DISTANCES MOYENNES
le demi-diamètre de la planète «tant I.
l" satellite .
28 satellite .
3« satellite .
•4C satellite .
DURÉE des révolutions.
jours.
Si on calcule la lumière et la chaleur à la surface à'Uranus d'après sa distance au soleil, on trouve que sa température doit être très-froide; mais Uranus n a pas de saisons, son équateur coïncidant à peu près avec le plan de son orbite.
Delambre et plus tard Bouvard avaient dressé pour Uranus des tables où les perturbations exercées sur la nouvelle planète par Jupiter et Saturne avaient été calculées avec le plus grand soin; mais Bouvard put reconnaître lui-même que la planète ne suivait pas la route qu'il lui avait assignée, et il émit dès lors 1 hypothèse de l'existence. d'une autre planète encore plus éloignée du soleil, dont l'attraction pourrait être cause des inégalités observées entre la marche calculée à'Uranus et sa marche réelle. C'est cette hypothèse qui, reprise par M. Leverrier, l'a conduit a la découverte de Neptune.
URANUS, divinité hellénique, répondant au dieu Cœlumou Cœlius des Latins. Il était, dans la Cosmogonie d'Hésiode, fils de Gsea, la Terre, dont il l'ut également l'époux.
Gaea, dans ce système religieux qui remonte aux origines mêmes de la Grèce, au moins par les traditions qu'il contient, est un des quatre principes premiers qui se produisent en quelque sorte d'eux-mêmes, qui ne s'engendrent pas l'un l'autre et procréent d'eux-mêmes les nouvelles forces auxquelles ils s'allieront par la suite ; eu sorte qu'Uranus n'a pas de père. Il donna le jour, entre autres enfants, aux douze Titans, dont le dernier fut Cronos, qui le détrôna.
Le Ciel et la Terre constituaient, chez toutes les populations indo-européennes, comme chez quelques autres peuples de l'antiquité, les deux divinités primordiales. « Les premiers des dieux, dit Varron, sont le Ciel et la Terre. • Le Big-Véda appelle le Ciel et la Terre le couple immortel, les deux grands parents du monde. Dans ce livre sacré, le Ciel et la Terre sont nommés ■ divinités mères. •
L'adoration du Ciel et de la Terre existe chez des populations qui n'ont eu aucun contact avec les nations de racé indo-européenne. C'était, par exemple, le fondement de la religion des anciens Chinois. Le sacrifice k la divine Terre, Heou-iou, et uu Seigneur suprême ou dieu du ciel, Tien, constituaient les deux rites fondamentaux.
Selon Hésiode, c'est, de la Terre que la Voûte céleste, Uranus, a pris naissance. Kn effet, Uranus, le Varouna védique, est le Ciel étoile, le Firmament opposé au profond Tartare et créé après lui. Du Chaos sont sortis l'Erèbe et la Nuit. De la Nuit, unie k l'Erèbe par un premier effet de l'amour, naquirent l'Ether et le Jour, c'est-à-dire la lumière supérieure et la lumière inférieure. Ces créations précèdent celles de la Terre et du Ciel, dont 1 union donne le jour aux douze Titans, à la double triade des Cyelopes, Broutés, Stéropès et Argès, et des Hécatonchires. Cottos, Briarée et Gygès.
Ces derniers, dans la légende hésiodique, sont les ennemis déclarés du Ciel, et d:ms leur haine se peint la lutte apparente des météores, l'espèce de combat que livrent au firmament les nuages formés des vapeurs terrestres. C'est cette même lutte que décrit la mythologie brahmanique dans le Véda.
Uranus haïssait ses redoutables enfants, qui menaçaient de le détrôner. Aussi, à mesure qu'ils voyaient le jour, se hâtait-il de les replonger dans les flancs de la Terre, qui gémissait de la cruauté do son époux. Exaspérée de ce perpétuel infanticide, Gœa appela ses enfants à la révolte; elle arma Cronos et, de concert avec lui , tendit un piège k l'imprévoyant Uranus. Au moment où celui-ci, amenant la Nuit sur ses pas, allait se jeter dans les braa de son épouse, Cronos le mutila d'un coup de sa tranchante harpe, arme d'invention thrace, qui est placée dans les mains des plus anciens héros grecs et que l'on voit figurée sur quelques monuments archaïques. Des gouttes du sang d'Uranus, recueilli par la Terre, naquireut les Erinnyes,les Géants et les nymphes Mélies, qui paraissent être des personnifications des arbres. En effet, ce sont les eaux pluviales qui, s'échappant du ciel, dont les flancs ont été sillonnés par les éclairs ou déchirés par les vents, alimentent la végétation et font germer les plantes. Autour des parties génitales du dieu, tombées dans la mer, s'amassa lentement une écume d'où sortit, ainsi que l'indique son nom, Aphrodite, la déesse de la beauté.
URANYLE s. m. (u-ra-ni-le — de urane, et
URAT
du grec ulê, matière). Chim. Protoxyde d'uranium.
— Encycl. Le radical composé (U20*) a été imaginé par M. Peligot pour expliquer ce fait que tes sels neutres de sesquioxyde d'uranium ne contiennent que 1 équivalent d'acide pour 1 de base, contrairement k une loi de Berzélius. M. Peligot imagina de regarder le sesquioxyde comme un protoxyde à uranyle. Ce qu'il y a de certain, c'est que du protoxyde d'uranium chasse l'argent de ses combinaisons, une molécule UaOs prenant la place d'una molécule Ag; dans cette réaction, Vuranyle joue bien le rôle du radical métallique.
URAO s. m. (u-ra-o). Miner. Nom du carbonate de soude naturel, en Colombie.
— Encycl. L'urao est une substance saline, d'une saveur acre et urineuse, soluble dans l'eau et peu altérable k l'air; il cristallise dans te système du prisme rectangulaire oblique, mais se présente le plus souvent, dans la nature, en cristaux déformés, groupés entre eux, ou en niasses d'une texture fibreuse, saccharoïde, grenue ou compacte. C'est un sesquicarbonate de soude avec 2 équivalents d'eau. Il forme une couche peu épaisse à Lagunilla, près de Mérida (Colombie), dans un dépôt argileux; on le trouve aussi en Egypte, dans le Fezznn, dans certains lacs de l'Arabie, de la Perse, de l'Inde, du Thibet, et dans le pays des Bosjesmans (Afrique australe). Partout où ce sel existe en assez grande abondance, on le recueille avec soin pour le besoin des arts. Il sert principalement, comme le natron, k la fabrication du savon et du verre.
URAPTÈRE s. m. (u-ra-ptè-re — du grec aura, queue ; pteron, aile). Ichthyol. Genre de poissons, du groupe des squales.
URAPTÉRYX s. m. (u-ra-pté-riks — du gr. oura, queue ; pterux, aile). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides, comprenant deux espèces, qui habitent le nord de l'Europe et te Cau- - case.
— Encycl. Les uraptéryx sont caractérisés par des antennes simples, plus épaisses chez les mâles ; le chaperon large et velu ; la trompe très-longue ; le corselet robuste et très-velu; les ailes inférieures prolongées en forme de queue. Les chenilles sont trèsallongées et ressemblent tout a fait, pour la forme et la couleur, k une petite branche de bois mort; elles vivent sur les sureaux. Les chrysalides , très-allongées, ressemblent k celles des thaïs ; elles sont enveloppées d'un réseau k claire-voie entremêlé de feuilles et suspendues par de longs fils à une branche d'arbre, en sorte qu'elles sont balancées par le moindre vent. L'espèce type est appelée vulgairement soufrée à queue; c'est un joli papillon jaunâtre, de 0m,04 d'envergure, qui habite l'Europe.
URAQUE s. m. (u-ra-ke — du gr. ourakos, milieu d'une' rame). Erpét. Genre de reptiles ophidiens du groupe des vipères.
ORAR1 s. m. (u-ra-ri). Poison dont les sauvages d'Amérique imprègnent leurs flèches, il On dit plus ordinairement curarb.
URARIE s. f. (u-ra-rl).Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des hédysarées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Asie tropicale.
URARINE s. f. (u-ra-ri-ne — rad. arari"). Ch'un. Alcali extrait de l'urari ou curare.
URAS, bourg du royaume d'Italie, dans la Surdaigne , province de Cagliari , district U'Orestano, mandement de Terralba ; pop.
URASPERME s. m. (u-ra-spèr-me — du gr. oura, queue; sperma, graine). Bot. Syn.
d'OSMORRHlZE.
URASTERIE s. f. (u-ra-sté-rt — du gr.
oura, queue; aster, étoile). Zooph. Syn. de STiiLLONiii, PErwASTÉMB et solastêrie, genres d'échinodermes de l'ordre des ustérides.
UBATE s. m. (u-ra-te — du gr. ouron, urine). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide uriqua avec une base.
— Agric. Engrais d'urine et de plâtre ou de terre.
— Encycl. Les tirâtes ne sont solubles d'une manière sensible qu'autant que leurs bases le sont elles-mêmes et qu elles s'y trouvent en excès, La plupart des acides possèdent la propriété de les décomposer. On trouve Vurate de soude dans les concrétions arthritiques, celui d'ammoniaque et celui de chaux dans certains calculs urinaires. Les urines normales contiennent une quantité à'urates très-faible, mais qui, sous 1 influence de causes diverses, peut s'élever considérablement. Ils existent dans l'urine à l'état A'urates de soude, de magnésie ou d'ammoniaque. C'est lorsqu'ils s'y trouvent en quantité trop considérable qu'ils forment un dépôt blanc ou jaune rougeâtre, ayant souvent l'aspect de la brique pilée. Tout dépôt qui disparaît sous l'influence de la chaleur consiste en acide urique combiné avec diverses bases. Si le dépôt ne se dissolvait qu'en partie, la portion non dissoute serait formée d'oxalate de chaux, de phosphate de chaux ou d'acide urique, faciles à reconnaître, le premier k son insolubilité
" URBA
dans l'acide acétique, le second k sa solubilité dans le même acide, le troisième à la facilité avec laquelle il se dissout dans l'acide nitrique. Les tirâtes sont solubles dans la potasse et insolubles dans l'acide acétique. Dans les urines d'une faible densité, les urates, au lieu de se précipiter au fond du vase, forment souvent des masses gluantes, en suspension dans le liquide, qu'on pourrait prendre pour du mucus. Il suffit de chauffer l'urine pour savoir k quoi s'en tenir. Si elle s'éclaircit par la chaleur, le trouble est dû k la présence des «rares. Au point de vue clinique, il est peu important de distinguer entre elles les diverses sortes à'urates. Si cependant on veut établir une distinction, on y arrive facilement en se servant de réactifs propres k déceler la présence de la soude, de la potasse, de l'ammoniaque ou de la magnésie. Vus au microscope, les vraies sont formés de petits globules très-ténus, adhérant ensemble, souvent mélangés de cristaux d'acide urique. Ces globules présentent, quand ils sont formés à'urate de soude, de petits prolongements en forme de corne, caractéristiques. Quand ils sont constitués par de l'urate d'ammoniaque, ils sont entourés d'aiguilles déliées.
URBA, ville de l'ancienne Helvétie, chez les Urbigènes. Elle fut longtemps la^apitale de ce pays, avant la fondation d'Aoenticum. C'est aujourd'hui la petite ville d'Orbe, dans le canton de Vaud.
DRBAIN, AINE adj. (ur-bain, ô-ne — lat. urbanus; de ttrbs, ville, qui est rapproché par Weber du sanscrit ardfia, lieu, village. Cette étymologie offre, selon Corssen, un sens plus clair et plus satisfaisant que le rapprochement avec le mot latin orôt'î, cercle,, enceinte. Corssen croit, en conséquence, que le thème latin urbi vient d'une forme primitive urfi, qui correspond au sanscrit ardha. Curtius croit que le latin urbi représente le sanscrit puri, avec une transposition de lettres. Le sanscrit pur, pura, puri désigne plus spécialement une grande ville; mais au neutre, puram, il n'a que le sens de maison. La racine est la même que celle de puru, nombreux, savoir : par, pri, emplir, ce qui implique la notion primitive de lieu rempli d'habitants, mais sans limite de quantité. Le lithuanien pitlis, château, ainsi que le kjmrique pill, forteresse, ont des significations plus restreintes. Il en est de même du kymrique plwy, plioyf, plwydd, armoricain ptoue, village, commune, qui se rattachent également k ce groupe). Qui est de la ville, qui appartient k la ville : Administration urbaine. Milice urbaine. L'octroi est la cause principale des misères qui affligent les populations urbainES.^L. Faucher.)
— Hist. rora. Tribus urbaines, Tribus, au nombre de quatre, que Servius Tullius établit dans Rome.
— Pathol. Cachexie urbaine, Forme d'anémie particulière aux habitants des grandes villes.
— Substantiv. Habitant de la ville : ferrai quelques jours autour de la ville, logeantehez des paysans de ma connaissance, qui tous me reçurent avec plus de bonté que n'auraient fait les URBAINS. (J.-J. Rouss.) Il Peu usité.
— s. f. Sorte de voiture de. place : Les