‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 567 sur 1042 · V. LlNT · texte numérisé non relu

V. LlNT

VAN DER LlNT (Hendrich), peintre et graveur belge. V. LiNT.

VANUIÏRLYN (John), peintre américain, né en 1776 à Kingston (Etat de New- York), mort en 1852. D'abord apprenti chez un maréchal ferrant, il attira par hasard l'attention d'Aurou Burus,~le célébra adversaire de Thomas Jefferson, qui l'emmena à New-York et le lit admettre dans l'atelier d'un peintre de celte ville. En 1803, il partit pour l'Europe et y perfectionna son talent, a Rome et à Paris. Dans cette dernière ville, il eut l'occasion de rendre de grands services à son ancien protecteur, alors pauvre et exilé. Yauderlyn revint plus tard se fixer définitivement en Amérique, Parmi ses toiles les plus remarquables, on cite: une Ariane, un Murius qui obtint une médaille d'or à l'une des Expositions de peinture de Paris, sous le règne de Napoléon 1er; un portrait de Washington , pour lequel il reçut du congrès une somme de l,5i») dollars ut uu Débarquement de Christophe Colomb.

VAN UER MAEDUN (Philippe-Marie -Guil-

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( Jaume), géographe belge , né à Bruxelles en 1795, mort en 1869. H a fondé, vers 1830, dans cette dernière ville, une Académie consacrée spécialement à l'enseignement géographique et dans laquelle sont amassées de précieuses collections à la disposition des élèves. M. Van der Mueleu était membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Institut historique de France. Parmi ses ouvrages, on cite : Atlas universel (Bruxelles, 1825-1827, 6. vol.), composé de quatre cents feuilles reproduisant la géographie physique, politique, minéralogique du monde entier; Atlas de l'Europe (1829-1830), en 165 feuilles; Carte delà Belgique, en quatre feuilles; Dictionnaire des hommes de lettres, savants et artistes de la Belgique (1837, in-s°) et divers Dictionnaires géographiques spéciaux,

VAN DEIl MAËSEN (Edme-Martin), général français, né à Versailles eu 1767, mort en 1813. Engagé en 1782, il était officier au commencement de la Révolution. Il lit, comme commandant d'un bataillon de volontaires du Jura, la campagne de 1793 sur le Rhin, devint chef de 'brigade l'année suivante, prit part aux campagnes de Moreau en Sonabe et en Bavière, et par sa conduite pendant la retraite , après la bataille de Stokacb, conquit le grade de général de brigade. Quelques mois plus tard, il fut attaqué par un corps d'Autrichiens supérieur en nombre à celui qu'il commandait et fut fait prisonnier. Rendu à la liberté en 1801, il partit pour les Indes, en qualité de commandant en second sous le général Decaen, fut promu général de division, et, après avoir longtemps défendu l'île de France contre les Anglais, fut réduit par le manque de forces suffisantes à la leur abandonner (1810). Il revint alors en France et fut envoyé à l'armée trEspagne, où il eut le commandement d'une division sous le maréchal Souk. Il fut tué au passage de la Bidassoa, quelques jours seulement apr.es avoir reçu le titre de comte.

VAN DER IUEER (Jean), peintre hollandais. V. Muer.

VAN DEH MERSCII (Jean-André), général belge. V. MtiitscH.

VAN DER MEULEN CAnloine-François) , peintre flamand, né à Bruxelles en 1G34, mort à Paris en 1690. Entré dans l'atelier de Peter Snayers, peintre de paysages et de batailles, il se consacra exclusivement au même genre et ne tarda pas à dépasser son maître; ce qu'il réussissait surtout, c'étaient les campements, les rencontres de cavalerie. Il avait déjà exécuté pour des, amateurs un nombre considérable de ces petites toiles, lorsque Lebrun eut l'occasion d'en voir quelques-unes à Bruxelles et signala leur auteur à Colbert; il conseilla au ministre non-seulement d'en acheter une collection, mais de faire venir Yan der Meulen à Paris et de l'attacher au service de Louis XIV. L'artiste flamand fut aussitôt appelé, reçut un logement aux Gobelins, pour lesquels il eut à dessiner aussitôt quelques cartons, et une pension de 6,000 livres, indépendamment du prix qu'il devait recevoir de chacun de ses tableaux. A partir de cette époque (1656), Van der Meulen ne quitta plus la France ; il suivit le roi dans toutes ses campagnes, avec mission de dessiner sur les lieux mêmes les villes fortifiées, leurs environs, les marches des troupes, les campements, les sièges et les prises de villes. La collection de ses tableaux, aujourd'hui dispersés en grande partie, mais que Louis XIV avait réunis dans les cabinets de ses diverses résidences , à Versailles, à Choisy et k Marly, représentait avec la plus scrupuleuse exactitude toute l'histoire militaire du règne. Son talent spécial était de rendre d'un pinceau facile et avec la plus grande netteté les épisodes si divers de la vie des camps, les marches, les haltes, les escarmouches ; une fois le site choisi et l'épisode désigné, et le plus souvent c'était Louis XIV lui-même qui indiquait uu peintre ses intentions, Van der Meulen couvrait rapidement sa toile, sur le "terrain, et dessinait l'action avec une telle précision que chaque témoin ou chaque acteur de l'affaire s'y reconnaissait. Il rendait avec la même fidélité soit la configuration d'un champ de bataille, les positions des armées en présence, groupant sans confusion les corps de troupes engagés, soit la silhouette d'une ville et les divers détails d'un siège. Ses perspectives , même dans les toiles de petite dimension, son: immenses; mais elles ont un défaut,

, c'est de gagner jusqu'au haut du cadre. Cette particularité fait reconnaître entre tous les tableaux de Van der Meulen.

Le Louvre possède vingt-trois tableaux de l'artiste flamand; ce sont les débris de la collection île Louis XIV : ['Armée du roi cam-

' pée devant Tournai/; Arrivée de Louis XIV

1 devant Douai qu'il fuit investir par sa cavalerie; Entrée de Louis XIV et de Marie-Thé-

, rèse à Douai; Vue de la marche de l'armée du rot sur Courtruy; Vue de la ville et du siège d'Oudennrde; Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse à Arras ; Vue de la ville de Lille et de l'armée du roi devant ta place y Combat près du canal de Bruges; tous ces tableaux sout de 1G67 ; Vue de la ville de Date (ÎGSS); Passage du Rhin (1072); Arrivée du roi au camp de Maastricht (1673) ; Siège de la ville et du château de Binant (1075); Vatenciennés prise d'assaut (1677); Vue de la ville de

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Luxcmbmirg du côté des bav's de Mansfeld (16S4); Siège de la ville et des châteaux de Namur; Vue du château de Fontainebleau; cette toile représenta Louis XIV et sa cour chassant un cerf; Vue du château de Vincennes, départ du roi pour la chasse ; Bataille à l'entrée d'une forêt; Bataille près d'un pont; Convoi militaire; Balte de cavaliers; Etude de chevaux. Tous ces tableaux sont des chefs-d'œuvre. ■ Le genre choisi par Van der Meulen , dit M. Viardot, exige des qualités nombreuses et des talents divers : une belle et savante ordonnance, du mouvement sans confusion, de l'ordre inème au milieu d'une mêlée, l'étude et l'emploi judicieux des costumes, des armes, des mœurs militaires et civiles de l'époque, le don du portrait, l'urt de représenter une foule d'objets différents, hommes, animaux, chevaux entre autres, monuments, paysages, même l'air et l'espace, et l'art enfin très-difficile de composer avec tant de détails un véritable ensemble où chaque objet soit à Sa place et sous son jour, comme dans la nature même. En ce genre dont il fut à peu près le créateur et dont il est certainement le modèle, on doit désespérer de surpasser jamais les bonnes toiles de Van der Meulen. »

Les musées de province possèdent également presque tous quelque tableau remarquable de cet artiste : Méconnaissance de cavalerie autour de la ville de Luxembourg (musée d'Angers) ; Préparatifs du passage dit Rhin; le Passage du Ithin (musée de Caen); autre Passage du Rhin, répétition en petit du tableau du Louvre (musée de Dijon); Louis XIV, escorté de ses gardes, rentrant au Louvre parle Pont-Neuf (musée de Grenoble); Cavaliers en reconnaissance (musée de Lyon) ; Combat de cavalerie à l'entrée d'un pont (musée de Marseille); Cavaliers devant une hôtellerie (musée de Montpellier) ; l'Armée de Louis de XIV devant Douai (musée de Nancy); Chasse au taureau dans la forêt de Fontainebleau (inusée de Nantes); Siège de Binant; Siège de Maastricht (musée d'Orléans); Entrée de Louis XIV dans la forêt de Vinceinies; Prise d'Orsay, par Tureuue (musée de Tours), Parmi les. inusées étrangers , celui de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg possèdo Seul quelques tableaux remarquables de Van der Meulen; ce sont, entre autres, un Episode de la guerre d'Ecosse en 1650, une des premières oeuvres du peintre, et un Episode des guerres de Louis XI V en Flandre. « Il serait difficile , dit M. Viardot , de trouver dans l'œuvre nombreuse de Van der Meulen une seule page supérieure à ces deux combats de cavalerie. Variété sans confusion , épisodes intéressants, beaux groupes, action vive, tumultueuse, pleine de feu, dessin châtié, couleur juste, rien ne leur manque. •

Les groupes principaux, dans les tableaux de l'urtiste flamand, offraient toujoursdes portraits d'une ressemblance parfaite, au dire des contemporains, maigre l'exiguïté des personnages; il en a peint quelques-uns de plus grande dimension : Portrait équestre de Louis XIV, tiers de nature (musée de Dijon); autre Portrait de Louis XIV, grande nature (musée de Douai); Portrait du prince Eugène (musse de llampion Court, à Londres), etc. Parmi les tapisseries exécutées aux Gobelins d'après les cartons de Van der Meulen, on cite surtout : le Mariage de Louis XI V uvec Marie-Thérèse et l'Alliance du roi avec les Suisses.

■ Van der Meulen, comblé de toutes sortes de faveurs et devenu fort riche, n'en finit pas moins sa vie d'une façon malheureuse. Il avait épousé une nièce du peintre Lebrun, et cette jeune femme, de mœurs légères, le désolait par ses infidélités; il en mourut de chagrin, dit-on. 11 avait été reçu membre de l'Académie de peinture, le 13 mai 1073.

VANDERMONDE (Charles-Augustin), médecin français, né à Macao (Chine) en 1727, mort à Paris en 1762. Il fit ses études médicales à Paris, où il fut reçu docteur en 1750. Sa carrière, qu'il ouvrit d'une manière brillante par la publication du Journal de médei ciné, ne fut pas longue, car il mourut à peina âgé de trente-cinq ans, après avoir professé pendant plusieurs années la chirurgie à la Faculté de Paris et être devenu censeur royal en 1755. On a de lui : Essai sur la manière i de perfectionner l'espèce humaine (Paris, 1750, 1 2 vol. in-12) i Dictionnaire de santé (Paris, 1760, 2 vol. in-12); Recueil périodique d'observations de médecine (1754-1702), qui n'est autre que son journal.

VANDERMONDE (Alexis-Théophile) , mathématicien français, né à Paris en 1735, mort en 1790. Comme il était d'une très-faible santé dans sou enfance, son père, médecin de Landrecies, lui fit prendre de bonne heure des leçons de chant, dans l'espoir que ses poumons se fortifieraient par cet exercice de sa voix. Vers l'âge de trente ans, il connut le géomètre fontaine, et s'appliqua dès lors de toutes les forces de son intelligence à l'étude des mathématiques. 11 fit de tels -progrès dans ces sciences que Dionis du Séjour l'engagea à se présenter à l'Académie des sciences. Il écrivit alors, Sur la résolution des équations algébriques, un mémoire qui lui ouvrit en 1771 les portes de ce corps savant, daas le recueil duquel co travail remarquable fut aussitôt inséré. Parmi les autres mémoires qu'il lut vers la même époque à l'Académie mentionnons des Recherches ana-

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ly tiques sur les irrationnelles d'une nouvelle espèce (1772) et un travail sur Y Elimination des inconnues dans les quantités algébriques. On lui doit aussi la résolution de l'équation binôme du onzième degré, qui paraissait devoir | former une barrière infranchissable.

| Vanderinonde avait étudié à fond la mu- , sique. Après avoir analysé les œuvres des meilleurs musiciens de son temps, il en arriva à cette conclusion, que l'art tout entier repose sur une loi générale, par laquelle, en s'aidant des procédés mathématiques, le premier venu peut devenir un compositeur. 11 exposa les principes de sa méthode à l'Aca- "démie, en 1778 et en 1786, dans deux mémoires qui reçurent l'approbation de Gluck, de Philidor et de Piccini. Mais, en général, les mathématiciens trouvèrent trop de musique et les musiciens trop de mathématiques dans ces mémoires.

Lorsque la Révolution éclata, Vandermonde l'accueillit avec joie et fut l'un des savants auxquels le comité de Salut public fit appel pour préparer les succès de nos armées par le perfectionnement des armes et des munitions. Il fit, à cette époque, avec Monge et Berthollet, la belle découverte sur la différence entre la fonte et l'acier. .Vanderinonde concourut a la réorganisation de nos établissements scientifiques, par la fondation du Conservatoire des arts et métiers et la création du cours d'économie politique à l'Ecole normale. Son éloge a été fait par Laoépède. Les œuvres de Vandermonde ne consistent guère qu'en mémoires insérés dans le recueil de l'Académie des sciences et dans les Annales de chimie; mais, bien qu'il n'ait publié aucun ouvrage de longue haleine, ses travaux sont eu haute estime auprès des géomètres.

VAN DER NEER (Egloor-Hendrick), peintre hollandais. V. Nées.

VAN DER NOOT (Henri-Nicolas) , homme politique bel^e. V. Noot.

VANUERSTRAETEN (Ferdinand), économiste hollandais , né Gand en 1771, mort en

i 1823. Il était négociant et, pendant des voyages qu'il fit eu Angleterre, il observa la

: grande prospérité de cette contrée et s'occupa d'en rechercher les causes en étudiant la constitution, les mœurs et l'industrie agricole, manufacturière et commerciale delà Grande-Bretagne. Dans d'autres voyages, qu'il fit en France, en Allemagne et en Hollande, il acquit des connaissances étendues en économie politique. De retour dans sa patrie, il s'occupa d'abord de l'étude de l'ngriculture flamande, puis publia des mémoires sur le commerce des grains, sur les manufactures, et un ouvrage intitulé : De l'état actuel du royaume des Pays-Bas (1819), pour lequel il fut condamné par la cour de Bruxelles à 3,000 florins d'amende, comme coupable d'avoir jeté l'alarme dans l'esprit des citoyens en prédisant la ruine du pays. 11 eut encore à easuyor plusieurs condamnations analogues peur des articles du journal l'Ami du roi et de la pairie, qu'il publiait à la même époque. De 1820 à 1823, il avait fait paraître la seconde partie de son ouvrage, qui est supérieureàla première sous le rapport de la méthode et du style. L'une et l'autre, du reste, annoncent dans leur auteur des connaissances profondes et des idées très-justes en économie politique.

VANDERSTRAETEN (Edmond), écrivain belge, né a Audenarde en 1826. 11 fut attaché aux archives générales du royaume et rédacteur miiMcat de l'Echo du parlement belge. Cet érudit s'est fait connaître par des travaux d'archéologie et des recherches sur la musique. Outre un assez grand nombre de notices sur divers personnages, il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Médecins et chirurgiens de l'hôpital Notre-Buma à Audenarde (1S56, in-8°); Recherches sur la musique à Audenarde avant te xix" siècle (1856, in-8°) ; Recherches sur les communautés retigieuses et tes institutions de bienfaisance établies à Audenarde (1857-1861, 2 vol. in-12) ; Jacques de L'oiiy (1863, in-S"), etc.

VAN DER ULET (Jacob), peintre hollandais. V. Ulw.

VAN DER VELDE (François-Charles), romancier allemand, né à Breslau en 1779, mort en 1824. Il étudia le droit à l'université de Fraticfort-sur-l'Oder, remplit, a partir do 1800, diverses fonctions judiciaires et était k Sa mort commissaire de justice dans sa ville natale. II avait débuté dans la littérature, en 1809, par des poésies et de petites nouvelles qui furent insérées dans différents journaux ; il travailla ensuite pour le théâtre, auquel il donna entre autres pièces : l'Armée destructrice, les Amazones de Bohême et le Théâtre des amateurs. Ses premiers grands romans partirent dans VAbendseitung (Gazette du soir) et furent plus lard publies à part eu 3 volumes. Il lit ensuite paraître successivement : la Conquête du Mexique, les Habitants de Lichtenstein, Arwed Gyllenstierno, la Guerre des vierges de Bohème, Christine et sa cour, le Voyage^' ambassade en Chine, etc. Van der Velde a emprunté les sujets de ses romans, pour moitié environ, à l'histoire de sa patrie; pour les autres, dont la scène se passe dans les contrées les plus diverses, il a su reproduire avec assez de succès la couleur locale, et donner à ses personnages des mœurs et un caractère appropriés à leur époque et leur

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pays. Mais ses romans, remplis d'aventures extra\ ayantes, n'offrent que peu d'intérêt et sont à peu près oubliés. Sas Œuvres complètes ont été publiées par Bœttiger et par Théodore Hel] (Dresde, 1824-1826, 25 vol.; Leipzig, 186Ï, 10 vol., 7e édit.). Plusieurs de ses romans ont été traduits en français par Loeve- Veimars, entre autres : Noddock le noir ou le Brigand des Pyrénées (1825) ; Walaska ou les Amazones de Bohême (1826) ; les Anabaptistes (1826); les Patriciens (1826), etc.

VAN DER VYNCKT (Luc-Joseph), historien belge, né à Gaml en 1691, mort en 1779. Il étudia le droit à Louvain et devint, en 1729, membre du conseifde Flandre. On a de lui des Recherches historiques et chronologiques sur les gouverneurs et gouvernantes des Pays- Bas, et une 'Histoire des troubles des Pays- Bas, depuis 1495 jusqu'à la paix de Westphalie. Ce dernier ouvrage n'avait été tiré qu'à cinq exemplaires; ila été réimprimé en 1821, 3 vol. in-S°.

VAN DER WERFF (Adrien), peintre bollandais. V. Wbrfk.

VAN DE VELDË (Jean-François) , théologien belge, né a Beveren, pays de Waes, en 1743, mort en 1823. Il fut ordonné prêtre en 1769, etdevint bientôt après bibliothécaire de l'université de Louvain, où il obtint, en 1775, une chaire de théologie. Mais ses opinions exagérées le firent, à plusieurs reprises, suspendre de sa chaire et même exiler de cette ville. Cependant il était président du grand collège lorsque les Français envahirent la Belgique (1794). Il prit alors la fuite, fut compris dans l'arrêt de déportation rendu contre tous les professeurs de Louvain en 1797 et passa cinq années en Allemagne. De retour à. Louvain, en 1802, il ne s'y occupa que de travaux historiques, fut amené, en 1811, au concile de Paris par JI, de Broglie, évêque de Gand, dont il partagea ensuite la disgrâce. Exilé à Rethel, il ne put rentrer dans sa patrie qu'après 1814. On a de lui, sous ce titre : Synopsis monumentorum , etc. (Gand, 1822,3 vol. in-8°), l'abrégé d'un grand ouvrage sur les conciles tenus dans les Pays- Bas, ouvrage que la mort ne lui laissa pas le temps de publier. Il avait, en outre, écrit un grand nombre de brochures et de mémoires sur différents sujets.

VAN DE VELDE (Louis), écrivain militaire belge, né en 1805. Il a suivi la carrière des armes et est devenu colonel d'infanterie. M. Van de Velde s'est fait connaître par un grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : De la défense de la Belgique (Bruxelles, 1849, in-8°) ; Manuel de reconnaissances, d'art et de science militaires (1853, in-18) ; Quelques réflexions sur ta lactique des différentes armes (1855, in-8°); Quelques réflexions sur l'organisation et la tactique de l'infanterie (1855, in-é°); Projet de défense générale du pays (1857, in-8«) ; Etude sur la défense des Etats (1858, in-8°) ; Etude sur les Indes ang luises (1858, in-8°) ; Notice sur le théâtre de ta guerre en Italie (1859-1860, in-8°); Précis historique et critique de la guerre d'Italie en 1859 (1860, in-8<>) ; Considérations politiques, géographiques et militaires sur la guerre dans l'Italie centrale |l863,in-8°) ; Anvers et ses fortifications (1864, in-so); Revue rétrospective et considérations sur ta possibilité d'une guerre entre tes puissances occidentales et la Russie (1864, in-8°); Rapport sur les appareils relatifs aux torpilles fabriquées à l'arsenal d Amsterdam (1874, in-8°), etc.

VAN DE ZANDE, corsaire français, né à Dunkerque. 11 vivait dans la seconde moitié du xviiic siècle et avait longtemps navigué comme capitaine au long cours, lorsque, pendant la Révolution, nos colonies ayant été attaquées par l'Angleterre, il obtint des lettres de marque et arma un sloop portant 12 carions et 80 hommes d'équipage. Peu de corsaires de cette époque rirent autant de mal au commerce de l'Angleterre. En 1798, le ministre de la marine écrivit à Van de Zande pour le féliciter, au nom du Directoire, des services qu'il avait rendus à l'Etat.

VAND1 (Santo), peintre italien, surnommé Snmino do.' Itîtrniil, né à Bologne en 1653, mort en 1716. Elève de Cignani, il mérita par son talent la faveur de Ferdinand, grandduc de Toscane, et de Ferdinand, duc de Mantoue. Après la mort de ses deux protecteurs, il mena une vie nomade et résida tour à tour dans les principales villes de l'Italie. Le portrait était le genre auquel il s'était exclusivement consacré; il y était supérieur à tous les artistes de son époque et excellait aussi dans les portraits-miniatures pour dessus de tabatière et même pour chatons de bague.

VANDI (André-Jean-Dominique), chimiste italien, frère du précédent, né à Bologne en 1670, mort en 1763. Il était docteur en médecine et s'efforça de débarrasser la chimie de toutes les pratiques superstitieuses de l'alchimie. On a. de lui : De remediis (Bologne, 1720); De auri tinctura philosophica ejusque mamma in morbis curandis utititate et prtestantia (172g); De ulilitate et prssiantia pldlosaphis chymim (1730); De remediis offlcuiatibus (1752), etc.

VAN-DIÉMEN (Terre de), lie de l'Australie. V. DiÉmen (Terre de Van-).

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