V. JUSTINIANA SECUNDA
ULP1A SARDICA. V. Sardique et Sophia.
ULP1EN, IENNE adj. (ui-pi-ain, i-è-ne).
Antiq. rotn. Qui appartient à la famille Ulpia, et particulièrement à l'empereur Trajan, qui était de cette famille. H Se disait des enfants élevés aux frais de l'empereur Trajan.
ULPIEN (Domitius Ulpianus), célèbre jurisconsulte romain , originaire de Tyr, mort à Rome en 228 de notre ère. Il commença
Far professer la droit à Rome, attira sur lui attention par des ouvrages de jurisprudence et devint un des assesseurs de Bapinien dans la préfecture du prétoire. Nommé préfet du prétoire sous Héliogabale, il fut destitué par ce prince. Sous le règne d'Alexandre Sévère, Ulpien remplit les fonctions de magister scriniorum, de prsfeetus annonte (préfet des approvisionnements). Le jeune empereur, dont il avait gagné la faveur, le prit pour tuteur et voulut l'avoir dans son intimité. Après
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avoir contribué à la chute des préfets du prétoire Flavianus et Chrestus, qui s'appuyaient sur les prétoriens, il devint de nouveau préfet du prétoire et prit une part importante dans le gouvernement de l'empire. Il s'y signala par son habileté, par sa douceur et Far la sagesse" de ses décisions. Devenu objet de la haine des prétoriens, il fut massacré par eux pendant une révolte qui dura trois jours et durant laquelle ils se livrèrent à tous les excès. Ulpien est range parmi les cinq grands jurisconsultes que Théodose ordonna de consulter de préférence aux autres. A un vaste savoir juridique, il joignait un grand sens pratique et la plus vive pénétration. C'était , selon l'expression de Justinien, un très-sage, très-prudent et très-fécond jurisconsulte, dont les nombreux ouvrages jouirent depuis le moment de leur publication jusqu'à la fin de l'empire de la plus grande autorité. Le Digeste contient environ 2,500 extraits de ses ouvrages, où ils tiennent une place considérable. Ces ouvrages, dont il ne nous reste que des fragments, n'étaient pas moins remarquables par le style clair, grave et concis, que par le fond. Voici les titres de ces ouvrages : Ad edictum; LJ libri ad Sabinum ; XX libri ad leges Juliam et Papiam; X libri de tribunalibus ; X libri de officia proconsulis , X libri disputationum; VI libri opinionum; VI libri de censibus ; VI libri fidei-commissorum ; IV libri de appellaiionibus ; III libri de officia consulis; II libri responsorum; De officio prmfecti urbis; De officio curatoris reipubticm; De officio prêtons tutelaris ; De officio guestoris; De sponsàlibus ; De adulteriis ; De interdictis; Liber excusât ionum ; Liber singularis Pandecturum ; Ad legem Œliam Sentiam; Ad edictum sdilium curulium; Nais ad Marcellum ; Notse ad Papiniànum ; Institut iones, dont on a trouvé un important fragment dans un manuscrit de la bibliothèque de Vienne en 1835; Liber sinyularis regutarum, traité scientifique du droit romain, dont la bibliothèque du Vatican possède un manuscrit incomplet et qui a été publié pour la première fois par Du Tillet (Paris, 1549, in-8°), puis fréquemment réédité depuis lors, notamment par Boecking(Bonn, 1845, in-12). Ce dernier a donné une édition complète des Fragments d Uluien (Leipzig, I855,iu-12). La plupart de ces fragments ont été traduits en Irançais par Daubenton et publiés dans le Trésor de l'ancienne jurisprudence romaine,
ULPIOS MARCELLUS, jurisconsulte romain. V. MARCIiLLUS.
ULR1C ou CDALRICII, duc de Bohême, mort en 1037. il étaii le troisième fils du duc Boleslas II et fut obligé, en 1002, de-s'enfuir de la Bohême pour échapper à la cruauté de son frère, le duc Boleslas III , qui avait donné l'ordre de le tuer. Son second frère, Jaromir, prit également la fuite. Les Bohémiens, las de la tyrannie de Boleslas, le chassèrent et le remplacèrent par Wladiboj, frère du roi de Pologne. .Mais, un an plus tard, Wladibqj fut chassé à son tour, et les deux princes exilés purent rentrer dans leur pays, dont Jaromir obtint peu après la souveraineté. En 1012, Ulric se souleva contre lui, lui'enleva le pouvoir et, après lui avoir fait crever les yeux, le fit jeter en prison. Reconnu par l'empereur comme duc de Bohême, Ulric eut bientôt après à lutter contre ce prince, ainsi que contre le roi de Pologne, et, après avoir essuyé plusieurs défaites, il fut trop heureux de conclure, en ■ 1018, la paix avec ses adversaires. En 1025, cependant , il recommença la guerre, s'empara même de la Moravie et en donna le gouvernement à son fils Brzetyslaw; mais il fut bientôt après obligé de renoncer à cette conquête et eut beaucoup de peine à calmer le courroux de l'empereur. Ulric eut pour successeur son fils Brzetyslaw.
ULRIC, comte bb Cillbt, Cilli ou Cilly, magnat hongrois, mort en 1456. Nommé par Albert d'Autriche gouverneur de la Bohême (1437), après la mort de ce prince, il s'insinua dans la confiance de sa veuve, Elisabeth de Hongrie , s'opposa à Son mariage avec Vladislas de Pologne, fit couronner peu après le lits posthume d'Albert, Vladislas V, roi de Hongrie, et régna de fait sous le nom de cet enfant. Sans cesse en lutte avec son rival, le grand Huniade, non-seulement il lui laissa tout le poids de la guerre contre les Turcs, mais il le combattit plusieurs fois et lui tendit des embûches auxquelles le héros échappa. Ulric fut tué par Vladislas, flls aîné de Huniade.
ULRIC, duc de "Wurtemberg, né en 1487, mort en 1550. Neveu du duc Eberhard II, qui fat déposé après un an de règne (HP8), il lui succéda, à peine âgé de onze ans, sous la tutelle d'un conseil de régence, composé de membres des états, qui s'occupèrent plutôt de l'administration du duché que de l'éducation du jeune prince. Pour assurer à ce dernier l'aUiauce de l'empereur contre Eberhard, ils le fiancèrent à Sabine de Bavière, nièce de Maximilien 1er, qui déclara Ulric majeur dès que celui-ci eut atteint sa quatorzième année. Les premières années de son règne furent très-prospères, et une guerre heureuse contre le Palatinat (1504) valut au duc une grande réputation militaire et un agrandissement notable de territoire ; sa cour devint eu peu de temps l'une des plus brillan-
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tes de l'Allemagne. Mais bientôt survinrent malheurs sur malheurs. Les dettes antérieures de sa famille s'élevaient à une somme énorme; pour les acquitter, il accabla ses sujets d'impôts, rendus plus lourds encore par l'insuccès des récoltes, et le mécontentement devint général dans le duché. De là le soulèvement de 1514, connu sous le nom d'insurrection du pauvre Conrad, que le duc ne put apaiser qu'en accordant au peuple des droits et des franchises extraordinaires. L'année suivante, il tua de sa propre main Hans de Hutten, qu'il soupçonnait d'entretenir un commerce adultère avec la duchesse Sabine. Celle-ci prit la fuite et laissa Ulric en lutte .avec la noblesse wurtembergeoise, qu'avait indignée le meurtre de Hutten. Il perdit aussi la faveur de l'empereur pendant qu'il repoussait les attaques acharnées des ducs de Bavière, frères de sa femme. Ce ne fut même qu'à grand'peine qu'il réussit à ne pas être mis au ban de l'empire. Mais il n'échappa à ce premier danger que pour tomber dans un péril plus grand. Les Dourgeois de Reutlhigen, ville impériale, ayant maltraité son burgvogt à Achalm, il saisit ce prétexte pour prendre possession de la ville et l'annexer à'son duché; mais la ligue de Souabe, dont elle faisait partie et qui avait pour chef le duc de Bavière, prit les armes contre lui, et, en quelques semaines, il n'eut plus ni Etats ni sujets. Sans prendre souci de lui ni de sa famille, la ligue vendit le duché à la maison d'Autriche, à laquelle il fut annexé jusqu'en 1534. Le duc dépossédé sollicita l'appui de François Ier, roi de France, et de Philippe le Magnanime, landgrave de Hesse. Toutefois, ce fut seulement après un exil de quatorze ans que ce dernier put ramener dans ses Etats Ulric, qui, dans l'intervalle, avait embrassé le protestantisme, et auquel la victoire de Laufen-sur-le-Neoker rendit son duché. Le traité de Cadan, conclu la même année par l'intermédiaire de l'électeur de Saxe, lui en laissa la possession, à la condition qu'il reconnaîtrait le tenir de l'Au-, triche à titre d'arrière-fief. Il s'occupa alors d'introduire la Réformation dans le Wurtemberg, tentative qui lui attira de nouveaux démêlés avec l'Autriche. Comme membre de la ligue de Smalkade, il avait, en 1546, envoyé un contingent considérable à l'armée des confédérés sur le Danube, et,%près l'échec de ses alliés, il vit le Wurtemberg occupé par les armées de l'empereur. Ulric acheta la paix en payant une somme énorme et en introduisant 1 intérim dans le duché; mais le roi des Romains, Ferdinand, ne lui en lit pas moins intenter un procès de félonie, et le Wurtemberg faillit être menacé de confiscation par voie juridique. Dans cette crainte, Ulric venait de se décider à abdiquer en faveur de son fils, qui n'avait pris aucune part à la guerre, lorsque la mort le surprit. Ituglsra écrit son histoire, publiée à Stuttgard en 1865.
ULRIC DE HUTTEN, homme politique allemand; théologien et poète latin. V. Huttes.
ULRIC DE LICHTENSTE1N, poète allemand du moyen âge. V. LicHTBNSTEir».
ULRIC DE TURHEIM, poète allemand du XIIIe siècle, originaire du canton de Thurgovie. On ne possède aucun renseignement sur son existence; il ne;nous est connu que par ses ouvrages, dans lesquels il se montre l'imitateur de Godefroid de Strasbourg, dont il termina le poème de Tristan et Y.seult. Sa seule composition originale authentique est intitulée le Vaillant Rennewart (Der Starke Rennewart ) ■ encore est -elle la suite du poème de "Wolfram d'Eschenbach, Willehelm d'Oranse. Ou attribue encore à Ulric deTurheim Arius et la suite du roman de Clies. L'œuvre de ce minnesinger se trouve dans les éditions d'Eberhard de Groote (1821), de Hayen (1823) et de Massman (1843).
ULR1CEHAMN ou BOGESUND, ville de Suède, dans la préfecture de Wenersborg, a 45 kilora. O. de Jonkceping, sur la rive septentrionale du lac Asanda; 1,872 hab. Cette ville, qui avait quelque importance par sa situation sur les frontières du Smaland et du Halland quand le^, Danemark possédait cette dernière province, changea en 1741 son nom deBogesund en celui d'Ulricehamn (port d'Ulrique), en mémoire d'Ulrique-Elôonore,' reine de Suède, soeur de Charles XII.
ULRICH (Jean-Jacques), théologien suisse, né à Zurich en 1569, mort dans la même ville en 1638. Il lit ses études dans sa ville natale et dans diverses universités d'Allemagne, puis revint occuper à Zurich la chaire de théologie. Parmi ses nombreux écrits, on cite : De religione eeclesiarum Grxcanicarum, twn vetere, tum hodierna (1621); De religione antiqua et calholica (1628); Oratio de confessione helaetica et augvstana (1635).
ULRICH (Jean-Gaspard), érudit suisse, né à Zurich en 1705, mort dans la même ville en 1768. Après avoir terminé ses études dans sa ville natale, il parcourut l'Allemagne , les Pays-Bas et, à son retour à Zurich, fut investi de plusieurs emplois ecclésiastiques. On lui doit une importante Histoire des juifs en Beluétie (1765) et. une édition de la Sainte Ecriture (1755).
ULRICH (Titus), poète allemand, né à Habelsohwerdt (Prusse) en 1813. Reçu en 1836 docteur en philosophie à Berlin, il fut
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obligé peu après, par la mort de son père, de se créer des ressources en donnant des leçons particulières; mais la misère et les difficultés de la vie n'éteignirent pas en lui l'inspiration, et ce fut précisément à l'époque îa plus critique de sa carrière qu'il écrivit son premier ouvrage de quelque étendue, le Cantique des cantiques (Berlin, 1845), épopée lyrique, où il fait le tableau de la vie humaine depuis le berceau jusqu'à l'âge imûr. Victor, autre poème, dans lequel il critiquait vivement la politique du gouvernement prussien, fut interdit par la police peu de temps avant les événements de 1848, après lesquels il obtint, en revanche, un immense succès. On a encore de M. Ulrich un recueil de poésies lyriques et la relation d'un voyage en Italie, qui parut par fragments dans la Gazette nationale (National Zeitung), dont l'auteur a été pendant longtemps l'un des ■principaux rédacteurs.
ULR1CI (Hermann), philosophe allemand, né à Pfœrten (Lusace inférieure), le 28 mars 1806. 11 fit ses études à l'université de Leipzig et, après-avoir terminé son droit, fut nommé auditeur du tribunal de Berlin, puis peu de temps après référendaire à Francfortsur-l'Oder. En 1829, il renonça à la magistrature pour se consacrer tout entier à la littérature. Enfin, il obtint en 1834 la chaire de philosophie à l'université de Halle, qu'il occupe encore. Nous citerons, parmi les ouvrages principaux de M. Utrici ; Caractères principaux de l'historiographie des anciens (Berlin, 1833) ; Histoire de la poésie grecque (Berlin, 1835); Eludes sur l'art dramatique de Shakspeare (Halle, 1839,; 30 édit., 1868, 2 vol.) ; Commentaire sur Roméo et Juliette (Leipzig, 1853); Sur le principe et la méthode de la philosophie hégélienne (Halle, 1S41); Principe fondamental de (aphilosophie (Leipzig, 1845-1846); Système de logique (Leipzig, 1852); la Foi et la science, la spéculation et la science exacte (Leipzig, 1858); Dieu et la nature (Leipzig, 1862; 2e édit., 1866); Dieu et l'homme , principes d'une psychologie de l'homme (Leipzig, 1866); Histoire de Shakspeare et de sa poésie (ferlin, 1867 et ann. suiv.), ouvrage entrepris aux frais de la Société shakspeanenne allemande.
ULRICIE s. f. (ul-ri-si). Bot. Syn. deHOR-