V. Diémen
VANDIÈREs. f. (van-diè-re).'Ichthyol,Nom vulgaire du callionyme lyre.
VAN D0EVEREN (Gautier van) , médecin hollandais. V. Dcevehen.
VANDOISE s. f. (van-doi-ze). Ichthyol.
Nom vulgaire d'un poisson du genre able, très-commun dans les eaux douces de l'Europe.
— Encycl. Les vandoises, souvent confondues avec les chevesnes, s'en distinguent par des caractères qui ont paru à plusieurs auteurs assez importants pour qu'on en format un genre particulier, sous le nom scientifique àesqualius. Ces caractères sont : une tête plus effilée, des dents pharyngiennes plus épaisses, des écailles très-brillantes, la nageoire dorsale avec sept rayons rameux. La vandoise commune, appelée aussi vnndèze, dard, gravelet, rottel, et improprement véron, atteint la longueur de 0™,25; elle a le corps oblong et de hauteur variable, mais peu comprimé latéralement, aminci aux deux extrémités, la tête relativement petite et étroite. Son dos est d'un gris verdàtre uniforme ou d'un beau bleu, avec des raies blanches longitudinales ; les cotés du ventre sont jaunâtres ou d'un blanc argentin ; les nageoires dorsale et caudale d'un gris noirâtre, les inférieures jaunâtres et souvent teintées d'orangé vif. Ce poisson est répandu dans les eaux douces de l'Europe, surtout des contrées centrales ; il vit dans les eaux claires et limpides, va par troupes et semble, pendant l'été, aimer à se jouer à la surface. Il nage avec une telle vitesse qu'il ressemble à un trait décoché, d'où le nom vulgaire de dard. Il fraye, en mars et avril, sur les pierres et les graviers. Il devient fort gras. Sa chair est molle, mais bonne et agréable au goût, surtout quand le poisson est frafs et péché en eau claire; elle passe d'ailleurs pour très-saine, ainsi que l'indique la locution proverbiale : Sain comme dard.
Vnndrille (Saint-), ancienne abbaye de bénédictins, dans le département de la Seine- Inférieure, à 4 kilom. S. de Caudebec, près de la Seine. Il n'en reste que des ruines informes. Cette abbaye, fondée en 648 pur le saint qui lui donna son nom, fut ruinée par les Normands en 850, rétablie en 1035 par le duc de Normandie, puis reconstruile en grande partie au xvnc siècle. V. "Wandrille.
VAN DUYSE (Prudent), poBte et archéologue flamand. V. Duyse.
VAKDYCK ou mieux VAN DVCK, célèbre peintre flamand. V. Dyck (Van).
VAN DYCK (Philippe), dit le pc<i< Van Dyck, peintre hollandais. V. Dyck (Van).
VAN DYKE (Henri-Stoe), poète anglais, né vers 1790, mort en 1828. Il fut, pendant presque tout le cours de sa vie, en proie à une douloureuse maladie. On a de lui : Portraits poétiques; l'Anthologie batave, en collaboration avec Bowing, recueil des productions les plus remarquables de ia littérature hollandaise; la Gondole (Londres, 1829), collection de contes et d'esquisses en prose. Il avait, en outre, fourni au London Magazine plusieurs pièces de vers.
VANE (Henri, baron), homme d'Etat anglais, né en 1589, mort en 1654. Créé chevalier par Jacques 1er en 1611 et élu peu après au Parlement par la ville de Carlysle, il devint ensuite trésorier du prince de Galles et, en 1625, membre du conseil privé. Après avoir rempli, en outre, plusieurs missions importantes, il futappelé aux fonctions de secrétaire d'Etat en 1639; mais Strafford le fît destituer de tous ses emplois et lui voua, dès lors, une haine implacable. Il fut l'un de ceux qui contribuèrent le plus à la chute et h la mort de ce ministre, et prit ainsi une part indirecte aux événements qui amenèrent la ruine de la royauté; mais c'est à tort qu'on l'a accusé d'en avoir été l'un des prin-". cipaux instigateurs.
VANE (le chevalier Henri), homme d'Etat anglais, fils du précédent, né en 1612, décapité àRuby-Castle en 1662. Il étudia à Westminster, puis a Oxford, et montra de bonne heure un grand enthousiasme pour les principes républicains. Au retour d'un voyage en Fiance et à Genève, il manifesta un tel éloignement pour l'Eglise anglicane, que son père ne s'opposa plus à son départ pour la Nouvelle- Angleterre, où il fut élu (1636) gouverneur du Massachusetts. De retour en Angleterre, il fut nommé membre, du Parlement (1640), où il se montra l'adversaire courageux du parti de la cour. Envoyé en qualité de commissaire pour entraîner l'Ecosse dans le parti du Parlement, il fut un des promoteurs de la ligue du covenant, prit part à tous les événements de la révolution, sans en approuver les excès^ puisqu'il blâma ouvertement l'exécution de Charles 1er, en tra au conseil d'Etat lors de l'établissement de la république (1649) et y resta jusqu'à la dissolution du Parlement par Cromwell (1653). Le Protecteur, n'ayant pu ébranler les convictions républicaines de Vane ni par les menaces ni par les promesses, lui lit arbitrairement subir un emprisonnement de quatre mois. Après l'abdication de Richard Cromwell, Vane fit partie du conseil d'Etat et tenta vainement de fuire adopter une nou-