‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 509 sur 1042 · URBE · texte numérisé non relu

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couverte an 1773 par Rouelle et étudiée ensuite par Fourcroy , Vauquelin , Proust, Berzélius, etc. A l'état solide et pur, l'urée cristallise en aiguilles prismatiques allongées, blanches, transparentes, légèrement nacrées, inodores, d'une saveur qui rappelle celle du nitre, et nullement celle du liquide qui les fournit. Exposée à l'air, Vurée ne subit aucune altération, k moins que l'atmosphère ne soit chargée d'humidité, car alors elle tombe légèrement en déliquescence. Lorsqu'on la soumet à une forte chaleur, elle se liquérie; une portion se décompose et l'autre se volatilise, sans éprouver aucune altération apparente. La pesanteur spécifique de ses cristaux est de 1,350 environ ; k 60°, l'eau en dissout plus que son poids, et la liqueur peut rester exposée à l'air pendant plusieurs mois sans subir aucune altération. L'eau bouillante la dissout en toute proportion et sans la modifier. À une température moyenne, l'alcool en dissout à peu près un cinquième de son poids; mais il en prend plus que son propre poids lorsqu'il a été chauffé au degré de l'ébullition. Vurée est de tontes les matières azotées connues la plus riche en azote; elle en contient 46,7 pour 100.'

On peut la considérer comme l'un des produits de l'oxydation des matières albuminoîdes. Ce principe, éminemment annualisé, se rencontre, dit-on, dans le sang des animaux auxquels on a fait l'extraction du rein. Il en résulte que ces organes séparent seulement l'urée du sang et ne la forment pas. Dans les laboratoires, on prépare l'urée de la manière suivante: on filtre de grandes quantités d'urine humaine fraîche, on la fait évaporer au bain-marie ou au bain de sable jusqu'à ce qu'elle prenne une consistance sirupeuse et Von y ajoute un volume d'acide azotique concentré et incolore à peu près égal au volume de l'urine concentrée. Le mélange, en se refroidissant, se solidifie-à demi en donnant de l'azotate à'urée. On fait sécher la masse cristalline sur une brique ou on la pressa entre plusieurs doubles de papier Joseph, on la dissout dans un peu d'eau tiède et on traite la solution qui en résulte par un excès de carbonate de baryte. En concentrant le liquide filtré, l'azotate de baryum cristallise d'abord, tandis que Vurée reste dans l'eau mèi-e, qu'on évapore au bainmarie. L'alcool tiède extrait Vurée de 'ce résidu, et en se refroidissant, ou par évaporation lente, il laisse déposer ce coi-ps sous la forme de longs cristaux prismatiques plats. La décomposition de l'urine n est pas le seul moyen de se procurer de Vurée. On l'obtient encore par différents procédés, tels que celui de Liebig et celui de Clemm. Le premier prépare 1 urée en décomposant un mélange intime de ferrocyanure de potassium et de peroxyde de manganèse ; le second se sert du prussiate de potasse ferrugineux pulvérisé et du carbonate de potasse aussi pulvérisé. On mélange les deux sels dans les rapports de 8 parties du premier et 3 parties du second. On les fait fondre dans un creuset de fer. Quand la masse est rouge et en fusion tranquille, on retire du feu, on laisse refroidir un peu et l'on ajoute petit à petit 15 parties de minium, 11 se dégage un peu de gaz carbonique et d'azote par la décomposition d'une partie du cyanate de potasse. On lessive la niasse refroidie par l'eau froide. Dans les dernières eaux, on dissout 8 parties de sulfate d'ammoniaque. On concentre tous les liquides au'bain-marie et, après avoir séparé les cristaux de sulfate de potasse qui se déposent, on évapore à siccité. Le résidu est traité par l'alcool, qui dissout Vurée. On obtient en urée 50 à 60 pour 100 du poids du prussiate (Soubeiran).

La quantité de Vitrée peut varier dans l'urine. La quantité moyenne est de 2,2 pour 100, ou si l'on veut de 22 parties pour 1,000. Dans les 1,250 grammes d'urine rendue par jour en moyenne, il y a donc 2S grammes d'urée; mais Vurée peut atteindre 34 et 38 grammes si la quantité d'urine rendue est plus considérable. Le mode d'alimentation a une influence considérable sur les proportions d'urée contenue dans l'urine. Ce fait est le résultat de plusieurs expériences concluantes de MM, Lelimann et Frerichs. Los mêmes expérimentateurs ont aussi observé que l'exercice musculaire prolongé augmente la proportion de Vurée dans l'urine, abstraction faite du régime. L'influence des ùges se fait sentir sur les proportions de Vurée, dans un sens analogue à celui de l'alimentation chez les enfants qui croissent; ainsi, tandis qu'un homme adulte excrète en vingt-quatre heures 28 grammes d'urée, un enfant qui croit (Agé de 8 ans) excrète en moyenne, dans le même temps, 13 grammes d'urée, ce qui, proportionnellementau poids de l'enfant, constitue une différence de près du double. La petite proportion d'urée contenue dans le sang correspond-elle à touie Vurée sécrétée par le rein ? Les analyses récentes du Sang rendent la chose plus que vraisemblable. M. Picard a analysé sur deux chiens le sang de l'artère rénale et le sang da la veine rénale, c'est-à-dire le sang qui entre dans le rein et le sang qui en sort. Sur le premier chien, il a trouvé, pour 1,000 grammes de sang, 0ffr,36 d'urée dans le sang de l'artère rénale, et seulement 0Sr,13 3'iirs'ff dans le sang de la veine rénale. Sur le second chien, il a trouvé, pour 1,000 grammes de sang, 0gr,4 d'urée dans le

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sang de l'artère rénale, et seulement OR',2 d'urée dans le sang de la veine rénale, c'està-dire moitié moins d'urée dans le sang delà veine que dans le sang de l'artère. M. Valentin, basant son calcul sur la vitesse du cours du sang dans les artères et sur l'airo des vaisseaux du rein, a supposa que les reins sont traversés par 244 grammes do sangpar minute, c'est-k-dire par350 kilogrammes de sang en vingt-quatre heures. Comme il y a, en moyenne, dans le sang humain, Ogr, 2 d'urée par 1,000 grammes, il en résulte qu'il y aurait 70 grammes d'urée contenus dans les 350 kilogrammes de sang qui traversent le rein en vingt-quatre heures. Or, le sang qui traverse le rein n'abandonne en vingt-quatre heures que 28 grammes d'urée dans les urines. Le calcul est parfaitement d'accord avec i'observiition. ,

M. Ségalas a reconnu que l'urée, injectée en faibles proportions dans les veines, n'a pas d'autre action sur l'économie que celle qu'elle exerce sur le système urinaire, dont elle augmente la sécrétion. -Cette propriété a été reconnue par Fouquier, qui a inutilement essayé d'employer cette substance contre la diabète sucré. Martin Solon a remarqué qua l'urée donnée à la dose de 1 à 2 grammes dans 120 grammes «la julep bachique rendait le pouls plus rare, et il a proposé da remplacer la digitale par Vurée, lorsque la digitale occasionne des nausées. Administrée à Ta dose de 20 grammes, Vurée tue un lupin en peu de temps. ,

URELLïE s. f. (u-rèl-11). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des imîscides, comprenant deux espèces, qui se trouvent aux environs de Paris.

URÉMIE s. f. (u-ré-mt — du gr. ouron, urine; aima, sang). Piithol. Accumulation de l'urée dans' le Sang.

— Encycl. L'urémie est une maladie regardée encore par beaucoup de médecins comme absolument hypothétique. Wilson, Wabler et Krerichs ont l'ait l'histoire de cette prétendue altération du sang, caractérisée par l'excès de l'urée normale dans ce liquide. L'urée est un poison violent, qui, à faible dose et injectée dans le sang des animaux, produit des phénomènes comateux et convulsifs promptement mortels. Si donc, par le fait d'une atrophie rénale, d'une néphrite albumineuse, aiguë ou chronique, d'une destruction ou d'une extirpation des reins, l'urée cesse de se sécréter normalement par les urines, elle s'accumule dans le sang et peut produire, dit-on, dans l'économie, les mêmes altérations qu'elle y produirait si on l'injoc7 tait dans les vaisseaux. Mais cette démonstration de l'augmentation de l'urée normale du sang est encore à faire, ou du moins elle n'a pas été établie d'une manière irréfragable. Elle a pour conséquences (suivant les praticiens partisans de cette doctrine) : le coma, la paralysie, le délire les hallucinations et des attaques d'éel&mpsie, comme on l'observe durant les grossesses compliquées d'albuminurie. Selon d'autres, ces phénomènes, lorsqu'ils se montrent s'expliquent aussi bien par une autre altération du san^, l'anémie, ou par une lésion matérielle da l'encéphale, par l'œdème du cerveau, sans qu'il soit besoin d'invoquer l'existence d'une iiosohémie spéciale, peu démontrée jusqu'à ce jour,

URÉM1QUE adj, (u-ré-mi-ke — rad. urémie). Pathol. Qui a rapport à l'urémie : Accidents OHliMlQUIiS.

URÈNE s. f. (u-rè-ne — de uren, nom ma-^ labaru de l'espèce principale). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des tnalvacées, tribu des malvées, comprenant une trentaine d'espèces, qui croissent dans les Contrées tropicales, surtout en Asie, il On dit aussi

URENA.

— Encycl. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux, dont les fleurs axillaires, solitaires, jaunes on rosées, sont rapprochées supérieurement de manière à fournir des grappes. Ces fleurs ont un calice double K cinq divisions; elles portent cinq pétales et de nombreuses étaniines. La eapMile est arrondie, armée de pointes et montre cinq loges distinctes. Ces arbrisseaux habitent les pays chauds. L'u»èHe lobée de Maurice et du Brésil porte des fleurs roses, dont la corolle est deux fois plus grande que le calice. L'urène shiuée du Brésil fournit des fibres textiles. Ces espèces ont les propriétés médicamenteuses des tnalvacées.

URERE s. f. (ti-rè-re — du lat. urere, brûler). Bot. Genre de plantes, de la famille des urticées, formé aux dépens des orties.

# URÊTÉRALGIE s. f. (u-rà-té-ral-jî — da uretère, et du gr. algos, douleur). Pathol. Douleur dans les uretères.

URÉTÉRÀLG1QUË adj. (u-rë-té-ral-ji-ke — rad. urelura(gte). Pathol. Qui a rapport à l'urétèralgie : Douleurs URETÉRAUSiQuiiS.

URÉTÉRASIE S. f. (u-ré-té-ra-zî — de uretère, et Uu gr. ektasis, dilatation). Patliol, Dilatation des uretères. Il On dit aussi urb-

TBRECTASIB.

URETÈRE s. m. (u-ro-tè-re — gr. ourêlêr, de ouron, urine). Ahat. Chacun des deux canaux qui portent l'uriue des reins dans la vessie : Ureterb droit. Uretère gauche.

Ma femme, fais voir mon urine à M. Ano-

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din, il verra si j'ai quelque embarras dans les uretères. (Brueys.j

— Encycl. On trouve à l'état normal deux uretères, un pour chaque rein ; mais dans certains cas exceptionnels il peut en exister deux pour chaque rein, soit qu'ils se réunissent ensemble après un trajet plus ou moins long, soit qu'ils marchent isolément et qu'ils débouchent dans la vessie par deux ouvertures différentes. Chez les sujets qui n'ont qu'un seul rein, il est de règle de rencontrerdeux uretères se dirigeant chacun d'un côté du réservoir urinaire. L'uretère prend son origine dans le bassinet du rein, avec lequel il se continue par une excavation appelée 111fundibulvm. Il représente un cylindre affaissé sur lui-même, à parois blanchâtres, minces, extensibles, d'un volume variable depuis celui d'une plume de corbeau jusqu'à celui d'une plume à écrire. La partie la plus rétrécie de ce canal est celle qui est contenue dans l'épaisseur des parois de lu vessie. Il peut être extrêmement dilaté lorsque le cours de l'urine a été momentanément interrompu. Dans ce cas, il peut atteindre la grosseur de l'intestin grêle (Oruveilhier). L'uretère descend obliquement de dehors en dedans depuis le rein jusqu'au bas-fond de la vessie; il est situé en ayant du muscle psoas et recouvert

Îiar le péritoine; les vaisseaux spermaiiques e croisent très-obliquement. Arrivés sur les parties latérales du bas-fond de la vessie, les uretères s'enfoncent très-obliquement dans l'épaisseur des parois de cet organe, et, après un trajet oblique de om,02 environ, ces canaux débouchent, par un orifice très-etroit, à l'un des angles postérieurs du trigone vésical. Chaque orifice est à peu près distant de 0™,02 de celui qui est du côté opposé. L'uretère est formé de trois tuniques, une interne ou muqueuse, qui n'estque la continuation de la muqueuse vésicale; une moyenne ou musculeuse, composée de fibres longitudinales et circulaires, et enfin une externe ou celluleuse, composée de tissu conjonctif mêlé à quelques fibres élastiques.

— Pathologie. Les uretères participent toujours plus ou moins complètement aux affections du rein et de la vessie; mais, indépendamment de ces cas, où la maladie leur est pour ainsi dire transmise, ils peuvent être le siège de quelques lésions particulières physiques ou vitales. Les premières sont produites le plus souvent par la présence des calculs urinaires. Les calculs qui traversent ces canaux ont pris nai:>sance dans le rein. S'ils sont d'un très-petit volume, ils traversent l'uretère et passent dans la vessie sans occasionner le moindre accident. Mais il n'en est pas ainsi lorsque leur volume est considérable ou que leur surface est hérissée d'aspérités. Dans le premier cas, on observe une diminution progressive dans l'émission des urines, et bientôt il y a rétention complète, à moins que le calcul, se trouvant creusé d'un canal sur l'une de ses faces, ne laisse encore traverser le liquide. La suppression de l'urine serait absolue si chaque uretère était également affecté. Ces cas sont trèsrares. Quand le calcul est inégal, garni d'aspérités, il produit des accidents plus prompts et plus fâcheux. Il existe dans tout le trajet de l'uretère une douleur tres-vive qui retentit dans tout l'appareil urinaire, aux organes de la génération et jusque dans les cuisses. Les testicules sont rétractés vers les aines; ils se tuméfient et peuvent même s'atrophier (Boyer). Il survient de la fièvre-, le pouls es,t petit, dur et fréquent; il y a quelquefois des spasmes, des mouvements convulsifs; les urines coulent difficilement ou sont complètement arrêtées; elles sont claires, limpides, parfois sanguinolentes, puis troubles, chargées de mucosités. Si le calcul tombe dans la vessie, ces accidents cessent avec une grande promptitude; si le calcul reste a sa place, les accidents vont en s'aggravant; l'in flammation, la suppuration des urelères,des rein» deviennent plus intenses, leur ulcération s'étend, des abcès ont lieu, et le malade succombe dans le plus grand nombre des cas (Vidal). Le diagnostic des calculs de l'uretère est ires-difficile, puisqu'on ne peut obtenir que des signes rationnels. Le pronostic est d'autant plus grave que les corps étrangers sont plu3 volumineux et plus inégaux. Quand ils produisent la rétention complète, la mort est inévitable.

— Traitement. Le traitement de cette affection consiste dans l'emploi des saignées, si le sujet est robuste ; mais surtout dans l'administration îles boissons rafraîchissantes, des bains tièdes prolongés et des calmants. Boyer conseille, pour faire avancer les calculs dans les uretères, les vomitifs, l'exercice à pied ou à cheval et tout ce qui peut déterminer de fortes secousses. Les diurétiques mucilagineux sont très -utiles quand il n'y a pus rétention complète d'urine.

Les lésions vitales ce Yuretère ont pour résultat immédiat le rétrécissement ou lu dilatation du canal. Le rétrécissement peut porter sur toute l'étendue ou sur une partie seulement de l'uretère. Le premier phénomène s'observe lorsque le rein, pour une cause quelconque, cesse de sécréter l'urine. On voit alors les parois de Yuretère revenir sur elles-mêmes et former une espèce de cordon solide comme mie artère abandonnée par le torrent circulatoire, Dans les cas où il ' se produit un obstacle à l'écoulement de l'u-

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rine, soit par 'la présence d'un calcul, soit par la compression d'une tumeur, on observe un rétrécissement au niveau de l'obstacle et dans la partie située au-dessous, tandis qu'il s'opère une dilatation dans la partie du canal placée au-dessus de l'obstacle. Lorsque celui-ci se trouve dans le voisinage de la vessie, la dilatation porte sur toute la longueur de l'uretère. C'est dans ce cas qu'on a vu ce canal acquérir le volume de l'intestin grêle. Le dignostic de ces lésions est extrêmement difficile, et la thérapeutique est presque toujours impuissante.

URÉTÉREMPHRAXIE s. f. (u-ré-té-ranfra-ksl — de uretère, et du gr. emphraxis, obstruction). Pathol. Obstruction des uretères.

URÉTÉRIQUE- adj. (u-ré-té-ri-ke — rad.

uretère). Anat. Qui a rapport aux uretères.

URÉTÉRITE s. f. (u-ré-té-ri-te — rad. uretère). Pathoi. Inflammation des uretères.

URÉTÉROLITHIÂSE S. f. (u-ré-té-ro-Ii-tia-ze — de uretère, et du gr. litlios, pierre). Pathol. Calcul arrêté dans un uretère.

URÉTÉROPHLEGMATIQUE adj. (u-ré-téro-flè-groa-ti-ke — de uretère, et du gr. phlegma, mucosité). Pathol. Qui provient du mucus arrêté dans l'urètre.

TJRÉTÉROPY1QUE adj. (u-ré-té-ro-pi-i-ke — de uretère, et du gr. puon, pus). Pathol. Qui est causé par du pus fourni par l'uretère.

URÉTÉROSTOMATIQUE adj. (u-ré-té-rosto-ma-ti-ke — de uretère, et du gr. stoow, bouche). Anat, Qui a rapport à l'orifice des uretères.

URÉTEDR s. m. (u-ré-teur). Ichthyol. Nom vulgaire de la lamproie.

ÇRÉTHANE s. f. (u-ré-ta-ne). Chim. Produit du l'action de l'ammoniaque sur l'acide éthéroxychlorocarbonique. Sa formule est C6H'0*Az. 11 est blanc, soluble dans l'eau et l'alcool ; il fond à luoo, distille sans se décomposer à 108° et est cristallisable.

URÉTHR... V. par urétr... les mots qui commencent ainsi.

DRÉTHYLANE s. f. (u-ré-ti-la-ne), Chim.

Carbonate anhydre d'ammoniaque et de méthylène.

URÉTIQUE adj. (u-ré-ti-ke — dugr. ouron, urine). Mêd. Syn. de diurétique.

— Pathol. Malade urétique, Malade qui urine abondamment.

— Anat. Passage urétique, Passage de l'urine.

ORÉTRALou CRÉTHRAL, ALE adj. (u-rétral, a-le — rad. urètre). Anat. et pathol. Qui a rapport à l'urètre : Muqueuse uré- TRALB. Chancre urétrai,.

URÉTRALGIE OU URÉTHRALGIE s. f. (llré-tral-jl — de urètre, et du gr. algos, douleur). Pathol. Névrose doulouieuse de l'urètre, sans phénomènes inflammatoires.

— Encycl. L'urélralgie est fréquente k la suite' d'une maladie du canal, de Ja prostate ou du col vésical, particulièrement après la blennorrhagie chronique. Souvent aussi l'urétralgie est sympathique d'une lésion de quelque autre partie.de l'appareil urinaire ou génital. C'est ainsi, par exemple, que tous les praticiens ont observé la vive sensibilité de l'extrémité de la verge chez le3 individus atteints d'un calcul de la vessie.

Il est toujours très-difficile de reconnaître- 'si l'urétralgie est idiopathique ou symptomatique. On n'arrive au diagnostic que par voie d'exclusion, et on ne doit pas admettre l'existence d'une névrose essentielle avant de s'être bien assuré qu'il n'existe aucune altération de l'appareil génito-arinaire, telle que calcul, hypertrophie ou dégénérescence de la prostate, rétrécissement, blennorrhée, etc. C'est-ce qu'on recherchera par la palpation de la portion urétrale de la verge et par l'exploration directe au moyen de la sonde. S'il y a névralgie, elle se révèle par des accès plus, ou moins violents et plus ou moins fréquents, mais toujours séparés les uns des autres par des intervalles de calme. Ils sont quelquefois réguliers et périodiques. La douleur prurigineuse et cuisante, surtout à l'extrémité de la verge, se manifeste bientôt le long du canal et remonte en passant par les aines jusqu'au sacrum et aux reins. Il se produit souvent alors une rétention d'urine qui amène k la longue de l'irritation et du catarrhe vésical. La fièvre est très-rare. Cette affection, qui tourmente quelquefois si cruellement les malades, ne cause pour ainsi dire jamais leur mort.

Une fois son diagnostic établi, on cherchera à diminuer la sensibilité exaltée de l'urètre eu introduisant chaque jour dans Je canal une sonde de plus en plus grosse, qu'on y laissera séjourner de cinq à dix minutes. Dans les cas graves, on renouvellera plusieurs fois le calhéiérisme dans l'espace de vingt-quatre heures. Si ce moyen ne suffit pas, on pourra chercher à produire une perturbation plus vive en faisant dans le canal des injections caustiques ou simplement d'eau glacée, en même temps qu'on ordonnera des bains, des lavements émollients et des boissons diurétiques. On pourra recourir entin aux frictions avec la pommade stibiée, aux caustiques et au séton placés dans le voisi-

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nage de l'urètre, dans le but de déplacer l'irritation.

DRÈTRE ou URÈTHRE s. m. (u-rè-tre — du verbe oured, uriner, venu lui-même de ùros, ouron, urine). Anat. Canal qui conduit l'urine de la vessie au dehors : Maladie de i'URÈTRB. Canal de /'urètre.

— Encycl. Anat. Le canal de l'urètre, chez l'homme, commence au niveau du col de la vessie et se termine à l'extrémité du gland. Sa longueur varie entre 0m,12 et 0m,16 ; son diamètre, qui change dans les différentes portions du canal, présente une moyenne de 0m,008. On divise le canal de l'urètre en trois portions : une portion prostatique contenue dans l'épaisseur de la prostate, une portion membraneuse ou musculaire qui fait suite à la précédente, et une portion spongieuse qui se prolonge jusqu'au méat urinaire. Au point de vue topographiquo, l'urètre est divisé en portion périnéale et en portion pénienne. Dans la première partie, le canal urétrai présente une courbure à concavité supérieure, au niveau et au-dessous de la jonction des deux branches du pubis. Quand la verge n'est point en érection, elle est pendante et l'urètre offre une deuxième courbure en sens inverse de la première, de façon que le canal décrit dans son ensemble un S italique. Il est très-important de connaître la première courbure lorsqu'on veut pn tiquer le cathétérisme. La portion prostatique de l'urètre est mesurée par le diamètre antéro-postérieur de la prostate (v. prostatk); ses parois sont très-minces et soutenues par le tissu cellulaire de cette glande. La région membraneuse, plus courte que la précédente, n'est guère que de O^jOl» à 0m,025 environ. C'est la portion réellement curviligne du canal; elle est entourée par les fibres du muscle de Wilson; ses parois sont très-minces, et s'affaissent très-facilement. La portion spongieuse commence au niveau de la symphyse pubienne par un renflement considérable, désigné sous le nom de bulbe de l'urètre, et se termine k l'extrémité du gland. C'est la partie la plus longue du canal; elle est logé^ dans une gouttière formée par la face inférieure des corps caverneux, qui s'adossent par leur côté interne. Une membrane fibreuse maintient l'urètre dans sa position normale. Enire le bulbe et la portion membraneuse se trouvent deux glandes du volume d'un noyau de cerise et désignées sous la dénomination de glandes de Méry ou de Cowper. Ces glandes, dites en grappe, sont inégales, bosselées, grisâtres et sécrètent un liquide incolore, visqueux, qui s'écoule en abondance pendant l'érection, avant l'éjaculation. La surface interne de l'urètre est blanchâtre au niveau de la prostate et d'un rose pâle dans tout le reste de son étendue. Dans la région bulbaire, on rencontre une dilatation constante, appelée cul-de-sac du bulbe; au niveau du gland, on en trouve une secqnde, connue sous le nom de fosse navicnlaire; c'est ordinairement par laque débute la blennorrhagie. Le méat urinaire, orifice du canal, est le point le plus rétréci. La membrane interne du canal présente un grand nombre «.le plis longitudinaux qui s'effacent par la distension, et, en outre, une multitude de petits orifices conduisant dans des culs-de-sac, dont les plus considérables sont désignés sous le nom de sinus ou lacunes de Morgagni. Enfin, sur la paroi inférieure de la région prostatique se trouve une saillie médiane, appelée verumontanum, sur les côtés de laquelle viennent s'ouvrir les conduits éjaculateurs.

La structure du canal de l'urètre varie un peu dans les différentes portions. Au niveau de la prostate, on remarque tous les éléments des parois vésicules; la portion membraneuse est enveloppée par les fibres du muscle transverse urétrai et des plexus veineux très-considérables. La portion spongieuse est formée par du tissu érectiie analogue à celui des corps caverneux. Enfin, une membrane muqueuse tapisse l'intérieur du canal dans toute son étendue.

Chez la femme, le canal de l'urètre est beaucoup plus court que chez l'homme; mais il est plus large et plus dilatable. Sa longueur est de 0>n,027 à om,34 • son diamètre est de 0m,011 à ûm,013. La direction du canal est oblique de haut en bas et d'arrière eu avant, c'est-à-dire du col de la vessie à la partie supérieure de l'entrée du vagin. Il décrit une légère courbe à concavité supérieure et antérieure. Le méat urinaire s'ouvre sur la ligne médiane, au-dessus d'un petit tubercule formé par la crête longitudinale antérieure du vagin. L'urëfre est séparé de la paroi supérieure du vagin par une couche de tissu cellulaire dense, d'autant plus épaisse qu'on avance davantage vers la vessie.

— Pathol. L'urètre peut manquer en partie ou en totalité. Cet accident s observe plus souvent chez la femme que chez l'homme; mais on ne l'a jamais rencontré que par un vice de conformation ou k la suite d'une lésion qui ne permettait plus à l'urine de traverser le canal destiné k son excrétion. C'est ainsi qu'on voit celui-ci s'atrophier lorsque le produit de la sécrétion urinaire s'échappe k travers une ouverture anomale pratiquée entre la vessie et les parois du vagin. Chez l'homme, l'urine peut s'écouler par une ouverture ou une déchirure de la partie inférieure du conduit uretral. Dans tous les cas, il n'y a atrophie que dans la portion qui n'est

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filus traversée par le liquide. Quelquefois, 'urètre se trouve complètement oblitéré dans une plus ou moins grande étendue, et dans ces cas on a vu la cavité de l'ouraque parfaitement conservée aller s'ouvrir au niveau de l'ombilic. Cette anomalie produit une incontinence d'urine; celle-ci s'échappe en bavant, puisqu'il n'existe autour du méat aucun appareil musculaire spécial capable d'arrêter ou de projeter le liquide. Cabrol, de Beaucaire, cite l'exemple d'une jeune fille frappée de cette infirmité, t qui avait l'ombilic allongé de quatre doigts, semblable a la crête d'un coq d'Inde ; elle pissait par l'ouraque. •

— Urètre double. On a cru plusieurs fois à l'existence de deux canaux servant k l'émission de l'urine ; mais ce fait n'a jamais été démontré. Ce qui a donné lieu à l'hypothèse d'un double canal, c'est la perforation du gland-en deux endroits différents. Ces orifices, au nombre de deux et quelquefois de trois, ne sont qu'une division de 1 extrémité libre de l'urètre; à une profondeur variable dans l'épaisseur de la verge, ces diverses branches se réunissent en un seul et unique canal. Ce qu'il y a de certain, c'est que le conduit excréteur du sperme se trouve, dans quelques cas rares , totalement séparé du canal de l'urètre, et la liqueur séminale s'échappe alors au niveau du gland par une ouverture distincte du méat urinaire.

— Calculs de l'urètre. Les calculs de l'urètre peuvent se former sur place ou venir directement de la vessie. Dans le premier cas, on les rencontre dans la fosse naviculaire, dans le cul-de-sac du bulbe ou dans la dilatation qui se trouve derrière un rétrécissement. Ces calculs sont le résultat du séjour prolongé de l'urine dans les cavités qui les recèlent, ou bien encore ils ont pour origine un corps étranger introduit dans le canal et autour duquel se sont formées des concrétions urinaires. Lorsque les calculs proviennent de la vessie, et c'est le cas le plus fréquent, ils succèdent ordinairement à une opération de lithotritie. Ce sont de petits fragments de pierre divisés dans le réservoir urinaire, qui, au lieu d'avoir été expulsés au dehors, se sont arrêtés dans les dilatations normales ou anomales du canal. Quelquefois, cependant, ce sont de petits graviers qui, après avoir franchi le col vésical, se sont tixés dans les anfractuosités de l'urètre. Quoi qu'il en soit, la présence des calculs se traduit toujours par quelques troubles fonctionnels, et, s'ils sont abandonnés à euxmêmes, ils se comportent de différentes manières, selon leur volume. Les plus petits sont poussés par lé flot de l'urine d'arrière en avant et arrivent quelquefois jusqu'à l'extrémité antérieure du canal pour être chassés eu tièreiuent. Ils peuvent même, avec un assez grand volume, parcourir l'urètre sans provoquer aucune solution de continuité, mais en dilatant plus ou moins ce canal. Ce mode d'élimination s'observe surtout chez les femmes. On a. vu chez elles des calculs de la grosseur d'un œuf être ainsi expulsés par les voies naturelles. Ce sont de véritables accouchements, qui occasionnent pour longtemps une incontinence d'urine. En. général, quand le corps étranger est volumineux, il n'avance ni neivcu.e; il reste là où il s'est formé et prend toujours plus de développement. Il n'est pas rare alors qu'il s'établisse une poche dans les tisssus qui environnent l'urètre, ou qu'une rigole se creuse sur le calcul même; c'est ce qui explique l'émission encore possible de l'urine dans les cas de calculs très-volumineux, et quelquefois un état de sauté presque parfait malgré la présence d'un calcul urétrai de forte proportion. Le volume, les aspérités ou toute autre circonstance développent autour des corps étrangers une inflammation èliminatrice qui creuse devant eux, e'est-a-dire du côté de la peau, une ulcération, commencement de voie par laquelle sortent ces corps. Cette voie, par laquelle le corps étranger a été éconduit, reçoit ensuite de l'urine, ce qui l'entretient ouverte et constitue une vraie fistule. Mais comme l'urine n'est pas constamment en rapport avec le trajet, si celui-ci est oblique et s'il n'est pas trop large, il peut s'oblitérer spontanément. Dans les conditions contraires, la fistule peut longtemps persister et devenir incurable (Vidalj.

Les symptômes des troubles fonctionnels de l'urètre causés par des corps étrangers offrent une grande ressemblance avec les autres lésions de ce canal, de la prostate et même de la vessie. Aussi, pour constater la présence des calculs, il faut immédiatement recourir à la palpation et au cathétérisme. Celui-ci doit être pratiqué de préférence avec une sonde métallique. Dès que l'instrument est arrivé au, niveau du. calcul, l'opérateur éprouve une sensation particulière de grattement, qui se continue par les mouvements de va-et-vient imprimes à la soude. Celle-ci est quelquefois arrêtée brusquement par le corps étranger, et alors il s'opère un léger choc, rude, qui traduit la présence du calcul.

— Corps étrangers de l'urètre. Les corps étrangers proprement dits qu'on rencontre dans le canal de l'urètre viennent tous du dehors et ont été introduits dans un but lascif. Chez les jeunes femmes, ce sont ordinairement des aiguilles ou des épingles, et

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plus particulièrement des épingles dont elles se servent pour ajuster leurs cheveux. Chez les garçons, ce soin des fragments de bois, des épis de blé, des noyaux de cerise, etc. Pendant le cathétérisme, il arrive quelquefois que la sonde ou les bougies se brisent et qu il en reste une partie dans le canal de l'urètre. En général, tous les corps étrangers, une fois introduits dans le pénis, ont une grande tendance k se porter du côté de la vessie, surtout ceux qui, comme les épis ou les épingles introduites par la tête, offrent des poini.es qui s'enfoncent dans les parties molles quand on veut les extraire.

— Extraction des calculs et autres corps étrangers de l'urètre. Les moyens employés pour l'extraction des corps étrangers doj'urètre sont très-nombreux et varient pour ainsi dire avec la forme de chaque corps. Pour l'extraction des calculs, on a proposé la succion, l'insufflation et la dilatation, puis, les moyens usités pour l'extraction des corps étrangers de la vessie, c'est-à-dire plusieurs genres de pinces, l'incision et la lithoiritic. La plupart de ces moyens peuvent être combinés et employés avec succès selon le siège du calcul, sa forme, etc. La succion immédiate ne peut Être tentée que dans les cas où les calculs sont engagés dans la fosse navioulaire ; lorsqu'ils si.nl situés plus profondément, il faut la pratiquer à l'aide d'un tube. L'insufflation est un moyen tout à fait insuffisant, qui n'est plus employé en ehirur-

fie, La dilatation, qui vaut mieux que les eux premiers procédés, est produite par des sondes, des bougies ou des éponges préparées. Une fois le eu uni dilaté par un de ces moyens, on engage le malade à retenir l'urine le plus longtemps possible, puis, quand la vessie est pleine, on enlève l'instrument et en même temps l'individu pousse fortement pour que le flot d'urine enlève le corps étranger. Quand on ne peut réussir par un de ces prucédes, on emploie les pinces de Hunier, d'Amussat ou l'instrument de Leroy, qui agissent directement sur- la pierre à extraire. Ou peut encore pratiquer la lithotritie comme on la pratique dans la vessie, et, si la sensibilité du malade ou une autre cause quelconque rendait ces opérations impossibles ou trop douloureuses, il ne faudrait pas hésiter k pratiquer une incision au niveau dit corps étranger pour l'extraire directement. Quant k l'extraction des corps étrangers proprement dits, il serait impossible de donner une règle générale, vu la variété infinie des corps qui peuvent être introduits dans le canal de Y urètre. On a quelquefois réussi à extraire les épingles avec une sonde; d'autres fois, il a fallu traverser le canal avec la pointe, renverser l'épingle et la faire sortir par la tête. S'il s'agissait d'un corps hérissé de pointes, comme un épi de blé, on passe une canule entre les parois de ['urètre et le corps étranger, de façon à enfermer ce dernier dans la canule ; on eu fait ensuite l'extraction k l'aide d'une pince.

— Fistules de l'urètre. Les fistules de l'urètre reconnaissent d'ordinaire pour causes les plaies, les déchirures, les corps étrangers introduits dans le canal et les rétrécissements, les tumeurs et les abcès du canal urétral. On les divise en listules incomplètes et en listules complètes. Les premières n'ont qu'un seul 01 itice, tantôt dans l'intérieur du conduit, tantôt sur la peau. Les secondes présentent deux ouvertures, l'une interne et l'autre externe. Celle-ci est quelquefois double, triple, etc. Le trajet de la fistule est marqué par une corde qui s'étend de l'urètre à l'orifice extérieur, et, lorsque les fistules sont anciennes, il naît dans leur voisinage des callosités très-dures; quelquefois même, si les tistules sont nombreuses, tous les tissus de la région qu'elles occupent sont transformés en une masse dure qui les dénature et les rend méconnaissables. Les orifices listuleux se montrent au périnée, aux bourses et tout le long des corps caverneux. A peine la fistule est-elle établie, que l'urine s'écliappe en plus ou moins grande quantité par le trajet anomal. « J'ai vu, dit Boyer, un malade qui depuis quarante ans ne rendait pas une goutte d'urine par le gland; la totalité de ce liquide s'échappait par une large fistule placée au devant des bourses. La portion de l'urètre située entre la fistule et le gland était presque entièrement effacée. Le gland avait perdu sa consistance et sa couleur; il était pâle, flétri et son orifice était étroit. > L'ouverture extérieure des tistules urinaiies, leur méat, offre une fongosité rougeàtre en cul de poule. Leur trajet est marqué par des callosités, une corde g. i résiste k la pression et qui se dirige vers 1 urètre. Pendant l'émission des urines, le malade éprouve dans Vurèlre un sentiment de chaleur et d'irritation qui l'avertit qu'une partie de ce liquide se détourne de ce canal pour passer dans le trajet qui est aussi le siège d'une chaleur brûlante. Son orilico se trouve plus humecté qu'à l'ordinaire; enfin, un stylet introduit dans le trajet fistuleux parvient quelquefois k l'urètre et peut rencontrer une sonde préalablement introduite dans ce canal; quelquefois aussi les injections poussées dans l'urètre passent dans la fistule, et celles qui sont dirigées par la fistule parviennent jusqu'à lui (Vidal).

Le traitement des fistules de l'urètre consiste presque exclusivement à empêcher l'u-

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rine de se mettre en contact avec le trajet fistuleux. Une fois cette indication remplie, la fistule guérit ordinairement d'elle-même. On devra donc introduire une sonde dans la vessie toutes les foi3 que le malade aura besoin d'uriner. Dans quelques- cas, il est même nécessaire de laisser la sonde k demeure (v. cathétérisme). Lorsque par ce moyen on . ne peut obtenir la guérison des fistules, on a reeours k la suture des lèvres de la solution de continuité, à la cautérisation et k l'autoplastie.

— Plaies de l'urètre. Les plaies de l'urètre peuvent occuper tonte la longueur du canal, depuis le col de la vessie jusqu'à l'extrémité du gland; mais elles sont d'autant plus graves qu'elles siègent plus près de la vessie. Leur gravité dépend encore du degré de profondeur de la solution de continuité. On comprend facilement que. si la verge tout entière a été coupée, la plaie sera plus dangereuse. En général, les plaies longitudinales sont moins graves que les plaies transversales, parce que les premières guérissent presque toujours sans rétrécissement, tandis qu'il en est tout autrement des secondes. Les corps vulnérants qui blessent l'urètre agissent de dehors en dedans ou de dedans au dehors. Parmi ces derniers, il faut placer en première ligne les sondes et les instruments de chirurgie introduits par l'urètre dans' un but thérapeutique. Les corps vulnérants venant de l'extérieur sont ceux qui agissent directement sur le périnée pendant une chute, un exercice k cheval ou bien pendant un accouchement laborieux. Un cas fréquent de rupture du canal de l'urètre est celui où il existe une chatide-pisse cordée, lorsque des individus ignorants et insensés placent la verge en érection sur un corps solide et cassent la corde, comme ils le disent, par un grand coup de poing. Cette manœuvre est de la plus grande imprudence. Elle peut être suivie d'un moment de soulagement; mais plus tard on paye cher ce moment de calme. Les symptômes-relatifs aux plaies de l'urètre sont différents, selon que la peau a été ou non divisée. Dans le premier cas, toutes les fois que le malade veut expulser l'urine, celle-ci s'écoule par la solution de continuité. La miction est ordinairement pénible; une chaleur brûlante se fait sentir dans la plaie et quelquefois dans tout le trajet de l'urètre, comme si cebai-ci était le siège d'une blennorrhagie. Quand la peau est intacte, la douleur est la même et quelquefois plus intense. L'urine sort difficilement; il peut même y avoir rétention presque .complète due au gonflement des parties lésées. Dans tous les cas, il coule du sang par l'urètre. Ce liquide peut s'arrêter dans le canal et former un caillot cylindrique qui l'oblitère. Pour que toute l'urine s'échappe par la solution de continuité, il faut que celle-ci ait une certaine étendue. Dans le plus grand nombre de cas, une partie de l'urine s'écoule par la pluie, le reste enfile le canal et suit la route ordinaire, ou, si ce départ du liquide n'a pas lieu d'abord, il s'opère quand le gonflement des lèvres de la plaie survient. C'est même par ce mécanisme que quelquefois, en moins de trente-six heures, une plaie de l'urètre, qui livrait passage à toute l urine, se resserre au point de forcer le liquide k suivre son cours ordinaire.

— Traitement. Les principales indications dans le traitement des plaies de l'urètre sont : 10 d'empêcher l'infiltration urinaire ; 20 de combattre la rétention ; 3° de prévenir les rétrécissements consécutifs; 4° de réunir la plaie ; 5° de modérer l'inflammation. La sonde k demeure peut remplir les trois principales indications (Vidal). Pour les autres maladies de l'urètre, v. blknnohrhàgie, rétrécissement, URKTROÏOMIE.

— Art vétér. Canal de l'urètre. Quand, chez les quadrupèdes domestiques, on suit ce canal de son origine a sa terminaison, on le voit marcher d'abord horizontalement en arrière, puis contourner l'arcade ischiale de haut en bas, sortir du bassin en se plaçant entre les deux racines du corps caverneux, se loger alors dans la gouttière dont celui-ci se trouve creusé sur son bord inférieur et arriver ainsi vers la tête du pénis, où le canal se termine en formant un petit prolongement désigné par le nom de tube urétral. Le canal de l'urètre se décompose donc dans son trajet en deux portions bien distinctes : l'une intra-pelvienne, la plus courte ; l'autre extra-pelvienne, le plus étendue, supportée par le corps caverneux. Celle-ci se trouvant seule enveloppée par le tissu érectile qui entre dans la composition des parois du conduit, on l'appelle encore portion spongieuse du canal de l'urètre, et la première porte le nom de portion membraneuse. A l'intérieur, ce conduit ne présente pas partout la même largeur. Très-rétréci vers le col de la vessie, il s'agrandit presque subitement au niveau de la prostate, et cette dilatation s'étend jusqu'à la courbure décrite par le canal, sur l'arcade ischiale, où elle s'éteint peu à peu. Le canal conserve alors les mêmes dimensions réduites dans tout le reste de son étendue , dimensions susceptibles d'augmenter pendant le- passage de 1 urine ou du sperme. Lisse dans toute la portion extra-pelvienne, la surface intérieure du canal présente, près du col et sur sa paroi supérieure, les orifices d'excrétion de la prostate, formant deux li-

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gnes latérales de très-petits tubercules perforés. Entre ces deux lignes on trouve ta crête urétrale ou le verumontanum, petite éminence allongée d'avant en arrière, sur les côtés de laquelle viennent s'ouvrir les canaux éjaculateurs. Plus en arrière se montrent les orifices excréteurs des glandes de Cowper.

La portion intra-pelvienne du canal de l'urètre est en rapport, en haut, avec la prostate qui lui adhère intimement, et avec le rectum par un tissu cellulaire lâche et abondant: en bas, le conduit repose sur le muscle obturateur interne, et il répond, da côté, aux muscles et aux lames ligumenteuses ou aponévrotiques qui closent latéralement la cavité pelvienne. Hors du bassin, le canal de l'urètre se trouve uni étroitement au corps caverneux. L'organisation du canal de l'urètre comprend une membrane muqueuse, une enveloppe érectile, des muscles, des vaisseaux et des nerfs. La muqueuse tapisse le canal de l'urètre, se continue en arrière avec celle de la vessie et en avant avec le tégument qui enveloppe la tête du pénis, se prolonge dans les canaux excréteurs des glandes annexées au conduit urétral et dans les canaux éjaculateurs. L'enveloppe érectile, appliquée sur la face externe de la muqueuse, ne recouvre point la portion intrapelvienne du canal. Elle commence un peu au-dessus du contour ischial, en arrière des glandes de Cowper, par une portion épaisse et renflée k laquelle on donne le nom de bulbe de l'urètre. En avant, elle se termine par un autre renflement extrêmement développé, dans lequel Se plonge l'extrémité antérieure du corps caverneux, et constituant la tête de la verge.

En arrière de la prostate, la muqueuse du canal de l'urètre est doublée, à l'extérieur, d'une- couche charnue disposée circulaireraent et formant le muscle de Wilson. Une autre enveloppe musculeuse, constituant le buibo-caverneux ou l'accélérateur, recouvre le tissu érectile de l'urètre, qu'il accompagne jusqu'auprès de la tête dû pénis, où ce muscle se perd insensiblement. A ces deux principaux muscles du conduit urétral s'ajoutent deux paires de faisceaux secondaires, qu'on nomme muscle ischio-urétral et trausverse du périnée : i° le muscle de Wilson, quand il se contracte, comprime entre ses deux couches lu portion membraneuse du canal de l'uré(re. C'est un véritable sphincter qui s'op. pose à la sortie de l'urine et qui, lorsque le sperme est chassé des vésieules séminales dans le canal de l'urètre, empêche ce fluide d'entrer dans lu vessie, en permettant ainsi au muscle accélérateur de vider d'avant en arrière la dilatation initiale du canal de l'urètre; 2» le bulbo-caverneux doit justement son nom de muscle accélérateur au rôle qu'il remplit dans la projection du sperme hors du canal de V urètre, projection dont il est l'agent essentiel; 30 l'ischio-uiétral tire en arrière la portion membraneuse du canal de l'urètre, avec le3 glandes de Cowper, k l'égard desquelles il joue, de même que le muscle de Wilson, le rôle de muscle compresseur; 4" quant au trausverse du périnée, il dilate la portion bulbeuse du canal en la tirant de côté. Quant au sang, il arrive au canal de l'urètre par les artères bulbeuses et les deux paires d'artères dorsales du pénis. Ce conduit reçoit ses filets nerveux du cordon honteux interne.

— Calculs de l'urètre. Des calculs vésicaux mobiles, dont le volume correspond au diamètre de l'urètre, s'engagent quelquefoisdans ce canal, y restent enclavés et s'opposent au libre écoulement des urines. Bien qu'ils ne se forment pas dans l'urètre, le siège qu'ils occupent leur a fait donner le nom de calculs urétraux. L'urètre du cheval admet des concrétions plus grosses que celui des autres animaux; elles peuvent atteindre le diamètre d'un œuf de pigeon; on les y rencontre sur tous les points de son trajet, depuis le col de la vessie jusqu'au gland. Chez le bœuf, dont l'urètre va en se rétrécissant, les calculs séjournent toujours dans la portion située entre l'arcade ischiale et l'origine du scrotum; ils s'arrêtent ordinairement près de l'inflexion dite S pénienne ou dans cette courbure même. Sur le mouton, ils s'arrêtent entre l'S et la partie antérieure du pénis, qui a le diamètre le plus étroit; quelquefois ils s'enclavent dans 1 S et rarement au-dessus de cette région. L'urètre du chien, comme celui du cheval, peut les receler dans toute sou étendue ; mais ordinairement on les trouve k l'extrémité supérieure de l'os pénieu. Susceptibles d'un léger déplacement quands ils sont petits et lisses, ils sont ordinairement fixes et immobiles lorsqu'ils atteignent une certaine dimension.

L'animal affecté de calculs urétraux fait des efforts répétés pour expulser l'urine, qui ne s'écoule pas ou qui s'écoule par goutte ou encore en un mince filet. L'exploration de la vessie fait reconnaître que 1 obstacle ne réside pas dans ce viscère ; il faut donc le chercher plus en arrière. Entre le corps étranger et la vessie, l'urètre dilaté par l'urine offre une fluctuation, et au-dessous de la dilatation une tumeur dure correspondant au siège du calcul; comprimée, elle excite la douleur. L'exploration du canal avec la sonde qui ne franchit pas l'obstacle donne des renseignements précis sur le point où il est fixé.

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La rétention d'urine que le calcul provoque chez le bœuf ne devient manifeste qu'au bout de quelques jours. Alors on voit l'animal faire de vains efforts pour uriner et tomber comme une masse inerte après plusieurs heures de souffrance , et enfin se relever pour recommencer. Si l'obstacle qui amène la rétention d'urine n'est pas enlevé, la vessie se rompt et l'animal recouvre un calme trompeur. Le mouton atteint, de calcul de l'urètre baisse la tête, grince des dents, fait entendre des bêlements plaintifs et laisse échapper quelques gouttes d'urine après des efforts multipliés. Lorsque, par l'exploration, on s'est assuré de la plénitude de la vessie et que l'on veut être certain que l'évacuation de l'urine est impossible, on comprime pendant quelques secondes les naseaux du mouton ; cette manoeuvre provoque toujours l'urination.s'îl n'existe pas d'obstacle. Enfin, le chien, dans le cas de calculs de l'urètre, s'inquiète et fait aussi des efforts impuissants pour uriner; on sent le corps étranger, k l'exploration du canal 'de l'urètre. Les calculs de l'urètre entraînent l'inflammation du canal, parfois la suppuration et la gangrène, terminaisons rares, car elles sont prévenues par la mort des; animaux, qui succombent k la rupture de la vessie.

Les calculs urétraux réclament impérieusement leur éloigneraient par l'instrument tranchant (v. uretrotomib). Les injections huileuses, mucilagineuses que l'on a recommandées dans le but de lubrifier l'urètre et de faire glisser le calcul vers l'orifice par de légères compressions faites au-dessus du point où il est fixe ne s'appliqueraient qu'au cheval ; mais ce moyen offre le double inconvénient de léser gravement le canal, si le calcul présente des rugosités, et de faire perdre un temps précieux que l'on pourrait mieux employer à prévenir des désordres graves du côté de la vessie.

URÉTRELMINTHIQUE ou URÉTHREL- MINTHIQUE adj. (u-iè-U'èl-main-ti-ke — de urètre, et du gr. elmins, ver). Pathol. Qui est causé par la présence de vers dans l'urètre.

URÉTREMPHRAXIE OU URÉTHREM - PHRAXIE s. f. (u-re-iran-fra-ksl — de urètre, et du gr. emphraxis, obstruction), Pathol. Obstruction de l'urètre.

URÉTRITE ou URÉTHRITE s. f. (u-rétri-te — rad. urètre). Pathol. Inflammation de l'urètre.

— Encycl. Pathol. humaine. V. blennorrhagib.

— Art vétér. On observe Yurètrite sur le chien et même sur le cheval. Les causes en sont directes et locales, ou indirectes et internes. Parmi les premières, on met en première ligne la présence d'un corps étranger dans le canal de l'urètre et le coït trop fréquemment répété, surtout avec une femelle affectée de vaginite, ou lorsqu'il y a une grande disproportion entre les organes sex uels des deux individus, comme, par exemple, lorsqu'un chien assez fort s'accouple avec une chienne'beaucoup plus petite que lui, avec une chienne qui, en chaleur depuis un certain temps et. ayant déjà reçu un grand nombre de chiens, peut avoir la membrane muqueuse du vagin surexcitée, irritée, peutêtre excoriée, et même produisant une exhalation anomale. Après ces causes, les principales peuvent être les coups sur les membres en érection, un rétrécissement dans l'intérieur du canal dé l'urètre ou la présence d'un calcul. Parmi les causes indirectes et internes, on compte d'abord les irritations des diverses parties du canal alimentaire, les breuvages cantharidés qu'un imprudent conducteur se permet quelquefois d'administrer k l'étalon fatigué, qu il anime dans la vue de l'exciter k la monte, la présence des ascarides dans le rectum, une métastase d'irritation, une phlegtnasie de la vessie, l'accumulation et la rétention de l'urine dans ce réservoir, comme lorsque d'impatients charretiers ne permettent pas k leurs chevaux de s'arrêter pour uriner, etc.

Au début de cette maladie, quand le cheval veut uriner, il regarde son flanc, trépigne des pieds, fouette avec la queue; dès qu'il a fini, il fait entendre des plaintes, ce qui annonce une véritable ardeur d'urine. Si on explore le pénis, on remarque que l'entrée du canal est plus rouge' quk l'ordinaire, que la muqueuse y est gonflée et que, souvent, il en découle un liquide niuquettx peu abondant. Après un délai quelconque, parfois de quelques jours, les envies d'uriner deviennent plus fréquentes et l'émission de l'urine chaque fois plus douloureuse; peu k peu l'écoulement urétral augmente, la matière en devient plus épaisse, jaunâtre ou verdâtre ; on en provoque la sortie par la pression exercée' de haut en bas; la tête du membre et le prépuce se gonflent et il survient des érections fréquentes et douloureuses. Quand cette phlegmasie arrive à un degré très-élevé, la verge est extrêmement sensible k la pression dans l'étendue du canal urétral, des stries sanguinolentes sillonnent quelquefois la matière de l'écoulement, lu membrane muqueuse de l'urètre est quelquefois gonflée au point de ne plus permettre la sortie de l'urine que par petits jets ou par gouttes, dont l'émission est difficile et doit être accompagnée d'une ardeur douloureuse. Les érections deviennent presque continuelles et paraissent fuire souffrir beaucoup l'a-

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niraal ; il arrive même que la verge se courbe ; l'engorgement des testicules, du cordon testiculaire et du scrotum ou des bourses accompagne souvent cet état. Les testicules pendent plus bas que dans l'état naturel; ils sont quelquefois gonflés , souvent durs et douloureux, principalement les épididymes; le cordon testiculaire, également engorgé, est aussi très-sensible et présente quelquefois les phénomènes du champignon ; le gonflement du scrotum peut devenir considérable. En outre, on peut encore observer des ulcérations sur le corps du membre, plus particulièrement à son extrémité inférieure, et des boutons ou espèces de nodosités à base large, plus ou moins développés, quelquefois assez proéminents, adhérant fortement au corps caverneux et soulevant le" corps de la peau. Les ulcérations varient en étendue; elles ont quelquefois les bords calleux ou boursouflés et le fond blafard. Enfin, la fosse naviculaire présente quelquefois des végétations baveuses, rougeâtres, exubérantes; il est présumable que l'intérieur du conduit est ulcéré.

Le pronostic de cette affection est rarement grave, parce que la terminaison a presque toujours lieu par résolution; cependant, si le rétrécissement de l'urètre devenait considérable et persistait trop longtemps, il pourrait en résulter de grands inconvénients et quelques désordres fâcheux.

Le traitement doit être nécessairement antiphlogistique. Des boissons blanches, tièdes, légèrement nitrées; des breuvages délayants, mucilagineux et légèrement diurétiques, même calmants; de bonne herbe fraîche ou à son défaut de la paille Une ; quelques racines légumineuses pivotantes , les bains de vapeur aqueuse , quelques lavements dans la journée et l'application d'un suspensoir bien fait pour maintenir les testicules -plus près du corps et empêcher le tiraillement des cordons testiculaires: telssontles moyens indiqués. Une urétrite très-intense exige le repos sur une bonne litière, dans un local d'une température douce, la diète, des bains de vapeur plus fréquents, des cataplasmes aux parties génitales, appliqués et maintenus à l'aide du suspensoir ou d'un bandage convenable ; des applications de sangsues sur la verge et quelquefois même une ou plusieurs saignées générales. Si les douleurs ressenties pur l'animal étaient trop vives, on ajouterait îlu laudanum aux breuvages et on rendrait les bains et les cataplasmes narcotiques. Quand il n'y a pas d'écoulement, quelques bains de vapeur, quelques lavements, des délayants, te camphre, l'opium et un régime adoucissant, joints aux émissions sanguines, si elles sont jugées nécessaires, suffisent ordinairement. Dans le cas de phleginasie secondaire du testicule, les bains de vapeur, les lavements et les cataplasmes émollients sont également indiqués. On y ajoute une ou deux applications de sangsues, en nombre suffisant, ,dans la première péaiode de l'inflammation, si elle est intense; mais aussitôt que la douleur a disparu et que la tuméfaction se ramollit, on substitue aux moyens précédents les astringents et les résolutifs, en commençant par ceux dont l'action est la plus faible. C'est ainsi qu'on emploie la vapeur du vinaigre, l'eau végéto-niinérale, l'acétate de plomb liquide et enfin l'argile ou le blanc d'Espagne délayé dans de fort vinaigre. On administre en même temps quelques breuvages et quelques lavements savonneux, afin d'établir une révulsion sur le tube intestinal. Les mêmes moyeus antiphlogistiques et narcotiques locaux conviennent encore lorsque les cordons testicuhiires sont enflammés et 'tuméfiés. Si le champignon présente des ulcérations qui ce cèdent pas, on les cautérise avec le nitrate d'argent et on traite de même les ulcérations qui peuvent persister et se montrer rebelles sur la tête du membre. On s'aperçoit d'un changement avantageux lorsque la douleur locale diminue, lorsque les ulcérations qui peuvent exister ne sont plus calleuses et tendent à se cicatriser, lorsque l'animal urine avec moins de difficulté, sans se plaindre, sans fouetter avec la queue' et sans piétiner; lorsque l'écoulement urétral diminue et cesse ; lorsque les petites tumeurs arrondies qui, jusque-lk, adhéraient toujours au corps caverneux et soulevaient le prépuce, se ramollissent, diminuent de grosseur. 11 est inutile de dire que pendant tout le temps que dure le traitement, et même un peu après, on doit éloigner les chevaux des juments.

URÉTRO -BULBAIRE ou URÉTHRO-BUL- BAIRE adj. (u-ré-tro-bul-bè-re — de urètre, et de bulbaire). Anat. Qui a rapport au bulbe de l'urètre.

URÉTRO-CYSTOTOMIE ou URÉTHRO-

CYSTOTOM1E s. f. (u-ré-tro-si stoto-ml — de urètre, et de cystotomie). Chir. Opération de la taille par l'urètre.

URÉTRO-HYMÉNODE ou URÉTHRO-HY- MÉNODE adj. (u-ré-tro-i-mé-no-de). Méd.

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