UPAS
licatesse et une exécution des pins soignées. Si ses premiers Iravaux ont quelque sécheresse, k cause de son exactitude presque servile k suivre les traits du crayon, il n'en est pas de même de ses œuvres postérieures, dans lesquelles on sent véritablement l'inspiration. Ses bois sont très-nombreux et du genre le plus varié ; ils consistent1 en portraits , tels que ceux de Napoléon , de Louis XIV, de Thomas Munzer, de Shakspectre, d'après Menzol, etc.; en tableaux de genre, études d'architecture, paysages, feuilles de titre, etc. Il fournit un grand nombre de planches k VHistoire des artistes modernes, de Raczynski ; k l'Histoire de Frédéric le Grande de Kugler ; k Y Histoire de la guerre de Trente ans, de Sporschil ; au Poème des Niebelungen (Leipzig, 1840, d'après les dessins de Bendemann et de Hubner). Il exécuta aussi, d'après les dessins de Menzel, les gravures pour les Œuvres de Frédéric le Grand. Parmi ses grandes planches tirées k part, il faut citer la Mort de François de Sickivgen et Gutenberg, d'après Menzel, et Souvenir de la constitution de 1848, d'après Bnrger.
UNZELMANN (Bertha), actrice allemande, nièce des deux précédents, née à Berlin en 1822, morte en 1858. Elle débuta en 1842 k Stettin avee un grand succès et, après avoir paru sur le théâtre de Kœnigstadt, k Berlin, et sur les scènes de Neustrelitz et de Brème, obtint eu 1845 un engagement pour le théâtre de Leipzig, où elle excita le plus vit ■ enthousiasme. En 1847, elle passa au théâtre royal de Berlin et épousa, deux ans plus tard, Joseph Wagner (v. ce nom), acteur renommé de cette scène. La même année, les deux époux fureot engagés au théâtre du château, à Vienne, où Bertha parut k côté de son mari jusqu'en 1854, époque k laquelle elle renonça k la scène. Douée d'une sensibilité exquise, actrice d'une délicatesse inouïe, elle excellait surtout dans les rôles k sentiment, auxquels sa voix était admirablement appropriée.
UNZE 11 (Jean-Auguste), médecin et philosophe allemand, né k Malle en 1727, mort k Aliona eu 1799. Il fit ses études médicales !'. l'université de sa ville natale, y fut reçu docteur en 1748, exerça ensuite k Hambourg et k Altona et devint plus -tard professeur de médecine k Rinteln. Il est surtout connu par son journal hebdomadaire de médecine diététique, intitulé le Médecin (Hambourg, 1759 et unn. suiv., 6 vol.), dont il a réuni les articles les plus saillants dans son Manuel de médecine (Leipzig, 1770; 6* édit., 1794, 3 vol.). Dans le grand nombre de ses autres écrits, il faut citer : Esquisse d'un système de la sensibilité des corps animaux (Lunebourg et Rinteln, 1768); Premiers principes d'une physiologie de la propriété purement animale des corps animaux (Lunebourg et Kinteln, 1771); Guide de la pathologie générale des maladies contagieuses (Leipzig, 1782).
UNZER (Jeanne-Charlotte Ziegler, dame), femme de lettres allemande, épouse du précédent, née a Halle eu 1724, morte en 1782. Elle se distingua par ses talents poétiques et obtint, en 1753, de l'Académie d'Helmstcedt une couronne de laurier. Elle était membre honoraire de plusieurs sociétés littéraires allemandes et étrangères. On a d'elle : Essai de poésies badines (Halle, 1751); Esquisse d'une philosophie mondaine d l usage des ■femmes (Halle, 1751) ; Essai de poésies morales et tendres (Halle, 1754).
DNZER (Jean -Christophe ) , médecin et poète allemand , hé k Wernigerode en 1747, mort en 1809. Il étudia la médecine & Gœttingue, devint en 1755 professeur au gymnase d'Altona et fut, de 1789 k 1801, médecin de cette ville. Il a écrit un grand nombre de poésies de circonstance , qui se trouvent réunies dans ses Œuvres posthumes (Altona, 1812, 2 vol.) et qui se distinguent surtout par l'élégance et la correction du style. C est a tort que la Biographie Michaud et la Biographie Rabbe l'appellent Louis-Auguste et le font mourir en 1775.
Upaniusbad, nom des commentaires indous des Védas, V. Oupanischad,
UPAS s. m. (u-pass — mot indoustani qui signif. poison). Bot. Poison végétal extrait de diverses plantes, et en particulier du strychnos tieuté : Les habitants de l'île de la Sonde se servent de i'upAS pour empoisonner leurs flèches. (C. Duméril.) il Nom donné quelquefois au strychnos tieuté ; Ils se sont endormis pour toujours sous l'ombre empoisonnée de i'upAS. (Ch. Nod.)
— Encycl. Sous le nom à'upas, oupas, bohon upas, boa, les naturels de Java désignent diverses sortes de poisons végétaux dont ils se servent pour empoisonner leurs urines de guerre et de. chasse. Parmi ces poisons, i! en est deux surtout qui sont célèbres par leur extrême activité, les upas auiiar et tieuté. Pendant longtemps, leur histoire a été trèsobscure. Foerseh, médecin hollandais qui les a fait connaître, s'était plu particulièrement a recueillir les traditions populaires et k les embellir des rêves de son imagination. IL avait fait une peinture fort touchante du sort de ces malheureux dont la condamnation k la peine capitale était commuée en un sort presque aussi cruel , puisqu'ils n'avaient qu'une chance extrêmement douteuse de résister k l'action de Yupas qu'ils étaient char-