CHS — CH — CHS
Nal + CH»
lodure bo- |
dique. CO,OC»H*
Valérate d'éthyle.
— Propriétés. L'acide valerique est un liquide, mobile, incolore, d'une saveur acide et piquante, d'une odeur persistante et forte qui rappelle la valériane; il bout sans altération a 175° et ne se solidie pas à — 15°. Sa densité est de 0,937 à 16° ; su densité de vapeur égale 3,67. Il produit une tache blanche sur la langue.
Les vapeurs d'acide valerique brûlent avec une flamme fuligineuse. Lorsqu'on décompose un valérate dissous dans l'eau, au moyen d'un acide minéral , l'acide valerique se sépare sous la forme d'un hydrate huileux CSH100* + H»0,
qui bout plus bas que l'acide exempt d'eau, perd son eau par la chaleur, et dont la densité est de 0,950 plus élevée que celle de l'acide sec.
L'acide valerique se mêle en toutes proportions avec l'alcool et l'éther ; mais 1 eau n'en dissout qu'un trentième de son poids à 12°. Aussi une solution alcoolique d'acide valerique se trduble-t-elle par l'addition de très-peu d'eau et s'éclaircit-elle de nouveau par 1 addition d'une quantité d'eau plus considérable. Le camphre et quelques résines se dissolvent dans 1 acide valerique; le soufre y est insoluble.
L'acide sulfurique charbonne à chaud l'acide valerique en dégageant de l'anhydride sulfureux. L'acide azotique concentré finit par le convertir en acide nitrovalérique :
CBH10O» +- AzHOS
Acide Acide
valerique* azotique.
= H*0 + CSH9(Az02)0»
Eau Acide
nitrovalérique.
Distillé avec un excès de baryte , l'acide valerique donne des produits gazeux, parmi lesquels on rencontre des hydrocarbures de la série de réthylène(CnH»n), de l'hydrogène et peut-être de l'hydrure de méthyle.
Le chlore transforme l'acide valerique en produits de substitution. Le brome ne l'attaque pas à froid; à 100° et au-dessus, il le transforme en acide bromovalérique.
L'acide valerique conduit mal le courant galvanique ; mais le valérate potassique en solution aqueuse, soumis à l'influence de ce courant, laisse dégager d a l'hydrogène, du gaz carbonique et du butylène C*H8 ; il se produit en même temps du dibutyle liquide (octane) C8H*8 qui vient nager à la surface de la liqueur.
L'acide valerique forme des sels définis qui proviennent de la substitution d'un métal à l'hydrogène typique qu'il contient. Ces sels répondent à la formule
Sous l'influence de l'oxychlorure de phosphore, le valérate de potassium bien sec se transforme en chlorure valerique ou chlorure de valéryle, dont nous allons donner la description plus bas.
Les valérates sont sans odeur lorsqu'ils sont secs. Humides , au contraire , ils exhalent une forte odeur d'acide valerique. Ils jouissent de la propriété de tournoyer à la surface de l'eau, et plusieurs d'entre eux,
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notamment les valérates alcalins , ont une saveur sucrée.
— Chlorure de valéryle C*H30,C1. On obtient ce corps par l'action de l'oxychlorure de phosphore sur le valérate sodique ou du perchtoture de phosphore sur l'acide ualéri-
? ue libre. C'est un liquide incolore, mobile, umant, d'une densité de 1,005 k 6» et bouillant entre 115" et 120°. L'eau le décompose facilement, en dégageant de l'acide chlorhydrique et en régénérant de l'acide valerique.
Le chlorure de valéryle n'agit à froid ni sur l'acide oxalique ni sur l'amalgame de sodium; mais, lorsqu'on met un amalgame pâteux k 2 pour 100 de sodium en contact avec un mélange de chlorure de valéryle et d'acide oxalique sec, il se produit une réaction qui détermine une élévation considérable de température, et, si l'on ajoute peu à peu de nouvelles portions d'amalgame, en agitant continuellement et en ayant soin d'empêcher que la température ue s'élève trop, la masse se convertit en une poudre sèche qui ne possède plus la moindre odeur de chlorure valerique. En ajoutant alors de l'eau au produit et en distillant après avoir saturé la liqueur de carbonate potassique, on obtient une huile qui renferme de l'aldéhyde aalérique,iie l'alcool amylique , du valérate d'amyle et leurs produits d'oxydation.
— Anhydride valerique
CtOHiSOS = (C»H90)*0.
Chiozza a obtenu ce corps en décomposant 6 molécules de valérate de potassium sec avec un peu plus de 1 molécule d'oxychlorure de phosphore. Il lave le produit avec une solution de carbonate de sodium, le dissout ensuite dans l'éther, le déshydrate par le chlorure de calcium fondu et évapore l'éther. C'est une huile incolore, peu mobile, non miscible à l'eau. Récemment préparée, elle possède une odeur de pomme faible et plutôt agréable; mais, lorsqu'on en frotte entre les doigts, elle émet l'odeur désagréable de l'acide valerique. Sa densité est de 0,934 k 15°; son point d'ébullition est k 215u;sa densité de vapeur égale 6,23. L'anhydride valérique absorbe lentement l'eau et se convertit en acide valerique. Chauffé avec un alcali, il se convertit instantanément eu valérate alcalin. Lorsqu'on le chauffe doucement avec une petite quantité d'hydrate potassique , il se produit une réaction violente, et il se forme k la fois du valérate potassique et de l'acide valerique libre :
CWO j „ , K)Q
Aldéhyde vali- Potasse.
rique.
- CBH9°jo + C5H9£|o.
Valérate Acide
de potasse. valerique.
L'alcool le convertit en valérate d'éthyle; ce qui fait qu'on ne doit employer k sa purification que de l'éther ertièrement exempt d'alcool. L'ammoniaque le transforme en valéramide, et l'aniline en phényl-valéramide ou valérunilide.
On obtient un anhydride benzovalérique
CWO ) n
(J5H90 I en faisant agir le chlorure de benzoïle sur le valérate de potassium. Par le même procédé, on peut obtenir d'autres anhydrides mixtes renfermant du valéryle.
— Bromure valerique C6H90,Br. On l'obtient, comme le chlorure, en remplaçant le chlorure par le bromure de phosphore. C'est un liquide qui bout à 143°.
— Ethers valériques. On obtient les valérates de méthyle, d'éthyle et d'amyle en distillant le valérate sodique avec uu mélange d'acide sulfurique et d'alcool méthylique, èthylique ou amylique ; on a également obtenu le valérate de cétyle.
— lodure de valéryle C5H90,I. On le prépare en distillant un valérate anhydre avec de l'iodure de phospore et en rectifiant le produit sur du phosphore. C'est un liquide lourd, presque incolore , bouillant k 108» et facilement décomposable par l'eau et l'alcool.
— Oxydes de valéryle. Le protoxyde
(CWO^O
n'est autre que l'anhydride valerique décrit plus haut; mais il existe, en outre, un peroxyde (C8IP0)2U», que l'on obtient en faisant agir le peroxyde de baryum hydraté sur l'anhydride valerique. C'est un liquide lourd, huileux, peu soluble dans l'eau , qui fait explosion lorsqu'on le chauffe et qui, suspendu dans l'eau, se comporte comme un agent d'oxydation.
— Yalérines ou éthers valériques de la glycérine. On connaît la monovalèrine
(C3HS)"',(0H)2,0CISH90,
la divalérine (CSHS)"'(OH)(0,CïH90)* et la trivalérine (C3H5)'"(0,C8H90)3. On les obtient toutes trois en chauffant des mélanges d'acide valerique et de glycérine. La delphinine ou phocénine, que Chevreul a obtenue en traitant l'huile de marsouin par l'alcool, était probablement un -mélange de mono, de di et de trivalérine.
— Acide bromovalérique C!II8Bi 0,OII. Oa
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obtient ce corps en chauffant un mélange d'acide vatcrique et de brome entre H0<> et 150", ou en faisant agir le brome sur le valérate d'argent. C'est une huile lourde, incolore, d'une odeur piquante et qui bout, d'après Cahours, entre 226° et 230° sans se décomposer. Suivant les observations de Borotline, au contraire, corroborées par celles de Kittig et Clark , il se décompose même à 100° avec production d'acide valérigue, d'acitle bromhydiique et d'un résidu charbonneux.
— Acides chlorovalériqties. Il se forme un acide triehlorovalérique C5H7C!302 lorsqu'on fait passer, dans l'obscurité, un courant de chlore à travers de l'acide \>até>'ique eu refroidissant, au début, et en élevant à la tin la température entre 50° et 60°. On chasse l'excès de chlore par un courant de gaz carbonique. L'acide triehlorovalérique esL un liquide huileux, très-visqueux à — 18°, assez peu mobile à la température ordinaire et trèsmobile à 30°. Il est inodore, d'une saveur brûlante, plus lourd que l'eau et décomposable entre 110° et 120°, avec dégagement d'acide ohlorhydrique. Avec l'eau, il forme Un hydrate très fluide qui tombe au fond du vase. L'acide libre se dissout dans les alcalis aqueux, d'où les acides minéraux le reprécipitent. Ses solutions aqueuses donnent, avec l'azotate d'argent, un précipité soluble dans l'acide azotique.
On obtient un acide tétrachlorovalérique
par l'action prolongée du chlore sur l'acide valérique à 60° et sous l'influence des rayons directs du soleil, C'est un liquide incolore,' inodore, semi-fluide, plus lourd que l'eau, ne se solidifiant pas à — 15°, non volatil, décomposable à 150", d'une saveur amère, âpre et brûlante. Il forme, avec l'eau, un hydrate C5H«Cl+0î,H«O
et se dissout si l'eau est en grand excès. L'alcool et l'éther le dissolvent facilement. Au bout de quelque temps, ses solutions renferment de l'acide chlorhvdrique. Les alcalis fixes décomposent facilement l'acide tétraehlorovalétique ; l'ammoniaque ne le décompose pas,
L'acide tétrachlorovalérique décompose les carbonates avec effervescence. Les sels alcalins sont très-solubles dans l'eau; les autres y sont peu solubles ou insolubles.
Récemment, M. Schlebusch a découvert l'acide monochlorovalérique C'H'CIO*. 11 l'a obtenu en mettant en contact l molécule de valérate sodique et 1 molécule d'acide hypochloreux dans un vase refroidi et placé dans l'obscurité.
Acide vatérique.
Eau.
Acide hypochloreux.
CBHScioa
Aci'le monochlorovalérique.
On ne peut pas séparer le produit de l'acide vaUrique, parce qu'il se décompose par la distillation. Lorsqu'on abandonne à elle-même une solution de valérate sodique et une solution d'hypochlorite de sodium pendant une semaine, qu'on ajoute ensuite de l'acide chlorhvdrique à la liqueur et qu'on traite celle-ci par Vélher, ce liquide dissout de l'acide monochlorovalérique.
— Acide nitrovalérique CSH9(AzOS)Oî. Il se forme par l'action de l'acide azotique concentré et bouillant sur l'acide valériqve. Par le refroidissement de la liqueur, il cristallise en aiguilles minces ou en plaques rhombiques. H se Bublime à 100°; mais son point d'èbullition est plus élevé. On a étudié les nitrovalérates de plomb, de fer, de baryum, de calcium et d'argent. Dessaignes se demande si ce que l'on considère comme l'acide nitrovalérique ne serait pas plutôt l'acide nitrangélique.
— Acide amidouaténjtie C8H9{AzH*)Oï. On a d'abord extrait l'acide, amidovnlérique, en même temps que la leucine, du pancréas du bœuf, en épuisant cet organe par l'eau.
On prépare aujourd'hui ce corps par l'action de l'ammoniaque sur l'acide broraovalérique. On chauffe l'acide bromovalérique à 100» pendant vingt-quatre heures avec une solution aqueuse d ammoniaque; on débarrasse le liquide de l'excès d'ammoniaque par la chaleur et on le traite par l'hydrate de plomb. La liqueur filtrée, débarrassée de plomb par l'acide sulfliydrique, est évaporée en consistance sirupeuse ; il se dépose une masse cristalline , qu'on lave avec un mélange d'alcool et d'ètiier'et qu'on t'ait reeristalliser dans l'alcool. L'acide amidovnlérique se présente en lamelles incolores qui rappellent la leucine. Ces lamelles, presque opaques quand elles sont sèches, apparaissent au microscope comme des prismes inonocliniques très-aplatis, très-solubles dans l'eau, très-peu solubles dans l'alcool froid et l'éther, peu solubles dans l'alcool bouillant. Sa solution aqueuse est neutre au , tournesol. En faibles masses, cet acide se sublime sans s'altérer. Rapidement chauffé, il donne des gouttelettes de butyiamine. La soude caustique ne le décompose pas à. froid.
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Il se combine aux acides et aux bases. On en a étudié le chlorhydrate, l'azotate, le sel cuivrique et le sel argentique.
VALERIUS [gens Valeria), nom d'une famille patricienne de l'ancienne Rome. KUe était d'origine stibine et joua un rôle dans l'histoire primitive de Rome. Pendant la république, elle prit une part des plus impor; .tantes aux événements politiques et fut du "petit nombre des familles patriciennes qui, après avoir brillé de quelque éclat sous la république, se maintinrent encore sous l'empire. Elle s'était partagée, avant cette époque, en un grand nombre de rameaux, qui se distinguaient les uns des autres par les surnoms de Volusi, Maximi, Poplicolœ ou Publicolœ, Corvini, Lrevini, Flacci, Messalae et Fallones. C'est aux rameaux des Flaeei et des Messalae qu'appartenaient ceux que nous trouvons sous l'empire. La tradition donne pour premier ancêtre à cette famille un certain Volusus on Volesus Valerius, dont les uns font un contemporain de Romulus, en le comprenant parmi les compagnons du chef sabiu Titus ïutius, taudis que les autres veulent qu'il ait vécu vers la tin de la royauté. Parmi les membres les plus illustres de la gens Valeria, nous mentionnerons les suivants :
VALERIUS PUBLICOLA (Publius), l'un des fondateurs de la république romaine. Il devint le collègue de Briitns dans le consulat, après la retraite de Collatin. Quand Brutus eut été tué, Valeritis acheva la défaite de l'ennemi, rentra dans ttome en triomphe et prononça l'oraison funèbre de son collègue. Resté seul consul, il excita des soupçons, surtout quand on le vit construire une maison sur le mont Velia, éminence du Palatin qui dominait le Forum. Averti des murmures, il fit raser sa maison et vint loger au pied de la colline. Il introduisit la coutume de supprimer les haches des faisceaux des licteurs et, dans les assemblées, faisait abaisser ces faisceaux devant le peuple, comme pour reconnaître sa souveraineté. Par la loi Valeria, il permit d'appeler au peuple des jugements rendus par les consuls. On sait que, suivant Niebuhr, il faudrait entendre par ce droit primitif d'appel au peuple l'appel au corps des patriciens. Il déchargea aussi les pauvres de tout impôt, fit une loi qui permettait de tuer sans aucune formalité juridique tout homme qui aspirerait a la tyrannie, et prit entin diverses mesures qui lui valurent le surnom de Pufaiieoln, c'est-à-dire populaire. Pendant son dernier consulat, il battit les Sabiris, obtint une seconde fois le triomphe et mourut vers 501' av. J.-C., si pauvre que l'Etat fut obligé de faire les frais de ses funérailles. Ce ne (ut pas seulement son surnom, mais bien aussi la faveur dont il jouissait auprès du peuple, qu'il légua à ses descendants: et par la suite l'on vit toujours, dans les luttes entre les deux ordres, les Valerius servir d'intermédiaires entre les patriciens et le peuple. Valerius Publicola fut quatre fois consul!
VALEItlUS (Manius), surnommé Maximuc, dictateur delà république romaine en l'an 494 av. J.-C. Rome était menacée par les Volsques; mais les plébéiens, trompés dans l'espoir qu'ils avaient de voir examiner leurs plaintes relatives aux dettes, refusèrent de s'armer. On créa «lors dictateur Manius Valerius, qui promit aux plébéiens qu'après la guerre il serait fait droit à leurs réclamations et qui réunit ainsi une armée de 40,000 hommes, avec lesquels il repoussa les Volsques.
Les promesses qu'il avait faites aux plébéiens n'ayant pas été tenues, il se démit dô ses fonctions. Les plébéiens de leur côté se retirèrent sur le mont Sacré. Valerius fut l'un des dix consulaires qui leur furent députés et qui, agissant de concert avec Menenius Agrippa, réussirent à les apaiser et h les faire rentrer dans Rome. Ce fut à cause de sa conduite en cette circonstance que Valerius se vit décerner le surnom de Maximus par le sénat, qu'il avait préservé de la colère du peuple.
VALERIUS PUBLICOLA (Publius), consul romain, mort en 359 av. J.-C. Le Sabin Herdonius, à la tête de 4,000 esclaves ou bannis, avait occupé par surprise le Capitole. La consternation était générale dans Rome. Alors le consul Valerius promit aux plébéiens l'acceptation de la loi Terentilla, s'ils voulaient marcher sous ses ordres à l'attaque de lu forteresse. Le Oapitole fut repris, mais Valerius fut tué pendant l'assaut.
VALERIUS PUBLICOLA POT1TUS (Lucius), consul romain qui tivaitvers le milieu du va siècle av. J.-C, Lors de la seconde retraita du peuple sur le mont Sacré (449), Valerius, alors sénateur, fut député avec son collègue Horatius vers les mécontents, qu'ils réussirent à faire rentrer dans Rome. Nommés ensuite consuls l'un et l'autre, ils édictèrent les lois Valeria , Horatia , qui remettaient en .vigueur la loi d'appel au peuple du premier Publicola, rétablissaient l'inviolabilité tiïbunitienne et donnaient force de loi aux plébiscites, sans qu'ils eussent besoin de la sanction des curies.
VALERIUS (Marcus), surnommé CoVtu. et Culenu», célèbre général romain , né vers 371 av. J.-C, mort vers 270 av. J.-C. Il servit, comme tribun militaire, sous Camille, dans la guerre contre les Gaulois (319) et, pro-
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voqué en combat singulier par un de ces barbares d'une taille gigantesque, le vainquit, d'après une tradition , grâce à l'aide d'un corbeau qui, pendant le combat, vint se percher sur son casque et de la ne cessa de harceler son adversaire. Ce fut à cimse de cette aventure plus ou moins authentique que Valerius reçut le surnom de Corvus et que ses descendants furent appelés Corvini. Nommé consul l'année suivante, bien qu'il eût à peine atteint sa vingt-troisième année, il fut rappelé à cette dignité en 346, battit les Volsques à diverses reprises, leur prit Satricum et Sora et ouvrit aux Romains la route de la Campunie. Consul pour la troisième fois en 343, il remporta près du mont Gaurus une éclatante victoire Sur les Samnites. L'année suivante, investi de l'autorité dictatoriale, il apaisa une révolte des légions kCapoue; consul pimr la quatrième fois en 335, il s'einp»ra de Calés, dans la Campante, ce qui lui valut te surnom de Calenus. Par la suite, il accepta de modestes fonctions civiles et remplit six lois celles d'édile et quatre fois celles de questeur. En 301, lors d'une nouvelle et plus terrible lutte avec les Etrusques et les Siunnites, il fut nommé dictateur pour la seconde fois et repoussa les ennemis de Rome. Dans son cinquième consulat, il remit en vigueur la loi d'appel, cet héritage que lui avait légué un de ses ancêtres. Il fut nommé consul pour la sixième fois en 299, ft la terreur qu'inspirnit son nom était telle, que les Etrusques n'osèi eut pas se risquer en rase campagne contre l'armée romaine. Valerius Corvus rentra alors définitivement dans la retraite et, si l'on en croit Cicéroo, mourut plus que centenaire.
VALERIUS L/EV1NCS (Publius), consul romain en 280 av. J.-C. Chargé de la guerre contre Pyrrhus et les Tarcntins, il finit, diton, par forcer le roi d'Epire à demander la paix. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il fut vaincu a Héraclée ; mais ce fut à cause de l'épouvante que des éléphants de l'armée grecque causèrent aux Romains, qui n'en avaient jamais vu et qui les nommaient dans leur ignorance bœufs de Lucanie. Toutefois, Pyrrhus avait fait des pertes énormes, et e'estacette Occasion qu'il dit : « Encore une victoire pareille, et nous sommes perdus, » Aussi, après avoir tenté de s'emparer de Rome, il saisit la première occasion de traiter et quitta l'Italie.
VALERIUS MAXIMUS (Vanius), surnommé Meaaaln, consul romain qui vivait vers le milieu du m© siècle avant notre ère. Nommé consul en 263, pendant la première guerre punique, il s'empara de la ville de Messana (Messine), en Sicile, et dut son surnom à ce succès. Il battit ensuite Hiéron II, roi de Syracuse, et força ce prince à faire la paix avec Rome. Il fit plus tard peindre la bataille qu'il avait livrée à Hiéron $t plaça ce tableau dans un temple.
VALERIUS UEVINUS (Marcus), consul romain, mort en 200 av. J.-C. Préteur en 215, il surveillait de Brindes les côtes de la Grèce, lorsqu'il apprit que Philippe de Macédoine venuit de s'emparer d'Oricum et marchait sur Apollonie. Il traversa aussitôt l'Adriatique, reprit Oricuin et empêcha Philippe de se rendre maître d'Apollouie. Pendant quatre ans, il suffit de sa présence pour tenir le roi de Macédoine dans une complète inaction. Elu consul en 211, il remporta encore quelques succès en Grèce, passa en 210 dans la Sicile, à la place de Marcellus, et acheva la conquête de cette lie. En moins d'un an, Agrigente et soixante-quatre autres, villes, qui appartenaient encore aux Carthaginois, se rendirent ou furent prises d'assaut. Après avoir gouverné pendant un an la Sicile en qualité de proconsul, il partit en 208 pour 1 Afrique, ravagea les côtes carthaginoises et fit un butin considérable. Après une seconde expédition, qui n'obtint pas moins de succès (207), il revint en Italie, expulsa Magon de l'Eti urie (205), fit partie des députations envoyées à Delphes et à la cour d'Attale et, lorsque recommencèrent les hostilités contre Philippe de Macédoine (201), fut nommé propréteur et chargé de surveiller, avec une flotte et une armée, les côtes septentrionales de la Grèce.
VALERIUS ANTIAS (Quintus), historien romain du ter siècle av. J.-C. Il avait écrit une histoire de Rome depuis la fondation de cette ville jusqu'à l'époque de Sylla. Cetouvrage,qui ne nous est pas parvenu, devait se composer de soixante-quinze livres au moins; Tite-Live le cite souvent, mais il déclare qu'il ne s'en est servi qu'avec précaution, à cause des exagérations qu'il renferme.
VALERIUS ASIATICUS, consul romain, mort en 47après J.-C. Il était originaire de Vienne, dans les Gaules, et vint a Rome en l'an 41, grâce à la faveur de Caligula, qui i'éleva au consulat. Il n'en prit pas moin3 une part active à l'assassinat de- cet empereur et se porta même à cette époque prétendant au trône. Il continua cependant à être en faveur sous le règne de Claude; mais ses immenses richesses, et surtout les magnifiques jardins de Lucullus, dont il était devenu possesseur, excitèrent l'avidité de Messaline, qui le fit périr pour s'en emparer.
VALERIUS FLACCUS (Caïus), poète latin qui vivait sous Vespnsien, Titus et Trajan. On ignore la date comme le lieu de sa
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naissance. Deux villes, Setia et Pndoue, se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour. 11 remplit à Rûtne quelques fonctions sacerdotales, fut, dit-ou, prêteur et gouverneur de l'île de Chypre ; mais il ne cessa jamais d'j cultiver la poésie. Il était l'ami de Pline, de Juvénal, de Quintilien et des hommes les plus distingués de son temps. L'ouvrage auquel il doit toute sa célébrité est le poème des Argonauliques, qu'il commeuça sous Vespasien, et auquel il travailla le reste de sa vie sans pouvoir le terminer; du moins il nous est parvenu incomplet (v. Argonautiqdes). Il a été réimprimé un certain nombre de fois, mais il est peu lu aujourd'hui. La principale édition est celle de Stavler (Altenbourg, 1781), reproduite dans la collection Lemaire (1822). Ce poBme a été traduit en vers français par Dureau de'La Malle (1811) et en prose pur Coussin de Pe.rceval (collection Panckoucke, 1829).
VALERIUS (Julius), auteur latin, que l'on ne connaît que par un ouvrage qui a pour titre : Iles i/esls Alexandri Macedmik translata ex JEsopo Grsco, et que le cardinul Angelo Maï a inséré dans le tome VU de ses Classici auctnres (Rome, 1835, in-8"). On ne sait pus à quelle époque vivait ce Valerius;, mais, d'après le style de son livre, celui-ci a dû être écrit vers le v« siècle de notre ère. On ne sait rien non plus sur l'JEsopus Grxcus, duquel il dit n'avoir été quo'le traducteur.
VALERIUS (Lucas), géomètre italien, né dans la seconde moitié du xvi« siècle. Il fut professeur de mathématiques à Rome. On a de lui : De centro gruvitatis salidorum (Rome, 1604), ouvrage remarquable pour le temps, où l'auteur détermine les centres de gravité de tous les segments formés, dans les conoïdes des anciens, par des plans parallèles h la base, Il donnait aussi la quadrature de la parabole par une méthode différente de celle d'Archimède.
VALERIUS FLACCUS (Lucius), nom de plusieurs consuls et généraux romains. V. Flaccus.
VALERIUS MAXIMUS, historien romain.