‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 609 sur 1042 · VAUX · texte numérisé non relu

VAUX

de la Révolution. Compromis, sous le Directoire, dans la conspiration de Brotier et acquitté, il fut nommé député au conseil des Cinq-Cents. Sa participation aux conciliabules de Clichy le fit comprendre, au 18 fructidor, dans la liste de déportation. Ayant eu la chance de franchir la frontière, il passa en Russie et reçut-de Pau! 1er un accueil flatteur ; mais il succomba par suite des rigueurs du climat. On a de lui : Lettre sur Horace (1767, in-12): Extraits des divers auteurs grecsà t'usagede l'Ecole militaire (1768, 6 voi. in-12); Examen du gouvernement de Sparte (1769, in-12) ; Essai sur Pindare (1772, in-12); des Vies pour le recueil des portraits des hommes et des femmes de toutes les nations de Duflos (1787, in-fol.); le texte de V Abrégé de l'histoire universelle de Duflos (1787-1790, in- 8°) ; Témoignage de la raison et de la foi contre la constitution civile du clergé (1791, in-8°) ; Questions sur les serments, en particuliersur celui de haine à la royauté {11^0), etc. 11 se proposait de publier à Saint-Pétersbourg, sous ce titre : Idées sommaires sur les sociétés politiques, un grand ouvrage auquel il travaillait depuis plusieurs années; mais la mort ne lui laissa pas le temps de réaliser ce projet.

VAUX (par monts et par). V. VAL.

VAUX , village et commune de France ' (Seine-et-Oise), cant. de Meulan, urrond. et à 30 kilom. N.-O. de Versailles, sur la rive droite de la Seine; 1,130 hab. Carrières de pierre- à. plâtre. Beau château; nombreuses villas.

VAUX, bourg de France (Rhône), cant., arrond. et à 10 kilom. N.-O. de Villefranche; pop. aggl., 364 hab. — pop. tôt., 2,425 hab. Patrie de Pierre de Vaux ou Valdo, chef des vaudois.

VAUX-SUR-POLIGNY, village et commune de France (Jura), cant., arrond. et à il kilom. de Poligny, dans un vallon ; 277 hab. On y voit un ancien monastère, fondé vers 1020 par le comte de Bourgogne Othon-Guillaume, en récompense de sa délivrance par le moine Warnier ou Garnier du couvent de Fruetuaria (Saint-Balin en Piémont), où il avait éiô enfermé par Othon le Grand, à la suite d'orages politiques. Après avoir signé un traité" qui, en lui laissant le comté de Dijon pour en jouir toute sa vie, lui assurait la paix, Othon- Guillaume donna à Warnier, pour lui servir de lieu de retraite, la vallée de Vaux avec la chapelle qui y était déjà bâtie en l'honneur de la Vierge. Puis , d'accord avec Rainaud \", l'aîné de ses fils, il s'adressa au célèbre Odilon, abbé de Cluny, et, lui fit agréer le projet de fonder une abbaye sous la protection de son.ehâteau de Griinont, à la place qu'occupait la petite chapelle qu'il avait donnée à Warnier, dans le vallon de Vaux ou dans la vallée sous Poligny, comme on l'appelait, alors que la ville était bâtie sur le rocher de Grimont, et qu'elle dominait par conséquent Vaux et son monastère. Il y éta-, blit Warnier, et Odilon qui, en ce moment, faisait rebâtir magnifiquement les cloîtres de Cluny, ne négligea rien pour faire de la nouvelle abbaye une fondation brillante. L'abbaye de Vaux s'enrichit rapidement. Elle posséda, entre autres biens, près d'Arbois, la terre de Glénon, appelée aujourd'hui Vauxi, et ses dépendances, comprenant une vigne, les villages de Molain et de Besain, la moitié du village de Plasnes et plusieurs forêts. L'abbaye demeura sous la direction de Warnier jusqu'à la mort de ce dernier, puis Odilon lui succéda et fut remplacé par saint Hugues qui, en 1076 obtint du pape Grégoire VII une bulle qui réduisait Vaux à l'état de simple prieuré dépendant de Cluny.

En 1791, le prieuré de Vaux fut supprimé. Ses cloîtres, qui étaient encore en bon état en 1817, furent acquh cette même année, au moyen d'un legs fairparM. Blanchard, curé du Frasnois, pour servir d'école secondaire ecclésiastique. Depuis 1824, ils appartiennent à l'évêché de Saint-Claude. Le petit séminaire qui y est placé actuellement est dirigé par des vicaires de cet évêché.

Aujourd'hui, les bâtiments de l'ancien monastère de Vaux se composent de quatre- ailes formant un parallélogramme entouré d'arcades bordant une cour, de deux corps de logis isolés, et de plusieurs moulins. A l'est se trouve un jardin anglais assez vaste. On remarque une porte ornée de sculptures en pierre, du style ogival, et dans l'aile du midi, un escalier de pierre, très-large, massif et d'une grande hardiesse. Au-dessus de cet escalier le plafond est recouvertTle peintures sur toile, représentant divers sujets religieux encadrés dans des arabesques; du sommet de la montagne 'de Champ-Vaux on jouit d'une des plus belles perspectives du Jura. Les environs de Poligny se déroutent dans toute leur étendue ; à 1 ouest, les plaines se prolongent jusqu'au delà de la Saône ; à l'est se présente la gorge de Chamole et le vallon de Vaux, qui s'élance pour se perdre au cœur des monts Jura.

VAUX (Noël de Jourda , comte de) , maréchal de France, né au château de Vaux, près du Puy-en-Velay, en 1705, mort à Grenoble en 1788. H servit successivement en Italie, en Corse, en Allemagne, en Flandre et se distingua à la défense de Prague, à Fontenoy, aux sièges de Toumay et de Bruxelles.

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