'Autriche crut comprendra seulement, que le principal théâtre serait en Bavière et continua à attendre, les yeux tranquillement fixés sur la forêt Noire. Le plan de Napoléon, dont le secret fut admirablement gardé, consistait à se placer entre les Autrichiens postés à Ulm et les Russes qui arrivaient à leur secours; pour l'exécution de ce plan, il procéda de la façon suivante : tandis qu'il fixait l'attention de Mack sur les défilés de la forêt Noire par le spectacle de ses colonnes prêtes à s'y engager, il côtoyait sans les franchir les Alpes de Souabe jusqu'à Nordlingen, tournait avec tous ses corps réunis leur extrémité abaissée et passait le Danube à Donauwertli. Ralliunt par ce mouvement les corps de Bernadotte et de Marmont.déjà arrivés à Wurtzbourg, il débordait la position d'Ulm, débouchait sur les derrières de Mack et l'isolait complètement. Le fi octobre, c'est-à-dire au moment même où les six corps de notre armée étaient arrivés sans le moindre accident au delà des Alpes de Souabe, ni Mack, ni le prince Ferdinand, ni un seul de leurs officiers d'étatmujor ne se doutaient du péril. Cependant les Français achevaient leur mouvement,

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franchissaient le Danube et s'établissaient solidement entre les Autrichiens et les Russes. Poursuivant son œuvre avec un redou- ■ blement d'activité, Napoléon faisait dégager en même temps par le maréchal Davout le pont d'Ingolstndt. Un premier engagement refoulait' au delà du Danube l'arrière-garde du général Mack, envoyée par lui en cet endroit pour observer les Bavarois réfugiés dans le haut Palatinat et pour opérer sa jonc- . tion avec les Russes, si impatiemment attendus sur la route de Munich. Les combats de Wertingen et de Gunzbourg ne laissèrent bientôt plus de doute aux Autrichiens. Ulm. allait inévitablement tomber entre nos mains en même temps que l'armée renfermée dans ses murs. Mack opéra aussitôt un changement de front, sa gauche à Ulm et sa droite à Memmingen; toujours appuyé sur l'Iller, il tournait le dos ù la France, du côté de laquelle il n'avait plus rien à attendre, et avait réuni la plus grande partie de ses forces à Ulm même, dans le camp retranché qui dominait la ville. Le combat de Haslach mit eu présence, le 11 octobre 1805, les 60,000 hommes occupant ce camp retranché et les trois régiments d'infanterie, les deux régiments de cavalerie et les quelques pièces de canon qui composaient tout l'effectif du général Dupont. Par une audacieuse mimœuvre, cet officier trouva moyen de soutenir une lutte aussi disproportionnée, non-seulement sans être écrasé, mais encore en faisant à son redoutable ennemi plus de 4,000 prisonniers. En apprenant le résultat du combat de Haslach, Mack ne pouvait vraisemblablement pas deviner que 5,000 hommes avaient suffi pour en tenir en échec 60,000; il crut donc à un corps français pour le moins égal gardant la rive gauche et il assembla le conseil, afin de délibérer sur le parti à prendre. Le meilleur eût été de tenter une dernière trouée du côlé de la rive gauehe et de fuir vers la Bohômo en passant à travers la division Dupont, ou bien de forcer le passage à Memmingen et de fuir, dans ce cas, dans la direction du Tyrol. Loin de s'y arrêter, Mack, de concert avec son compagnon, l'archiduc Ferdinand, résolut de s'établir plus solidement à Ulm, d'y concentrer son armée et d'attendre là, en une grosse masse difficile à enlever d'assaut, "arrivée des Russes par Munich ou celle de l'archiduc Charles par le Tyrol. L'arrivée de Napoléon, bientôt suivie du combat sanglant et décisif d'Elchingen, rendit désespérée la position du général autrichien, qui, privé de divers corps dé troupes par lui envoyés en reconnaissance, se trouva cette fois définitivement enfermé dans Ulm, considérablement affaibli et sans espoir aucun d'échapper à un désastre. Un seul parti lui restait ; celui de se jeter tête baissée avec les 50,000 hommes qu'il commandait sur Ney et sur Dupont. La défaite était presque certaine, mais l'honneur eût été sauf. Le général Mack n'en jugea pas ainsi, et l'archiduc Ferdinand insistant pour une sortie, Mack, inébranlable dans sa résolution, exhiba les pleins pouvoirs que lui avait concédés l'empereur et qui, en cas de dissentiment, lui déléguaient le commandement suprême. L'archiduc n'insista plus ; mais la nuit venue, sans prendre cette fois l'avis du général en chef, il choisit celle des portes d'Ulm qui l'exposait le moins à rencontrer des Français et sortit avec 6,000 ou 7,000 chevaux environ, dans l'intention de rejoindre le général Werneck et de s'enfuir, par le haut Palatinat, vers la Bohême.

Napoléon, jugeant, au point où en étaient les choses, qu'il était temps d'en finir, lança Murât à la poursuite de i'arehiduc et, le 15 octobre, donna l'ordre au maréchal Ney d'enlever les hauteurs de Miehelsberg, dominant la ville. Lannes, qui avait traversé le pont d'Elchingeu, flanquait l'attaque de Ney et devait, de son côlé, enlever le Frauenberg, hauteur voisine du Miehelsberg et non moins importante. Ney gravit les retranchements élevés du Miehelsberg et les emporte à la baïonnette, tandis que Lannes s'empare du Frauenberg, et les deux maréchaux réunis descendirent ensemble pour s'approcher des murs de la place. Un instant, le 17» léger réussit même à occuper le bastion le plus voisin du fleuve; mais il en fut délogé après une lutte sanglante, et Napoléon se hâta de suspendre le combat, remettant au lendemain le soin de sommer la ville et, si elle résistait encore, de tenter l'assaut.

Le lendemain 16 octobre, le général Mack, sommé de mettre bas les armes, apprenait que les forces qui le cernaient ne s'élevaient pas à moins de 100,000 hommes, que les Russes n'annonçaient même pas leur approche, que le maréchal Masséna barrait le chemin à l'archiduc Charles, et déclara être prêt à se rendre dans un délai de huit jours. Ou le lui accorda et il fut convenu que, si, le 25 octobre avant minuit, un corps austro-russe capable de débloquer Ulm ne s'était pas présenté, l'armée autrichienne devait déposer les armes, so constituer prisonnière de guerre et être conduite en France; le matériel, les chevaux, les armes, les drapeaux, les munitions du toute espèce étaient abandonnés au vainqueur. Moins de huit jours après (20 octobre 1805), ces dures conditions étaient exécutées (car Mack avait fini, désespéré, par consentir à la reddition de la place quatre jours plus tôt, moyennant que Ney restât sous Ulm jusqu'au 25). L'archiduc Charles, poursuivi i'épée dnns les reins pur Murai et par la divi-

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sion Dupont, réussit k rejoindre le général Werneck et k gagner la Bohême avec 3.000 chevaux environ, laissant derrière lui un grand nombre de prisonniers.

ULM (NEU-), village de la Bavière, Cercle de Souabe-et-Neubourg, sur la. rive droite du Danube, vis-à-vis de Ta ville d'Dlm, à laquelle il est relié par deux ponts fixes ; 1,590 hab. Ce village est fortifié et fait partie de ta forteresse d'Ûlm,

ULMA.CÉ, ÉE adj. (ul-ma-sé — du lat. ulmus, orme, mot auquel répondent l'anglosaxon ellm, le Scandinave almr, l'ancien allemand elm, elibaum, etc., le russe ilemu, le polonais xtm, iima, l'irlandais ailm, uilm, et par inversion leamh, leamhan, et le kymrique llwyf, Uwyfan, pour llwym). Dot. Qui ressemble ou qui se rapporte k l'orme. Il On dit aussi

ULMÉ, ÉE.

— s. f. pi. Famille de planter dicotylédones, ayant pour type le genre orme : Les ul- MACÉiiS sont répandues dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal. (F. Hœfer.) '

— Encycl. La famille des ulmacées renferme des arbres et des arbrisseuux à feuilles alternes, distiques, souvent inégales à la base et "igueuses sur leur surface, accompagnées de stipules caduques. Les fleurs, groupées en faisceaux ou en cymes axillaires, à pédicelles articulés, sont hermaphrodites ou polygatnes ; elles présentent un calice simple, de trois à neuf divisions plus ou moins imbriquées; des étamines en nombre égal à celui des divisions du calice; un ovaire libre, ordinairement à une seule loge uniovulée, surmonté de deux, styles libres ou à peine soudés à la base et portant le stigmate à leur face interne. Le fruit est une saraare , un utricule ou un drupe; il renferme ordinairement une seule graine, k embryon charnu, mais peu abondant, plus souvent même nul.

Celte petite famille a été réunie par les anciens auteurs tantôt au groupe des amentacées, tantôt^, celui des urticées, et ces rapprochements indiquent suffisamment ses affinités. Elle comprend les genres suivants, groupés en deux tribus. I. Ulmidées : orme (ulmus), holoptélee, planère ou 2elkova. — II. Ceitidées : ihicocoulier, mertensie, sponie, aphananthe, némostigme, chétanthe. Ces végétaux croissent dans les régions chaudes et tempérées des deux continents; ils sont généralement recherchés pour la qualité de leur bois; plusieurs ont des fruits comestibles.

ULMAIRE s. f. (ul-mè-re — du lat. ulmus, orme). Bot. Espèce de spirée, connue sous le nom vulgaire de reine des prés, et qui est le type d'une section ou, suivant quelques auteurs, d'un genre distinct.

— Encycl. L'ulmaire, appelée aussi spirée ulmaire, reine des prés, barbe de chèvre, ormière, vignette, etc., est une grande et belle plante vivace, k racines fibreuses et touffues ; sa tige, haute de 1 mètre et plus, porte des feuilles alternes, grandes, pennatifides, glabres et d'un beau vert foncé en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Elle se termine pur un corymbe de fleurs petites, mais très - nombreuses, blanches et d'une odeur agréable. Cette plante est répandue dans presque toute l'Europe ; elle croit abondamment dans les lieux humides et marécageux des prés et des bois, au bord des eaux, etc.; on la cultive aussi dans les jardins; elle fleurit au milieu de l'été. Elle demande un terrain humide et se propage soit de graines semées en place au printemps ou à l'automne, soit de rejetons ou d'éclats de pied; il faut lui donner des arrosements fréquents et copieux, si l'on veut qu'elle prenne un beau développement.

On emploie en médecine les racines, les feuilles et les fleurs de l'ulmaire; elles ont une saveur astringente et possèdent des propriétés toniques; on les a employées aussi comme sudorifiques, résolutives, vulnéraires, diurétiques, dialytiques ; on en a obtenu d'excellents effets contre l'hydiopisie, l'ascite, l'anasarque, la métrorrhagie; ce sont surtout les racines et les feuilles qu on emploie dans ces différents cas. Les fleurs sont moins actives; elles renferment une huile essentielle, formée de deux principes, l'acide salicyleus et un carbure d'hydrogène, L'ulmaire a passé aussi pour fébrifuge, digestive, adoucissante, expectorante ; on l'a vantée contre la toux et les maladies fiévreuses ou inflammatoires. On l'administre en infusion théiforme, dont la saveur est assez agréable, et sous forme de tisane ou de sirop.

Cette plante figure aussi dans la médecine hoinœopathique. La décoction de ses feuilles et surtout de ses fleurs, ajoutée à la bière ou a l'hydromel, communique à ces boissons une odeur et une saveur agréables; on l'emploie surtout pour donner aux vins un bouquet qui rappelle celui des muscats de Malvoisie ou de Frontignan. Les fleurs fournissent aux abeilles une abondante récolte. Les cochons recherchent beaucoup ses racines. Les tiges fournissent une teinture jaune, franche et solide ; les feuilles servent à teindre en noir.

« Les bestiaux, dit Bosc, ne mangent pas la spirée ulmaire; un cultivateur, jaloux de l'amélioration de ses prés, doit l'eu extirper avec soin, car elle y tient beaucoup de place et s'y propage avec la plus grande rapidité. J'en ai vu qui en étaient si peuplés que le foin qu'ils donnaient n'était plus bon qu'à

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faire de la litière ou même à être jeté sur le fumier. De tels prés doivent être profondément labourés et semés en céréales ou autres productions pendant deux ou trois ans. Lorsqu'elle est moins abondante, on peut l'arracher à la pioche, en mettant quelques graines de bonnes plantes fourragères dans la place qu'on a été obligé de dégarnir d'herbe pour y parvenir. »

L'ulmaire, par son port élégant et majestueux, qui lui a valu le nom de reine des prés, produit un bel effet dans les parterres et surtout dans les jardins paysagers; on la plante dans les lieux humides, notamment au bord des eaux. Sa culture, comme nous l'avons vu plus haut, est très-facile, et une fois qu'elle a pris possession du sol, elle s'y propage d'elle-même.

On dit que ses racines sont assez astringentes pour pouvoir servir au tannage.

CLMARIÉ, ÉE adj. (ul-ma-ri-é — rad. ulmaire). Bot. Qui ressemble à l'ulmaire.

— s. f. pi. Chez quelques botanistes, Tribu de rosacées, ayant pour type le genre ulmée.

ULMARINE s. f. (ul-ma-ri-ne — rad. ulmaire). Chim. Syn. de spiréine.

ULMARIQUE adj. (ul-ma-ri-ke — rad. ulmaire). chim. Se dit d'un acide appelé aussi

ULMARINE OU SPIRÉIN'E.

ULMATE s. m. (ul-ma-te — du lat. ulmus, orme). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide ulmique avec une base.

ULMÉ, ÉE adj. (ul-mé). Y. ulmacé,

ULMINE s. f. (ul-mi-ne — du lat. ulrnus, orme. V. ulmace). Chim. Substance trouvée dans les exsudations morbides de l'orme, et ensuite dans le terreau.

— Encycl. L'ulmine est une substance résineuse découverte par Thomson; elle existe dans l'écorce de presque tous les arbres, mais principalement dans celle de l'orme. Elle est solide, fragile, noirâtre et brillante. On obtient ordinairement l'ulmine en faisant bouillir 100 parties de sucre de canne ou de cellulose dans 300 parties d'eau et 30 parties d'acide sulfuriqiie ; on place le tout dans une cornue remplie de gaz carbonique, pour éviter l'action de l'oxygène. La liqueur devient brune, floconneuse et dépose un mélange d'ulmine et d'acide ulmique. On enlève celui-ci par la potasse, qui donne un ulmate soluble, et l'ulmine reste dissoute , noire, pulvérulente. L'acide ulmique, séparé de la potasse par un acide, est noir, gélatineux, un peu soluble dans l'eau pure, mais non dans l'eau acidulée ni dans les acides. Si l'on distille au contact de l'air, en laissant l'acide sulfurique agir longtemps, l'ulmine et l'acide ulmique d'abord formés passent, par oxydation, à l'état d'humine et d'acide humique. L'hutnine est insoluble dans la potasse comme l'ulmine. L'acide humique donne un humate de potasse soluble, un huraate d'argent insoluble. Les matières noires ou brunâtres appelées ulmine, acide ulmique, humine, acide humique, etc., qu'on rencontre dans le terreau, la terre végétale, la terre de Cologne, la tourbe, les lignites, les fumerons, le tabac fermenté, et qui se produisent par la pourriture ou la combustion lente des parties ligneuses au contact de l'air et de l'humidité; celles qui se forment par l'action des acides et des alcalis sur le sucre, la fécule, la suie, offrent entre elles beaucoup d'analogie, mais ont une composition très-variable , suivant leur origine et les circonstances dans lesquelles elles se sont formées.

ULMIQUE adj. (ul-mi-ke — rad. ulmine).

Chim. Se dit d'un acide appelé aussi ulmine.

ULNAs. f. (ul-na — mot lat. qui désigne proprement un os du bras). Anat. Syn. de cubitus, l'un des os du bras. Il Peu usité.

ULNAIRE adj. (ul-nè-re — lat. ulnaris; de ulna). Anat. Qui a rapport à l'os cubital.

ULOBORE s. m. (u-lo-bo-re — du gr. oulos, pernicieux; boros, dévorant). Arachn. Genre d'aranéides, de la tribu des araignées, comprenant plusieurs espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique.

— Encycl. Les ulobores ont le corps allongé, presque cylindrique; les mâchoires terminées en forme de palette ou de spatule, comme celles des épeires; les tarses des trois dernières paires de pattes i terminés par un seul onglet. Ils se placent au centre de leur toile et portent en avant et en ligne droite leurs quatre pattes antérieures, tandis que les deux pattes postérieures sont dirigées en sens inverse, et les pattes intermédiaires étendues latéralement. Dès qu'une mouche ou toutautre insecte est empêtré dans leur réseau, ils l'emmaillottent en un instant et le sucent ensuite à leur aise. Leur cocon est allongé, étroit et anguleux sur les bords ; ils le' suspendent verticalement par un des bouts du réseau. L'ulobore de Walckenaer habite les bois du midi de la France.

ULOCÈRE s. m.(u-lo-sè-re — au gr. oulos, crépu ; keras, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, type de la tribu des ulocérides, comprenant six espèces, qui habitent l'Amérique êquatoriale.

ULOCÉRIDE adj. (u-lo-sé-ri-de — de ulo-

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cère,'et du gr. eidos,as-pect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à l'ulocère.

— s. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de la famille des charançons, ayant pour type le genre ulocère.

ULODE s. m. (u-lo-de — du gr. ouloiês, crépu, frisé). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des taxicornes, tribu des diapériales, dont l'espèce type habite l'Australie, t! Syn. de hypule, autre genre d'insectes.

ULODENDHON s. m. (u-lo-dan-dron — du, gr. oulê , cicatrice ; dendron , arbre). Bot. Genre de végétaux fossiles.

ULOGNATHES s. m. pi. (u-Io-ghna-te).

Entom. V. ULONATSS.

ULOME s. m. (u-lo-me — du gr. oulomenos, nuisible). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères , de la famille des taxicornes, tribu des diapériales, comprenant plus de cinquante espèces, répandues dans les deux continents.

ULONATËS s. m. pi. (u-lo-na-te — du gr.

oulon, gencive; ynathos, mâchoire). Entom, Syn. d'ORTHOPTERES. Il On dit aussi ulo-

GNATHES.

ULONCIE s. f. (u-lon-s! — du gr. oulon, gencive; ogkos, tumeur). Pathol. Gonflement des gencives.

ULONOTE s. m.(u-lo-no-te — du gr. oulos, crépu ; nôtos, dos). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des colydiens , dont l'espèce type habite l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

ULOPE s. f. (u-lo-pe — du gr. oulê, cicatrice; opé , ouverture). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des cercopides, type du groupe des ulopides, dont l'espèce type habite 1 Europe.

ULOPIDE adj. (u-lo-pi-de — de ulope, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à l'uiope.

— s. m. pi. Groupe d'insectes hémiptères, de la tribu des cercopides, ayant pour type le genre ulope.

ULOPTÈRE s. m. (u-lo-ptè-re — du gr.

oulê, cicatrice; pteron, aile), Entom. Genre d'insectes coléoptères pentuinères, de la famille des lamellicorees, tribu des scarabées mélitophiles , dont l'espèce type habite la Guyane.

— s. f. Bot, Genre de plantes , de la famille des ombellifères , tribu des angélicées, dont l'espèce type habite la Mésopotamie.

ULORRHAGIE s. f. (u-lor-ra-jî — du gr.

oulon, gencive; rêgnumi, je fais irruption). Pathol. Hémorragie par "la membrane muqueuse des gencives.

ULORRHAGIQUE adj. (u-lor-ra-ji-ke — rad. ulorrhagie). Pathol. Qui a rapport à l'ulorrhagie.

ULOSÛME s. m. (u-lo-so-me — du gr. oulos, crépu ; sôma, corps). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant trois espèces, qui vivent aux Antilles.

ULOSONIEs. f.(u-lo-zo-nl). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des taxicornes, tribu des diapériales, comprenant une douzaine d'espèces, qui habitent l'Amérique.

ULOSPERMEs. m. (u-lo-spèr-me — du gr.

oulé, cicatrice; sperma, graine). Bot. Syn. de krubèrb, genre d'orabeUifères.

ULOTE s. f. (u-lo-te — du gr, ouloiês, frisé). Bot. Genre de mousses, formé aux dépens des orthotrics, et non adopté.

ULOTHRIX S. m. (u-lo-triks — du gr. oulos, frisé ; thrix, cheveu). Bot. Genre d'algues filamenteuses, de la tribu des draparnaldiées, formé aux dépens des conferves, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent uans les eaux douces ou sur la terre humide. Il On dit aussi utotkique.

ULOTRIQUE adj. (u-lo-tri-ke — du gr. oulos, crépu ; thrix, cheveu). Anthropol. Qui a les cheveux crépus.

— Hist. nat. Qui a les appendices ciliaires crépus.

— s. m. Bot. V. ULOTHRIX.

ULOUGH-BEG (Mirza-Mohamraed-Taraghy), roi de la Perse orientale et astronome célèbre, né à Sultanieh en 1394 de notre ère, mis k mort en 1449. Il était petit-fils de Tamerlan et fils de Schah-Rokh , qui le nomma successivement gouverneur du Mazanderan et de laTransoxiane. De bonne heure, ce jeune prince se fit remarquer par son amour pour la justice , par ses goûts studieux et par son profond savoir dans les sciences exactes. En 1421, il fit construire à Samarkand un observatoire qu'il dota d'instruments aussi parfaits que possible. Salaheddin , qu'il avait mis à la tête de cet observatoire, étant mort peu de temps après, Ulough-Beg commença à prendre une part active aux travaux Ue ses mathématiciens , se livra à des observations astronomiques et composa en persan les fameuses tables astronomiques dites Tables royales (Zydje chahy), que les Orientaux placent au-dessus de celles de Nassi-Eddin et dont ils se servent encore aujourd'hui pour calculer le temps, fixer les longitudes et les latitudes. A la mort de son père Schah-Rokh, Ulough-Beg monta sur le trône (1446), eut k

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combattre son neveu Ala-ed-Daulah, qui s'était fait proclamer sultan à Hérat, le vainquit, puis eut k lutter contre son autre neveu, Baber ; enfin, il vit se révolter son propre fils Abd-el-Lathif , qui remporta sur lui une vie* toire complète près de Samarkand (1449), le fit prisonnier et ordonna de le mettre k mort. Le parricide Abd-el-Lathif perdit le trône avec la vie l'année suivante. Les Tables astronomiques d'Ulough-Beg ont été publiées par M Sédillot en 1849, et son catalogue d'étoiles par la Société royale de Londres.

ULPHILAN, ANE adj. (ul-fi-!an, a-ne). Hist. Qui appartient , qdi a rapport à Ulphilas, évêque des Goths.

— Phiiol. Ecriture ulphilane, Alphabet grec modifié par Ulphilas, pour être adapté à la langue gothique.

ULPHILAS ou WULFILAS (Wœfel, connu sous le nom de l'évêque), évêque des Goths, de la Dacie et delaThrace vers le milieu du ivo siècle. Il était, suivant l'opinion commune, d'une famille originaire de la Cappadoce, dont les membres, emmenés captifs par les barbares vers 266, commencèrent à les convertir au christianisme et à leur communiquer les lumières de la civilisation. Celte famille devint puissante chez les Goths. C'est pour ceux-ci qu'Ulphilas, un de ses descendants, traduisit la Bible en langue gothique. La Bible d'Ulphilas, dont les fragments sont si précieux pour l'étude de 'la langue et des antiquités septentrionales, a immortalisé le nom de sou auteur. Après la défaite des Goths par les Huns (376) , Ulphilas fut député par ses compatriotes auprès de l'empereur Valens pour obtenir de nouveaux campements sur la rive droite du Danube. Ou ignore l'époque de sa mort. Telle est la version ordinairement suivie par les biographes; mais, d'après les conjectures d'un savant suédois, rapportées par M. Graber de Hansoe, l'évêque Ulphilas, dont le nom a été écrit indifféremment par les chroniqueurs Vuioia, Gulûi», Gylfo, ne serait autre que Gylfe, roi de Suède, k l'époque de l'invasion de Sigge, plus connu sous le nom d'Odin; Gylfe, chassé de ses Etats; se réfugia dans la Mœsie, sur les rives du Pout-Euxin, et l'on perd la trace de son existence. Mais l'érudit suédois cité plus haut conjecture que, devenu chrétien, puis prêtre et enfin évêque des Goths de la Mœsie , il est devenu le personnage connu sous le nom d'Ulphilas.

Quoi qu'il en soit, le pieux évêque entreprit son œuvre quelques années à peine avant la première irruption des Huns eu Europe sous Balambew (376), et l'on sait avec certitude que , par cette invasion , les Goths méridionaux, qui -peu après renversèrent l'empire romain , furent séparés des Goths du Nord, qui subjuguèrent la basse Allemagne~et la Scandinavie. Ceux-ci adoptèrent et conservèrent l'usage des lettres runiques, qu'Odin leur avait apportées d'Asie et qu'Ulphilas employa dans sa Bible. Les historiens du Bas -Empire, Socrate (Hist. ecct.,\. IV) et Sozomène(l. VI) lui attribuent l'invention de ces lettres, qu'ils ne connaissaient pas avant lui, ce qui est une double faute d'érudition et de jugement. Quel besoin aurait eu, en effet, Ulphilas d'inventer un alphabet nouveau? Si les Scandinaves n'usaient encore de son temps d'aucun alphabet, il eût tout simplement introduit chez eux les lettres grecques, alors si répandues, et dont il se servit du reste pour complétçr l'alphabet runique, composé seulement de seize lettres. La traduction d'Ulphilas est le plus ancien document écrit dans les langues du Nord, Il en reste 188 feuillets renfermant les Evangiles, défigurés par de grandes lacunes. Ces fragments sont partagés en deux manuscrits, le Codes argenteus (ainsi nommé à cause de sa reliure en argent massif), qui fait partie de la bibliothèque de l'université d'Upsal, et le Codex carolinus, qui appartient k la bibliothèque du duc de Brunswick-Wolfenbuttel. Ils ont été publiés plusieurs fois, notamment k Leipzig (1S36, 2 vol. in-4<>) et kStuttgard (1855, gr. in-8<>). L'édition la plus rare et la plus recherchée porte ce titre : Evangelia nunc cum parallelis versionibus, sueo-golhica , norrsna. seu islandicu et vulgata lat. édita; Glossarium Utphils gothicum per Fr. Junium , nune auctum per Georg. Stiernhielm (Holmiœ, 1761, î tomes en 1 vol. in-40.) ULP1ANUM, ville de l'ancienne Mésie.

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