VALI
turel : Le testament d'un incapable n'est pus valide. Le mariage est-il une fois reconnu valide, cresi pour toujours. (Bourdaloue.) Il Valable, acceptable: La logique générale des langues ne peut fournir aucune raison valide en faveur de l'ancienneté des hommes. (Ohateaub.)
— Sain, pouvant vaquer au travail : L'indigent valide a droit au travail et l'infirme aa secours. (Lévis.)
— Substantiv. Personne valide : Les malades et les valides.
— s. m. Pêche. Nom qu'on donne, au Havre, k la morue de qualité inférieure.
VALIDÉ adj. f. (va-li-dé — de l'or, ouladu, enfanter). Qualification donnée parles Turcs h la sultane mèri : La sultane validé.
— Substantiv. Sultane mère : Il est d'usage qu'à la rupture du jeune la validé fasse cadeau au sultan d'une fille vierge et de la beauté la plus parfaite. (Th. Gaut.)
VALIDBMENT adv. (va-li-de-man — rad.
valide). D'une manière valide : Tester validement.
VALIDER v. a. ou tr. (va-li-dé — rad. valide). Rendre ou déclarer valide : Vaudkk une élection. Valider une défense. Le peuple est la seule autorité gui n'ait pas besoin d'avoir raison pour valider ses actes politiques. (Jurieu.)
VALIDIA ou VALEDIA, ville et port de l'empire de Maroc, dans la province et k 175 kilom, N.-O. de Maroc, sur l'Atlantique ; 2,500 hab. A en juger par l'étendue de son enceinte murée , ce fut autrefois une ville importante; son port est d'un accès difficile.
VALIDIROSTRE adj. (va-li-di-ro-stre — du lat. validus, fort; rostrum, bec). Zool. Qui a Se bec ou le rostre fort.
VALIDITÉ s. f. (va-li-di-té — lat. validitas; de validus, valide ; rad. valere, être fort). Etat de ce qui est valide, de ce qui est dans Ses conditions voulues [tour produire son effet': La validité d'un contrat, d'une signature, d'un consentement. La validité d'un sacrement.
VAL1ER (Jacob), prêtre et maître d'école k Briançon vers 1530. Il embrassa la Réforme et se réfugia eu Suisse, où il fut nommé pasteur d'Aubonne en 1537. Quelques années après, il fut appelé comme pasteur et professeur de théologie k Lausanne et remplit ces fonctions k la satisfaction générale, jusqu'en 1559, année où il se retira k Genève avec Viret.pour lequel il éprouvait une vive sympathie. De Genève, il fut envoyé à Rouen pour y favoriser les progrès de la Réforme. Il ne faut pasle confondre, suivant MM. liaug, avec un autre ministre nommé Vailier, dont la biographie suit k son ordre orthographique.
VALIÉRAN s. m. (va-lié-ran — mot javanais). Bot. Espèce de ci'ssus, de Java, sur les racines duquel croît en parasite la rafflésie d'Arnold.
VALIÈRE s. m. (va-liè-re). Econ. rur.
Mouton gras du Poitou.
VAL1EBO (Agostino), prélat et littérateur italien, né k Venise en 1531, mort k Rome eu 1606. Il lit de très-brillantes études, et k vin^t-sept ans il enseignait la 'philosophie dans sa ville natale. Successivement évéque de Vérone et de Palestrina, il fut nommé cardinal par Grégoire XIII. On cite, parmi ses ouvrages : De acolytorum disciplina (Venise, 1571, iu-24); Rhelorica ecclosiastica (Venise, 1574, in-8°), traduit en français sous le titro de Rhétorique des prédicateurs (Paris, 1750, in-12); Episcopus (Milan, 1575, in-4«); De recta phitosoptiandi ratione (Vérone, 1577, in-4°); Vita Caroli Borromxi (Rome, 1586, in-4o); Card. Bemardi Naugerii vita (Rome, 1602, in-4°), etc. — Un de ses parents, André Valibko, né également k Venise, fut sénateur de cette ville et se fit connaître en littérature par une Histoire d» la guerre de Candie (Venise, 1679, in-4°).
VALJERO (Bertuccio), doge de Venise, né en 15S6, more eu 1658. 11 succéda, ie 15 juiu 1656, k François Cornaro et s'attacha surtout k mettre fin k la guerre de Candie, qui avait déjà été si désastreuse kJa république. Mais, malgré la victoire navale remportée, le 26 juin 1656, par les Vénitiens sur les Turcs dans le détroit des Dardanelles, et qui valut k Venise la possession des îles de Ténédos et de Leinuos, il se vit contrarié dans sa politique pacifique par Giovanni Pesaro, dont les efforts eurent pour résultat d'empêcher la conclusion de la paix avec les Turcs, qui l'avaient presque implorée après cette victoire. Ce fut ce même Pesaro qui fut élu doge k la mort de Valiero.
VALlEltO (Silvestro), doge de Venise, fils du précédent, mort en 1700. Il était capitaine général des troupes de la république lorsqu'il fut élu, en 1694, eu remplacement du doge François Morosini. Plusieurs victoires sur les Turcs illustrèrent les premières années de son administration, mais elles n'eurent aucun résultat décisif, et ce fut surtout aux triomphes du prince Eugène sur les Turcs que l'ut due la conclusion de la paix de Carlovitz (7 février 1699), qui donna k Venise la Morée, les îles d'Egiue et de Sainte- Maure, ainsi que trois places fortes do la