‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 592 sur 1042 · VAR · texte numérisé non relu

VAR

VAQUOIS s. ni. (va-kpi). Bot. Syn. de baquois : Le vaquois utiléest indigène de Madagascar. (P. Duchartr^.)

VAR, en latin Varus; rivière de France. Elle prend sa source nu pied du mont Garet, dans la partie méridionale du -département des Alpes Maritimes, coule d'abord au S., puis tnurue nu S.-O., entre dans le département des Busses-Alpes, se dirige à l'E., baigne Entrevaux, rentre dans le département des Alpes-Maritimes, où elle arrose Puget- Théniers, reçoit la Tinéa, coule au S., buigne Levens et se jette dans la Méditerranée, à Saint-Laurent-du-Var, où elle e.it traversée par un pont de bois de 800 mètres de longueur et par le viaduc du chemin de fer de Marseille à Nice. Cours de 35 kilom.

VAR (département do), division administrative de la région S.-E. de la France, for. niée en 1790 d'une partie de la Provence, et tirant son nom de la rivière qui formait sa limite orientale avant que l'arrondissement de Grasse en eu té té détm-héen 1860, pour être réuni au département des Alpes-MHritimes. Ce département, baijrné au S. par la Méditemméi', confine à l'E. au département des Alpes-Maritimes, au N. à celui des Basses- Alpes et à l'O. & l'elui des Bourhes-du-Rhône; Superficie, 599,477 hectares, dont 86,760 hectares en terres labourables, 57,028 en viu-nes, 6,802 en prés, 244,716 en bois particuliers, 128,621 en landes et bruyères, 47,934 en plantations d'oliviers, 20,293 en bois non imposés, 6,415 en rivières, étangs, canaux, etc., 3,841 en plantations de châtaigniers, 1,048 en jardins, vergers et pépinières. Au point de vue admini.-tratif , ce département est divisé en trois arrondissements : Braguignan, cheflieu; Brignoles et Toulon. Il comprend 28 cantons, 145 communes et 293,757 Imb. Il forme le diocèse de Fréjus et Toulon ; suffragant d'Aix, il ressortit à la cour d'appel d'Aix, à l'académie d'Aix, et au cinquième arrondissement maritime, dont le chef-lieu est Toulon.

Les côtes du département du Var, dont le dé\eloppement est de 240 kilom., sont rocheuses, élevées et très-sinueuses ; elles formeni quelques lagunes, de nombreuses baies et plusieurs golfes, dont les plus remarquables sont ceux de Fréjus, de Grimaud ; la magni tique rade de Toulon et celle d'Hyères ; ces côtes sont bordées d'un grand nombre d'Ilots et d'îles; les plus considérables sont les lies d'Hyères, qui font partie du département du Var; les îles Lérins, qui en dépendaient autrefois, sont aujourd'hui comprises dans le département des Alpes-Maritimes. L'aspect général de ce département est celui d'un pays de montagnes, principalement dans la partie septentrionale. Les principales montagnes qui le sillonnent font partie d'autres chaînes aous-alpines qui se rattachent, hors du département, à la chaîne des Alpes méridionales ; elles présentent deux zones, distinctes par leur composition géologique; la firemièreestlazone granitique ou schisteuse ; a seconde est la zone calcaire ou marneuse. A chacune de ces zones se rattachent des colline» d'une organisation particulière ; les unes sont sablonneuses ou graveleuses ; quelquesunes volcaniques ou carbonifères. La zone des montagnes granitiques ou schisteuses occupe la côte dans presque toute son étendue ; les principaux reliefs de cette zone sont l'Esterel à l'E., les montagnes-des Maures, dont les points culminants sont le Mourré-d'Agnis (906 mètres) et la Sauvette (780 mètres). Les montagnes calcaires occupent les parties moyennes et supérieures du département ; on y observe par intervalle des roches marneuses, mais plus, abondamment k mesure qu'on s'élève vers le nord en s'approchantdu département des Alpes. Dans cette zone, les cavernes et les grottes sont très-multipliées, .et toutes renferment des stalactites et des stalagmites brillantes. Si la plupart des montagnes du Var offrent des cimes rocheuses, nues et arides, elles renferment de grandes richesses minérales, dont les principales sont des mines de plomb, de houille, de cuivre, de fer, de plombagine, d'antimoine et d'oxyde de mangauèse; ou y trouve aussi de belles carrières de pierre de taille, gypse, marbre, albâtre, porphyre, serpentine ;de 1 ambre jaune fossile, de la marne, de la pouzzolane, etc. Sous le rapport hydrographique, le Var est est un des mieux partages de tous les départements français; les 'principales rivières qui l'arrosent, toutes tributaires de la Méditerranée, sont : l'Argeus, le Gupeau, la Seagne, l'Issôle, le Ver'don, la Carami, la Nartubie, l'Eudre, la Brusque et la Floriége. Il y a quelques étangs, parmi lesquels nous citerons ceux de Besse et de Villepey, dans la commune de Roquebrussanne. Le climat est doux et tempéré, par suite du voisinage des montagnes qui le protègent contre les vents froids et de sa position au bord de la mer. Souvent il n'y gèle pas pendant l'hiver, et, dans les hivers les plus rigoureux, le thermomètre descend rarement au-dessous de — 8°. Aux lies d'Hyères, la température moyenne est de 15° centigr. au-dessus de 0° ; à Toulon, de 140,5. La quantité moyenne de pluie qui tombe annuellement dans le Var est de 0m,746; les vents du S.-O. et du S.-E. sont les seuls qui amènent la pluie. Les voies de communication comprennent 7 roules nationales, 16 roules départementales, plus de 750 chemins viciuaux elle chemin de 1er qui

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va de Marseille à Nice en longeant le bord de la mer.

Le département du Var ne produit pas la quantité de céréales nécessaire à la consommation de ses habitants; mais, en retour, il esi couvert de vignes qui donnent d'excellents vins rougis et blancs, riches en corps et en alcool; « aussi, dit M. V. Rendu, les reganle-t-on comme la tête des vins de Provence d'exportation; on en expédie dans l'Inde, le Brésil, la Californie; il s'en consomme aussi en quantité notable dans le nord de la France, surtout à Paris. » Les principaux vignobles du département du Var sont : LaOaude, Saiut-Laurent,Cagnes, Saint- Paul, Villeneuve et La Malgue, pour les vins rouges. On y fabrique des vins blancs en petite quantité et seulement pour la consommation. Quelques propriétaires font des vins muscats rouges et blancs, bien inférieurs à ceux des Bouuhes-du-Rhône. On ne les exporte pas. Dans l'arrondissement de Toulon, la boute de 560 litres se vend 60 ou 70 francs. Dans les vignobles de Bandol,le vin ne se vend guère qu à la millerole, contenant de 67 à 68 litres ; la boute contient 8 milleroles environ. Dans l'arrondissement de Toulon, le vin est mis en tonneaux dans les prelniers jours d'octobre; on ouille d'abord tous les deux jours .pendant la première semaine, et seulement tous les quatre ou cinq jours après ce laps de temps; les tonneaux sont définitivement clos vers le 11 novembre. Aux approches de Noël, le vin est potable, et c'est aiors que les marchands le recherchent, soit pour la consommation locale, soit pour le transport. Les propriétaires qui n'ont pas vendu k cette époque et qui veulent garder leurs vins mettent en bouteilles, dès le mois de' janvier, le vin blanc, qui est plus délicat, et soutirent le vin rouge en mars. A côté de la vigne croissent de beaux oliviers, qui fournissent une huile très-recherchée ; les champs y sont presque entièrement plantés ou bordés de mûriers pour la nourriture des vers k soie, dont la récolte est une des principales richesses agricoles de cette contrée. L oranger, le jasmin, la tubéreuse, la rose, l'héliotrope et quantité d'autres arbres et fleurs odoriférantes y sont cultivés en pleine terre pour la parfumerie, embaument l'air de leur parfum et ajoutent un charme particulier aux beautés naturelles de cette belle contrée, où la douceur du climat rivalise avec la pureté du ciel. Parmi les fruits savoureux et variés qu ou y récolte, nous citerons les oranges, les limons, les poires, les pèches, les brugnons, les avelines, les amandes et les prunes (celles de Brignoles sont surtout renommées) , les câpres, ies truffes, etc. Les montagnes offrent un grand nombre de plantes utiles et recherchées par les botanistes et les parfumeurs. L'arbre k liège s'y trouve en plantations considérables et est l'objet d'une exploitation qui alimente de nombreuses fabriques de bouchons. Le châtaignier abonde également. Les forets, qui y sont nombreuses, ne couvrent que les pentes des montagnes; les essences dominantes sont les chênes et les arbres verts. Les pâturages nourrissent de nombreux troupeaux de moutons, de chèvres et de bœufs ; l'élève des chevaux y a une certaine importance, et ceux de Grimaud sont de sang arabe. L'industrie du Var est assez développée et s'exerce principalement sur les matières premières fournies par le sol et par l'agriculture. Qn y compte 16 filatures de soie, lis fabriques de bouchons de liège, 50 distilleries, 102 moulins k huile, des savonneries,- des fabriques de produits chimiques, quelques fabriques de draps grossiers, des boisselleries, tonnelleries, scieries, poteries, fonderies, forges, ateliers de construction de machines, 45 chantiers de construction de navires, 4 chantiers de construction de bâtiments de guerre ; pluieurs salines, entre autres celles d'Hyères, des Ainbiers, des Peschiers. A cette nomenclature il convient d'ajouter l'exploitation des houillères de l'Esterel, de Boson, de La Cadière, etc. ; des mines de cuivre du cup Garonne; du minerai de fer de La Pepière, de Six -Fours, etc. ; enfin, de nombreuses carrières de pierre à chaux? pierre à plâtre, d'argile et de grès. Cette activité industrielle donne lieu k un mouvement commercial important, favorisé par de bonnes rouies nationales, par le chemin de fer de Marseille k Nice, qui traverse tout le département de l'O. k l'E., et enfin par les ports que présente la côte. Les articles les plus importants de ce commerce sont les vins,eaux-ûe-vie, huiles d'olive, essences, savons, bouchons de liège, soieries, papiers peints, tissus de laine, toiles, cotonnades, bois de construction, fruits, articles de parfumerie, etc.

VAR, VOR ou VARU, déesse Scandinave d'un rang secondaire. Elle recueille les serments et les promesses qui s'échangent entre les deux sexes, et punit ceux qui les oublient ou les trahissent. Elle est prudente et. sage, et rien de ce qui se passe ne peut lui être caché.

VARA s. f. (va-ra). Métro). Mesure de longueur, d'origine espagnole, valant : en Espagne , 0m,848 ; en Portugal et au Brésil, 101,092a; aux Canaries, 0°i,8509 ; dans l'Uruguay, O^Sô, Il On dit aussi VARE.

VARADES, bourg de France (Loire-Inférieure), ch.-l. de canton, arrond. et k 13 kilom. E. d'Ancenis, sur lu rive -droite de la

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Loire; pop. nggl., 714 hab. — pop. tôt., 3,360 hab. Récolte et commerce de vins blancs estimés; mine de houille exploitée. C'est à Varades que l'année vendéenne, poursuivie par l'armée, de Muyence, passa la Loire en 1793. Dans l'île de La M-illeraie, prés du bourg, on a élevé nu mominvni d'assez bon goût au général vendéen Beauchamp, qui y mourut de ses blessures.

VARAHUN s. m. (va-ra-eun). Met' ol. Unité de poids usitée à Madras, et valant *gf,5l.

VARAIGNE s f. (va-rè-gne; gn mil). Nom donné, dans certaines loeuiités de l'Ouest, a l'écluse qui sert k faire communiquer la mer avec les marais salants.

VARAIRE s. m. (va-rè-re — altérât, du lat. veratritm, même sens). Bot. Nom vulgaire du genre vératre. V. ce mot. n On trouve quelquefois ce mot employé au féminin.

VARALLO, bourg du royaume d'Italie, province et à 52 kilom. N.-O. de Novare, district de Valesia, ch.-l. de mandement, sur la Sesia; 3,300 hab. Aux environs, église remarquable, dite sanctuaire de Varallo, entourée de 45 chapelles, qui forment des stations pour les pèlerins et renferment de belles fresques.

VARALLO-POMB1A, bourg du royaume d'Italie, province et district de Novare, mandement de Borgo-Ticino ; 2,700 hab.

VARAN s. m. (va-ran — de l'ar. ouaral, lézard). Erpét. Genre de reptiles sauriens, type de la famille des varaniens, comprenant douze espèces, qui hnbitent l'Afrique, l'Asie et l'Océanie : Le varan à deux bandes appartient à la catégorie des varans aquatiques, (E. Baudement.)

— Encycl. Erpét. Les varans forment un genre de reptiles sauriens, ayant la taille grande et élancée; leur tête est en forme de pyramide qnadrangulaire et recouverte de plaques polygonales, dont une arrondie et plus large sur le milieu du crâne ; le cou, allongé et arrondi, porte un pli en dessous, en avant de la poitrine; les écailles sont entourées de petits tubercules; la queue est trèslongue, anguleuse et plus ou moins tranchante en dessus. Ce genre comprend une douzaine d'espèces qui habitent l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. Ce sont, après les crocodiles, ceux des sauriens qui atteignent les plus grandes dimensions. Leurs mœurs sont peu connues; elles ne paraissent pas différer beaucoup de celles des monitors ou sauvegardes. Quelques espèces sont aquatiques et pourvues d'une poche ou sorte d'évent. Les varans sont quelquefois indiqués sous les dénominations de tupinambis et de monitors. On les trouve en Asie, en Afrique et dans la Nouvelle-Hollande.

Le varan du désert mesure à peu près 1 mètre, dont la queue prend près de la moitié ; il est d'un brun plus ou moins clair sut* le dos, avec quelques bandes carréi-s d'un jaune verdàtre pâle, une ligne noire s'étendant sur le cou et des bandes transversales ■ jaunâtres sur le dessus de la queue ; le dessous du corps est plus pâle que le dessus; les ongles sont jaunes. Le varan du désert est le crocodile terrestre; il est originaire du désert d Egypte, vit dans les lieux secs et arides, loin du bord du lieuve, et est moins carnassier que l'espèce du Nil. On le possède parfois dans nos ménageries.

Les varans aquatiques sont les plus nombreux en espèces; la plus connue est le varan du Nil, qui a le dessus du corps d'un gris verdàtre piqué de noir, des chevrons jaunâtres sur la nuque, des bandes d'ocelles de la même couleur en travers du dos, la queue avec des bandes semblables dans la première moitié et des anneaux de même teinte dans le reste ; le dessous du corps blanchâtre, avec des raies brunes en travers du ventre, et un dessin de la même couleur sur les cuisses; ies ongles noirs. Sa longueur totale est de 1111,3s, la queue mesurant au moins O^^O. Ce tiaran est le grund monitor; il vit probablement dans tou3 les fleuves de l'Afrique ; il est commun dans le Nil ; on l'a trouvé au Sénégal et au Cap de Bonne-Espérance.

Parmi les espèces asiatiques, nous citerons le varan à deux bandes, de Java, des Moluques et des Philippines.

Comme type de la Nouvelle-Hollande, nous indiquerons le varan bigarré.

YARANDA (Jean), médecin français, né à Nîmes en 1563, mort k Montpellier en 1617. Reçu docteur à Montpellier en 1587, il succéda en 1590, comme professeur, à N.Dortoraan et conserva sa chaire jusqu'à sa mort. Ses ouvrages, tous publiés après sa mort, sont : Formula remediorum internorum et externorum (Hanovre, 1617, in-80); Tractatus de affectibus renum et ueHca (Hanovre, 1617, in-8°); Physiotogia et pathutogia (Hanovre, 1615,iii-80j; De morbis et uffeclibus mv-Uerutu (Lyon, 1615, iii-8°); Tractatus therapeuticus primus de morbis ventriculi (1680, in-8u); Tractatus de elephantiasi seu lepra (Genève, 1620, in-8°) ; Opéra omnia (Lyon, 1658, in-fol.).

VARANDER v. a. ou tr. (va-ran-dé). Pêche. Faire égoutter les harengs en les tirant de la saumure.

VARANES, nom d'une dynastie de rois perses. V. Behram.

VARANGUE s. f. (va-ran-ghe. — Ce terme de marine vient du germanique : suédois wrœngr, rangr, même sens, lequel vient lui-

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même de wrang, rude, grossier, ébauché). Mar. Partie basse et fondamentale de chaque membre d'un navire, qui pose par son milieu sur lu conire-qnillc. u Maîtresse varangue, Varangue centrale, qui i>ose sur le maîtrebau. [| Plate varanyue, Varangue dont la partie plate est fort longue, comme il arrive dans les bâtiments k fond plat, dits pour cette raison bâtiments & plate varangue. Il Fausses varangues, Pièces qu'on accote aux varangues, pour suppléer à la longueur des genoux. Il Demi-varangue, Pièce qui remplit la vide compris entre les deux pieds des genoux de la varangue.

VARANIEN, IENNE adj. (va-ra-ni-ain, i-è-ne — rad. varan). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre varan.

— s. m. pi. Famille de reptiles sauriens, ayant pour type le genre varan.

VARANNES (Valeran de), dit Volarnndn»

ou Toranui, poëte latin, .né à Abbeville dans la seconde moitié du XV» siècle. Il n'est connu que par ses ouvrages, dont les titres suivent : Carmina (Paris, in-4°) ; Decertatio fidei et hteresis (1501, in-4°) ; Carmen de expugnaiione Genuensi (1507. in-4") ; De gestis Johamtxvirginis Francm, etc. (in-4°).

VARANO-DE-MELEGARI , bourg d'Italie, province de L'arme, district de Borgo-San- Donuino, mandement de Pellegrino-Parmente; ï,ioo hab.

VABANO (de), nom d'une famille italienne, qui a pussédé pendant près de deux siècles la souveraineté de Camerino. Se3 membres les plus connus sont :

VARANO (Ridolfo 1er DB), m0rt en 1350.

L'un îles chefs du parti guelfe dans la Marche d'Aucône, il profita de l'anarchie k laquelle l'Italie était en proie pour s'emparer du pouvoir à Camerino et se fit reconnaître comme seigneur de cette ville par ses cohcitpyens. Il venait d'être nommé, en outre, podestat d'Agobbio, lorsqu'il fut assassiné par son neveu.

VARANO (Ridolfo II du), seigneur de Ca- merino, neveu du précédent, mort vers 1390." Après avoir assassiné son oncle, il s'empara du pouvoir et réussit k s'assurer l'alliance du pape Innocent VI, qui le nomma général de sou armée. Il fit rentrer la Rumagne sous la dépendance de l'Eglise et reçut en 1362 le commandement de I année florentine pendant la guerre de Pise; mais il ne sut pas conserver les bonnes grâces du pape, car un légat de ce pontife le chassa en 1370 de Camerino, où il ne put rétablir son autorité 3u'eu 1376. Il redevint à cette époque général e l'armée florentine, avec laquelle udéfendit Bologne contre les Français commandés par le cardinal de Genève ; maisbientôtaprès, mécontent de la faveur que les Florentins témoignaient a Jean Hawkwood et k ses Anglais, qu'ils avaient pris à leur service, il repassa à celui du pape. Il n'est plus question de lui dans l'histoire après la paix qui fut conclue en 1378.

VARANO (Gentile de), seigneur de Camerino, mort vers 1412. Fils du précédent, il lui succéda dans sa principauté de Camerino, dont il sut défendre l'indépendance contre André Tomaoelli, marquis d'Aucône, qu'il assiégea dans Macérant et qu'il fit prisonnier. Il eut pour successeur Ridolfo III, qui agrandit considérablement ses possessions dans la Marche d'Aucône, qu'il aurait conquise en entier s'il n'avait succombé à une mort prématurée. Ridolfo 111 laissa trois fils, Bérard, Jean et Pierre-Gentile, qui gouvernèrent en commun la principauté jusqu en 1434, époque k laquelle Bérard, cédant aux conseils de Jean Vitelleschi, évêque de Reeanati et premier ministre du pape Etienne IV, lit massacrer ses deux frères ; mais il fut tué à son tour, avec toute sa famille, par les habitants de Camerino, qui s'étaient soulevés pour venger la mort des deux princes et qui érigèrent leur ville en république. Toutefois, ils no purent conserver longtemps leur indépendance et furent bientôt après obliges de se soumettre à François ïsforza, qui avait conquis la Marche d'Aucône. Sforza évacua en 1447 Camerino, qui demeura pendant plusieurs années sous la suzeraineté des papes. Dans la seconde moitié du xv" siècle, elle repassa en la possession de Jules de Varauo, qui, assiégé eu 1502 dans sa capitale par César Borgia, tomba entre ses mains et fut étranglé avec deux de ses fils. Un troisième, connu depuis sous le nom de Jean II, échappa k la mort et fut rétabli quelques années plus tard dans la possession de Camerino par les adversaires de Borgia; mais il dut y renoncer ensuite et attendre la mort d'Alexandre VI pour rentrer dans son petit Etat, que le pape Jules II érigea peu après en duché. Jean- Marie, son petit-fils, dernier duc de Camerino, cédaeu 1538 son duché au papePaul III, qui en fit don à son neveu, Octave Farnèse.

VABANO (Constance de), femme de lettres italienne, née en 1-428, morte en 1460. Elle appartenait à la même famille que les précédents et fut élevée par sou aïeule, la célèbre Battista de Montefeltre. A quatorze ans, elle adressa k François Sforza une épîtra en ■vers, dans laquelle elle le priait de rendre k sa famille la seigneurie de Camerino. Sforza repoussa sa demande ; mais elle fut plus heureuse dans la suite, car, grâce k une démarche analogue qu'elle Ht auprès d'Alphonse,

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