UPAS
gés de recueillir. L'arbre croissait dans une vallée de désolation, où nul être animé ne pouvait prolonger son existence ; les oiseaux qui, par hasard, traversaient les airs dans le voisinage, tombaient subitement asphyxiés; les poissons des ruisseaux d'alentour en ressentaient aussi la redoutable influence, etc. Coquebert de Montbert réduisit l'histoire de ces poisons à ce qu'il y a de positif et de raisonnable; Leschenault de La Tour a décrit les deux arbres qui les fournissent; Magendie et Delille ont fait un grand nombre d'expériences sur leur mode d'action. Thomas Horsfleld, Orfila et, de nos jours, Claude Bernard ont répété et complété ces expériences.
— Upas anliar. L'arbre qui le fournit est l'ipo vénéneux, qui appartient à la famille des artocarpées {urticées). Il croit principalement à l'extrémité orientale de Java. Son tronc dépasse 33 mètres de hauteur et offre 3 à 4 mètres de circonférence. Il est couvert à sa base de grosses exostoses. Ses feuilles sont alternes, brièvement pétiulées, ovales ou elliptiques, obtuses, un peu acuminées, tvès-eniieres, couvertes de petit3 poils courts etrude.-s, tombant avant lu floraison. Ses fleurs sont monoïques. Les fleurs mâles sont réunies en grand nombre dans un involuure commun. Le culice est à quatre lobes et quatre étamines. Les femelles sont solitaires, renfermées dans un involucre composé de douze sépales soudés inféiieurement. L'ovaire est globuleux; il contient un seul ovule renversé. Le fruit est de la grosseur d'une prune, L'upas anliar se prépare avec le suc obtenu par incision aux branches, de la manière suivante : 250 grammes environ de suc, recueillis la veille au soir dans un tuyau de bambou, sont placés dans un vase; on y ajoute avec précaution le suc exprimé et mêlé de la kempférie galanga, de l'amome zéroinbet, d'une espèce de gouet (arum), de l'oignon, de l'ail commun et enfin du poivre noir pulvérisé. Le mélange étant bien agité, les Javanais placent au milieu une graine de piment frutescent. Cette graine tournoie pendant quelque temps. Lorsqu'elle est en repos, ils ajoutent une canaine quantité de poivre et une nouvelle graine de capricum. Ils répètent cette opération jusqu'à ce que la graine devienne iuimubile, en laissant autour d'elle une auréole ; la préparation du poison est alors terminée. On le conserve dans des branches de bambou, que l'on bouche aux deux extrémités et que l'on garnit extérieurement de résine. L'upas antiar s'altère facileraentà l'air. Il est imparfaitement soluble dans l'eau, avec laquelle il forme une sorte d'émulsion. Vu en masse, il présente l'apparence et la consistance d'une matière cireuse. 11 est d'un brun légèrement rougeàlre ; Magendie et Deiille ont fait un grand nombre d'expériences sur les animaux, desquelles il résulte que l'antiar agit comme tous les poisons uareotieo-âcres. Il agit sur le cerveau et la moelle épiuiere. Il est cinétique et cause la mort avec des convulsions tétaniques. Sa saveur est aiuére, acre. Il doit son action toxique à l'antiarine, principe cristalLsable.
— Upas tieuté. .Le végétal qui fournit ce poison est le vomiquier tieuté, de la famille des loganiacées. C'est une liane qui croit dans les forêts montagneuses de l'Ile de hllainbangang. Elle s'élève jusqu'aux sommets des plus grands arbres. La racine s'enfonce verticalement jusqu'à 1 mètre de profondeur et s'étend ensuite horizontalement. Les rameaux sont opposes, divergents, longs, grêles, lisses et verts. Les feuilles sont opposées, brièvement pèlioléeg-, ovales, lancéolées, atténuées à la base, acuminées en pointe obtuse, entières, glabres, d'un vert foncé, coriaces, offrant trois nervures parallèles, les deux latérales écartées de la moyenne et n'allant pas jusqu'au sommet. Il y a des cirrhes à ï'aisselle des feuilles avortées. Les fleurs naissent à l'aisselle des feuilles. Elles sont blanches, noirâtres, desséchées. Le calice est à quatre ou cinq divisions; la corolle est à tube long, à ciuq lobes. Les étamities, presque sessiies, portent des anthères oblongues, jaunes. Le fruit est bacciforme, globuleux ; il renferme plusieurs graines.
L'extrait aqueux fourni par l'écorce de ce vomiquier esi iin poisou d'une horrible énergie. Un le prépara par décoction de la racine et addition au liquide concentré des sucs de keinpférie, de gouet, d'auiome. Cette préparation se présente sous une forme solide, d'un brun rougeâtre. Eteudu en niasse, il paraît transparent. 11 se dissout dans l'eau, en abandonnant une matière rouge brique. Ce poison agit comme la plupart des produits que fournissent les plantes vénéneuses du groupe des strychnées. C'est un excitant violent de la moelle épiuière; il ne porte aucune atteinte aux fonctions cérébrales. Il détermine le tétanos, l'immobilité du thorax, l'asphyxie. Il peut être absorbé parles muqueuses, tuais son action se manifeste plus prompteuient par les séreuses ou les plaies. Cependant, déposé à l'état sirupeux sur les plates, il n'a d'abord aucune action. Il est un poison plus terrible que l'upas antiar. Sa saveur est tres-amère, sans âoreté, aromatique. Les habitants de Java s'en servent pour empoisonner leurs flèches. Leschenault assure que le fruit d'une espèce d'angelin est employé comme contre-poison de l'upas tieuté,
h'upas tieuté contient une très-forte proportion de strychnine, sans brucine ni igasu-
UPSA
rine. Il est accompagné de deux matières colorantes, l'une jaune, l'autre d'un brun rougeâtre. Cette dernière est la strychno-chromine de Pelletier et Caventou.
UPCOTT (William), bibliophile anglais, né dans le comté d'Oxford en 1779, mort en 1845. Les renseignements sur son existence se bornent à ce point : qu'il fut, pendant vingthuit ans, sous-biuliottiécaire à l'université d'Oxford. Il a laisse : Compte rendu bibliographique des œuvres principales appartenant à la typographie anglaise (.1818, 3 vol. iu-S") ; Lettres originales, manuscrits et papiers d'Etat (1836, gr, in-4<>).
UPÉNÉE s. m. (u-pé-né — du gr, upênê, barbe). Ichthyol. Section du genre mulle,
UPÉRANODONTE s. m. (u-pé-ra-no-donte — du gr. uper, en haut; anodoiis, sans dents). Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguanieiis, comprenant deux espèces, qui habitent le Brésil et la Guyane.
UPÉRODONTE s. m. (u-pé-ro-don-te — du gr. uper, en httut; odous , dent). Krpét. Genre de batraciens anoures , formé aux dépens des crapauds, et comprenant deux espèces, qui vivent dans l'Inde.
UPÉROTE s. ni. (u-pé-ro-te — dugr. uper, en haut; ous, oreille). Moll. Syn. de fistulane.
UPIIAM (Thomas-Charles), philosophe américain, né à Deorlield en 1799. Il obtint, en 1S24, une chaire de physiologie et, de morale au collège Beaudoin, dans l'État du Maine, et y fit en outre un cours d'hébreu. On a de lui un grand nombre d'ouvrages de philosophie et de théologie : Eléments de philosophie intellectuelle (New - York, 2 vol.) ; Traité philosophique et classique de la volonté; Aperçu sur les désordres et les imperfections de l'entendement (1843); Principes de la vie intérieure ou la Vie cachée; Vie de foi; Traité de l'union divine, et une étude fort complète sur la Vie et les opinions religieuses de Afuia Guyon, l'amie de Fénelon (1855, 2 vol. in-12), etc.
UPINGB s. m. ^u-pain-je — gr. upiggos; de uuis, surnom de Diane). Antiq. gr. Chant en 1 honneur de Liane.
UPIS s. m. (u-piss). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéroincres, de la famille des uiélusouies, tribu dus tenébriouites, comprenant une quinzaine d'espèces, répandues dans les diverses parties du globe. Il On dit aussi upidb.
UPLAND, ancienne province de la Suède, entre la Baltique, le lac Mcelur et le golfe de Bothnie, avec Upsal pour chef-lieu. Son territoire forme actuellement les deux préfectures d'Upsul et de Stockholm.
UFOGÉBIE s. m. (u-po-jé-bl — du gr. upo, sous; gé, terre ; bioÔ, je vis). Crtist. Syn. de OÉbik, genre de crustacés décapodes macroures,
UPPSTRGEM (Anders), érudit suédois, né à Haimnarby, en Gestrikland, en 1806. Fils d'un simple ouvrier forgeron, il sut se concilier l'affection d'un patron de forge, qui subvint généreusement à son éducation. M. Uppstrœm est devenu professeur à l'école cathédrale d'Upsal et maître de langue gothique à J'Academie de cette ville. On a de lui : Fragments de l'Evangile de saint Mutthieu, texte gothique (Upsal, 1850) ; Codex argenteus, sive sucrorurn Euangeliorum versionisyothic& fragmenta (1854); divers mémoires et des articles de critique publiés dans des recueils littéraires, Êos ec Frey, etc.
UPSAL ou UPSALA, ville de Suède, cheflieu de la préfecture de son nom, à 70 kilom. N.-O. de Stockholm, sur le Fyris, par 59" 51' de iutit. N., 15° 18' do lougit. E.; 11,000 hab. Siège de l'archevêque luthérien primat du royaume. Célèbre université fondée en 1476, avec une riche bibliothèque, observatoire astronomique, amphithéâtre d'anatoinie, jardin botanique , cabinet d'histoire naturelle, où l'ou voit la statue de Linné par Thorwaldsen; cette université, qui compte quatre Facultes, est fréquentée par environ 1,500 étudiants. Séminaire, musée, Académie des sciences, société de cosmographie, hôtel 'des Invalides, etc. Fabriques de tabacs, rubans, soieries. La ville s'élève dans une belle et vaste plaine qu'arrose le Fyris ; les rues sont larges et régulières, bordées de belles maisons. On y remarque une fort belle cathédrale, bâtie de 1258 à 1435 sur le modèle de Notre-Dame de Paris; elle est couverte en lames 3e cuivre et renferme les tombeaux de plusieurs rois de Suède, notamment Gustave Wasa, et ceux de Linné et d'Oxenstiern. C'est dans cette église que se faisait autrefois le couronnement des rois de Suède. Parmi les curiosités d'Upsal, il faut citer le grand éditice en brique rouge ou se trouve l'université ; le parc Carolin, où l'on voit une statue en bronze de Charles XIV (Bernadotte), érigée en 1854. Ville très-ancienne, Upsal fut pendant longtemps la résidence des rois de Suède; on y montre encore la pierre de Mora, ou se faisaientjadis les élections. C'est aussi aux environs d'Upsal qu'existait l'ancienne ville d'Odin et le sanctuaire de son culte. Sur cet emplacement B'éleve un village nommé Vieil-Upsal.
« Auprès d'Upsal, dit M. Henri Martin, s'élèvent trois énormes tumulus hauts comme les plus grands de notre Gaule et de la
URAC
Grande-Bretagne. On les appelle vulgairement les tombeaux d'Odin, de Thor et de Balder, les trois grands dieux de la mythologie Scandinave. Ce sont bien du moins des monuments typiques de la vieille Scandinavie. Les rois morts étaient ensevelis dans la profondeur de ces tertres; les rois vivants parlaient au peuple du haut de leur sommet. •
La grande ligne des chemins de fer suédois arrive à Upsal, où les Suédois font passer leur premier méridien. . UPSAL (province a'), division administrative de la Suède, qui est comprise entre celles de Gefleborg au N., de Westeras à i'O., de Stockholm au S. et le golfe de Botnie à l'E. Superficie, 3,415 kilom. carrés; 100,000 hab. environ. La surface de cette province est généralement unie ; quelques collines peu élevées ondulent ça et là le terrain, arrosé par plusieurs cours d'eau peu importants et baigné par plusieurs lacs, doiit.le principal est le lac Moalar. On y récolte assez de céréales pour la consommation des habitants. Elève de bètes à cornes, moutons, volailles. Riches mines de fer, dont l'exploitation constitue la principale industrie de la contrée.
UPSILON s. m. (u-psi-lonn — mot grec).
Graimn. Vingtiènje lettre de l'alphabet grec, correspondant tantôt à notre u, tantôt à notre y. Il Signe numérique qui valait 20; 400 avec.l'accent supérieur a droite (u'); 400,000 avec l'accent inférieur à gauche (,u).
— Entom. Espèce de noctuelle dont le corps est marqué d'une tache figurant a peu près un Y ou upsilon.
UPTIOTE s. m. (ù-ptio-te — du gr. aplios. renversé). Arachn. Genre d'aranéides, de la tribu des araignées, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe.
UPTQN, ingénieur russe d'origine anglaise, mort eu 1854. Inspecteur des chemins de Dunchuich, de Stratt'ord, commissaire des travaux de la voie de Holyhead, il commit de nombreuses fraudes et de grands détournements dans l'exercice de ses fonctions. Traduit devant les assises comme concussionnaire et faussaire, il esquiva la potence par une prompte fuite en Russie, où il obtint une place d'ingénieur en Crimée. 11 l'ut chargé, comme ingénieur en chef, du soin de fortifier Sébastopol et mit en état de défense les places fortes de la mer Noire. En récompense de ses services, Upton avait reçu du czar le grade de lieutenant-colonel.
UPUCERTH1DÉ, ÉE adj-. (u-pu-sèr-ti-dé — de upucerthie, o* du gr. eidos, aspect). Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte k une upucerthie.
— s. f. pi. Famille de passereaux, ayant pour type le genre Upucerthie.
UPUCERTHIE s. f. (u-pu-sèr-tl —du lat.
upupa, huppe; certhia, gmnpereau.). Ornith. Genre de passereaux, de la famille de» certhidées, dout l'espèce type vit au Bengale.
UPUPA s. f. (u-pu-pa — mot lat. qui est pour opopa, et qui appartient à la même famille que le grec epupt, même sens). Ornith. Nom scientifique du genre huppe.
UPUPÉ, ÉE adj. (u pu-pé — rad. ttpupa). Ornuh. Qui ressemble ou qui se rapporte à la huppe. U Ou dit aussi upupidé.
— s. f. pi. Famille de passereaux, ayant pour type le genre huppe.
UPUPINÉ, ÉE adj. (u-pu-pi-né — rad.
upupa). Ornith. Qui ressemble à une huppe.
— s, f. pi. Tribu de la famille des upupées, ayant pour type le genre huppe.
UR s. in. (ur). Gramm. Dix septième lettre de l'alphabet celtique, correspondant à notre u.
VU, nom biblique d'une ville de l'ancienne Chaldée, qui fut la patrie d'Abraham, mais dont on ne peut assigner exactement la position.
URA s. m. (u-ra). Crust. Crustacé du genre homard, qu'on trouve sur les côtes du Brésil.
CBABA (golfe d'). V. DarÎen (golfe de). URAC s. m. (u-rak). Bot. Nom local du varech.
— Pèche. Harengs en urac, Harengs frais, non salés ni fumés.
URACANTHE s. m. (u-ra-kan-te — du gr.
OMra, queue ; akantha, épine). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des lepturètes, dont l'espèce type habite l'Australie.
UHACH, ville du "Wurtemberg, cercle de la Forêt-Noire, à 46 kilom. S.-E. de Stuttgaid, dans une profonde vallée, arrosée par l'Emis; 6,000 hab. Ecole ecclésiastique protestante. Centre de la fabrication des toiles dans le royaume; papeteries, filatures de lin, blanchisseries. Commerce de graines, lin, cuirs, bestiaux, moutons. On y voit l'ancien château des comtes de Wurtemberg, dont cette ville était la résidence.
URAGHNE s. m. (u-ra-kne — dugr. onra, queue; achnê, épi). Bot. Syn. de piptathére, genre de graminées.
URACIDE s. f. (u-ra-si-de — du gr. aura, queue; akis, pointe). Entom. Genre d'insectes uévioptères, de la famille des libelluliens, tribu des libellulites, dont l'espèce type habite la Guyane.
URAN
URAGOGOE adj. (u-ra-go-gho — du gr.
ouroii, urine ; agô, je chasse). Mêd. Diurétique, propre à activer la sécrétion de l'urine.
URAGCAV, république de l'Amérique du Sud. V. Uruguay,
URAGUE s. m. (u-ra-ghe — du gr. oura, queue; agô, je conduis). Ornith. Genre d'oiseaux, formé aux dépens des pyrrhules.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycias, dont l'espèce type habite la Paiagonie.
URAGU3 adj. m. (u-ra-guss — er.*buragos; de otira, uueue, et de agô, je conduis). Antiq. gr. Officier qui commandait l'arrière-garde.
URALÉPIDE s. f. (u-ra-lé-pi-ile — du gr. oura, queue; lepis, écaille). Bot. Genre de plantes, de la famille des gramiuées, tribu des avénées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Amérique.
URALIER s. m. (u-ra-lié). Bot. Genre de solauées, fondé pour une espèce qui est propre à la Nouvelle-Hollande.
URAMIDOBENZOATE s. m. (u-ra-mi-dobain-zo-a-te — de uramide, et de benzoate). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide uraiiiidobenz.iïque avec une buse.
URAMIDOBENZOIQUE adj. (u-ra-mi-dobain-zo-i-ke — de uramide, et de benzoîque). Chim. Se dit d'un acide qui représente les éléments de l'urée et de l'acide oxybenzoïque, moins de l'eau. Il On l'appelle aussi acide
OXYBHHZURAMIQUB.
URAM1LE s. m. (u-ra-mi-le — de urée, et de am'de). Chim. Produit de l'action de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique sur l'acide thionurique.
UHAMILîQUË adj. m. (u-ra-mi-Ii-ke — rad. uramilc). Chini. Se dit d'un acide produit par l'action de l'acide sulfurique sur le thionurate d'ammoniaque.
URAMYIE s. f. (u-ra-mi-1 — du gr. oura, queue ; muta, mouche). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, dont l'espèce type vit au
Brésil.
URANANTHE s. f. (u-ra-nan-te — > du gr. ouranios, céleste; anthos, fleur). Bot. Syn, de
QEKTIANK.
URANATE s. m. (u-ra-na-te — rad. urane). Chim. Sel produit par la combinaison de l'oxyde uianique avec une base.
URANE s. m. (u-ra-ne — du gr. Ouranos, Uranus, planète découverte à peu près en même temps que celte substance). Chim. Oxyde d'uranium, considéré longtemps comme un corps simple.
URANÉLAÏNE s. f. (u-ra-né-la-i-ne — de uràne, et de élaine). Miner. Corps gras qui apparut soudainement sur la terre, eu grande quantité, aux environs de Moscou, et qui passa pour être tombé du ciel.
URANEUX adj. m. (u-ra-neu — rad. urane). Chim. Se dit d'un des oxydes d'urane et des sels de ce métal.
URAN1CO-CALGIQUE adj. (u-ra-ni-kc-kalsi-ke — de uraitique, et de càtcique). Chim. Se dit d'un sel urauique combiné avec un sel calcique. >
URANICO-CUIVRIQUE adj. (u-ra-ni-kokui-vri-Ue — de uranique, et de miorique). Chim. Se dit d'un sel uranique combiné avec un sel cuivrique.
URANICO-POTASSIQUE adj. (u-ra-ni-kopo-ta-si-ke — de uranique, et de potassique), Chim. Se dit d'un sel uranique combiné avec un sel potassique.
URAN1DE adj. (ti-ra-ni-de — de uranie, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte nu genre uranie. Us. f. pi. Tribu d'insectes lépidoptères nocturnes, ayant pour type le genre uranie.
— Miner. Qui ressemble à l'urane. u s. va. pi. Famille de minéraux, à laquelle appartient l'urane.
URANIOES (les), surnom donné aux descendants d'Uranus.
URANIE s. f. (u-ra-nl — gr. ourania; de ouranios, céleste). Mythol. gr. Nom douné à des nymphes célestes, qui gouvernaient les sphères du ciel.
— Astron. Planète télescopique.
— Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, type de la tribu des urnnides, comprenant cinq OU six espècPS, qui habitent Madagascar et les côtes do l'Inde : On peut considérer I'uranib rhiphée comme le plus beau lépidoptère connu. (E. Desmarest.) La chenille de ^'uranie rhiphée vit sur le manguier. (H. Lucas.)
— Bot. Syn. de ravbkala, genre de musacées.
— Encycl. Astron. Le nom à'Uranie fut donné à la trentième petite planète qui fut découverte le 22 juillet 1854 purM.Hiud, Ses principaux éléments sont :
Moyen mouvement diurne. . 975"208 Durée de la révolution sidérale l,328j,94a
Distance moyenne au soleil. . £,366
Excentricité 0,126
Longitude du périhélie .... 30° 48' 47"
URAN.
Longitude moyenne de l'époque 260 28' 46''
Longitude du nœud ascendant 308° il' 6"
Inclinaison S" 5' 56"
— Entotn. Ce genre d'insectes lépidoptères a été créé par Fnbi'tcius et. adopté par Latreille, qui le place dans la famille des papillons diurnes, tandis que le docteur Bois- " duv&l le met dans le$ nocturnes, classification d'ailleurs beaucoup plus naturelle, puisque tous les caractères des uranies en font de véritables nocturnes. Ces caractères sont : antennes longues, grêles, recourbées en dehors,non peclinées; palpes épaisses,continues; corps assez court ; corselet arrondi; ailes trés-développées. On connaît cinq ou six espèces de ce groupe, qui sont propres, en général, à l'Ile de Madagascar. Nous citerons comme type Yuranie rhiphée ou urcfiiie pramélli-ie. La tailla du mâle est à. peu prés semblable à celle du machaon et son envergure est d'environ 0»>,12. Les ailes inférieures ont des échancrures bien marquées et les trois dents les plus rapprochées du l'angle anal sont prolongées en queue. Le dessus des ailes est noir avec une multitude de petites lignes transverses et une bande discoïdalo d'un vert doré très-brillant aux ailes supérieures j les ailes intérieures portent une bande médiane et une autre terminale du même vert. Le dessus des ailes supérieures ressemble au dessous; le dessous des inférieures est d'un vert doré a, la base et aux extrémités, aveu de petites taches noires; il ;est traversé au milieu par une large b,amle-» d'un rouge doré h reflets violets très-brillunts, marquée ça et là de taches noires. Les échancrures des ailes sont bordées de cils blancs. Le corps de l'insecte est noir en dessus et ferrugineux en dessous. Les antennes sont noires.
La femelle est d'un tiers plus grande que le mâle; elle égale en taille le papillon achiiie; son envergure dépasse 0™,25;elle offre le même dessin que le mâle, mais la tauh# du dessus des ailes inférieures est plus grande, moins pourprée et plus dorée.
Les métamorphoses de cette espèce ont été décrites avec soin, et c'est la seule uranie dont on connaisse les premiers états. La chenille vit sur le manguier. En sortant de l'œuf, elle est presque lisse et d'une teinte verdâtre. Après la première mue, elle prend une couleur noire, se couvre d'épines et fait sortir à volonté deux cornes rétructiles d'une couleur rose, placées sur le premier segment du corps. Parvenue à toute sa taille, elle est efûlce, renflée latéralement vers le milieu, longue de 0m,03 à O'",04. On aperçoit sur ses côtés un feston a dents de loup, compose de plusieurs bandes irrégulières à points blancs, verts et jaunes. Les cornes, qui étaient d'un rose tendre, deviennent d'un rouge carmin. Sur le point de se métamorphoser, eetie chenille s'attache par la queue et par un frein transversal, comme la chenille du papilio, du pieris et du geometra pendularia. La chrysalide est allongée, pointue, à peine anguleuse, verte avec des bandes transversales dorées; l'extiémité, qui est d'un vert plus foncé, est parsemée d'un grand nombre de points dorés. L'insecte parfait éclôt au bout de trois semaines. Exposé au soleil, il se développe complètement en deux ou trois heures, tandis que les individus qui restent ii l'ombre mettent près d'une journée pour se développer et sont d'ordinaire parés de couleurs moins brillantes. Cette espèce est assez commune dans l'Ile de Madagascar; on en a trouvé un individu à l'Ile Bourbon. Selon Cramer, les uraiiies habiteraient aussi la côte de Cororaandel,
UBANIB (du grec ouranos, ciel), une des neuf Muses. Elle présidait à l'astronomie et à la géométrie, fut aimée d'Apollon et devint mère de Linus et de l'Hy menée. On la représente vêtue d'azur, couronnée d'étoiles, parfois entourée de sphères et tenant à la main un compas. Los mythes anciens comptent aussi une Vénus Uranie, c'est-àdire une Vénus céleste et idéale, qui né peut être l'objet de désirs charnels. V. Vénus.
— [conogr. Dans une peinture antique trouvée en 1755, à (Jiviia, au pied du Vésuve, et représentant les Muses, Uranie est figurée tenant d'une main un glube céleste et de l'autre une baguette (radius) avec laquelle elle a l'air de montrer ce qui est tracé sur le globe. Lors de la découverte des célèbres statues des Muses à Tivoli, on ne trouva pas celle d'Uranie ; pour compléter cotte intéressante collection, qui fut placée au Vatican, le prince Lancelotti fit présent à Pie VI d'une fort belle statue, qu'il possédait dans son palais de Velletri, et qui avait été restaurée avec les attributs de la Fortune; on la ilébarrassa de ces attributs pour leur substituer le globe et le nidius; elle est debout, son manteau est -drapé avec une rare élégance. Une autre statue d'Uranie, assise et tenant le globe elle radius, se voit au musée Pio-ClémeiiÛD ; elle est d'un travail' trèsélégant et très-soigné ; la tête est ornée d'une plume qui, suivant quelques archéologues, ferait allusion a la victoire remportée par les Muses sur les Sirènes, et, selon d'autres, à leur triomphe sur les Piérides, qui furent métamorphosées en pies. Une statue d'Uranie, au musée du Capitole, tient -d'une main un papier roulé où sont tracés les signes du ïodtaque, et de l'autre une lunette d'appro-
URAN
che, accessoire qui n'a absolument rien : d'antique; une copie de cette statue a été exécutée par Fremery pour les jardins de Versailles. D'autres statues antiques d'Uranie se voient au musée des Offices, à la villa Borghèse, au Louvre, etc.
Les peintres modernes ont ordinairement ajouté une couronne d'étoiles aux 'attributs de la Muse de l'astronomie, et ont donné à. sa robe ou à son manteau la couleur du ciel bleu. C'est ainsi que Lesueur, dans un tableau qui est au Louvre et qui provient de l'hôtel Lambert, a représenté Uranie la tête ceinte d'étoiles, assise sur un tertre et s'appuyant sur un globe, tenant d'une main un compas et de l'autre montrant le ciel. Ce tableau a été gravé par B. Picart, par P. Laurent et P. Audouin {Musée français), dans les recueils de Landon et de Filhol. P. Baudry, dans le foyer de l'Opéra, à Paris, a peint Uranie vêtue d'uno tunique bleue, assise près du zodiaque, les yeux levés au ciel. Adam von Bartsch a gravé, d'après H. Fûger, une Uranie tendant la main vers un cercle d'étoiles. Une- estampe de Jeaurat (1719), d'après Nie. Vleughels, représente les Muses Uranie et Polymnie.
Urouie (sonnet a), célèbre sonnet de Voiture. V. Benseradk.
UBANIB. ÉE adj. (u-ra-nt-é — rad. «rame). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre uranie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des musacées, ayant pour type le genre uranie ou raveuelu.
URA.NIN s. m. (u-ra-nain). Hist. littér. Partisan du sonnet a Uranie, de Voiture, par opposition aux johelins, ou partisans du sounet de Job, par Benserade.
URANION s. m, (u-ra-ni-on — du gr. ouranion, chose céleste). Mus. Instrument à cylindre et à pédale, inventé en 1S10 par un Saxon nommé Buschmann.
URAN1QUE adj. (it-ra-ni-ke — rad. urane), Chim. Se ait d'un dos oxydes d'urane,
URANISCOPLASTIE s. f. (u-ra-ni-skopla-stl — du gr. ouraniskos, palais j plassein, former). Ohir. Restauration du voile du palais. Il On dit aussi uranoplastik.
URAN1SCOSTÉOPLA5TIE s. f. (u-ra-nisko-sté-o-pla-stî — du gr. ouraniskos, palais ; osteon, os; plassein, former). (Jhir. Restauration de la voûte du palais. Il Ou dit aussi
URANOSTÉOPLASTIB.
URANISTE s. m. (u-ra-ni-ste). Hist. littér. Partisan du sonnet sur Uranie : Les uramstiss et tes jobelins. .,
— Encycl. V. BbnseRADE.
URAN1TË s. f. (u-ra-ni-te — rad. urane). Miner. Phosphate d'urane naturel.
— Encycl. L'uranite est une substance minérale jaune, cristallisant en prismes à base carrée; assez tendre pour être rayée par le calcaire, elle a une densité égale a 3,12; fusible au chalumeau, elle donne de l'eau par la calcination ; l'acide azotique l'attaque ; la solution forme par l'ammoniaque un précipité qui se redissout parles acides; elle précipite en rouge par le cyanoferrure de potassium. Elle se compose essentiellement de phosphates d'urane et de chaux, avec des traces de silice, de magnésie, d'ammoniaque, de baryte, etc., et plusieurs équivalents d'eau. Ce minéral présente des variétés cristallisées, lamellaires et terreuses. On le trouve, en petits nids, dans les pegmatites de Saint-Syinphorien (près d'Autun), de Suint- Yrieix (près de Limoges), dans les granités de Chassy (près de Lyon), etc.
URANIUM s. m. (u-ra-ni-omm — rad.
urane). Chim. Corps simple métallique, extrait de l'urane.
— Encycl. Chim. La découverte de ce métal ou plutôt de l'oxyde uraneux remonte à 1789; elle est due à Kiaproth. Jusqu'en 1842, l'urane, tel. que l'avait donné Kiaproth, passa pour un corps simple, et ce fut à cette date seulement que M. Peligot en isola l'uranium, eu chauffant dans uu creuset de porcelaine placé dans un autre de terre un mélange de chlorure d'uranium et de chlorure de potassium placé au-dessus d'une couche de ce dernier chlorure déjà mélangé dé sodium. Puis, en traitant le résidu par l'eau, il trouva au fond du creuset des globules métalliques à'uranium. C'est encore par ce procédé qu'on obtient ce métal aujourd'hui.
Le symbole de X uranium est U. Sa densité est 18,4 ; son équivalent égale 750. Il est d'un blanc brillant, variant entre la couleur du fer et eelie du nickel et a beaucoup d'affinité pour l'oxygène, brûle dans ce gaz avec une n'anime vive et laisse un oxyde noir. 11 est plus mou que l'acier et se laisse forger facilement. Exposé à l'air, il se couvre d'une poussière jaunâtre. L'eau est sans action sur- ['uranium, mais les acides sulfurique et chlorhydrique dilués l'attaquent avec énergie en dégageant de l'hydrogène.
L'uranium donne, avec l'oxygène, quatre composés, dont le plus employé par l'industrie est celui qu'on nomme azotate d'urane. Les minerais qui fournisssent l'urane et l'uranium se rencontrent principalement, en France, près de Limoges, dans des couches ('» cristallisation ; en Bavière, dans des cou-
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ches semblables, et dans les mines de plomb et d'argent de la Bohème et de la Saxe.
URANOCENTRON s. m. (u-ra-no-sain-tron
— du gr. ouranos, ciel; kentron, aiguillon). Erpét. Genre de reptiles sauriens, formé aux dépens des iguanes.
URANOCHRE s. m. (u-ra-no-kre — de urane, et du gr. ochros, pile). Miner. Oxyde d'urane naturel.
URANOCLON s. m. (u-rarno-klon). Mamm.
Espèce de dauphin. .
URANODON s. m. (u-ra-no-don — du gr.
ouranos, ciel; odous, dent). Mamm. Syn. de
BYl'ÉROODOI*.
URANOFERROCYANE S. m.(u-ra-no-fèr-rosi-a-ne — de urane, et de ferrocyanure). Chim. Corps qui se précipite, avec une couleur d'un brun clair, quand on opère le mélange du chlorure d'urane avec le ferrocyanure de potassium. C'est une poudre jaune, insoluble.
URANOGNOSIE s. f. (u-ra-no-ghno-zî — du gr. ouranos, c\el; gnosis, connaissance). Syn. peu usité d'ASTRONOMiB.
URANOGNOSTIQUB adj. (u-ra-no-ghnosti-ke — rad. uranognosie). Qui a rapport & l'uranognosie.
URANOGRAPHE S. m. (u-ra-no-gra-fe — du gr. ouranos, eiol ; graphe, je décris). Auteur d'une description du ciel. Il Savant qui s'occupe d'uranographie.
URANOGRAPHIE S. f. {u-ra-BO-£ra-fî — du gr, ouranos, ciel ; grapliô, je décris). Description du ciel, il Science qui a pour objet la description du ciel.
URANQGRAPHIQUE adj. (u-ra-no-gra-li-ke
— rad. uranot/Mphie). Qui a rapport à l'urunographie : Eludes uranographiques.
URANOLITHE s. m. (u-ra-norli-te — du grouranos, ciel ; lithos, pierre). Mètéor. Aérolithe. Il Peu usité.
URANOLOGIE s. f. (u-ra-no-lo-jl — du gr. ouranos, ciel; logos, discours). Traité du ciel.
URANOLOGIQUE adj. (u-ra-no-lo-ji-ka — rad. uronolayie). Qui a rapport à l'uran.ologie : Essais uranologiques.
URANOMÈTRE s. m. (u-ra-no-mè-tre — du gr, owauos, ciel ; mefron, mesure). Instrument qui sert à mesurer des distances dans le ciel.
URANOMÉTRIE s. f. (u-ra-no-mé-trt — du gr. ouranos, ciel ; metron, mesure). Art de mesurer des distances célestes.
ORANOMÉTRIQUE adj. (u-ra-no-mê-tri-ke
— rad. uranométrii:). Qui a rapport a l'uranométrie : Procèdes uranométriqde3.
URANOPÈTE adj. (u-ra-no-pè-te — du gr, ouranos, ciel ; peiomai, je vole). Qui aspire au ciel, qui s'occupe des ehoses du ciel. U Mot de Rabelais.
URANOPLASTIE s. f. (u-ra-no-pla-stî — du gr. ouraniskos, palais; ptassô, je forme),
Cllir. V. URANISCOPLASTIU,
URANOPS s. m. (u-ra-nopss — du gr. ouranos, ejel ; ops, œil). Erpét. Genre de reptiles ophidiens, formé aux dépens des couleuvres.
URANORAMA s, m. (u-ra-no-ra-ma — du gr, ouranos, ciel; orama, vue). Physiq. Machine représentant les corps célestes etjleurs mouvements.
URANOSCODON s. m, (u-ra-no-sko-don).
Erpét. Genre de reptiles sauriens, de la famille des iguaniens.
URANOSCOPE s. m. (u-ra-no-sko-pe — du gr. ouranos, ciel ; skopeô, je regarde). Ichthyol. Genre de poissons aeanthoptérygiens, de la famille des percoïdes, voisin des vives, et comprenant environ quinze espèces, dont une habite la Méditerranée,
— Encycl. Les uraiwcopes ont pour caractère principal des yeux placés sur, je milieu de la face supérieure de la tète, en sorte qu'ils ne peuvent regarder que le ciel, d'où le nom du genre. Ils ont, en outre, dans l'imtérieur de la bouche, au devant de la langue, un lambeau long et étroit. Ils ressemblent beaucoup aux vives; mais ils s'en distinguent par leur grossse tête cubique, et en ce que l'épine qui leur sert d'arme est portée par l'épaule et non par l'opercule. Enfin, leur bouche fendue verticalement, la tête plus grosse que le corps, la mâchoire inférieure proéminente, le préoperuule crénelé dans sa partie inférieure, les yeux très-rapprochés contribuent à donner à ces poissons une physionomie toute particulière. Ce genre renferme une quinzaine d'espèces, la plupart exotiques et vivant dans les mers des régions chaudes. Une seule se trouve dans les mers d'Europe; c'est l'uranoscope rude, souvent désigné sous le nom vulgaire de rascasse. Ce poisson a une forme conique, les parties supérieures d'un gris brun, avec des séries irrégulières de taches blanchâtres,
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formant comme des chaînes longitudinales; la tète renfermée dans une sorte de cuirasse osseuse et raboteuse. Il habite la Méditerranée et la mer des Indes, vit solitaire dans la vase ou le sable et se sert de son appendice charnu pour attirer les petits poissonfe dont il fait sa proie. On le mange sur nos côtes.
URANOSCOPIE s. f. (u- ra-no-sko-pl — du gr. ouranos, ciel ; skopeô, je regarde). Syn.
peu USité d'ASTSOLOGIB.
URANOSO-POTAS3IQUE adj. (n-ra-tlû Mpo-ta-si-ke — de uraneux, et de potassique). Chim. Se dit d'un sel uraneux combiné avec un sel potassique.
URANOSTEOPLASTIE s, f. (u-ra-no-sté-0* pla-stl — du gr. ouranos, palais; osleon, os ; plassd, je forme). Chir. V. uraniscostÉoplastik.
DRANOTE s. f. (u-ra-no-te). Bot, Genre de plantes, de la famille des carduaeées. .
URANTHÈRE s. ta. (u-ran-tè-re — du gr.
aura, queue, et deaB<Aér<?). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des mélnstomacées, tribu des rhexiées, comprenant deux espèces, qui croissent au Brésil.
' URANUS s. m. (u-ra-nuss — nom du dieu du ciel, chez les Romains). Astron. Planète découverte par Herschel et qui est la plus éloignée de celles que nous connaissons : Les astronomes ne s'accordent pas sur la grandeur des masses de plusieurs planètes, et notamment sur celle «J'Uhanus même. (L.
Figuier.)
— Encycl. Astron. 'Uranus est la sixième planète principale de notre système. Le 13 mars 1781, William Herschel étant occupé à observer-un groupe d'étoiles de la constellation des Gémeaux avec un télescope de 7 pieds, grossissant deux cent vingt -sept fois, fut frappé du diamètre inusité d'un de ces astres. En continuant ses observations, il constata bientôt que cet astre avait un mouvement propre.
Herschel communiqua sa découverte h, la Société royale de Londres le 26 avril 1731, duns un mémoire intitulé : Account of a cornet.
Tous les astronomes d'Europe se mirent aussitôt à la recherche de l'astre comète ; on s'imaginait qu'il parcourait, comme toutes les eomètes, une ellipse très-ullongée. Bien des lunettes l'attendaient au passage. Mais la prétendue eomète ne suivait point la route qu'avaient présumée les astronomes.
Enfin on calcula sans prévention et sans parti pris tous les éléments qu'on possédait sur l'astre mobile, et on trouva que toutes les observations faites sur ses différentes positions indiquaient, .une orbite d'un rayon égal à uu peu plus de dix-neuf fois la distance du soleil à la terre.
Laplace et Méchain déterminèrent, pour la première fois, les éléments elliptiques de l'astre, et, en janvier 1783, ils les communiquèrent à l'Académie des sciences.
On se demanda alors comment cet astre, visible à l'œil nu, n'avait jamais été «perçu parmi les étoiles zodiacales au milieu desquelles il décrivait une orbite à peu près circulaire. On feuilleta les anciens catalogues d'étoiles zodiacales, et on trouva qu'avant d'être aperçu par Herschel Uranus avait été observé à dix-neuf places différentes par divers astronomes.
Lorsque la prétendue comète eut été reconnue pour une grande planète, située aux bords extrêmes de notre système solaire, Herschel réclama le droit de lui donner un nom et l'appela Georgium sidus, en honneur de George III, roi d Angleterre. Le monde savant n'accepta point cette dénomination princière.'Lalande déclara qu'il fallait l'appeler Herschel; Lichtenberg, Astrée ; Poin- Sinet, Cybèle; Prospérin, Neptune. Bode proposa le nom i'Uranns, qui fut définitivement adopté.
De 1784 à 1792, Herschel continua ses observations sur la planète ainsi baptisée contre son gré, mais qui avait commencé sa renommée et sa fortune. En 1788, il crut qu'elle était entourée, comme Saturne, de deux anneaux. Plus tard (26 février 1798), il s'aperçut qu'il avait été induit en erreur. Le mois suivant (mars 1798), il acquit la conviction que la planète présentait • un aplatissement sensible, » et il conclut « qu'elle tournait sur son axe avec une. grande vitesse. •
Lediamètred' Uranus est d'environ 4,221 par rapport à- celui de la terre pris pour unité. Ses années sont de quatre-vingt-quatre ans cinq jours dix-neuf heures. La longueur des jours est inconnue.
La densité d'tfronus est h peu près celle de l'eau, son volume soixante-quinze fois plus considérable que celui de la terre. Sa masse est la vingt-quatre millième? partie de celle du soleil.
Uranus est aceompagne d'un cortège de satellites dont on ne connaît pas encore exactement le nombre.
William Herschel dit en avoir aperçu six de 1787 à 1794. Ces astres sont si éloignés et d'un volume relativement si petit, qu il a été difricila de les retrouver, excepté deux d'entre eux. .
On en connaît quatre aujourdhui : le ge et le 4" satellite ont été découverts par
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W. Ilersohel en 1787 ; le 1er et le je par Lassell en 1851.