‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 562 sur 1042 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

— Poétiq. Sacre vallon , Double vallon , Vallée située entre le Parnasse et l'Hélicon, qu'on disait habitée par les Muses, et dont les poètes ont fait comme leur patrie allégorique :

Non, non, sur ce aujet, pour rimer avec grâce, 11 ne faut pas monter au sommet du Parnasse, Et, sans aller rêver dans le double vallon, La colère suffit et vaut un Apollon.

Boileau-

— Syn. Vallon, voilée. V. VALLÉE.

VA'LLON, bourg de France (Aràèche),

ch,-l, de cant., arrond., et à 22 kilom. S.-E. de Largentière, prés de la rive gauche de l'Ardèche; pop. aggl., 1,678 hab. — pop. tôt., 2,586 hab. Récolte et commerce de soie, vins et céréales. Aux environs, ruines du Chastellax ou Vieux-Vallon , grottes remarquables; Pont-d'Aro (v. Arc), pont naturel percé pur les eaux de l'Ardèche dans les flancs d'un rocher gigantesque.

VALLONÉE s. f. (va-lo-né). Bot. Syn. de vklanède ou avélaKEDE : Les chênes qui produisent la vallonéë" sont les seuls arbres forestiers dont la Grèce tire parti. (E. About.)

VALLONGUE, général français. V. Pascal- Vallongue.

VALLONIE s. t. (yal-lo-nl). Moll. Syn. de

VALVÉË.

VALLONIER s. ro. (va-lo-nié). Bot. Syn.

de vélani : En m' éloignant du vivier sacre de Phares, j'entrai presque aussitôt dans une forêt de vALLONiiiRS entremêlés de lauriers. (Pouqueville.)

VALLONNEMENT s. m. (va-lo-ne-man — • rad. vallonner). Etat de ce qui est vallonné ; action de vallonner, de creuser en forme de vallon, de couper de vallons : Le vallonnement de ce territoire est dû à l'action des eaux.

VALLONNER v. a. ou tr. (va-lo-né — rad. vallon). Creuser en forme de vallon; couper de vallons : L'action des eaux a vallonné le pays.

VALLOT (Antoine), médecin fiançais, né à . Reims ou à Montpellier en 1594, mort en 1671. D'abord médecin d'Anne d'Autriche, il succéda, en 1652, à Vautier, comme premier médecin du roi, et il guérit ce prince, lors de sa grande maladie en 1658 , en faisant usage de vin émétique, médicament dont il était grand partisan, ainsi que du quinquina et du laudanum. Aussi eut-il pour adversaire acharné Gui Patin, qui dans ses écrits ne lui a épargné aucun genre d'attaque. En 1658, Vallot devint surintendant du Jardin des plantes et opéra toute une révolution dans l'administration de cet établissement. Secondé par Fagon, Longuet, Galois et Louis Morin, il l'enrichit d'une foule de végétaux exotiques et publia en 1665 sous le titre d'Bortus regius, un catalogue des plantes qu'il renfermait et qui s'élevaient déjà à plus de 4,000'variêtés. Les succès qu'il avait obtenus dans la pratique de son art avaient fermé la bouche à la plupart de ses ennemis, .lorsque la mort d'Henriette de France, reine d'Angleterre, qu'il avait soignée à l'aide de l'émétique, vint donner une nouvelle prise aux attaques contre ce médicament et attirèrent sur Vallot une foule d'épigrainmes qui le poursuivirent jusqu'à sa mort.

VALLOTE s. f. (va-lo-te — de Vallot, botan. l'r.) Bot. Section du" genre amaryllis, type de la famille des amaryllidées.

VALLOTTI (François-Antoine), compositeur italien, né à Verceil en 1697, mort en 1780. Entré de bonne heure au couvent des cordeliers de Chairibéry , il étudia la musique sous la direction de Calegari , maître de chapelle de 1» cathédrale de Padoue, dont il adopta complètement la nouvelle théorie d'harmonie. Nommé, vers 1730, organiste de l'église Saint-Antoine, à Padoue, il succéda plus tard à son maître comme maître de

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chapelle de la cathédrale et occupa cet emploi jusqu'à sa mort. Vallotti eut à son époque une grande réputation et on le regardait comme l'un des plus habiles parmi les compositeurs de musique religieuse. Il fut, en outre, l'un des plus féconds; mais presque toutes ses compositions sont restées manuscrites, à part quelques répons. Il avait aussi écrit un grand traité en quatre parties sur la théorie de l'harmonie et du contre-point ; mais il commença trop tard la publication de cet ouvrage et n'eut que le temps d'en faire paraître la première partie, sous ce titre : Délia scienza teorica et pratica délia moderna musica, libro primo (Padoue, 1779, ln-4°).

VALLOUISE, village et commune de France (Hautes-Alpes)', cant.de Largentière, arrond. et à 26 kilom. S.-O. de Briançon , au confluent des deux ruisseaux du Gyr et de l'Onde ; 1,177 hab. Au fond de la vallée deVallouise s'élève le glacier d' Aile-Froide ou du Pelvoux (4,300 mètres d'altitude). Ce village est tristement célèbre par les actes de barbarie commis sur les débris des vaudois, qui s'étaient réfugiés dans cette vallée pour fuir les mesures violentes dont ils étaient 1 objet.

VALLOUVER s. m. (val-lou-vèr). Membre d'une classe de parias.

— Encycl. Les vallouvers, que l'on appelle aussi les brahmes des parias , sont une classe de parias de l'Inde qui dominent sur tous ceux de leur caste. Ils tiennent rang à part et ne contractent jamais d'alliances qu'entre eux. Ils se considèrent comme les gourous ou guides spirituels des gens de leur tribu. Ce sont eux qui président aux cérémonies des mariages et aux actes religieux des parias. Ils leur prédisent toutes les absurdités recueillies dans l'almanach indien, telles que les bons et les mauvais jours, les moments favorables ou défavorables à l'entreprise des affaires, et autres pronostics de cette force; mais il leur est interdit de s'immiscer en rien de ce qui appartient aux connaissances astronomiques, comme les prédictions d'éclipsés, l'indication des révolutions do la lune, etc.; cette prérogative appartient exclusivement aux brahmes. D'ailleurs, si les vallouvers sont l'objet de la considération des parias , en dehors de leur caste on ne leur accorde rien de plus ni de moins que le mépris, qui est l'apanage de tous les individus de cette nombreuse et misérable classe. Leur simple contact, comme celui du dernier paria , est une souillure telle pour un sudra, pour un veiniab ou pour un brahme, qu'il faut pour s'en laver des purifications et aussi des dépenses de toutes sortes. Du reste, les " vallouvers n'en imitent pas moins à l'endroit de leurs paroissiens les manœuvres des gourous à l'égard des leurs; ils ne se font pas faute d'exploiter l'ignorance et le fanatisme des pauvres parias et de vivre assez grassement des offrandes qu'ils leur extorquent ; c'est ainsi qu'à tous les degrés de la vie sociale on retrouve toujours rhypocrisie et la fourberie exploitant la superstition.

VALLS, ville d'Espagne, province et à 17 kilom. N. de Tarragone, sur une hauteur, près de Francoli; 12,725 hab. Industrie active; tissage à vapeur de coton et de laine; filatures de soie ; distilleries d'eau-de-vic ; fabrication de savon, poteries, cuirs, papier, huile ; teintureries.

VALLUM s. m. (val-lomm — mot lat.).

Antiq. rom. Palissade formée de pierres> entrelacées. Il Retranchement couronné d'une palissade. Il Mur construit pour arrêter les invasions des barbares.

Vnin.agno (abbaye de), ancienne et célèbre abbaye' de France, située dans une vallée, entre l'étang de Thau et les villages de Loupiau et de Villeveyac , arrond. et à 28 kilom. de Montpellier (Hérault). L'abbaye de Valmagne eut pour fondateur, en 1138, Raymond de Trancavel, vicomte de Bêziers ; elle prit rapidement une importance considérable et devint un des plus riches établissements religieux du Languedoc. Son église, bien conservée, est un des plus curieux édifices gothiques du midi de la France. Elle se compose de trois nefs et appartient au style ogival. Ses proportions sont : longueur totale, 82 mètres ; hauteur, 24^,33 ; largeur du transsept, 33 mètres. L'édifice offre cette particularité de n'être éclairé que par de très-rares ouvertures. Le chœur, les neuf chapelles qui l'entourent et les bras de la croix sont d'une grande légèreté de construction ; mais la nef, quoique formée d'arcades ogivales très-pointues, manque de caractère et d'élégance. Le cloltre.Jnen que construit à la même époque que le reste de l'église, a subi a diverses époques des modifications et restaurations- qui en ont altéré la physionomie primitive. « Le travail des^seulptures, dit M. Richard, y est très-soigné, etl'on ne - saurait trop admirer la variété et la délicatesse des représentations fantastiques qui soutiennent les voussures. Mais ce qui distingue ce cloître entre tous ceux du Midi, c'est la fontaine, entourée d'une galerie octogone, qui en décore le préau. La voûte à jour qui la surmonte porteja date de 1728. Ce n'est là qu'une restauration dont il faut du reste louer l'habileté. Les ogives de cette fontaine sont bien évidemment du xive siècle, u

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VALMALETTE (Louis-François de), littérateur français, né à Rieux (Haute-Garonne) en 1768, mort vers 1830. Il étudia le droit à.Toulouse, et fut incarcéré dans cette ville en 1793. Ayant recouvré sa liberté, grâce à l'intervention de Paganel, représentant du peuple, il seTendit à, Paris, ou il demeura caché jusqu'àla journée du 9 thermidor, à laquelle il prit une part active. Il écrivit alors dans différents journaux, fut élu, vers le 13 vendémiaire, président de la section du Contrat- Social, et fut proscrit un peu plus tard parla' Convention. Guéri, dès lors, du désir de reparaître sur la scène politique, il accepta un emploi dans l'administration des domaines et consacra ses loisirs aux travaux littéraires. 'On a de lui : l'Enthousiaste, comédie en cinq actes et en vers , représentée en 1809 au Théâtre-Français ; la Sourde-muette, opéra en trois actes, joué au théâtre Feydeau en 1815 ; un recueil de Poésies (1814) où l'on remarque un poème sur la Vieillesse, une Epilre à Molière, des Fables, etc. ; YEijmen du lis et de larose, épithalame composé en 1816, à l'occasion du mariage du duc de Berry, etc. VALMANDItEUA, bourg du royaume d'Italie, province de Côme, district et mandement de Lecco; 3,462 hab.

VALM î Kl, poëte indien qui vivait à une époque inconnue. Il est l'auteur du fameux pofâme épique appelé Râmâyana, qu'il est censé raconter à ses deux élèves, Cousa et Lava, (ils de Râma, héros du poëme. C'est à Valmîki que l'on attribue l'invention du distique héroïque des poèmes indiens, appelé sloka, et il 1 improvisa, dit-on , à la vue d'un oiseau qu'un chasseur venait de tuer. Valmîki, considéré comme le père de la .poésie sanscrite, était contemporain de Râma, que l'on place 1,500 ans av. J.-C. Il était fils du sage Pratchétas, et l'on veut reconnaître sous ce nom Varouna lui-mèine, dieu des eaux. On dit que, quoique brahmane de naissance, il s'associa dans sa jeunesse avec des voleurs qui habitaient les forêts. Un jour, il attaqua les sept richis. Ceux-ci lui firent des remontrances ; ils lui apprirent le montra de Râma renversé, autrement mara. En le répétant en lui-même, Valmîki resta immobile pendant mille ans, et les sages, en revenant, le trouvèrent à la même place tout couvert de nids de fourmis blanches, appelées valmika; de là son nom de Valmîki.

VALMO.NT, bourg de France (Seine-Inférieure), ch.-l. de cant, arrond. et à 25 kilom. N.-O. d'Yvetot, sur la petite rivière de son nom ; pop. aggl., 550 hab. — pop. tôt., 950 hab. Filature et tissage ; .blanchisseries de toiles. Commerce de toiles et de bestiaus. On y voit les ruines d'une abbaye fondée en 1145 et détruite en 1791. Les parties les plus intéressantes de ces ruines sont le chœur de l'église, son déambulatoire, et surtout la charmante chapelle des Six-Heures, où l'on pénètre par une arcade cintrée que soutiennent deux colonnes ioniques, ornées de motifs empruntés au château de Ohambord.

Dans la chapelle des Tombeaux ou des Fondateurs, on a rassemblé les débris les plus curieux de cet ancien édifice religieux. En face de l'abbaye, sur le penchant d'une colline voisine, on voit les ruines du château de Valmont, forteresse imposante, en grande partie de la Renaissance.

Valmont (LE COMTE de) OU Le» égm-einoiil» de la raison, par l'abbé Gérard. C'est une e.spèce de roman moral et religieux, qui respire l'amour de la vertu et des bonnes mœurs. Ecrit dans le silence, publié sans recommandation, il réussit au delà des espérances de l'auteur. Le Comte de Valmont a paru en 1774 (Paris, 5 vol. in-12). Il a eu une foule d'éditions. L'auteur y montre dans une fiction les écarts d'un jeune homme entraine par ses passions et par des sociétés pernicieuses. On assure que, dans sa jeunesse, l'abbé Gérard était tombé lui-même dans des égarements qui lui suggérèrent, dans l'âge mûr, l'idée de son livre.

Valmont (EMILIE de) Ou le Divorce ucee»- ■aii-e et les Amour» du curé Séïin, par Louvet (1792). Ce roman, qui ne vaut pas Faublas, se recommande par les sentiments touchants qui y sont exprimés : c'est une thèse en action eu faveur du mariage des prêtres et du divorce. «Si ces deux points sont obtenus, dit l'auteur, le célibat, poursuivi jusqu'au sein de l'Eglise, ne dévorera plus des générations entières. Alors surtout on n'entendra plus nos tribunaux retentir de ces demandes en séparation, poursuivies avec un si grand scandale, obtenues au prix de tant de hontes, et dont l'effet uuique est de condamner det jeunes gens, séparés, mais non désunis, & se traîner jusque dans leur tombe, entre- les maux du célibat ou les crimes de l'adultère. Pour la régénération des mœurs, il suffit d'une seule loi, celle qui établira le divorce, le divorce dont l'effet certain est d'empêcher qu'il ne devienne jamais nécessaire d'y recourir; le divorce qui, présentant sans cesse à chacun des époux un frein salutaire, leur impose l'étroite obligation de continuer dans le mariage ces mutuels égards, ces attentions délicates, ces tendres soins, ce* empressements flatteurs dont leur amour naquit et pourra chaque jour s'accroître.» Telle est la portée sociale de cet ouvrage, et nous applaudissons de grand cœur a ses conclusions

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Le roman qui est le développement de cette thèse n'a qu'an tort, celui de procéder par lettres, ce qui refroidit toujours l'intérêt. Emilie de Valmont, après avoir perdu son père, était sur le point d'entrer au couvent, forcée par sa belle-mère, .lorsqu'elle fut épousée par Boville, un officier de fortune que M. de Valmont avait tiré de l'obscurité. Boville lui reconnaît une forte somme en dot. La mère d'Emilie n'est pas sa seule ennemie ; elle a un frère, un monstre d'hypocrisie, de cruauté et de perversité. Il met le feu sur le vaisseau qui emporte Emilie, afin d'hériter d'elle. Mais, échappée par miracle, Emilie se voit poursuivie partout par les fureurs homicides de cet être dénaturé. Plusieurs fois ii attente de nouveau k sa vie, sans réussir dans ses criminels projets, et finit par la perdre de vue. Elle s'est réfugiée chez le curé Sevin, un jeune prêtre,~qui ne peut résister au pouvoir de ses charmes et devient fou, se voyant empêché par son état de songer au, bpnheur de vivre avec elle et témoin forcé des progrès que fait sur son cœur un de ses amis, l'aimable Dolervâl. Elle apprend que son époux, la croyant morte, va épouser Éléonore d'Etiolés, qu'il aimait depuis longtemps, car il n'avait pris Emilie pour femme que par reconnaissance pour les boutés de son père. Ainsi, par suite du célibat des prêtres et de la défense du divorce, voilà tous "les héros du roman malheureux, et le plus noble d'entre eux près de devenir coupable de bigamie. .

Comment le dénoùment pourra-t-il être heureux ? Nous ne le savons pas, car l'auteur a eu l'habileté de s'arrêter à ce mornent, faisant entendre que le bonheur n'est possible pour ses personnages qu'après le triomphe de sa thèse. Louvet ajoute seulement en post-scriptnm : «Quand l'Assemblée nationale aura décrété le mariage des prêtres et le divorce, il me sera permis de vous donner, dans une très-courte brochure , que vous appellerez un supplément, si bon vous semtile, les détails peut-être intéressants d'un triple mariage, celui de Boville et d'Eléonore, celui de Dolervâl et d'Emilie, celui de M. Sevin et..., je vous le dirai; je vous dirai quelle femme, assez charmante pour ressembler beaucoup à son Emilie, a pu rendre au curé la raison et le bonheur. » 11 est facile de deviner que c'est Dorothée," une sœur d'Emilie, sortie du couvent où l'ont séquestrée la méchanceté et l'avarice de sa mère et de son frère. Les réformes demandées par Lôuvet n'ayant pas été accordées, il n'a pas donné de suite à Emilie de Valmont. Ce roman, comme Faublas, est écrit avec une facilité et une élégance de style remarquables. Les sentiments tendres y sont exprimés avec une vérité profonde, et plus d'une fois il fait venir les larmes aux yeux du lecteur.

VALMONT DE BOMAKE (Jacques-Christophe),, naturaliste français, né à Rouen en 1731, mort k Chantilly en 1807. 11 étudia les sciences à Paris, exerça pendant deux ans la profession de pharmacien et obtint du ministre d'Argeiison un brevet de naturaliste voyageur du gouvernement. Valmont visita successivement les Alpes, les Pyrénées, la Suisse, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre, la Suède, la Laponie, l'Islande, dont les volcans fixèrent particulièrement son attention. Revenu en 1756, il l'ornm un cabinet de tous les objets d'histoire naturelle qu'il avait rapportés, et communiqua ses collections aux hommes studieux. La même année, il commenta un cours public qui, suspendu en 178S, repris en 1795 et continué jusqu'en 1806, contribua beaucoup, par la simplicité des démonstrations du professeur, à populariser le goût de l'histoire naturelle. Son rôle de vulgarisateur ne se borna pas à cela. Dés 17S5, il publiait un Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle (5 vol. iu-8°); c'est le premier livre où la science de la nature ait été vraiment mise à la portée de tout le monde. La dernière édition est celle de Lyon (1800, 5 vol. iu-8°). Il a paru depuis de nombreux ouvrages du même genre, qui lui sont Supérieurs sous le rapport des connaissances nouvelles, mais qui sont loin de le valoir pour la méthode et l'harmonie de l'ensemble. On a encore de Valmont de Bomare : Minéralogie ou Nouvel exposé du règne minéral (1774, 2 vol. in-8»),

VALMOttE ( Marceline - Félicité - Josèphe DiiSUORDiJS- ), femme de lettres frauçaise.

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