ARI
des conséquences est une stricte économie dans le développement de chaque partie du corps. La loi de compensation ou de balancement paraît néanmoins affecter, dans une certaine mesure, même' nos productions, domestiques.
Il ne faut point exagérer l'importance de l'action définie que peuvent exercer les changements de conditions ou les effets de l'usage et du défaut d'usage pour modifier d'une m»' nière semblable tous les individus d'une même espèce. Chaque partie de l'organisme étant très-variable, et les variations pouvant être, tant d'une manière consciente que d'une manière inconsciente, triées par sélection, il est difficile de distinguer entre les effets directs des conditions extérieures et ceux de la sélection des variations non définies. Ainsi il est possible que les pattes de nos chiens aquatiques et des chiens américains qui ont à marcher sur la neige, soient devenues partiellement palmées par le faitqu'ils écartaient beaucoup les doigts; mais il est probable que la palmure, comme la membrane interdigitale de certains pigeons, a apparu spontanément, et s'est ensuite augmentée par la conserva- ! tion pendant une suite de générations des meilleurs nageurs ou de ceux qui pouvaient le mieux marcher sur la neige. Un éleveur qui voudrait réduire la taille de ses bautams ou de ses pigeons culbutants ne songerait jamais à les affamer, mais choisirait toujours les petits individus qui surgiraient spontanément. Les mammifères naissent quelquefois sans poil, et des races nues ont été formées, mais il n'y a pas lieu de croire que le fait ait été causé par la chaleur du climat.
La haute température du climat des tropiques fait perdre aux moutons leur toison, et l'humidité et le froid agissent d'autre part comme stimulants pour la croissance du poil ; il est toutefois possible que ces changements ne soient simplement qu'une exagération du renouvellement annuel et régulier de robe ; mais qui pourra décider jusqu'à quel point ce changement périodique, ou l'épaisse* fourrure des animaux arctiques, ou leur couleur blanche, sont dus à l'action directe d'un climat rigoureux, et quelle est ht part qu'il faut attribuer à la conservation pendant une longue suite de générations des individus les mieux protégés?
De toutes les lois qui régissent la variabilité, celle de la corrélation est la plus importante. Pour un grand nombre de cas de légères déviations de conformation comme pour des monstruosités graves, nous ne pouvons pas même soupçonner le genre de corrélation qui les relie; mais pour les parties homologues, telles que les membres antérieurs et postérieurs, les poils, les cornes et les dents, nous voyons que les parties qui sont semblables dans les premières phases du développement, et se trouvent soumises à des conditions également semblables, tendent à se modifier de la même manière.
Bien que toute variation soit causée directement ou indirectement par quelque changement dans les conditions ambiantes , nous ne devons jamais oublier que l'action de cellesci est essentiellement dominée par la nature de l'organisation sur laquelle elles agissent. Des organismes distincts, placés dans des conditions semblables, peuvent varier de manières différentes, .tandis que d'autres organismes très-voisins, placés dans des conditions dissemblables, varient souvent d'une manière très-analogue.
Darwin s'applique à montrer que les variations utilisées et fixées par la sélection artificielle dans la production des races domestiques portent sur des caractères qui ne le cèdent pas en importance à ceux qui distinguent et séparent les espèces voisines. « On a souvent soutenu, dit-il, que les parties importantes ne varient jamais sous la domestication ; mais c'est une grande erreur. Il n'y a qu'à regarder le crâne d'une de nos races les plus améliorées du porc, dont les condyles occipitaux sont fortement modifiés. Dans les diverses races du lapin, le crâne allongé, le trou occipital, l'atlas et les vertèbres cervicales ont des formes bien différentes. Celles du cerveau et du crâne du coq huppé ont été fortement modifiées ; dans d'autres races gallines, le nombre des vertèbres et les formes des vertèbres cervicales ont été changées... Chez les végétaux, nous remarquons des différences étonnantes dans les noyaux de divers fruits. Plusieurs caractères de haute importance, tels que la position sessiledes stigmates sur les ovaires, la position des carpelles dans le même organe, et sa saillie hors du réceptacle, ont varié chez les cucurbitacées. On sait combien les dispositions mentales, les goûts, les habitudes, le son de voix ont varié et sont devenus héréditaires chez nos animaux domestiques. Le chien nous offre l'exemple le plus frappant de changements dans les facultés mentales, et de telles différences ne peuvent être attribuées à une descendance de types sauvages distincts... On a voulu quelquefois prétendre que nos produits domestiques ne diffèrent pas entre eux par des particularités constitutionnelles ; mais une pareille assertion est insoutenable. Dans notre bétail amélioré, la période de maturité, en y comprenant celle de la deuxième dentition, a été considérablement avancée. La durée de la gestation varie beaucoup, mais n'a été modifiée d'une manière fixe que dans un ou deux cas. Chez nos poules et nos pigeons, les jeu-
Varî
nés diffèrent par le duvet et leur premier plumage, et les mâles par leurs caractères sexuels secondaires. Les- mues par lesquelles passent les vers à soie varient de nombre. Les aptitudes à l'engraissement, à la production du lait ou à celle d'un grand nombre de petits ou d'œufs à chaque portéeou pendant la vie, sont très-différentes, selon les races... Cheî les plantes, l'adaptation à certains sols, la résistance au gel, les époques de floraison et da fructification, la durée de la vie, l'époque de lu chute des feuilles ou l'aptitude à les conserver pendant l'hiver, les proportions et la nature de certains composés chimiques des tissus ou de la graine, toutes ces circonstances sont variables. »
Darwin reconnaît cependant une différence constitutionnelle fort importante entre les races domestiques et les espèces : celle de la fécondité, qui est très-limitée entre espèces voisines, régulière et indéfinie entre races. Mais cette différence, il s'efforce de l'atténuer et de l'expliquer, en invoquant cette doctrine de Pallas qu'après une domestication prolongée les espèces perdent leur tendance naturelle à être stériles lorsqu'on les croise. ■ Nous ne savons, dit-il, pourquoi les systèmes reproducteurs d'espèces voisines se trouvent invariablement modifiés de manière à être mutuellement incapables d'agir les uns sur les autres, bien qu'à un degré inégal dans les deux sexes, comme le prouve la différence de fertilité que présentent dans les mêmes espèces les croisements réciproques, mais nous pouvons avec grande probabilité attribuer le fait à ce que la plupart des espèces naturelles ont été habituées à des conditions extérieures presque uniformes pendant un temps beaucoup plus long que les races domestiques, et nous savons que le changement des conditions exerce une influence spéciale et puissante sur le système reproducteur. Cette différence peut bien expliquer l'action différente des organes reproducteurs lorsqu'on croise des races domestiques ou des espèces. Il est un fait analogue bien connu, c'est que la plupart des races domestiques peuvent être subitement transportées dans un autre climat, ou être placées dans des conditions fort différentes, saus que leur fécondité en soit altérée; tandis qu'une foule d'espèces cessent de pouvoir reproduire, pour avoir été exposées à des changements infiniment moindres. >
Variation» du langage fraufnU, par M. P.
Génin. V. Langage français (Variations du).
VARICE s, f. (va-ri-se — lat. varix, mot fait peut-être de varius, varié; peut-être aussi varix vient-il de varus, pustule).. Méd. Tumeur produite par le relâchement du tissu d'une veine : Les varices peuvent devenir la cause d'accidents très-graves. (Robin.) il Variées vésicates, Cordons noueux, entre-croisés, qui se produisent sur la vessie, au-dessous du péritoine.
— Moll. Bourrelet saillant et de forme variable, qui s'élève à la surface de certaines coquilles : Les varices doiuent correspondre à un état important dans la vie de l'animal. (H. Hupô.)
— Encycl. Pathol. Bien que toutes les veines de l'économie soient susceptibles de devenir variqueuses, les varices les plus fréquentes et les plus importantes sont celles des membres inférieurs. Lorsque les parois de la veine sontdevenues variqueuses, on 3r observe un certain nombre d'altérations caractéristiques. La membrane interne est épaissie et hypertrophiée. Les fibres de la tunique moyenne) s'hypertrophient aussi, et souvent elle s'amincit au point de se rompre aux endroits affaiblis. Enfin, la tunique externe offre également un certain degré d'hypertrophie, moindre cependant que celui de la tunique moyenne La veine dilatée en même temps qu'hypertrophiée, soit uniformément, soit par intervalles, augmente à la fois de longueur et de largeur et se replie sur elle-même. De là, les ilexuosités que présentent souvent les uarices. En même temps, les valvules se distendent, s'allongent et souvent, au lieu de regarder le cœur, se tournent du côté des capillaires. Quelquefois "même elles se perforent ou se transforment en de véritables franges flottantes. La rupture de la tunique moyenne donne souvent lieu, sur le trajet des veines dilatées, à la formation de sacs variqueux, analogues aux sacs anévrismaux. Le sang, ordinairement fluide au début de la dilatation variqueuse, conserve cet état pendant longtemps; mais quand les veines sont devenues flexueuses, il se coagule, forme des caillots, et les vaisseaux deviennent durs, incompressibles e t dépourvus de souplesse. Les parties qui avoisinent les veines variqueuses deviennent aussi le siège d'un certain nombre d'altérations de 'circulation et, par«sûite, de nutrition.
Rares chez les enfants, les cariées sont fréquentes chez les adultes et plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes. Elles sont héréditaires dans une large mesure et plus communes chez les individus qui ont la peau brune et les veines naturellement marquées. Toutes les professions où l'on est longtemps debout et immobile, toutes celles qui obligent à des travaux pénibles, à des. marches prolongées, où les membres inférieurs sont exposés à des lésions variées et au froid, toutes ces professions, disons-nous, disposent
VARI
aux varices. Les causes qui peuvent déterminer directement la production àesvarices sont celles qui affaiblissent les parois des veines et les rendent incapables de résister au choc du sang (contusions, tumeurs, etc.), qui augmentent le choc latéral du sang (obstacles mécaniques' au cours du sang, tels que grossesse), qui déterminent un afflux plus considérable de sang dans les veines d'une partie du corps.
Les varices ne constituent pas une maladie dangereuse en ce sens qu'elles ne compromettent pas la.vie de celui qui les porte. Le plus souvent même, elles ne causent aucun inalaise. Toutefois, les incommodités qui en résultent sont quelquefois très-graves et obligent les personnes soumises à un travail pénible et qui en sont affectées à renoncer à leurs occupations. De plus, si l'on veut en tenter la guérison radicale, le succès devient très-problématique et un échec peut entraîner la mort. 11 n'est pas besoin d ajouter que la maladie augmente de gravité en rai.son directe de sou ancienneté, du nombre de veines affectées et des complications. La plu^ part du temps, les varices persistent toute la vie; pourtant on en a vu quelques-unes guérir spontanément.
Arrivons maintenant au traitement. Il est palliatif ou euratif. Au point de vue palliatif, on doit. recommander aux variqueux une position horizontale, la cessation de tout travail pénible et en même temps de pratiquer une compression circulaire régulière ou uniforme sur le membre malade, soit à l'aide de bandes exactement appliquées qui, partant de la pointe du pied, se termineraient S la cuisse, soit à l'aide de bas lacés en coutil ou en toile, ou à l'aide de bas spéciaux en caoutchouc. Jean -Louis Petit a proposé aussi soit de comprimer avec le doigt et avec persistance les dilatations variqueuses pour amener la désagrégation du caillot, soit d'y pratiquer une ponction pour faire sortir le sang coagulé.
Quant aux moyens curatifs, aucun de ceux qui ont été proposés n'est entièrement sûr. On a proposé d'inciser le peau, de découvrir la veine et de l'enlever. D'autres ont pratiqué l'incision longitudinale de la veine dans, toute sa longueur, d'autres une seetion transversale, d'autres, enfin) une cautérisation radicale au moyen du caustique de Vienne.
Un autre ordre d'opérations consiste dans la ligature, dans la compression médiate ou immédiate, dans l'acuponcture et dans le selon. Tous ces moyens, qui réussissent quelquefois et auxquels on a dû des succès, sont néanmoins incertains dans la majorité des cas. De plus, ils donnent naissance à des accidents redoutables et souvent mortels, tels que phlegmons, érysipèles, infections purulentes, etc.
Le moyen le plus commode et le phis sûr est celui" qui a été préconisé dans ces dernières années par Bonnet et Pravaz, et qui consiste a injecter dans les veines variqueuses une solution de perchlorure de fer. Cette substance coagule le sang et raffermit le tissu des veines. Les varices superficielles cèdent très-bien à cette méthode curative, qui a d'ailleurs l'avantage d'être exempte des nombreux inconvénients que présentent les autres que nous avons mentionnées.
— Art vétér. Les varices, très-rares chez les animaux, se manifestent principalement sur les veines superficielles et sont dues, le plus souvent, à des causes mécaniques. Les
frands mouvements, les efforts de l'animal, es contusions, le poids du sang dans les veines où il circule contrairement à la pesanteur, une compression anomale et tout ce qui peut entraver la circulation veineuse sont les causes ordinaires des varices. Elles se manifestent encore autour des parties qui ont été le siège d'inflammations réitérées ou de longue durée, qui ont déterminé une excitation inaccoutumée dans la circulation veineuse. Les varices passent pour être fréquentes à la partie de la veine saphène correspondant à la face interna du jarret. Sans nier la possibilité du fait, nous pensons qu'il est beaucoup plus rare qu'on ne le suppose, le nom de varice étant le plus souvent donné à ï'hydarthrose antérieure de la synoviale articulaire de l'articulation tibio - astragalienne.
Les accidents des varices sont : la phlébite, la perforation et même la rupture des veines variqueuses, puis l'hémorragie qui s'ensuit. A force de s'allonger, les fibres des parois veineuses peuvent, en effet, se rompre ; de ce déchirement résulte une hémorragie grave et souvent mortelle, surtout quand la uan'ce a son siège sur un tronc veineux considérable situé dans une cavité splanchnique ; c'est même ce que l'on a eu lieu d'observer dans différentes ouvertures de chevaux morts subitement, sur lesquels on a trouvé la veine cave postérieure rupturée et une quantité considérable de sang épanché dans le ventre. A part les varices de ces vaisseaux considérables, varices qu'il est presque impossible de reconnaître pendant la vie de l'animal, il en est d'autres qui affectent les veines superficielles et qui doivent seules, quant à présent, fixer l'attention du praticien. Ces dernières constituent plutôt une incommodité qu'une maladie; elles ne nuisent pas même ordinairement uux services de l'animal qui en est atteint. Cependant, il peut arriver que ces varices fassent des progrès et entrât-
YARI
nent des altérations susceptibles de rendre l'animal incapable de travailler.
De toutes lès veines sous-cutanées, celles sur lesquelles la varice se fait le plus souvent remarquer sont : dans le cheval, la jugulaire et la saphène au côté interne du pli du jarret ; dans la vache, les veines mammaires; on en rencontre peu ailleurs. Sur la jugulaire, les dilatations variqueuses sont quelquefois assez nombreuses ; placées à la suite les unes des autres, elles se remarquent particulièrement lorsque le cours, du sang est arrêté dans la veine ; elles sont en général le résultat des saignées fréquentes que l'on a pratiquées et de la compression exercée sur la base de la jugulaire par le collier dans l'action de tirer. En effet, cette lésion se remarque principalement dans les chevaux de trait qui ont été souvent saignés. Il est rare que, dans ce cas, la tumeur variqueuse devienne assez volumineuse pour que les parois de la veine se déchirent; il taudrait pour cela beaucoup de temps, et généralement les chevaux dont on use ne vivent pa3 assez longtemps. Quand la varice se développe au pli du jarret, à l'endroit du passage de la saphène à la face latérale interne de cette région, elle est le résultat d'efforts exécutés par l'animal, efforts dont les jarrets sont en quelque sorte le centre; elle s'observe indistinctement chez les chevaux de trait et de selle, et, parmi ces derniers, elle affecte surtout ceux que l'on fait courir et sauter. La varice est cependant plus commune dans les chevaux de tirage, à cause de l'action souvent violente des jarrets, des grands efforts qui ont lieu de la part des jarrets dans les chevaux qui travaillent et des distensions qui en résultent. Aussi remarque-t-on souvent des varices à ces parties chez les chevaux fréquemment obligés à. entraîner de lourds fardeaux. D'un autre côté, la direction de la saphène dans le membre postérieur étant telle que le sang est obligé de remonter contre son propre poids et de peser sur les valvules, elle peut encore concourir à produire le "même effet, de même que toutes les causes susceptibles depriver le vaisseau de son ressort et de sa contractilité. La varice dont il s'agit constitue une tumeur molle, avec une sorte de fluctuation, quo l'on peut comprimer sans causer aucune douleur ; elle ne fait point boiter le cheval ; elle ne devient douloureuse que lorsque la dilatation des parois de la veine est excessive, ce qui est fort rare. Le sang veineux remplit le renflement et dilate en cet endroit les vaisseaux; il circule et ne stagne pas complètement dans l'intérieur de la tumeur; néanmoins, la circulation ne sa fait pas aussi librement dans la veine variqueuse. Cette varice est assez facile à reconnaître quand on explore convenablement. Lorsque le membre affecté est tendu, élevé au-dessus du sol et fléchi, la veine est redressée, et la tumeur disparaît pour se reformer et reparaître aussitôt que le pied est remis en contact avec le sol. De même, si l'on appuie le doigt sur le lieu même où l'on observe la dilatation et la tumeur, celle-ci disparaît sur-le-champ, parce que, par la pression exercée, le sang est poussé le long du vaisseau ; mais elle revient et parait de nouveau dès que la pression cesse. C'est ainsi qu'on peut éviter de confondre une varice au pli du jarret avec une tumeur synoviale, par exemple, due à la dilatation d'une capsule tendineuse ou articulaire. Du reste, pour faire cette distinction, il s'agit seulement de faire disparaître la tumeur par la pression, en comprimant la veine au-dessous de cette même fumeur. Si fielle-ci ne reparaît pas pendant la durée de la compression, et qu'elle se manifeste, au contraire, lorsqu'on cesse de comprimer, on peut avoir la certitude que c'est une varice; si, par la pression dont il s'agit, on ne fait pas disparaître la tumeur en totalité et qu'elle reparaisse aussitôt, même quand on comprima sur la veine, il est certain que c'est une tumeur synoviale.
Quant aux varices qu'on observe quelquefois sur la veine maminajre des vaches bonnes laitières, elles ne constituent qu'un accfcdent peu redoutable et dont on s'occupe peu. Considérées sur les veines sous-cutanées, les varices ne sont pas non plus généralement dangereuses, et jusqu'à présent on ne possède pas d'exemple que leur présence ait eu d'issue fâcheuse ; aussi ne méritent-elles pas une attention particulière.
Une multitude de procédés ont été mis en usage par les chirurgiens pour la guérison des varices, les uns permettant de conserver le cours du sang dans la veine, les autres ayant pour objet l'oblitération du vaisseau, Comme ces procédés ue peuvent recevoir presque aucune applicatiqn en chirurgie vétérinaire, nous ne ferons que les mentionner, Pour guérir les varices en conservant le trajet vaseulaire, on a employé : la compression de tout le membre par un appareil approprié ; la réduction répétée avec les doigts ; la f donation a la lancette pour extraire les cailots qui se forment dans la tumeur ; le débridement de l'orifice aponévrotique qui gonfle la veine et maintient la varice. Ces diverses méthodes ont eu chacune leur part de succès et de revers. Quant aux moyens de guérir les varices en oblitérant les veines, ils sont plus nombreux encore. Les chirurgiens comptent : la compression, la ligature, la suture, le séton, 1a section de la veine en travers, l'extirpation, la cautérisation et la galvano-ponc-
VARI
ture. Enfin, les anciens hippiatres conseillaient de barrer la veine, opération heureusement tombée en désuétude, qui consistait à fendre la peau en long, à l'endroit de la varice et un peu au-dessus et au-dessous d'elle , a disséquer le vaisseau en haut et en bas de la dilatation et à inciser entre les deux points liés, afin de laisser échapper le sang.
Mais quand on considère les dangers auxquels peuvent exposer ces différents procédés, quand on les compare surtout au peu d'inconvénients qu'entraînent en général les varices, quand on sait que. à moins de cas extraordinaires, la varice n est qu'une lésion désagréable, a peine incommode pour l'animal qui en est atteint, sans jamais être capable de compromettre l'existence de celuici, on est bientôt conduit à reconnaître que il mieux est de n'y rien faire et d'user le cheval tel qu'il est. Seulement, si la varice s'irritait et devenait douloureuse et si le membre qui en est affecté participait à l'état d'irritation, ce serait le cas d'employer les pédiluves d'eau tiède, ce qui procurerait un bain de vapeur au jarret, les applications émollientë3 sur cette partie, les petites saignées de la saphène dans son trajet sur le ■ plat de la cuisse et le repos absolu.
VARICELLE s. f. (va-ri-sè-le — dimin. de varice). Méd. Sorte de petite vérole ou de maladie éruptive analogue à la petite vérole, mats qui ne développe qu'un petit nombre depustules, et qu'on appelle aussi petite vérole VOLANTE. • ,
— Encycl. On désigne sous le nom de varicelle une éruption cutanée aiguè, contagieuse, caractérisée par des vésicules transparentes qui se dessèchent ordinairement quatre ou cinq joursaprès'leur apparition et laissent pendant quelque temps après elles de petites taches rougeâtres. La varicelle n'est, à proprement .parler, qu'une modification de la variole bénigne, dont elle diffère par l'absence de fièvre de suppuration, ou lièvre secondaire, et en ce qu'elle ne laisse jamais de cicatrices profondes.
Willan et beaucoup de médecins modernes pensent que la variole et la varicelle ne sont qu'une seule et même maladie, dont l'évolution présente des variations dues à des influences étrangères à l'agent contagieux qui leur donne naissance; c'est dire que 1 une peut, par contagion, déterminer l'autre. Ainsi, le même principe morbide pourrait, par contagion, occasionner tantôt une maladie à pustules, ce serait une varioloïde ; tantôt une maladie à vésicules, c'est-à-dire une varicelle, et ce conlagium pourrait avoir pour source soit une varioloïde, soit une varicelle. L'opinion de l'identité de ces deux formes pathologiques repose sur les considérations suivantes : 1° il n'y aurait jamais, d'après les faits observés, de variole sans varicelle, et vice versa; 2° la varicelle se développerait exclusivement chez des individus d.ont la con- . stimtion a été modifiée par une vaccination ou une variole antérieure ; 3° enfin, de même que ta variole engendre parfois la varicelle chez des personnes qui se sont trouvées en rapport avec des varioleux ou qui ont été inoculées avec du pus variolique, de même la contagion ou l'inoculation d'une simple varicelle pourrait produire une variole véritable. (Guersant et Blache.) Quoi qu'il en soit, le liquide que l'on trouve dans la varicelle est transparent ou demi-transparent; la pellicule qui recouvre les vésicules de la varicelle se rompt très-aisément, se sèche et se transforme en une croûte qui laisse en tombant une surface plane et point de cicatrice, à moins qu'on ne l'ait arrachée prématurément.
Les causes de la varicelle, comme celles de toutes les maladies étuptives, sopt complètement ignorées. Elle est contagieuse, comme cela a été déjà dit, et affecte tout particulièrement les enfants.
L'affection débute ordinairement sans froid initial ou bien par un léger frisson, suivi d'une chaleur plus marquée ; quelquefois, on observe un ou deux vomissements, ainsi qu'un peu d'accélération du pouls, de céphalalgie et de malaise, prodromes qui durent de quelques heures à vingt-quatre ou quarante-huit heures au plus, et qui sont parfois si légers que le malade s'en aperçoit à peine et que les enfants n'interrompent point leurs jeux. On distingue deux formes ou variétés de oaricelle: dans la première, désignée par les médecins anglais sous le nom de chicken-pox, on voit d'abord apparaître de petites taches rouges, semblables à des morsures de puce, qui ne tardent pas à se remplir d'un liquide rougeâtre. Au bout de deux jours, celui-ci se transforme en une sérosité opaque, lactescente; les vésicules se flétrissent, se dessèchent et bientôt sont remplacées par de petites croûtes minces et bleuâtres qui se détachent du neuvième au dixième jour. Dans la deuxième forme, appelée swine-pox, on re-* marque dès le début des taches lenticulaires, rouges, au centre desquelles apparaît bientôt une vésicule oonoïde plus yolumineuse que dans la forme précédente et dont le liquidé se trouble dès le deuxième jour. Après être restées stationnaires pendant trois ou quatre jours, les vésicules oommencent à se flétrir et à se dessécher vers le septième. Les croûtes qui en résultent ne tardent pas à tomber et à leur place on rencontre assez souvent de légères cicatrices.
VARI
Le traitement de cette affection consiste dans le repos, une diète légère et l'usage d'une boisson légère et acidulé. Les complications, s'il en existait, devraient être coinbattues par des moyens appropriés. A ia dernière période, lors de la chute des croûtes, on peut employer avec avantage quelques bains tièdes. Laoart'ceMe constitue, en géné-r rai, une affection assez légère pour qu'il ne soit pas absolument nécessaire d'isoler le malade. Toutefois, et puisque de l'avis dç MM. Guersant et Blache, elle peut communiquer la variole, ii sera bon de prendre certaines précautions.
VAB1CLERY (Laurentio ob), homme de guerre et poète français, né à Montbrison en H72, mort en 1554. Il appartenait à l'une des branches de la maison de Carrare, et ses ancêtres s'étaient .établis en France vers U05. Variclery suivit Charles VIII en Italie et se signala par sa bravoure, notamment au siège de Naples ; le roi voulut l'armer lui-même chevalier. Il revint aussi eu Italie, sous le règne de Louis XII, mais il ne vit jamais so réaliser l'espoir chimérique qu'il avait conservé d'être rétabli dans 1 héritage de ses ancêtres, qui avaient régné à Padoue. Il a laissé des poésies qui sont, la plupart, écrites en italien et qui se recommandent par leur style facile et gracieux,
VARICOCÈLE s. f. (va-ri-ko-sè-le — du lat. varix, varicis, varice, et du gr. kêlê, tumeur), Méd. Varice du scrotum ou du cordon spermatique. !1 Beaucoup de médecins fonteo mot masculin.
— Encycl. La tiaricocéia est produite par la dilatation variqueuse des veines des bourses, du cordon spermatique et du testicule. Les causes de cette affection sont prédisposantes ou occasionnelles. Parmi les premières, il faut placer l'hérédité et une disposition anatomique toute particulière des veines spermatiques; parmi les secondes, on range l'abus des plaisirs vénériens, l'onanisme, les passions de l'âme qui causent un orgasme génital trop fréquent; viennent ensuite l'équitation, la danse, les marches forcées et tous les mouvements qui tendent à porter le sang d'une manière plus ou moins continue vers les parties inférieures; l'inflammation des bourses, les contusions, les orchites , les hernies, l'hydroeèle, les tumeurs du cordon spermatique, l'application d'un mauvais bandage, etc. Vidal a posé la loi pathologique suivante : • Si vous observez un varicocèle à droite, dit-il, soyez certain de l'existence d'un autre varicocèle a gauche ordinairement plus volumineux et qui toujours a précédé celui du côté opposé ; ou bien il y a une grave inversion dans l'appareil circulatoire.! Lorsqu'il n'existe qu'une seule varicocèle, elle est toujours à gauche. Une seule fois Vidal a vu le contraire, et la malade avait le cceur du côté droit.
— Symptômes. La varicocèle se présente sous la forme d'une tumeur molle, noueuse, comme fluctuante ou pâteuse, étendue du bord supérieur du testicule jusqu'à l'anneau inguinal. Si l'on chauffe la tumeur, en la recouvrant pendant une demi -heure de linges chauds, on remarque qu'elle augmente de volume ; ce caractère seul suffit pour la faire distinguer de la hernie inguinale. (Vidal.) La varicocèle volumineuse ne se borne pas seulement au bord supérieur du testicule, elle envahit toute la partie gauche du scrotum depuis la base jusqu'à 1 orifice du canal inguinal. Dès le début de la maladie, les individus.affectés éprouvent du côté du testicule un sentiment de pesanteur qui s'étend jusqu'à l'aine et à la région lombaire ; ils ont en mémo temps de la gêne ,et des tiraillements dans tes bourses, qui sont molles et pendantes. Les malades portent à chaque instant la main sur les parties génitales pour les placer de façon que les vêtements les soutiennent mieux. A ce degré, la varicocèle n'est qu'incommode et, à l'aide d'un suspensoir, on peut en arrêter les progrès. Mais si l'on néglige ce moyen, le mal devient de plus en plus grave et hnit par constituer une véritable infirmité. Alors, dit Vidal, une marche un peu longue produit une grande fatigue ; quelquefois, après la moindre course, les malades, haletants, ont les traits visiblement altérés; la face est baignée de sueur; on jes dirait affectés d'une lésion profonde de quelque viscère. A ce degré de développement, nonseulement la moindre course est impossible sans l'aide d'un suspensoir, mais il est des malades qui, sans ce soutien, ne sauraient faire le tour de leur chambre, même au sortir du (it et quand les veines sont encore peu dilatées. Ceux chez lesquels la varicocèle est arrivée à une période avancée doivent mettre leur suspensoir en se levant ; il en est même qui sont obligés de le gurder pendant la nuit. En général, les symptômes de la varicocèle sont localisés au scrotum et dans l'aine; ce n'est que dans les cas les plus graves quo des douleurs se font sentir dans la région lombaire, dans le rein et dans l'épaule même du côté où se trouve la varicocèle.
— - Marche et complications. La marche de
la varicocèle est ordinairement lente : elle ne devient rapide que lorsque la inaladie vient à se compliquer d'un traumatisme, ou h la suite d'une marche forcée. La varicocèle peut quelquefois être indolente, mais le plus souvent elle occasionne de yives doujeurs et
VARI
constitue une Infirmité pour les malades. Elle peut, en outre, amener rapidement l'atrophie du testicule, et, si lu varicocèle devient double, la stérilité en est une conséquence inévitable. Le moral des malades est profondément affecté ; leurs forces s'affaiblissent peu à peu et la moindre fatigue leur parait intolérable. Leur esprit même en reçoit des atteintesreelles.il devient paresseux et lent; il n'a rien de viril dans ses conceptions et dans ses œuvres. Un pareil état jette sur la vie un ennui et une amertume qui la rendent à charge ; aussi les idées de suicide ne sont-elles pas rares chez ces individus. (Vidal.)
— Traitement. Le traitement de la varicocèle est palliatif ou radical. Le traitement palliatif consiste d'abord dans l'éloignement des causes qui ont produit la maladie. Viennent ensuite les bains frais, les lotions avec l'eau de puits matin et soir sur le scrotum ; on peut mêler à l'eau un liquide légèrement astringent. Ces moyens doivent toujours être accompagnés de l'usage d'un suspensoir. Le traitement radical consiste en une opération chirurgicale qui a pour but de détruire ou d'oblitérer les veines variqueuses. Plusieurs procédés ont été proposés. Breschet emploie une forte pince faite sur le modèle de l'entérotome de Dupuytren. Après avoir séparé le canal déférent de la tumeur variqueuse, on saisit celle-ci entre les mors de l'instrument et on laisse ce dernier en place jusqu'à ce qu'on ait produit l'étranglement et l'oblitération des veines. Les parties comprises entre les branches de la pince peuvent être complètement coupées; dans ce cas, on les réunit après la chute de l'instrument. La circulation veineuse se trouve nécessairement empêchée dans les gros troncs veineux ; elle n'a plus lieu que par les capillaires, et la cure de la varicocèle se trouve ainsi obtenue de la manière la plus sûre et sans aucun danger pour le malade. (Landouzy.) Velpeau, après avoir séparé la veine variqueuse du canal déférent, enfonçait une épingle de manière à piquer la peau sur un côté de la veine, à passer derrière celle-ci pour sortir du coté opposé. Il faisait alors avec un fil des huit de chiffre, comme dans la suture du bec-delièvre ; la veine, saisie entre le fil et l'épingle, se trouve ainsi fortement comprimée; elle subit un étranglement et s'oblitère. Vidal opère l'enroulement des veines autour de deux fils d'argent qu'il fait pénétrer l'un en avant, l'autre en arrière de la tumeur. Les deux iils présentent des extrémités libres que l'on tord à l'aide d'une pince. Les veines saisies entre les fils d'argent s'enroulent d'abord, se compriment, se divisent et subissent une solution de continuité. On n'enlève généralement les fils qu'au bout de quinze jours. Quelques chirurgiens attaquent directement les veines variqueuses par le caustique de Vienne.
VAR1COMPHALE s. m. (va-ri-kon-fa-le — du lat. varix, varicis, varice, et du gr. omp halos, nombril). Méd. Dilatation variqueuse des vaisseaux du nombril.
VAR1CORHINË s. m. (va-ri-ko-ri-ue — du lat. varix, varice, et du gr. rhin, nez). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des cyprinoïdes.
VARICO-SPERMATOCÈLE s. m. (va-ri-kospèr-ma-to-sè-le — de. varice, et de spermatocèle). Méd. Varicocèle compliquée de spermu toc aie.
VABICOSS1 s. m. (va-ri-ko-si). Mamm.
Syn. de vari.
VAH1COURT (Pierre-Matin Rouph de), prélat français, né a Gex en 1755, mort en 1S22. Il était frète de la marquise de Villette, fille adoptive de Voltaire. Varicourt fit ses études théologiques à Paris, puis devint chanoine de Genève et curé de Gex. Elu en 1789 aux elats généraux, il se montra hostile à toutes les idées nouvelles, refusa de prêter le serinent constitutionnel et, après l'expiration de son mandat, il fut chassé de Gex. Après être resté quelque temps à Paris, il se rendit en Angleterre, puis passa en Italie et habita Rome jusqu'à l'époque du concordat. Il reprit alors la cure de Gex et fut appelé, en 1817, au siège épiscopal d'Orléans, ou il resta jusqu'à sa mort. — Son frère, François Rouph de VARtcouRT, né à Gex en 1760, était garde du corps lorsqu'il périt en défendant la porte des appartements de Marie-Antoinette contre le peuple qui envahissait le palais de Versailles, le 6 octobre 1789.
VARIÉ, ÉE adj. (va-ri-é — lat. varius, même sens). Divers ou contenant des parties diverses : Un dessin agréablement varié. Des couleurs variées. Des formes variées. Des plaisirs variés. Des occupations variées. Un style varié. Les chances et les formes de l'erreur sont infinies et infiniment variées. (Guizot.) Le plaisir, comme la douleur, a des formes variées. (Mme de Rémusat.)
— Mus. Air varié, Air contenant des variations.
— Archit. Se dit des parties composées de matériaux de diverses couleurs : Colonne variés.
— Mécan. Mouvement varié, Mouvement dont la vitesse augmente ou diminue progressivement, l) gouvernent uniformément varié, Mouvement dont la vitesse varie en raison directe ou inverse du temps.
VARI
— Hist. nat. Orné de différentes couleurs.
— s. m. Ichthyol. Espèce du genre labre.
VARIÉ, ÉE (va-ri-é) part, passe du v. Varier. Diversifié, rendu divers : Des plaisirs variés par tous les moyens possibles.
VARIER v. a. ou tr. (va-ri-é — lat. variare, de varius, varié. Prend deux i de suite aux deux prem, pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous variions, que vous variiez). Diversifier, rendre divers : La nature A varié à l'infini parmi les animaux les moyens de se défendre comme ceux de subsister. (B. de St-P.) L'art de prolonger la durée de la jouissance consiste à en varier les causes. (Bichat.) Il est Jiécessaire pour l'homme de varier ses aliments. (Chôme!.)
Voulez-vous du public mériter les amours?
Sans cesse en écrivant varia vos discours. «>
Boileac.
— Varier la phrase, S'exprimer en d'autres termes et particulièrement ne varier que la phrase sans varier la pensée, répéter la inéine chose en termes différents : Désespérée de ces lettres de bonne année, il me prend envie de souhaiter toutes sortes de guignons à ceux à gui j'écris, pour varier un peu la phrase. (M1»4 de Simiane.)
— Mus. Varier un air, Broder sur cet air, l'orner, le développer, sans en changer le motif.
— v. n. ou intr. Changer, ne pas rester identique à soi-même : Le temps ne fait que varier depuis deux jours. L'accusé a varié dans ses réponses. Les actions des hommes sontdes combinaisons qui varient sans cesse. (Condill.) Comme l'erreur, la politique varie, mais la science est une comme la vérité. (E. de Gir.) La femme varie d'aspects sans cesse; une femme en contient mille. (Michelet.) Il Etre différent d'un autre : La forme des mamelles varie dans les différentes espèces d'animaux. (Buff.) Le mariage varie à l'infini, selon le mari. (Michelet.) Les vêtements doivent varier selon les climats. (Maquel.) Il N'être pas du même avis : On varie sur le lieu de la naissance d' Homère. Les grammairiens varient sur cette question.
Se varier v. pr. Etre varié : L'art, qui n'est que l'imitation de lu nature, se doit varier comme elle. (St-Kvretn.)
— Changer sa forme, son aspect, son état : L'homme vain et souple se varie; sous autant de formes qu'il faut -pour plaire à tous. (Boiste.)
— Allus. hist. Souvent femme varie. V.