‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 503 sur 1042 · UNZE · texte numérisé non relu

UNZE

Le canton d'Unterwald a été, avec ceux de Sehwitz et d'Uri, lo berceau de la liberté helvétique en 1307. En 1798, le bas Unterwald ayant refusé d'adhérer à la nouvelle constitution que la France imposa, k cette époque, k la Suisse, il fut envahi par une armée française aux ordres du général Schaumbourg et souffrit cousidérablementdans cette circonstance, par suite de la résistance qu'opposèrent les habitants; tandis que la haut Unterwald, qui s'était conduit avec plus de prudence, n'eut presque point k se plaindre des suites inséparables de la guerre.

UNUM ET IDEM, Locution latine qui signifie une seule et même chose : Savoir mal ou ne rien savoir, c'est' unum et idcti. Etre avare ou être pauvre, c'est onum et idem.

DNVERRE, bourg et commune de France (Eure-et-Loir), cant. de Brou, arrond. et k 24 kilom. N.-O. de Châteaudun; pop. aggl., 113 hab.— pop. tôt., 2,304 hab. L'église paroissiale est surmontée d'une belle flèche du xtve siècle. Aux environs, châteaux de la Camusière et de la Forconnerie.

UNX1A (de ungere, oindre), déesse des essences, chez les Romains. Surnom de Junon, invoquée dans une des cérémonies du mariage, pendant laquelle on oignait d'huile ou de graisse les poteaux de la porte de la maison des nouveaux mariés, pour en écarter les maux et les effets des enchantements.

UNXIE s. f. (on-ksl). Bot. Genre de plantes, de" la famille des composées, tribu des sénéckmées, comprenant plusieurs espèces, qui habitent la Guyane. .

— Encycl. Les unxies sont des plantes herbacées, k tiges divisées en rameaux diohotomes, portant des feuilles opposées. L'unxie camphrée est haute d'environ 0m,65; ses tiges sont hérissées de poils courts, ainsi que ses feuilles, qui sont sessiles et lancéolées". Les fleurs sont groupées en capitules trèspetits, solitaires, terminaux ou situés dans les bifurcations des rameaux; les fruits sont des akènes ovoïdes très-durs. Cette plante croît k la Guyane. Elle exhale une forte odeur de camphre, due k une huile essentielle, et renferme en outre un principe amer. On l'emploie, dans le pays, contre les douleurs rhumatismales et surtout contre le lumbago; on l'applique sur les points douloureux, on en fait des lotions et des fomentations. Vunxie hérissée possède des propriétés analogues.

UHZA1NE s. f. (on-zè-ne). Navig. Bateau de lu Loire, qui sert au transport du sel.

DNZELMANN (Charles-Guillaume- Frédéric), acteur allemand, né k Brunswick en 1753, mort en 1832. Ii reçut une excellente éducation et entra en 1771, poussé par sa vocation pour le théâtre, dans la troupe de Barzacti. Il parut en 1774 sur la scène de Hambourg, a côté de Schrœdar, puis sur celle de Gotha, avec Eckhof, et entra peu après, comme comédien et danseur pantomime, dans la troupe de Doebbelin, avec lequel il se rendit successivement k Leipzig, à Dresde et k Berlin. Dans cette ville, il aborda aussi les rôles de ténor et obtint beaucoup de succès dans les pierrots. A la suite de démêlés avec son directeur, il mena pendant quelques années une vie errante et finit par s'engager en 1784, a Francfort-sur-le-Mein, dans la troupe de Grossmanu, dont il épousa la belle- fille, Frédérique Flittner, si célèbre depuis sous le nom de Mm« Bethmann. Après la mort de Grossmann (1788), il revint k Berlin, où, non content des succès qu'il obtenait dans la comédie et dans la farce, il voulut paraître dans les rôles tragiques. Mais il échoua eomplétement. En 1814, il devint régisseur du théâtre de Berlin et conserva est emploi jusqu'en 1823.,

CNZELMANN (Charles), acteur allemand, fils du précédent, né k Berlin en 1786, mort en 1843. Il montra, dès l'enfance, des dispositions remarquables pour le théâtre et débuta sur la scène de Weimar sous les auspices de Gœthe. Il dépassa son père par la souplesse et la variété du talent et se distingua surtout dans les rôle3 comiques, auxquels il semblait prédestiné par son physique et par le jeu inimitable de sa physionomie. Il savait, en outre, faire des improvisations très-spirituelles et mêler k ses rôles des actualités plaisantes. Mais sa vie fut encore plus agitée que celle de son père, et le dérèglement de ses mœurs ne lui permit de se fixer nulle part. Après avoir eu les plus brillants engagements k Weimar, k Vienne, k Berlin, etc., il fut réduit k entrer dans des troupes nomades et tomba dans une extrême misère. Enfin, adonné k l'ivrognerie la plus repoussante, il en vint k parcourir l'Allemagne en mendiant. Il parut cependant une dernière fois, en 1842, sur le petit théâtre de Steglitz, près de Berlin. Quelques mois plus tard, il se noya dans cette ville,

UNZELMANN (Frédéric-Louis), graveur allemand, frère du précédent, né en 1797, mort en 1854. 11 rit ses éludes premières à l'Académie des beaux-arts de Berlin, se forma ensuite sous la direction particulière de Gubitz, devint en 1843 membre de l'Académie et reçut, en 1845, le titre de professeur royal. Unzelmann doit être regardé comme un élève de l'école d'Unger. Il s'appropria complètement la manière de Gubitz, k laquelle il joignit, comme qualités originales, une rare dé-

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