‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 600 sur 1042 · V. Gama · texte numérisé non relu

V. Gama

VASCOA s, m. (va-sko-a ■ — de Vasco de Gama, navigateur portugais). Bot. Syn. de bafkie, genre de légumineuses. Il D'après quelques auteurs, Section du même genre.

VASCONCELLÉE s. f. (va-skon-sèl-lé — àeVasconcellos, savant portugais). Bot. Genre d'arbres, de la famille des papayacées, dont l'espèce type croit au Brésil.

VASCONCELLOS (Michel de), homme d'Etat portugais, massacré a Lisbonne en 1640. Secrétaire d'Etat de Marguerite de Savoie, vice-reine du Portugal pour l'Espagne, il se flt,' bien que Portugais, l'instrument d'Olivarès et n'employa ses talents qu'à opprimer et dépouiller ses concitoyens. Aussi fut-il une des premières victimes de la révolution de 1640, qui rendit l'indépendance au Portugal et donna le trône à la maison de Bragance. Arraché de son palais, il fut tuè par les conspirateurs, et le peuple traîna son cadavre par les rues de Lisbonne.

VASCONCELLOS (Augustin- Manuel de), historien portugais, né en 1583, mort à Lisbonne en 1641. 11 entra dans un complot formé par l'archevêque de Braga contre Jean IV et fut décapité à Lisbonne. On cite parmi ses ouvrages : la Vie d'Edouard de Menessès, troisième comte de Viana (Lis-

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bonne, 1627); la Vie et les actions de Jean II, roi de Portugal (Madrid , 1639), traduit en français par l'auteur (Paris, 164lJ.

VASCONCELLOS (Antoine), jésuite portugais du xvne siècle. Il n'est connu que par les deux ouvrages suivants : Relatio persécutions Japoniae annorum 1588 et 1589 ; Anacephaleosis, id est summacapita actorum regum Lusitanim et regni Lusitani descriptio, etc. (Anvers, 1641, in-4<>).

VASCONCELLOS (Simon), historien portugais, né en 1599, mort en 1670. Il appartenait, comme le précédent, k la société de Jésus et passa la plus grande partie de sa vie dans les missions du Brésil. On a de lui: Chronique de la compagnie de Jésus dans le Brésil (Lisbonne, 1663, in-fol.); Vie de Jean Almeyda; Vie de Joseph Anchieta, etc.

VASCONCELLOS ( Francisco - Diego-Bernardo Pereira de), homme d'Etat brésilien, né dans la province de Minas-Geraes en 1794. Envoyé en Portugal, il étudia le droit à l'université de Coïmbre, puis retourna au Brésil et fut nommé quelque temps après président du tribunal de Fernambouc. En 1830, il devint député au Congrès, entra dans l'opposition et prit une grande part nu mouvement qui contraignit don Pedro à abdiquer en faveur de son fils. La régence qui fut alors constituée lui confia le portefeuille des finances. M. Vasconcellos devint alors un des représentants du parti de la réaction et se rendit extrêmement impopulaire. En 1833, il dut quitter le ministère a la suite de divergences de vues avec le P. Tejo au sujet de la révision de la constitution. Malgré la vive opposition qu'il fit à ce dernier, la constitution fut revisée dans le sens de la décentralisation provinciale (1835). Après la chute de Tejo, qui était devenu régent en 1837, Vasconcellos revint au ministère et fut nommé sénateur. Pedro II ayant été déclaré majeur en 1841 et le parti progressiste ayant pris alors la direction des affaires, Vasconcellos dut se démettre de son portefeuille et devint l'année suivante membre du conseil d'Etat. En 1857, il fit de nouveau partie du. ministère dans le cabinet Olinda, où il prit le portefeuille de la justice. Depuis quelques années il a de nouveau quitté le pouvoir.

VASCONCELLOS (Ant.-Auguste Tbxeira), écrivain portugais, né à Oporto en 1816. Après avoir servi en 1832 dans un régiment de la milice de Pefiafiel, il suivit les cours de droit k Coïmbre et se fit recevoir docteur en 1844. Devenu en 1845 propriétaire de l'illus- (ration portugaise, il resta directeur de cette feuille jusqu^n 1846; il fut ensuite officier d'ordonnance de M. Sa da Bandeira, puis préfet de Villa-Reale, secrétaire de la junte et rédacteur de la Révolution de septembre. En 1850, il partit pour Angola; nommé membre, du conseil municipal de Loanda, il revint en Portugal, après plusieurs discussions avec le directeur de cette colonie. Il fonda en 1853 le journal YAranto et vint en 1855 a Paris, où il assista au congrès de statistique. M. Vasconcellos est membre de plusieurs sociétés savantes, notamment de l'Institut de Coïmbie et de l'Académie des sciences de Lisbonne. En 1858, il a fondé à Paris la Société ibérique. Parmi les ouvrages que l'on doit a M. Vasconcellos, nous citerons : Carre philosophique des études historiques en Portugal (1840); le Serment des députés réélus (1843); Jloberto Valença (1846); Carte du trafic des esclaves dans la province d'Angola (1853); le Portugal et la maison de Valence (1859,in-s°); Sampaio (1859, in-8°); Fondation de la monarchie portugaise (1860, in-32), etc.

VASCONGADES (provinces), dénomination par laquelle on désigne quelquefois les trois provinces basques de 1 Espagne : Biscaye, Guipuzcoa et Alava. V. ces mots.

VASCONIA, nom latin de la Gascogne.

VASCONS, en latin Vascones , peuple^ de l'Espagne ancienne, dans la Tarraconaise. Il était de race ibérienne et habitait au N. de l'Ebre le territoire qui forma plus tard la Navarre et une partie de la Biscaye. Il avait pour voisins les Cantabres k l'O. et les Jncélains k l'E. Auguste compléta leur soumission commencée par Pompée; à la chute de l'empire romain, les Vascons passèrent momentanément sous la domination des Visigoths , s'en affranchirent vers la fin du vi» siècle, passèrent les Pyrénées et vinrent s'établir dans la Novempopulanie, qui prit d'eux le nom de Vasconie ou Gascogne.

VASCOSAN (Michel), imprimeur français, mort en 1576. Il vint fort jeune k Paris, où il fut reçu imprimeur en 1530 et devint successivement imprimeur de l'Université et imprimeur du roi. Il fut l'un des premiers à renoncer à l'usage des caractères gothiques. Les éditions sorties de ses presses se recommandent par la correction du texte, l'élégance des caractères et la beauté du papier. Parmi les ouvrages qu'il a publiés, on recherche surtout les suivants : Quintiliani opéra (1542, in-fol.); P. Bembi rerum veneiarum hislorim (1551, in-4°); Vies de Platarque, trad. d'Amyot (1567, 6 vol. in-8°); Œuvres morales et mestées de Plutarque , trad. du même (1574, 7 vol. in-8<>), etc. Vascosan avait épousé une fille de Josse Badius, et était ainsi devenu le beau-frère da Robert | Estienne et de Jean de Roigny; il eut lui-

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marne pour gendre Frédéric Morel, qui le seconda dans ses travaux. -

VASCULAIRE adj. (va-sku lè-re— dulat.

vasculum, petit vase). Anat. Qui a rapport, qui appartient aux vaisseaux ; Tissu vasculaire.

— Anat, Système vasculaire, Ensemble des vaisseaux sanguins.

— Pathol. Tumeur vasculaire, Tumeur érectile.

— Bot. Plantes vasculaires , Plantes dont le tissu possède des vaisseaux.

— s. m. Antiq. rom. Orfèvre, ouvrier qui fabriquait de la vaisselle d'argent, mais non les ornements qu'on y ajoutait.

VASCULARISATION s. f. (va-sku-Ia-rï-zasi-on — rad. vasculaire). Physiol. Production de vaisseaux : La vascularisation d'un tissu morbide, il Etat d'un tissu qui contient des vaisseaux.

VASCULARISÉ, ÉE adj. (va-sku-Iari-zé — rad. vasculaire). Qui contient des vaisseaux : Membrane vasculariske.

VASCULARITÉ s. f. (va-sku-la-ri-té — rad. vasculaire). Anat. Disposition anatomique des vaisseaux. Il Existence de vaisseaux dans un tissu.

VASCULEUX, EtJSE adj. (va-sku-leu, euze). Syn. de vasculaire.

VASCULO- NERVEUX, EUSE adj. (va-skulo-nèr-veu, eu-ze — de vascuieux, et de nerveux). Anat. Qui est composé de vaisseaux et de nerfs.

VASCULOSE s. f. (va-sku-lo-ze — rad, vascuieux). Chim. Principe qui existe dans la matière des vaisseaux des plantes.

VASE s. m. (va-ze — lat. vas, mot qui appartient k la même famille que le sanscrit vâsana, récipient en général, vase, boîte, corbeille, enveloppe, demeure, etc. ; de la racine vas, habiter, se couvrisse vêtir). Ustensile d'une seule pièce, servant k contenir quelque chose : Un vase de fleurs. Un plein vase d'eau. Un vase de terre, de porcelaine, de cristal, d'argent. L'homme s'agite dans sa petite sphère, comme un insecte dans un vase lisse dont il ne peut sortir. (Boiste.) Le besoin de conserver le lait ou la chair des animaux conduisit à façonner des vases. (A. Maury.) Pour une goutte d'eau déborde un vase plein.

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