VANA
superficie, 7,650 kilom. carrés. Ses eaux sont . salées, mais beaucoup plus au S. qu'au N., ce qui provient de l'abondance des eaux qu'il recuit de celte dernière direction. Il renferme quatre lies, sur l'une desquelles est i# monastère arménien d'Akihnmar au S.-E. Parmi les nombreuses rivières qui se jettent dans i le lac de Van, nous citerons le Kara et le I Koch, affluents de la côte orientale.
VAN, particule qui, dans les noms propres hollandais, remplace le de français et le uou allemand ; elle est quelquefois suivie de l'article den ou der, le, la. En tout cas, cette particule ne doit jamais être regardée comme un signe de noblesse. Chercher au mot qui Suit cette particule ou l'article les noms propres qui ne se trouveraient pas ici, comme Dyck (Van), Hagen (Van der), etc.
VANA s. m. (và-na). Ornith. Nom vulgaire du vanneau, dans le dép. des Deux-Sèvres.
VAN ACHEN (Jeun), peintre allemand, né & Cologne eu 1552,, mort eu 1015. Il prit le nom de la ville d'Aix-la-Chapelle (en allemand Achr.i ou Aachen), patrie de son père; on le trimv;. en outre, écrit de différentes manières, Clles que Janncbcn, Fuuacben, Doc Action etc. Quant au véritable nom de famille de I urtiste, on l'ignore. Placé sous la direction d'un peintre médiocre, il n'en lit pas moins les progrès rapides en étudiant surtout tes Euvrcs de Sprangor. Il se rendit ensuit» à\ mise, où il travailla dans l'atelier de Gaspard Rems, puis k Florence et à Rome. Dans celt'; dernière ville, il exécuta une Naissance du Christ et uns excellente toile dans laquelle il s'est représenté lui même tenant un verre de vin à la main et ayant en face de lui une joueuse de luth. En quittant Rome, il revint a Venise, puis il se rendit à Munich, nu il travailla plusieurs années. Cédant aux sollicitations de l'empereur Rodoldolphe II, Van Achen partit pour Prague, et, sauf quelques voyages de peu de durée à Munich et ii Augsbourg, il y résida jusqu'à sa mort. Il avait épousé la tille du célèbre musicien Orlando di Lasso. Van Achen peignait très-viie et avec beaucoupde hardiesse, mais son faire était trop maniéré; il fut l'un des principaux propagateurs de ce style lourd et exttgéré qui prévalut en Allemagne au commencement du xvne siècle. C'est à Munich que sont conservées les œuvres les plus remarquables dé Van Achen, telles que la Vocation de saint Pierre, Saint Sébastien, le Christ sur la croix avec Jean et Marie et l'./j(in;iilioJi de la croix par sainte Hélène. Parmi ses toiles qui se trouvent à la calorie de Vienne, on remarque les portraits de Rodolphe Il et de son frère Ernest. Eiiliiif on cite encore, parmi les meilleures compositions de cet artiste, un Ecce fttniio, gravé par G. André; une M arii>- Madeleine dans le désert, gravée par L. Uiiian, et la Justice et ta
Vérité, dont on possède une superbe gravure ex culée par G. -A, Wolfgang l'ancien.
VANADATE s. in. (va-na-da-te — rad. vanadium). Cbitn. Sel produit par la combinaison de l'acide vanadique avec une base.
VANADEUX, EUSE adj. (va-na-deu, eu-ze — rad. vanadium). Chiin. Se dit d'up des acides ilu vanadium : Acide vaNadkuX.
VANADIQUE adj. ( va-nn-di-ke — rad. vanadium). Chiin. Se dit d'un des acides du vanadium : Acide vànadiqub.
VANADITE s. in. (va-na-rii-te — rad. vanadium). Chiin. Se. produit par la combinaison de l'aride vanadeux avec une buse.
VANADIUM s. m. (va-na-di-omm. — Le nom de ce métal dérive de Vanadé, divinité Scandinave). Chiin. Nom d'un métal blanc, non ductile.
— Encycl. Chim. Ce métal a été découvert en 1830 par Sefstrœm, chimiste suédois. 11 est d un blanc argentin; sa densité est de 3,64; il n'est pas ductile, se dissout dans l'acide azotique. Les acides sulfurique et chlorhydiique ne l'attaquent pas.
VAN AEKEK (Jérôme), peintre et graveur hollandais. V. Bosch.
VAN AELST (Evert) , peintre hollandais, né à Delfteu lii02, mort en 1058. Il excellait surtout à reproduire les objets inanimés, tels que gibier mort, vases ornes de fleurs, cuirasses, casques, etc. Toutes ses toiles se distinguent i ar une grande fidélité d'imitation et par un soin minutieux des plus petits détails. Aussi sont- elles fort recherchées des amateurs.
VAN AELST (Guillaume), peintre hollandais, neveu du précédent, né à Delfteu 1620, mort en 1679. Klêve de son oncle, qu'il surpassa plus tard, il alla se perfectionner en France, puis en Italie, où, sous le nom de Gufliclmu, il acquit k Florence une grande réputation. De retour dans sa patrie en 1656, il s'établit k Amsterdam, où il résida jusqu'à sa mort. Il avait adopté le même genre que son oncle, mais il peignait de préférence les fleurs et les fruits. Coloriste plein de fraîcheur, il avait un talent exquis pour choisir et harmoniser les couleurs, que son pinceau distribuait avec une délicatesse infinie. Aussi le place-t-on au premier rang parmi les peintres de son genre. Ses œuvres sont. dispersées dans les principales galeries de l'Europe.
VANAGE s. m. (va-na-je). Argot. Duperie
VANB
qui consi«te à faire d'abord gagner son adversaire pour l'amorcer et lui gagner ensuite de grosses sommes. '
VANALPHIMIE s. f. (va-nal-fi-ml). Bot.
Syn. de saurauja, genre de terustrœmiacées.
VANANT adj. m. (va-nan). Comm. Se dit d'un papier d'une blancheur et d'une finesse médiocres.
VANAULD (Alfred), littérateur français, né à Saint-Servan (111e et-Vilame) en 1813, mort à Montmartre en 1846. Il n'est connu que par ses ouvrages, dont les principaux sont: Marie- Auge , roman (Paris, 1837, 2 vol. in-8°); Vision du Tasse, scène en vers, mêlée d'intermèdes mélodiques, représentée h la Porte-Saint-Martin en 1840 (P..ris, 1840, in-8u); Panorama dés peuples (1840, in-8u); les Veillées des saluas, album des familles ; Nouvelles, cames historiques et moraux (l'aris. 1843, îii-40); le dénie des arts, édurwion morale et relij/ie«*e ; Nouvelles, histoires, cont'S {1S44, iu'-SO); V Ermite de Unse-mi-Bnis, récréation de l'enfance (Paris, 1844, iu-12) ; liécits de la veillée, musée histnriq e et moral, nouvelles, roules, histoires légendes (Faris, 1815, iti-S°); Ecole des vertus (1847. in-8°). On lui doit les paroles de la Madonnn col Bumbino, une des plus gracieuses inspirations du compositeur .Monpou.
VAN BEEK, grammairien du xve siècle. V.
TORBENTINUS.
VAN BBNBDEN (P.-J.), naturaliste belge contemporain. Il est docteur es sciences et en imdeciiie , membre de l'Académie de Bruxelles et professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'université de Louvain. M. Van Beneden est surtout connu par ses recherches importantes sui les vers intestinaux. Dans un ouvrage remarquable, qui o, obtenu le grand prix des sciences physiques mis au concours par l'Académie des sciences (1853), il a développé et. agrandi la théorie de ftl. fcjieensirup relative k la génération alternante. Selon lui, on observe dans la nature deux inodes généraux de reproduction; dans l'un les sexes interviennent, dans l'autre ils n'interviennent pas; quand ces deux modes alternent il y a di^éuèse; quand il n'y en a qu'un seul, l'animal est inunogénétique. Les entozuuircs, comme un grand nombre d'animaux inférieurs, 11 'atteignent leur élut parfait qu'après «voir passé par diverses ineiuiuorphoses; la succession des formes dans l'individu et l'alternance des formes dans une suite de générations se trouvent en harmonie avec des changements de milieu et des migrations telles que certain» entozonires doivent être avalés plusieurs fois successivement par plusieurs- animaux d'espèces uiffereuies, changer plusieurs fois de milieu pour arriver au terme complet de leur développement et acquérir la puissance ne se reproduite. Presque .oujours la première espèce, celle où les eutozoairea pussent les premiers temps de leur vie, est herbivore ; celle où ils atteignent leur lorme définitive est Carnivore. C'est eu dévorant les animaux herb.vore» <pie les carnivores prennent euxmêmes les eiitûzoaires. Aiii-M, le eysticerqu.6 n'est autre que la larve du ténia; le cysticerque n'atteint jamais sa foi me définitive, n'e.it jamais pourvu d'organe» de reproduction uaus le corps du piemier animal où il vit; transporté chez un autre animal, il continue k se développer et devient un ténia.
11 est juste ue reconnaît! e que MM. liuchenmeister, médecin k Ziltau, et de Siebold, professeur à ('.université de Munich, avaient, par leurs recherches et leurs expériences, ouvert lo vo.e dans laquelle s'est engagé M. Van Beneden, et qu'on ne peut parler des migrations des entozoaues sans joimire au nom de celui-ci les 1101ns de ceux-là. Ou lui doit, entre autres ouvrages : Bryozoaires fluviatiles (1850, in-8<>), atec Du Mortier; Aiiutuiuie cumpaiee (3 vol.), dans l'Encyclopédie populaire betye; Mémoire sur les vers intestinaux (1858, iu-4») ; lcuntiyraplue des helminthes (I8ti0, 111-4°) ; iïecherches Sur les biteiiodes et les treuiaïudes marins (1863, in-4°) ; Sur un dauphin nouveau et un ziphwide rare (1861, ui-8u); Recherches sur tes squatodons 11865, 111-80).
VAN BOOM (Jean-E.-G.), flûtiste et compositeur iiuliaiiUais, ne à Utrecht en 1783. Il devint, en 1806, flûte solo de la musique du roi de Hollanue et, plus tard, se consacra k l'enseignement de son infiniment, pour lequel il a formé d'excellents élevés. On cite, parmi se» compositions, des sonate», des an-' daute, des polonaises, des uuos, des airs variés, des trios, etc., pour flûte et pour piano en général.
VAN BOOM (Jean), pianiste et compositeur hoilauoais, parent du précédent, né à Utrecht en 1807. Etabli à Stockholm depuis 1840, il y est devenu professeur k l'Académie royale de musique (1859) et membre'de l'Académie de Suéde. Outre un opéra, représenté, eu 1844, sur le théâtre de cette ville, et dans lequel le premier rôle fut chanté par Jonny Lind, cet artiste a publié : Grand concerto pour piano et pour orchestre; Grand quatuor pour piano, violon, allô et violoncelle; des trios, des variations; les Beautés musicales de la Scandinavie, recueil de neuf fantaisies sur des airs suédois; le Salon, étuae pour le piano, etc.
VANG
VAN BRÉE (Mathieu-Ignace), peintre belge. V. Brke (van).
VANBRUGH (sir John), littérateur etarchitecte anglais, né sous le règne de Charles II, d'une famille gantoise réfugiée en Angleterre, vers 1672, mort en 1726. Il abandonna le service militaire pour se livrer à la poésie dramatique, fut quelque temps directeur de théâtre à Londres et composa un certain nombre de comédies, dont les plus remarquables sont : la Rechute, la Femme poussée à bout, la Ligue de femmes mariées, le Faux ami, ie Voyage à Londres, etc. On y trouve, avec quelques traits empruntés aux comédies françaises, de l'esprit, de la verve, de l'imagination, mais aussi toute ta licence du théâtre anglais à cette époque. Comme architecte, son mérite fut contesté, ainsi qu'il est arrivé à notre Perrault, et tous deux ont cependant laissé, outre leurs œuvres littéraires, des monuments qui font honneur à leur pays. On cite surtout, parmi les travaux d'architecture de Vanbrugh, le palais de Blenheim et le château d'Howard.
VAN DUGGËMIOUT (Emile), clarinettiste et compositeur belge, né à Bruxelles en 1S25. Elève du conservatoire de sa ville natale, il, y obtint, en 1841, le premier prix de clarinette, étudia ensuite la composition sous la direction deFétis, devint première clarinette solo dans la musique de la maison militaire du roi et fut nommé, quelques années plus tard, directeur de musique de la Société philharmonique d 'A ri ou et inspecteur des sociétés musicales de la province de ce nom. On a de , lui : Marguerite, opéra en trois actes ; le Vingt-cinquième anniversaire, cantate exécutée en 1850 et pour laquelle l'artiste a reçu du roi Léopold l" la grande médaille d'or; une centaine de morceaux de oonceit à grand orchestre et pour instruments à vent, dont plusieurs sont devenus excessivement populaires en Belgique; enfin des Chœurs pour voix d'hommes, etc. Cet artiste a fondé, en 1852, le Métronome, journal de musique d'harmonie et de fanfares.
VAN-BUREN, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat d'Arkansas, à 200 kilom. N.-Q. de LiUle-Roch, près de la vive gauche de l'Arkansas ; 4,000 liab. Nombreuses usines, raines de houille dans les environs. Commerce actif, expédition de poissons salés.
VAN BUREN (Martin), président des Etats- Unis. V. Buren (Van).
VAN CEULEN, nom de deux savants et d'un peintre hollandais. V. Kkulen.
VAN CLÉEMPUTTE (Lucien-Tyrtée), architecte, né à Paris en 1795, Il apprit dans l'atelier de son père, architecte des prisons de Paris, les rudiments de l'art, puis, vers 1813, il alla se perfectionner auprès de Fontaine et de Percier, qui dirigeaient une sorte d'école d'architecture d'où sont sortis plusieurs des maîtres de notre époque. 11 fut admis en même temps à l'Ecole des beaux-arts, d'où il sortit en 1816 avec le premier grand prix. Son concours, Palais pour un institut royal, est resté l'un des meilleurs du temps; il accusait même un grand amour de l'archéologie architectonique. Les Temples de Vesta et d'Hercule, le Théâtre de Taormiae, exécutés à la villa Médicis et exposés à l'Ecole en l$20 ; le Forum de Trajan, les Temples de Vénus et de la Concorde, qui ont longtemps appartenu à la collection du duc de Blacas, sont dans ce genre ce que l'artiste a fait du meilleur. Avant de -devenir un architecte constructeur, et comme pour dire un éternel adieu k toutes les poésies de son art, M. Van Cléemputte alla parcourir la Sicile avec deux touristes bien connus, MM. Hackerblac et Forbin. Dans les relations de voyage qu'ils publièrent en collaboration (1S25, in -fol.}, ses dessins occupent une place très-importante. Revenu a Paris, M. Van Cléemputte exécuta au cimetière de l'Est le Tombeau du duc de Plaisance. Cette œuvre, conçue dans les données conventionnelles qui régissent les mausolées d'à présent, fut suivie de plusieurs autres travaux commandés par la ville de Paris et qui procurèrent à l'auteur une notoriété véritable. Il fut presque aussitôt chargé de la construction de la halle aux grains de Dourdan, des archives de la cour des comptes et de l'église Sainte-Elisabeth. On regrette qu'il ait alors abandonné les aspirations élevées des premières heures de sa carrière. Pour un artiste épris du beau, qui sait tout ce qu'il est possible de mettre de sentiment et de poésie dans le style religieux, la construction d'une basilique est une véritable bonne fortune. C'est là surtout qu'il doit se révéler tout entier. M. Van Cléemputte semble avoir pensé autrement, et, au lieu de s'abandonner à Son imagination, il s'est contenté d'être suffisant à l'aine des moyens les plus ordinaires. On retrouve plus de verve dans les projets dessinés par lui et exposés sans espoir d'exécution sans doute et simplement comme œuvres d'art. Citons, parmi ses créations : ie Plan général d'embellissement pour la place de ta Concorde; un Palais pour l'exposition des produits de l'industrie ; une Salle de concerts et une Chaire pour Saint-Gervais. Une médaille de 2e classe en 1831 et la croix d'honneur en 1846 sont ies récompenses obtenues par M. Van Cléemputte.
M. Van Cléemputte est un des membres les plus connus du Caveau actuel, et il a signé,
VAND
en cette qualité, de nombreuses chansons, reilet un peu pâle des couplets de Dêsaugiers.
VAN CLÈVE (Corneille), sculpteur français. V. Cléve,
VANCOLE s. m. (van-ko-le — mot madécasse). Arachn. Espèce de scorpion, qui habile Madagascar. Il On l'appelle aussi vaNCO-
CHO et VANCOCHK.
VANCOUVER (lie), lie du grand Océan Pacifique. V. Quadra-ut-Vancouver.
VANCOUVER (Geoige), célèbre navigateur anglais, né vers 1757, mort en 1798. Il entra dans la- marine en 1771, piit part en qualité de midshipinan au second (1772-1775) et au troisième (1776- 1780) voyage de Cook autour du monde ; il fut promu lieutenant en 1780 et, après avoir fait encore deux voyages aux Indes orientales, revint dans sa patrie en 1789. Le gouvernement anglais ayant décidé k cette époque l'envoi d'une expédition dans les mers du Sud, Vancouver fut l'un des officiers désignés pour en faire partie; mais la nouvelle des déprédations commises par les Espagnols aux dépens du commerce anglais à Nootka, sur la cote nord-ouest de l'Amérique du Nord, empêcha le départ de l'expédition et, 3eux ans plus tard, "Vancouver reçut le commandement des vaisseaux Discovery et Chat liant avec mission de se rendre dans l'Amérique du Nord pour y prendre possession de .Nootka, que l'Espagne abandonnait k l'Angleterre. Il devait, en outre, relever la côte nord-ouest de l'Amérique, k partir du 30e parallèle nord, rechercher les communications qui pouvaient exister entre cette côte et le Canada, visiter les îles Sandwich et revenir ensuite en Angleterre par le cap Horn, en explorant la côte occidentale de l'Amérique du Sud, depuis l'extrémité de l'île de Chiloé, supposée située vers le 44« degré de latit. S., afin de reconnaître quels étaient les établissements les plus méridionaux des Espagnols et quels étaient les ports situés au sud de ces établissements. L'expédition partit de Falmouth le 1er avril 1791; latin de cette année et la première partie de l'année suivante furent employées à explorer les îles Sandwich, Le 10 mars, les bâtiments firent voile pour la côte d'Amérique, qu'ils atteignirent par 39» 27' de latit. N.; ils la longèrent, en la relevant exactement, jusqu'à Nootka, où Ja franche conduite du commandant espagnol rendit facile la partie diplomatique de la mission de Vancouver. De Nootka, l'expédition redescendit au sud jusqu'à San- FrancisCo-de-Monterez, explorant dans les plus grands détails toutes les baies de la côte. Vancouver revint ensuite aux îles Sandwich, et, le 29 avril 1793, il repartit-encore pour la côte d'Amérique, où il aborda au cap Rocheux (410 2' de latit. N.J, dont les Espagnols avaient pris possession en 1775. 11 continua encore cette année et l'année suivante ses travaux de relèvement de la côte américaine, qu'il longea jusqu'au détroit de Cook; puis, conformément k ses instructions, il opéra son retour en suivant la côte de l'Amérique du Sud, visita les établissements espagnols et, après avoir doublé le cap Horn, arriva en. Angleterre le 15 septembre 1795. L'année précédente, il avait été promu au rang de post-captain. Dès lors, il ne fut plus occupé jusqu'à sa mort qu'à préparer la publication du journal de son expédition; mais il n'eut pas le temps de le terminer complètement, et il l'ut publié par son frère, John Vancouver, sous ce titre : Voyage de découvertes à l'océan Pacifique du Nord et autaiir du monde (Londres, 1798,3 vol. in-4°,avee atlas), traduit en français k deux reprises, d'abord par Demeunier et Morellet (Paris, 1799, 3 vol. in-4°), puis par Henry (Paris, 1802, 6 vol. in-8°). De tous Ses élèves de Cook, Vancouver fut celui qui se rapprocha le plus de son maître par sa persévérante énergie. A part les deux années qu'il employa à la préparation de son jouruai, il fut jusqu'à sa mort en service actif, et sa mort prématurée fut la suite des fatigues qu'il avait endurées pendant l'expédition.
VANCOUVÉRIE s. f. (van-kou-vé-rl — de Vancouver, navig. angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des berbéridees, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Nord.
VAND A s. f. (van-da — mot indien). Bot, Genre de plantes épiphyles, de la famille des orchidées, type de la tribu des validées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent dans l'Inde. 11 On dit aussi vande.
— Encycl. Le genre vanda renferme des plantes herbacées, épiphytes et caulescentes, à fleurs brillantes et de forme bizarre, comme celles de la plupart des orchidées. Elles croissent dans les forêts de l'Inde, et plusieurs sont cultivées dans nos serres. L'une des plus intéressantes est la vanda teres, dont les tiges grimpantes atteignent jusqu'à 3 mètres de hauteur. Ses fleurs, d'un tissu uélicat et d'une rare beauté, dépassent quelquefois la largeur de 0i«,10; elles sont d'un blanc rosé, avec le labeile agréablement mélangé de jaune et de rouge cramoisi. Cette magnifique plante vit dans les parties humides des jungles des Indes orientales; elle croît sur i'écorce des arbres. Malheureusement, sa multiplication est difficile et sa croissance lente.
VANDA ou VENDA, princesse polonaise, qui
VAND
vivait au vme siècle. Elle était fille de Cracus, fondateur de Cracovie. Son père et ses deux frères étant morts, i-I!e fut appelée au trône par les Polonais vers 750. Vanda joignait à une grande beauté une extrême énergie. Un i-hef germain, Ritiger, demanda sa main. Voulant conserver l'autorité, Vanda repoussa sa demande. Ritiger irrité résolut d'obtenir de force son consentement. Il marcha avec une armée Sur la Pologne, et, avant d'y pénétrer, il envoya vers la princesse une nouvelle ambassade. Vanda, qui était prête à repousser l'agresseur, déclara aux ambassadeurs qu'elle était décidée à le combattre. Ceux-ci,. de retour au camp, essayèrent de dissuader Ritiger de poursuivre une entreprise qui ne pourrait tourner qu'à sa honte et lui déclarèrent qu'ils l'abandonneraient s'il persistait dans son projet. Ritiger se donna alors la mort, et Vanda revint à Cracovie au milieu des ovations populaires. Elle régnait heureusement lorsque, dans la crainte d'une catastrophe, elle se précipita du haut d'un pont dans la Vistule.
VAN DAËL (Jean-François), peintre flamand. V. Daël.
VANDAL (Jacques-Pierre-Louis-Edouard), administrateur français, né à Coblentz en 1813. Il entra à dix-neuf ans comme commis au ministère du commerce, puis devint successivement sous-chef au cabinet du ministère des finances (1836), inspecteur des finances (1837), chef de bureau (1817), sous-directeur au ministère des finances (1850), secrétaire général par intérim (1852) et directeur général des contributions directes (1852). Dans l'exercice de ces fonctions, M. Vandal fut chargé à diverses reprises d'aller étudier à l'étranger des questions rentrant dans les attributions du ministère des finances. « Ainsi, dit Vapereau, il fut envoyé trois Trois en Allemagne pour étudier les questions du sucre de betterave (183C), du sel (1847), des assurances d'Etat (1852); deux fois en'Italie pour installer le service des paquebots-poste de la Méditerranée (1851) et pour étudier le régime du cadastre et celui de l'assiette de l'impôt foncier; enfin deux fois en Angleterre pour y étudier les questions de budget ou d'impôts (1S52) et d'administration posta le (1864,).» Nommé en 1861 directeur général des postes et, le 15 septembre de la même année, conseiller d'Etat en service extraordinaire, il introduisit des améliorations notables dans ce service. En juin 1S64, il prononça au Havre, à l'occasion de l'inauguration des paquebots transatlantiques, un discours qui fut très-remarque. En qualité de commissaire du gouvernement, M. Vandal prit k diverses reprises la parole devant le Corps législatif. Une circulaire qu'il adressa le 24 janvier 1867 k tous les directeurs de poste produisit une vive sensation. Il invita ses subordonnés à surveiller avec le plus grand soin toutes les correspondances parvenant dans leur bureau, afin de découvrir les exemplaires d'une lettre autographiée adressée au général de Saint-Priest par le comte de Chainbord et expédiée sous enveloppe dans la forme d une lettre ordinaire. «Vous surveillerez, dit-il, nonseulement les correspondances mises k la poste dans votre localité, mais encore celles qui vous parviendraient des bureaux français avec lesquels vous êtes en relation. Vous formerez un paquet spécial de tous les exemplaires soit sous bande, soit sous enveloppe que vous aurez été à même de reconnaître et de retenir, et vous adresserez ce paquet au receveur principal des postes k Paris... Je vous recommande la plus grande vigilance et !a plus grande circonspection pour l'exécution de la mesure dont il s'agit. » Cette manifeste violation du secret des lettres donna lieu k une interpellation devant le Corps législatif (22 juin 1867), et M. Vandal essaya de défendre sa mesure, qui montra sous une de ses faces les plus odieuses les agissements d'un pouvoir sous lequel aucune liberté n'avait été respectée. En 1868, M. Vandal fut nommé conseiller générai du Bas-Rhin et peu après grand officier de la Légion d'honneur. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut remplacé k la direction générale des postes par M. Rampont, et, depuis lors, il est devenu président du conseil de la Compagnie générale des paquebots transatlantiques.
VANDALE s. (van-da-ie. — Ce nom appartient probablement à la même famille que l'allemand wandeln, circuler, voyager, proprement rouler, enrouler, de l'ancien haut allemand winlau, gothique withan, be-vindan, anglo-saxon uinaan , vyndan, Scandinave vinda, anglais to weed, to uiind, etc.). Membre d'une tribu primitivement établie entre l'Oder et la Vistule et qui se répandit ensuite dans le midi de l'Europe et jusqu'en Afrique.
— Kig. Personne qui détruit des monuments ou d'autres objets dignes d'être conservés : Ces vandales ouf détruit une précieuse bibliothèque.
— Adjectiv. Qui a rapport, qui appartient aux Vandales : Les armées vandales.
— Encycl. Hist. Le nom des Vandales apparaît pour la première fois dans l'histoire vers le milieu du i«r siècle de l'ère chrétienne et disparaît vers le milieu du vie siècle. Pline rapporte que les Vandales étaient une des cinq glandes races des Germains. Procope, qui vivait au vie siècle, confirme cette opinion :« Les Ostrogoths ou Goths les Vanda-
VAND
les, les Wisigoths, les Gépides, bien que portant des noms différents, se ressemblent en toutes choses ; tous ont le teint blanc et les cheveux blonds ; tons sont de grande taille et de bonne mine; ils sont tons régis par les mêmes lois, font profession de la même religion et suivent la doctrine d'Arius; ils parlent tous aussi la même langue, la langue qu'on appelle gothique. Je me figure que tous ont fait, jadis partie de la même nation, mais qu'ils ont depuis emprunté de leurs chefs les nom-; pur lesquels il se distinguent k présent." Ta.ite dit (Germanicu*) que, vers l'an 4 8, les Vandales occupaient sur les bords de la Baltique les contrées qui s'étendent entre l'Oder et la Vistule. Pendant la première moitié du ne siècle de l'ère chrétienne, les Vandales descendirent vers le sud: puis, en 170, ils envahirent la Paiinonie, d où ils furent chassés par Marc-Aurèle. Vaincus par Aurélien en 270 et par Probus en 277, ils s'établirent pourtant en Dacie, où ils demeurèrent jusqu'à la mort de Constantin (337). Refoulés h celte époque par les Goths, ils se réfugièrent sur le territoire de l'empire romain, reçurent des terres en Pannonie, les cultivèrent, Se convertirent il l'arianisuie et vécurent en paix avec l'empire. Quelques-uns des leurs arrivèrent même à de hautes positions dans le gouvernement, entre autres Slilicon, qui gouverna l'empire d'Occident 5'uis Honorius. Lorsque, au commencement du v<= siècle, les hordes des Huns descendirent.du grand plateau asiatique, l'empire des Goths fut renversé, et les peuplades germaniques, poussées par les nouveaux barbares, se précipitèrent sur les provinces les plus occidentales de l'empire. Les Vandales suivirent ce mouvement général (406). La barrière du Rhin fut franchie, et les Gaules furent envahies par tes Alains, les Bourguignons, les Gépides, les Hérulcs et les Vandales. Ces. derniers passèrent le Rhin entre Cologne et Mayence. Arrivés dans les Gaules, ils y mirent tout k feu et k sang pendant deux ans; puis, appelés en Espagne par l'usurpateur Gerontius, ils se précipitèrent sur ce malheureux pays. Une de leurs tribus, les Astinges, s'établit alors avec les Sue ves dans la Galice; le plus grand nombre occupa la Bétique, qui prit d'eux le nom de Vandalousie (Andalousie). Là, placés sous un climat des plus heureux, ils abandonnèrent leur vie errante, se mirent k cultiver les terres, et, d'après Sal vieil, historien de cette- époque, leur domination fut si modérée , qu'elle parut aux Espagnols préférable k celle des Romains. Ils vivaient donc en paix dans leur nouvel établissement, lorsqu'ils furent attaqués par les Wisigoths sous la conduite de leur roi Vallia, allie des Romains. Vaincus d'abord par Vallia, mais non chassés de la province, ils défirent complètement une armée romaine euvoyée contre eux (422). A cette époque, Boniface, qui gouvernait l'Afrique pour l'impératrice Placidie, redoutant les sourdes menées de son rival Aetius, se souleva contre l'impératrice et appela k son secours les Vandales établis dans la Betique. Gondéric, roi des Vandales, venait de mourir; Geuséric, sou frère bâtard, avait pris sa place. Celui-ci, sollicité par Boniface, part avec son armée et débarque en Afrique. ■ Trois siècles plus tard, dit Chateaubriand, le ressentiment et la trahison d'un autre capitaine devaient appeler d'Afrique en Espagne des vengeurs d'une, autre querelle domestique; les Maures s'embarquèrent où les Vandales avaient débarqué ; ils traversèrent en sens contraire ce détroit, dont les tempêtes ne purent défendre le double rivage contre les passions des hommes. • . A l'arrivée de Gensérioen Afrique, l'Eglise de ce pays était déchirée par le schisme des donatistes; tous ceux qui se trouvaient en hostilité avec l'Eglise orthodoxe regardèrent le nouveau venu comme un allié, parce qu'il était arien. Cette circonstance facilita la conquête de Geuséric, qui fut bientôt maître des trois Mauritanies, Tingitane, Césarienne et Sitifieiine. En vain Boniface, réconcilié avec Piacidie, voulut-il repousser i'ennemi qu'il avait appelé; le général romain, vaincu dans deux coin bais, se réfugia dans Hippone (430), où, après un siège de quatorze mois, il fut contraint à une paix qui assuiait à Geuséric la possession de tout le pays depuis les colonnes d'Hercule jusqu'aux murs d'Hippone (Bône). Ce traite fut signe en 435. Le roi lies Vandales profita de la paix pour affermir sa conquête ; il chercha a se concilier les Maures, favorisa les donatistes et tenta de réunir dans le sein de l'arianisine toutes les sectes dissidentes qui avaient surgi en Afrique. Bientôt, profitant des circonstances malheureuses dans lesquelles se trouvait l'empire d'Occident par suite des attaques d'Attila, il viola le traité qu'il avait conclu avec Boniface, s'empara de Cartilage et de toute l'Afrique romaine. Devenu iùusi le maître de toutes les anciennes possessions rumaines en Afrique, il songea k organiser sa conquête d'une manière durable. Après avoir partagé les terres conquises entre ies guerriers qui avaient combattu sous ses ordres, il tourna tous ses erfurts vers la création u'une puis-' saute marine sur la Méditerranée. L'étendue de côtes de ses Etats, l'aptitude de ses nouveaux sujets dans l'art de la navigation secondaient ses désirs et lui fournissaient les premiers éléments du succès. Ce roi barbare, qui s'était frotté k la civilisation romaine, possédait réellement toutes les qualités poli-
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tiques d'un fondateur d'empire. Il conquit d'abord la Corse, dont les magnifiques forêts lui fournirent d'immenses quantités de bois de construction; puis de Carthage s'élança en Sicile, en Sardaigne, dans les Baléares, . déviista les côtes de l'Italie et de l'a Grèce, rendit tributaires les deux empires et put en quelque sorte s'intituler avec raison roi de la terre et de la mer. Respecté d^s Maures, des Numides et des Gélules, il eut bientôt l'occasion de venger l'ancienne ruine de Carthage et les vieux griefs de l'Afrique contre Rome en pillant pendant quatorze jours (du 15 au 29 juin 455) la ville éternelle. Les descendants des soldats d'Annibal purent se consoler en voyant Gensériu rapporter dans Carthage les dépouilles des vainqueurs de leurs pères.
Cependant Léonce, empereur d'Orient, essaya d'enlever aux Vandales la souveraineté des mers et de recouvrer les possessions conquises. Une flotte nombreuse fut équipée, une année de 100,000 hommes fut placée sous les ordres de Basiliscus; mais la flotte fut incendiée par l'ennemi, et Basiliseus vaincu s'enfuit à Constantinople. Genséric dévasta le Péloponèse, l'Epire, la Dalmatie, l'Istrie et amassa à Carthage d'immenses dépouilles. 11 força par ses nombreux succès la cour de Byzance à s'humilier devant la terreur du nom vandale; un traité le reconnut maître de tout le pays conquis entre la Cyrénaïque et les colonnes d'Hercule et lui laissa, en outre, la Corse, la Sardaigne, la Sicile et les Baléares. L'empire des Carthaginois n'avait jamais été aussi étendu (476). Ce traité, qui était comme la consécration de l'œuvre de Genséric, fut le dernier acte important de sa vie ; il mourut l'année suivante (477), laissant à Hunéric, son successeur, un vaste empire sans lui laisser sa prévoyance et son génie. Les conquêtes rapides et faciles des Vandales les avaient prodigieusement enrichis ; les vertus guerrières de ces hommes du Nord s'effacèrent et disparurent bientôt complètement dans le luxe et la mollesse. La force de l'empire vandale décrut chaque jour sous les quatre premiers successeurs de son fondateur, Hunéric, Gunihamund (496), Thrasimund (523), Hildéric (53o). L'empereur Justinien, voyant les signes évidents de décadence du royaume des Vandales, conçut le projet de faire ta conquête de l'Afrique. Hildéric, élevé à la cour de Constantinople, était devenu l'ami de Justinien; mais cette amitié même et le christianisme orthodoxe dont il avait puisé les principes en Orient furent lu cause de sa ruine, en lui attirant la haine de ses sujets. Gélimer, que quelques succès sur les tribus nomades d,es Maures avaient illustré aux yeux des Vandales, profita du mécontentement de ces derniers pour renverser Hildéric et se mettre à sa place. Cette usurpation fournit à Justinien le prétexte et l'occasion d'attaquer Gélimer. Bélisaire fut chargé de la conduite de la guerre (534). Ce général, k la tête de 30,000 hommes, débarqua à Caput-Vada, sur les confins de la Byzucène et de la TYipolitaine, afin de se ménuger au besoin une retraite par la Cyrénaïque et l'Egypte. En peu de jours, il se porta devant Carthage, qui lui ouvrit ses portes, et bientôt après il vainquit Gelimer ù Triciunéron. Le roi des Validâtes avait cherche son salut dans la fuite et se réfugia dans les montagnes de l'Atlas ; mais la faim et les privations de toutes sortes le forcèrent bientôt à quitter sa retraite ; il se livra à Bêlisaire, qui l'euiuiena à Constantinople. Trois ans à peine suffirent k la ruine complète de l'empire de Genséric. Dès lors, le nom des Vandales disparaît totalement de l'histoire.
Le souvenir des horribles dévastations de ce peuple est demeuré dans la mémoire des hommes, et son nom, devenu proverbial, est resté une injure dans toutes les langues modernes, L'épithète de vandale est appliquée plus spécialement k ceux qui mutilent ou détruisent les monuments des arts, soit pendant les insurrections politiques, soit par ignorance ou mauvais goût,.
VAN DALE ou VAN DALEN (Antoine), antiquaire et philosophe hollandais. V. Dalkn.
VAN DALEN (Corneille), graveur hollandais. V. IlALliN.
VANDALIE, nom de deux anciens duchés de l'Allemagne du Nord. Le premier, situé en PuHicruuie, avait pour villes principales lJolnow, Ruug,:iiwaluen, Rumelsberg et Stolpe ; le seconu était compris dans le Meckiewbourg, et avait, pour capitale la ville de Guxtrow.
VANDALIQUE adj. (van»da-li-ke — rad.
Vanduie), tjni appartient aux Vandales : Invasions VANDALIQUES.
VANDALISME s. m. (van-da-li-sme' — rad.
Vandale). Fureur de la destruction : Nous ne pouvuns résister au besoin de signaler quelques-uns de es actes de vandalisme qui tous tes jours sont projetés, débutius, commencés et et menés paisiblement à bien sous- nos yeux. (V. Hugo.) il Moi créé par Uregoiie.
Vondulikine (DU) el du culUoIi<^iauie dam
l'an, par le comte de Munuilcmberl (1846, iti-8°). L'auteur, fervent cutho.ique, a successivement étudié toutes les questions qui, de près ou de loin, ont trait à lu religion. Or, la religion a aussi son côté artistique, et l'uu-
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teur en déplore la disparition ; il accuse l'es- . prit mercantile et matériel des Vandales de notre époque de l'anéantir sans remords, sans même avoir conscience du sacrilège qu'ils commettent. Les monuments font partie de la tradition catholique; y porter atteinte, c'est, suivant lui, porter atteinte à la religion ellemême. C'est peut-être pousser un peu loin l'amour des souvenirs. Mais c'est là un sentiment qui se conçoit. M. de Montalembert n'a pas été d'ailleurs le premier & l'exprimer. Beaucoup de ses idées, c'est lui-même qui en prévient loyalement le lecteur, sont empruntées aux Souvenirs d'Italie par un catholique, livre du marquis de Bcuufort, paru en 1839. Son livre n'est pas seulement une élégie catholique : c'est encore une sérieuse étude d'architecture sacrée, un musée des églises chrétiennes. La science s'y mêle au sentiment et forme un tout un peu mystique, mais qui n est pas dépourvu de charme. Une teinte de mélancolique pitié pour les monuments victimes du vandalisme ajoute un caractère particulier au style coloré de ce nouveau Jérémie pleurant sur les ruines des édifices chrétiens.
Par instants, l'auteur s'élève jusqu'à l'indignation, comme dans ce passage : « 11 n'y a qu'en France que le vandalisme règne seul et sans frein. Après avoir passé deux siècles et puis trente ausk déshonorer par d'impures et grotesques additions nos vieux monuments, le voilà qui reprend Ses allures terroristes et qui se vautre dans la destruction. On dirait qu'il prévoit sa déchéance prochaine, tant il se hâte de renverser tout ce qui tombe sous son ignoble main. On tremble à la seule pensée de ce que chaque jour il mine, balaye ou défigure. Le vieux sol de la patrie, surchargé comme il l'était des créations les plus merveilleuses de l'imagination et de la foi, devient chaque jour plus nu, plus uniforme, plus pelé. On n'épargne rien; la hache dévastatrice atteint également les forêts et les églises, les châteaux et les hôtels de ville; on dirait une terre conquise d'où îles envahisseurs barbares veulent effacer jusqu'aux dernières traces des générations qui 1 ont habitée. On dirait qu'ils veulent se persuader que le inonde est né d'hier et qu'il doit rinir,demain, tant ils ont hâte d'anéantir tout ce qui semble dépasser une vie d'homme. On ne sait même pas respecter les ruines qu'on a faites, et tandis qu'on cite en Angleterre des seigneurs qui dépensent chaque année un revenu considérable pour préserver celles qui se trouvent sur leur domaine"; tandis qu'en Allemagne d'innombrables populations choisissent les décombres des vieux châteaux pour y établir leurs assemblées libérales, comme pour mettre leur liberté renaissante sous la protection des anciens jours, chez nous, nous ne laissons pas même le temps accomplir son œuvre, nous refusons h la nature son droit de mère. L'ancien seigneur met à l'encan ces, tombeaux des siècles passés , le nouveau'bourgeois les achète, les recrépit, les enjolive ou les jette par terre. Tous deux se coalisent pour déshonorer ces vieilles pierres. »
Vandalisme rôvolnliounaîre (LE), par M. E.
Despois (Paris, Germer- Baillere, 1868, in- 14). Le vandalisme révolutionnaire est une expression devenue malheureusement presque proverbiale et par laquelle une haine trèsréfléchie a voulu flétrir une époque dont chacun parle beaucoup sans beaucoup la connaître, la Révolution. Depuis 1815, la Restauration, en ramenant en France cette royauté qu'avait proseri e la Révolution, ramena aussi les préjugés de l'ancien. régime, et les années glorieuses pendant lesquelles la France s'est émancipée d'une trop longue tutelle sont devenues dans l'esprit de la plupart un temps d'erreurs et de ténèbres, de crimes et de sang. Par ce mot, le vandalisme révolutionnaire, on a voulu désigner l'aveuglement et la cruauté de ceux qui dirigeaient la France. On a voulu insinuer que le gouvernement républicain, bien loin de songer à la gloire et à l'honneur du pays, n'aurait travaillé qu'à le piller et k le déshonorer. Les Vandales ayant été les barbares qui ont inspiré la plus grande horreur aux peuples de l'Occident par leurs brutalités et leurs déprédations, on a cru faire preuve de patriotisme et de justice en désignant de ce nom, les Vandales inudeines, les conventionnels de 1793 et 1794 qui ont sauvé la France et qui l'ont organisée. C'est pour répondre à ces attaques que M. Despois a écrit son beau livre, qu'il a intitulé ironiquement le Vandalisme révolutionnaire, prenant ainsi, pour désigner toutes les réformes utiles, toutes les généreuses institutions de laConvention, le mot parlequel ses ennemis voulaient flétrir ses prétendues exactions. Ce n'est pas un panégyrique; l'auteur n'a recours k d'autre éloquence qu'à celle des faits; il montre avec une précision ud peu dédaigneuse et une exactitude sûre d'ellemême que cette Convention tant maudite, loin de détruire, a édifié ; qu'elle a repaudu la lumière et la vie de tous les côtés, loin d'épaissir les ténèbres et d'appeler la mort a son aide. Le» excès qui accompagnent toute réaction violente el légitime sont à regretter, et on ne se lasse pas de les exagérer avec une imprudente malignité; il faut donc aussi parler des améliorations dont nous profitons aujourd'hui. Le livre de M. Despois montre éioquemment que ce sont ces hommes tant décriés, tant honnis,ces Vandales, ces amoureux
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du sabre et de la guillotine qui ont créé l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire, qui ont créé les écoles centrales, l'Ecole polytechnique, l'Ecole normale, le Muséum d'histoire naturelle, le Conservatoire des arts et métiers; que ce Sont eux qui ont organisé les Ecoles de droit et de médecine, l'Institut, les expositions annuelles et le Musée des beaux-arts. Cette longue énumération des créations de la Convention ne suffit-elle pas & prouver que les hommes qui composaient cette assemblée ont songé à instituer en France l'éducation nationale, à agrandir et à élargir l'intelligence de la patrie entière î Et c'est 1k ce vandalisme qu on leur reproche! M. Despois montre ensuite avec habileté comment le moyen âge était mort et disparu bien avant la Révolution, comment il était méprisé par la monarchie de Louis XIV et ne Louis XV plus qu'il nele fut par la République de 1793 ; comment les représailles des crimes et des persécutions religieuses de plusieurs siècles turent pacifiques et moins sanglantes qu'on ne l'a proclamé. « Que les amis du moyen âge ne se plaignent pas trop des ruines qu'a faites la Révolution, car elle les a souvent par là servis sans le vouloir. Ce qu'elle a surtotrt détruit, c'était ce qui la choquait d'abord, par conséquent ce qui accusait l'ancien régime et la justifiait ellemême. Ce qu'elle a conservé avec une sollicitude que nous constaterons, ce sont les monuments de l'art du moyen âge, c'est-à-dire les seuls souvenirs capables de le recommander eucore-et de faire illusion à un siècle sans mémoire pour tout le reste et qui ne semble avoir «réé l'histoire de Frunce que pour en méconnaître les enseignements. » Il n'est pas jnsqu'uux monuments de Saint-Denis que la Révolution n'ait respectés. Tandis que la religion catholique jetait aux vents les cendres des hérétiques et des réformés, le peuple respecta les restes de ses persécuteurs; il les confia à une autre sépulture et conserva leurs anciens monuments. M. Despois le prouve par les rapports de ceux-là mêmes qui furent chargés «le l'inspection des tombeaux de Saint- Denis. Voici parque! décret la Convention interdit ce vandalisme qu'on l'accuse d'avoir propagé. Ce décret est du 4 juin 1793 : « La Convention nationale, ouï le rapport de son comité d'instruction publique, décrète la peine de deux ans de fers contre quiconque dégradera les monuments des arts dépendants des propriétés nationales. » — « Deux ans de fers, dit M. Despois, quel encouragement au pillage 1 > Ce mot même de vandalisme que les ennemis de la Révolution lui adressent comme un reproche, ce mot a été inventé par elle. L'abbé Grégoire, un des membres de la Convention les plus énergiques et les plus dévoués, y lut trois rappurts successifs sur le vandalisme. Il y racontait toutes les exagérations inévitables du zèle révolutionnaire, énumérait les ravages commis par le peuple et proposait des peines sévères contre toutVandale. Après avoir organisé à nouveau les bibliothèques publiques et nommé une commission : 1» pour travailler k neuf l'histoire de France, car cet ouvrage e»t à refaire; 2° pour faire un dictionnaire des livres anonymes et pseudonymes, qui manque à nutre littérature ; 3° pour tracer un tableau généalogique des connaissances humaines, dont les subdivisions seront plus étendues et plus précises que dans celui de Bacon, quoique rectifié par les rédacteurs de {'Encyclopédie ; 4» enfin pour la paléographie de notre langue, qui sera désormais la langue de la liberté, la Convention, pour éviter autant que possible les abus, décréta encore, le 2 brumaire an II (23 octobre 1793), ce qui suit : « 11 est défendu d'enlever, de détruire, mutiler ni altérer en aucune manière, sous prétexte de faire disparaître les signes de la féodalité et de la royauté dans les bibliothèques, les collections, cabinets, musées publics ou particuliers, non plus que chez les artistes, ouvriers, libraires ou marchands, les livres imprimes ou manuscrits, les gravures et les dessins, les tableaux, bas-reliefs, statues, médailles, vases, antiquités, cartes géographiques, plans, reliefs, modèles, machines, instruments et autres objets qui intéressent les arts, l'histoire et l'instruction. «C'est encore la Convention qui créa le Musée des monuments français, ouvert au public le 15 fructidor, an 111 (îor septembre 1795) par les soins d'Alexandre Lenoir. C'est ainsi que la Révolution ne craignait pas de révéler k l'étude des érudits et dos curieux ou même de ses ennemis les souvenirs histoiiques du moyen âge, dont elle fut la première, chose étrange 1 k comprendre la grandeur. Le Musée des archives fut encore organisé par la Convention. Un premier décret du 20 février 1793 prescrivit la réunion des différents dépôts d'archives dans un local commun. Un second décret du 2 novembre 1793 compléta le premier et décida que le tout serait réuni au Louvre, où les archives restèrent, eu effet, jusqu'au Consulat, et placé • sous les ordres et la surveillance immédiate de l'archiviste de la République. • Nous nous glorifions aujourd hui eu France d'avoir établi l'unité du système des poids et mesures, qui facilite les transactions commerciales et simplifie singulièrement les opérations financières ; lus ennemis de la Révolution oublient peut-être que c'est à elle qu'ils doivent cette heureuse innovation. Le rapport lu à la Convention à ce sujet exposait successivement
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ces trois points principaux : 1<> la détermination de l'unité principnle, à laquelle tout le système devait se rapporter; t° la liaison entre les mesures linéaires, celles de superficie, celles de capacité; entre celles-ci et les poids et monnaies; 3o l'introduction du système de division décimale dans ces diverses mesures, ainsi que dans les mesures astronomiques et nautiques. Le calendrier républicain, les fêtes nationales, les télégraphes, les aérostats, tous ces essais et toutes ces créations de la Convention prouvent-quelle fut la fécondité de cette époque tant calomniée. Il n'est aucune des institutions dont nous sommes aujourd'hui si tiers à laquelle la Convention n'ait songé. Fécondée par la liberté, l'activité des hommes de la Convention se porta de tous les côtés, n'oublia rien, ne négligea aucune mesure utile et fertile en promesses pour l-'avenir. Elle ne négligea pas non plus les lettres, bien que les lettres n'aient pas prospéré, il faut bien le dire, pendant la Révolution. Le 19 juillet 1793, la Convention nationale lixa le droit des écrivains et des artistes à la propriété de leurs œuvres. C'était, comme le disait le rapporteur, après la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, « la déclaration des droits de l'intelligence. > Il n'est pas même jusqu'aux pensions littéraires que la Convention n'ait augmentées, au moment où elle faisait de si énormes dépenses pour tenir tête à l'Europe. Les trois listes approuvées par l'Assemblée présentaient trois catégories de pensions : 3,000 livres, 2,000 livres, 1,500 livres. Il est facile de se convaincre qu'elle a su beaucoup mieux que Louis XIV proportionner la récompense au mérite. M. Despois cite le3 noms des auteurs et des artistes récompensés par la Convention; elle sut choisir. Tel est le résumé du livre de M. Despois. On pourrait dire de lui, comme Voltaire le disait de Montesquieu : la Convention avait perdu ses titres; M. Despois les a retrouvés. « Cette justice, dit en terminant M. Despois, ne vaudra ni faveurs ni grand profit aux écrivains qui se chargeront à l'avenir de cette réhabilitation tardive; mais ils y trouveront quelque chose de mieux, le bonheur rare, et rendu plus savoureux par le contraste, d'avoir dit enfin la vérité là où tant d'autres ont accumulé l'imposture ou pratiqué prudemment l'oubli. Ce sera sans doute une mince satisfaction pour l'amour- propre ; pour la conscience, c'est une fierté. »
VANDALLA, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de i'illinois, dont elle fut la capitale jusqu'en 1839, k 112 kilom. S.-E. de Springfield, a 515 kilom. O. de Washington ; 3,000 hab. Société historique de I'illinois. La population et l'importance de cette ville ont beaucoup diminué depuis que le siège du gouvernement de I'illinois a été transféré à Springfield.
VAISDAMME (Dominique-Joseph ou René), comte d'Unebourq, général français, né à Cassel(Nord)en 1771, mort dans la même ville en 1830. Incorporé avant 1789 dans un régiment colonial, il organisa, en 1792, la compagnie franche des chasseurs du Monl-Cassel, devint général de brigade l'année suivante à l'armée du Nord, investit Fumes, débloqua Nietiport et s'empara de Menin avec Moreau (1794). Signalé par son audace et son habileté k l'armée de Suinbre-et-Meuse en 1795, il passa le premier te Rhin dans la courte campagne d'Allemagne de 1797 et obtint le grade de général de division en 1799. 11 eonibattit avec gloire en Hollande et, en 1800, franchit encore le Rhin à la tête de l'avant-garde de Moreau, sous le feu de 80 pièces de gros calibre. Dans la campagne de 1805, il prit Augsbourg de vive force, (6 octobre) et se distingua k Austerlitz. Il signa la capitulation de Breslau en janvier 1807, commanda une division wurteiubergeoise en 1809, se couvrit de gloire au combat d'Urfort, fut disgracié à la suite de démêlés fort vils qu'il eut avec le roi Jérôme el reçut néanmoins, au commencement de 1813, le commandement d'un corps d'armée en Saxe. Après quelques succès, il se lança imprudemment a la. poursuite de l'ennemi sur la route de Kulm, dans des gorges étroites, sans moyen de retraite, k la tète de 15,000 hommes seulement. Attaqué, le 30 août, par 80,000 allies, auxquels se Joignit l'année prussienne, et cerné de toutes parts, il déploya en vain la plus brillante valeur, perdu toute son urtilierie et fut fait prisonnier avec 6,000 dus siens. Le grand-duc Constantin lui enleva Son epée; mais l'empereur Alexandre, respectant son malheur, la lui rendit immédiatement. Ce désastre de Kulm, Un des plus grands qu'ait éprouvés l'armée française, compromit le succès de la campagne. Envoyé en Sibérie, Vandamme rentra"en France en septembre 1814 et reçut du gouvernement royal l'ordre de s'éloigner de Paris dans les vingt-quatre heures. Pendant les Cent-Jours, il commanda le 3° corps, k la tête duquel il fit dés prodiges a la bataille de Wavres. Frappé par l'ordonnance du 24 juillet 1815, il se relira k Gand, passa de là en Amérique, revint dans son pays en 1824 et y termina ses jours dans une retraite absolue,
VANDÉ, ÉE adj. (van-dé — rad. vanda).
Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la vanda.
— s. f. pi. Tribu de la famille des orchidées, ayant pour type le geure vanda.
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VANDEBERGCE-SEURRAT (Claude), économiste français, né à Versailles vers 1725, mort en 1783. Un ne connaît île lui qu'un recueil intiiulé : Voyage de Genève et de la Touraine, suivi de quelques opuscules {Orléans et Paris, 1779, i il — 1 2). Dans des opuscules, il traite différentes questions commerciales et propose la fondation d'une chaire de droit commercial, innovation oui ne fut réalisée que longtemps plu.s tard. — Un autre Y andebkrguiî (Georges), mort en 174S, lieutenant général de police, a publié un recueil de Poésies.
VANDELL1 (Dominique), médecin italien, né à PaUoue vers 1732, mort vers la fin du xviiiû siècle. 11 voyagea en Espagne et en . Portugal, s'occupa de | hysiolugie et fut un des plus âpres adversaires de la doctrine de l'irritabilité et de Huiler. Parmi ses écrits assez nombreux, nous citerons les suivants : Epistata de sensibilitute pericrunii perinstei, uifdu/las, durx meuingis, cornes et (eitdinum (Paduue, t756, in-8u) ; Dissertaiio de studio historiée naturalis (Lisbonne, 1768, in-8°); De thermis agri Potavani (Padoue, 1761, in-4°); Flurs Lusitanien et Drasitiensis spécimen (1788, in-4°); Fasciculus planlarum, vum uovis geuerilius et speciebus (Lisbonne, 1771, in-4u); Diccionario dos termes technicos de hùloria natural, extrahidos dus obras de Linneo, com a sua explicaçuun (Coïmbre, 1788, in-40).
VANDELLIE s. m. (van-dèl-11 — de Van-délit, naiur. ital.). Ichtliyol. Genre de poissons, formé aux dépens des triehiures ou lépidopes.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des gratiolées, comprenant plus de trente espèces, qui croissentdans l'Inde et en Amérique : La VandeLlib diffuse est umère, mueilagineuse et purgative. (P. ûùchartre.)
— Encycl. Bot. Les vandellies sont des plantes herbacées, à fleurs axillaires, opposées ou faseiculèes, les fleurs supérieures souvent rapprochées en grappes. On eu connaît plus de trenie espèces, qui croissentdans l'Inde et en Amérique. La plus remarquable est la vundellie aiffuse, appelée aussi caaataica. C'est une petite plante annuelle, couchée, tres-rameuse, qui croit dans l'Amérique tropicale et à Madagascar. Elle a une saveur umère et mueilagineuse. Sa décoction est èméùque et purgative; on l'emploie contre les fièvres continues ou intermittentes et les maladies du foie. Ce médicament est connu à la Guyane sous le nom de haimeruda. Les vandellies sont k peine connues en Europe, en dehors des jardins botaniques ; elles exigent la serre chaude ou au moins tempérée.
VAN DEN ACKER (Jean), violoniste et compositeur belge, né k Anvers en 1828. 11 a fait représenter avec succès dans sa ville natale des opéras écrits en langue flamande : C/7ie aventure de l'empereur Charles (1856) ; Van Ostade l'insensé (1857) ; Jacob bellamy (1857), etc.
VANDENBERGIIE (Auguste), peintre français, né à Beauvuis en 1798, mort en 1856. Après avoir été l'élève de Girodet, de Gros et de Guérin, il se rendit k liome, où il séjourna de 1827 à 1830, obtint la médaille de ire classe en 1833 et s'acquit une certaine réputation par la pureté de son dessin et l'éclat de son coloris. On cite au nombre de ses meilleures toiles : une Descente de croix, k l'église de Notre-Dame, à Aurillac; l'Enterrement de la sainte Vierge, à la cathédrale de Nantes; Jésus guérissant le paralytique, à Mauriac; le Christ au mont des Oliviers, k Château-Thierry j la Sainte Famille, la Prédication de suint Jean dans le désert, à Beauvais ; deux sujets tires de W. Seoit et reproduits par la gravure : Alice et Cura, le Déjeuner de Quentin Durward et de Louis XI.
VANDEN-BOGAEKDE VAN TERBRUGGE
(Andre-Jeau-I.ouis, baron), homme a Etat hollandais, né à Gand en 1787, mort en 1855. Il fit ses études a Bruxelles, où il s'occupa surtout d'économie politique, et devint successivement membre des états provinciaux (1816), commissaire de district à Saint-Nicoias, dans le pays ue W'aes (1820), couim.ssaue de district et de milice a Gand (1828), gouverneur du Brabant septentrional (1830J, conseiller d'Etat (1832), grand echunson de la couronne et grand officier de la maison du roi (1842/ et enfin président de l'ordre équestre du Brabant septentrional (1850). On a de lui les écrits suivants : Essai sur l'encouragement et le développement de la tisseru'uderie dans ta Flandre occidentale (Gand, in- 12); le District de Saint- Nicolas, jadis pays de Wties, dans tu province de Flandre orientale (1825, 3 vol. in-8°); Coup d'ceil rapide sur l'histoire de la Belgique et de ta Pologne, appliqué aux événements de 1830 (Boisle- Duc, 1831) ; Essai sur l'importance du commerce, de la navigation et de l'industrie dans les provinces formant le royaume des Pays- Bas depuis les temps les plus reculés jusqu'à 1830 (18-15, 4 vol.).
VAN DEN BOSCH (Balthazar), peintre flamand. V. Bosch.
VAN DE?» BROECK (Othon-Joseph), compositeur français, d'origine flamande , né à Ypres eu 1759, mort eu 1832. Dès l'enfauce, il montra de grandes dispositions pour la mu-
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sique et en particulier pour le cor, instrument qu'il étudia sous la direction de P. Banneux et de Spandau. Il apprit ensuite avec Fuchs, directeur de la musique du prince d'Orange, les premiers principes de l'harmonie et reçut de Schmidt, musicien allemand de quelque mérite, des leçons de contre-point. Il vint en 1788 à Paris, où il donna au théâtre de Beaujolais quelques petits opéras : la -Ressemblance supposée. Colin et'Colette et le Codicille. De 1789 à 1795, il fit partie de l'orchestre du théâtre de Monsieur et passa ensuite à l'Opéra, où il fut attaché jusqu'en 1810. Parmi ses compositions dramatiques, nous citerons : la Fille ermite, opéra en un acte (1796); les Incas ou les Espagnols dans la Floride, mélodrame (1797) ; le Génie Azouf (1798); le Diable ou la Bohémienne ; la Fon- Inine merveilleuse. On lui doit encore des Symphonies, des Duos, des Quatuors pour cor et autres instruments, etc. Il a, en outre, publié à Paris un Traité général de tous les instruments à veni à l'usage des compositeurs et une Méthode de cor avec laquelle on peut apprendre et connaître parfaitement l'étendue de cet instrument.
VAN DEN BROECK ou BROEK (Crispin), peintre, architecte et graveur flamand. V. Broeck.
VAN DEN BROECK (Peter), navigateur hollandais. V. Brokck.
VAN DEN BROECK ou BROEK (Elie), peintre flamand. V. Broeck.
VANDENESSE (Jean db), chroniqueur bourguignon du xvio siècle. Il fut, de 1514k 15C0, contrôleur ou surintendant de la maison de l'empereur Charles-Quint et du roi Philippe II, et laissa en manuscrit le Journal des voyages de l'empereur Charles-Quint et du roi Philippe II, son fils, de 1514 à 1560, dont l'original est conservé à ta bibliothèque de Tournay. Il renferme une foule de détails curieux, que l'on ne trouverait pas dans les historiens les plus complets.
VAN DEN GHEYN (Matthias), organiste et Compositeur flamand, né k Tirlemont en 1721, mort eu 1785. Il lit ses études musicales à Louvain, où il devint organiste de l'église Saint- Pierre (I74l)"ét, en 17-15, carillonneur de la ville. Il occupa ces places jusqu'à sa mort, avec un talent qui l'a fait appeler te plus grand organiste et carillonneur belge du x.vi»e siècle. Van den Gheyn avait écrit un grand nombre décompositions pour orgue et pour carillon, mais la plupart sont de.ineu.rees inédites. Les seules qui aient été publiées sont : Fondements de la basse continue... avec douze petites sonates pour l'orgue ou le clavecin et le violon, et Six divertissements pour clavecin.
VAN DEN HEUVEL-DOPREZ (Mme), cantatrice française. V.Duprez (Caroline).
VAN DEN VELDE (Isaîe), peintre et graveur hollandais, né à Leyde vers 1597, mort dans la même ville vers 1GG0. Il exécuta des tableaux de petite dimension et s'attacha surtout à représenter des paysages, des scènes rustiques et des batailles. Ses principales oeuvres sont disséminées dans les musées d'Allemagne et de Hollande. On connaît aussi de lui des paysages gravés avec un grand talent.
VAN DEN VELDE (Guillaume), dit l'Ancien, peintre hollandais, de la famille du précédent, né k Leyde, en 1610, mort k Londres en 1693. Il se consacra k la représentation des marines et des batailles navales, fut chargé par les états de retracer tes principales scènes de la guerre entre la Hollande et l'Angleterre, et suivit dans ce but la flotte jusqu'au plus fort de l'action. Il dessinait ordinairement à la plume, sur le papier ou la toile blanche. Ce ne fut que sur la fin de sa vie qu'il fit usage du pinceau et des couleurs. Charles II l'appela à Londres et le pensionna.
VAN DEN VELDE (Guillaume), dit le Jenno,
peintre hollandais, tils^ aîné ;du précèdent, né à Amsterdam en 1633, mort a Greenwich en 1707. C'est l 'artiste le plus illustre de la famille. Il commença sous la direction de son père ses études, qu'il alla terminer dans l'atelier de Simon de \Viieger. Vers 1675, il alla rejoindre son père à Londres, k la cour de Charles II. Van den Velde est un des peintres de marine les plus justement renommés. Son talent, mal représenté au Louvre par une toile peu importante, brille de tout son éclat dans les musées de La Haye et d'Amsterdam.
VAN DEN VELDE (Adrien), peintre et gra veur hollandais, frère du précédent, né à Amsterdam en 1639, mort dans la même ville eu 1672. Il se distingua comme paysagiste et Comme animalier. Le musée du Louvre possède six pièces de lui. Ses eaux-fortes ne sont pas moins recherchées que ses peintures.
VAN DEN ZANDE (Lambert-Ferdinand-Joseph), littérateur français, né k Bruxelles en 1780, mort en 1853. Eleva de l'Ecole polytechnique de Paris, il entra d'abord dans la marine, puis dans les douanes, et, après avo.r rempli différents emplois, obtint en dernier lieu celui de receveur principal à .Marseille. On a de lui : les Fanfreluches poétiques par un matagrabutiseur, recueil/de contes, d'épîtres et de poésies diverses (1845); un
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recueil de cent cinquante Fables (1846) et dix-neuf Epitres, signées du nom de Jean Rigoieur et publiées de 1850 k 1853.
VAN DER AA (Pierre), en latin Pctru* V.nderanua, jurisconsulte hollandais, lié à Louvain vers 1535, mort en 1594. Il fut .successivement professeur de droit k l'université de sa ville natale, assesseur du conseil suprême de Brabant (1565) et président de la haute cour de justice de Luxembourg. On lui doit les ouvrages suivants : Prochiron sive enchiridion judiciarium (Anvers, 1560, in-8°)j Commentariuni de privilegiis creditorum (Anvers, 1560, in-8°).
VAN DER AA (Pierre), éditeur hollandais, mort vers 1730. Il s'établit à Leyde vers 1690 et, pendant plus de quarante ans, y publia une foule d'ouvrages importants. Il était secondé dans ses travaux par ses frères, Beaudouin, imprimeur, et Hildebraud, graveur. Parmi les œuvres dont il se fit l'é'diieur, on cite divers recueils de voyages dans les Indes, en Tartarie, en Perse, etc.; le Botanicon Parisienne de Levaillant (1723,' in-fol.); le Thésaurus antiquitatum grsecarum de Gronovius (1697-1702, 13 vol. in-fol.) ; le Thésaurus antiquitatum romanarum (1694-1G99, 12 vol. in-fol.) ; le Thésaurus antiquitatum Italix (1704-1723, 30 vol. in-fol.); les Opéra d'Erasme (1703-1706, 11 vol. in-fol.), etc.
VANDERBOURG (Martin-Marie-Charles DE Boudbns db), littérateur français, né à Saintes en 1765, mort en 1827. Officier de marine avant la Révolution, il émigra en 1793 en Allemagne, où il étudia avec ardeur la littérature de ce pays, puis passa quelque temps en Amérique et rentra en France en 1802. C'est k lui qu'on doit la publication des Poésies de Clotilue de Surville, mystification littéraire des plus spirituelles. Ces poésies, qu'il donnait comme ayant été composées au xv« siècle et dont il raconte dans sa préface la trouvaille miraculeuse, ont été reconnues depuis comme le produit de l'imagination de Vanderbourg. Les mœurs, le génie et le langage de l'époque y sont reproduits avec un si rare bonheur, que les érudita ont été longtemps les dupes de cette savante supercherie. Une traduction des Odes d'Horace, en vers français, avec des notes (1S12-1813, 2 vol.- in-8°), augmenta encore sa réputation. Il a traduit, en outre, de l'allemand : Woldemar, de Jacobi, (1796, 2 vol. in-12); Laocoon, de Lessing (1802, in-8°); Cratès et Hipparque, de Wielund (1S18, 2 vol. in-so). Vanderbourg fut un des collaborateurs du PuOliciste, des Archives littéraires, du Mercure étranger, du Journal des savants et de la Biographie Michaud.
VANDERBORCH (Louis-Emile), li aérateur français, néà Parisen 1 794 ,mort dans la même ville en mars 1862, D'abord professeur d'histoire, il se tourna vers la littérature en 1810 et débuta au théâtre par une eomôd e en vers, ayant pour titre : Un brelan de Gascons ou C'est un des trois. Depuis cette époque jusqu'à la dernière année de sa vie, il signa seul ou en collaboration plus de cent pièces, dont plusieurs sont demeurées au répertoire. Seul,ila donné sur diverses scènes :1e Procès ou Ilacine conciliateur, comédie en un acte (1822) ; la Chaumière béarnaise ou la F'ête du roi, en un acte (1823); l'Arc de triomphe, tableau-vaudeville (1S24); Jean de Calais, comédie en deux actes (1827); Henri I V en famille, tableau-vaudeville (1828); Cotillon I II ou Louis XV chez M"" Du liarry, un acte (1831) ; la Pendule ou la Reine de dix ans, en un acte (1832); le Procès du cancan ou la Chasse aux pierrots, unacte (1834); Jacques /I, drame en cinq actes (Théâtre-Français, 1835); Ani'itjlia ou la Fille du Danube, •iraine fantastique en cinq actes (1836), Quatre-vingtdjx-ueuf moutons et un Champenois, le Rossignol, en un acte (1838) ; V Elève de Saumur, en un acte ; les Camarades du ministre, comédie en un acte, en vers (1839); Une nuit au Louvre, drame en trois actes (1846); le" Sanglier des Ardennes ou le Spectre du château, drame en cinq actes (Galié, 1854); le Sergent Frédéric, comédie-vaudeville en cinq actes (1855), etc. En société avec MM. Alboize, Bayard, Brunswick, Brazier, Cannouche, Clairville, Dartois, Dupeuty, Paul de Kock, Leuven, Victorien Sardou, Siinonnin, etc., il a signé, entre autres pièces, les suivantes : la Salle de police, ['Ennemi intime, le Barbier de Paris, la Dame de la huile, la Maison du faubourg, la Grisette mariée, le Petit souper, ['Enfant de la nature, un Premier amour, la Nappe et le torchon, le TaiU leur et la fée ou les Chansons de Déranger (1826-1834); le Gamin de Paris, un des plus francs succès de Bouffe (1836); la Mère Taupin, Frayoleita, les Trois portiers, la Veuve Pinchon, Un oiseau de passage (1845- 1849); la Vie de café (1850); Une maîtresse femme (1851); les Truis gamins (1854); les Premières armes de Figaro (1859), etc. Il a aussi collaboré avec Scribe k Une femme d'artiste, drame-vaudeviile en deux actes, et avec MM. Clairville et Laurenein k Peau d'âne, grande féerie en vingt tableaux, qui, u'aboru donnée aux Funambules, puis reinaniée^a obtenu un succès de décurs en 1863k la Gaité. En dehors de la scène, Vanderbureb a abordé les genres les plus aiffeieilts. On cite de lui : Lotus XI et Louis X VIII, eu vers (1824); le Petit-neveu de Berquin, théâtre d'éducation (2 vol. 1825); Epitre à Wal-
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ter Scott (1826) ; l'Epingle noire, épisode de 1816 (1829,4 vol.); le Vieil Ecossais, souvenirs de France, d'E'-osse, etc. (IS32J;le Curé de Salbris ou le Fénelun de village, histoire contemporaine (1838); \' Armoire dr fer (2 vol.); le Gamin de Paris à Alger (2 vol., publiés de 1841 k 1843 sous le titre général : les Enfants de Paris) ; le Brevet d'invention (2 vol.); l'Homme de Paille (2 vol.); le Général Polichinelle (2 vol.); Enclume et marteau (2 vol.); Lettre d'un Solognot à son voisin de campagne, Louis-Napoléon Bonaparte (Orléans, 1853); le Mémorial français, histoire de l'année (1854-1855, avec Charles Bruinne); 1 Océan, oratorio, etc., etc. Il avait été créé chevalier de la Légion d'honneur.
VANDERBURCH (Jacqùes-Hippoly te), paysagiste et littérateur français, frère du précédent, né k Parts en 1796, mort dans la même ville en 1854. Son père était un paysagiste de talent, et H. Vanderburch résolut de suivre la même carrière. 11 fut d'abord élève de Milliard. David lui lémoiwina ensuite quelque bienveillance, et Pierre Gueiin le fit entrer chez Victor Berlin. « Ce fut partii-ulièrement k cette école qu'il acquit, dit M. Berville, ce goût délicat, <-e style élevé, cette grâcj des lignes, celle lîuesse de touche qui ont constitue les caractères distinctifs de son talent. Il débuta en 1824 par des Vues intéressantes, d'une couleur peu commune et comprises avec une grandeur qui l'ait généralementdéfaut à ce genre de paysage. Il exposa ensuite le Chalet de Meyringen, la Vallée du Grindelwnld, le Golfe de Baîa, tmis créations d'un sentiment exquis duiit le mente fut unanimement reconnu. De 1833 k 1845 partirent la plupart des paysages les plus connus de Vanderburch; un certain nombre ont péri dans les incendies des Tuileries et de Saint-Cloiid. Le Détroit de Messin*, acheté p^ir la reine Marie-Amélie, a reparu k l'exhibition de Manchester; il fait partie de la galerie du palais de Claremont ; la Jetée d'Honfleur, l'Ile Barbe, dont la place semble marquée au Louvre, la Ville d'Anminny sont des peintures intéressantes k tous les points de vue.
« Vanderburch, dit la Notice de M. Gavet, était un aquarelliste habile. Il excellait dans la reproduction du ciel et des eau.\ ; il appliquait k celte partie de ses psty>a^es tuuie la dextérité, toute la vigueur de son talent, qualités dont on lui a reproché d'.'buser quelquefois, aux dépens d'uue imitation plus vraie de la nature. •
Pendant que le paysagiste recueillait k chaque Salon les hommages dus k son talnnt, il se mêlait aussi de critique d'art dans quelque-; journaux. Ses articles n'ont pas été réunis en volume. Vanderburch n'a publié qu'un volume, De la peinture à l'aquarelle. Cet ouvrage renferme des ubservatums intéressantes sur les peintres en général et sur les aquarellistes en particulier; il e^t plein de malice et d'humour dans la parti* unecdotique, et trôs-s;rieux au point de vue de l'esthétique pure.
VAN DER UURCH (Adrien), poëte flamand.