‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 533 sur 1042 · VADE · texte numérisé non relu

VADE

les tours de Notre-Dame. On a, de lui un vers qui peint à merveille cet état de son oerveau :

Les tours de Notre-Dame étaient l'H de son nom.

Du disciple prosterné, il se dégage néanmoins, dans M. Vacquerie, un écrivain brillant, vigoureux et spirituel quelquefois. Par malheur, dans son horreur du banal, il tombe fréquemment dans la recherche, l'afféterie, l'abus de l'antithèse et le cliquetis des mots. C'est ainsi qu'on trouve dans ses écrits de polémiste des phrases comme celles-ci : « Non, tant que Paris vivra, personne ne sera seul, » et encore : « Ah I que toutes les mères fussent teter à tous les nouveau-nés l'borreur des princes ! • Dans-le journaliste perce toujours en lui l'auteur du Sonnet à la neige.

Outre les ouvrages précités, on doit ,à M. Vacquerie les ouvrages suivants : les Drames de la Grève (1855, in-8°), en vers; Profils et grimaces (1856, in-12), recueil d'articles; Souvent homme varie (1859, in-18), comédie eu deux actes et en vers, représentée au Théâtre-Français; Chateaubriand, sa vie publique et intime, ses œuvres (1860, in-8°), avec M. Clergeau ; les Funérailles de l'honneur (1861, in-12), grand drame romantique en sept actes, représenté à la Porte-Suint- Martin (v. funérailles de l'honneur); Veau Baudry (1863, in-8°), comédie en quatre actes, jouée avec succès au Théâtre-Français (v. baudry); les Miettes de l'histoire (1863, in-8»), souvenirs sur Jersey; le Fils (1866, in-8°), comédie en quatre actes, donnée au Théâtre-Français; Mes premières années de Paris (1872, in-8°), récit en vers de ses débuts littéraires; Tragaldabas (in-4°), pièce jouée eu 1848, publiée pour la première fois en 1874, mais très-modifiée; Aujourd'hui et demain (1875, in-18), recueil d'articles. .

VACUISME s. m. (va-ku-i-sme — du lat.

vacuus, vide). Philos. Système de ceux qui admettaient le vide dans la nature.

VACUISTE s.'(va-ku-i-ste — rad. vaeuisme). Philos. Partisan du vaeuisme.

— Adjectiv. : Philosophe vacuistb.

VACUITÉ s. f. (va-ku-i-té — lat. vacuitas;

de racuus, vide, qui appartient au même radical que vacuare, vider, et vacare, être vidç, savoir la racine sanscrite vik, vinakmi, éloigner, séparer, d'où aussi le grec eikâ pour Feikâ, céder, le latin vito pour vicitor éviter). Etat de ce qui est vide : La vacuité de l'estomac,

— À signifié Vacance, vacation.

VACUNA, déesse des loisirs, chez les Romains et les Sabins. Les laboureurs l'honoraient après la récolte.

VACUNALES s. f. pi. (va-ku-na-le — lat. vacunalia, même sens). Antiq. rom. Fêtes qu'on célébrait en l'honneur de la déesse Vacuna.

Vacuole s. f. (va-ku-o-le — dimin. du lat. vacuus, vide). Anat. Nom donné à de petits espaces vides : Les vacuoles du tissu pulmonaire.

— Miner, Interstice : Les cristaux de tel minéral laissent entre eux des vacuoles plus ou moi/is grandes. (Littré.)

VACUUM s. m. (va-ku-omm — mot lat.).

Physiq. Espace vide, sans matière.

VADA, cap de la Tunisie, Afrique septentrionale, à l'entrée du canal de Kerkenna. Sur ce cap, par 35" 11' de latit. N. et 8° 49' de longit. E., s'élève une haute tour, appelée Burdj-Kadija, qu'on aperçoit de très-loin en mer et qui sert de phare.

VADDÈRE (Jean-Baptiste de), historien -belge, né k Bruxelles vers 1640, mort à Anderlecht en 1691. Ayant suivi la carrière ecclésiastique, il fut successivement chapelain à Tervueren, secrétaire de l'archevêque de Matines, puis chanoine d'Anderlecht. Ou cite de lui : Traité de l'origine des ducs et duché de Brabant (Bruxelles, 1672, in-4<>) et divers ouvrages historiques restés manuscrits.

VADE s. f. (va-de — du lat. vade, impératif du verbe vadere, aller). Jeux. Nom que l'on donne, dans certains jeuxde cartes, à la première mise : La vadb est de vingt francs.

— Fam. Pour sa vade, Pour son compte : Personne ne croit que le nom d'Arnautd ait eu sa part à la disgrâce de Pomponne ; peutêtre aussi qu'il y est entré POUR SA vadb. (M|ne de Sèv.) Dans une affaire, chacun y est pour sa vade, c'est-à-dire pour son compte. (St-Sim.)

— Argot. Foule, rassemblement.

VADÉ (Jean-Joseph), chansonnier etauteur dramatique français, né à Ham (Picardie) en 1720, mort à Pans en 1757. Il était fils d'un petit marchand quivints'établir à Paris vers 1725 et qui essaya inutilement de lui faire faire de bonnes éludes. Mais Vadé, doué d'une remarquable intelligence, d'un esprit vif, suppléa plus tard par la lecture au tond d'instruction classique qui lui manquait presque complètement. En 1739, il fut pourvu d'un emploi dans les finances et envoyé successivement à Soissons, k Laon et a Rouen. Rappelé à Paris en 1745, il obtint, grâce à ses amis et à ses protecteurs, une sinécure dans la même administration, et il put dès lors consacrer tout sou temps aux lettres. Vadé était fort recherché de la haute société parisienne, que ses grivoiseries chatouillaient agréablement; malheureusement, des excès

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