VEDE
tes, que l'on peut à la rigueur réduire à trois, représentent donc la race conquérante, les métis et les indigènes. Le brahmane et le guerrier sont plus blancs que, le vaysia, lequel est moins noir que le soudra.
Comment la religion si naturelle des premiers Védas devint-elle si fumastique? Par suite précisément de l'institution des castes et de l'ignorance dans laquelle les prêtres indous laissèrent le peuple, comme en Egypte les prêtres avec leurs hiéroglyphes, langue secrète et sacrée, comme au moyen âge, enfin, les prêtres chrétiens. Comme le dit Michelet, c'est l'histoire commune des religions. « Née d'abord d'une cause vitale et presque toujours d'un vrai besoin du cœur, la religion prend plus tard consistance en se formulant dans une loi ou un sacerdoce. Mais cette loi va se chargeant de prescriptions tracassières, vexatoires. Ce sacerdoce devient tyrannique et stérile. C'est comme ces verdoyants îlots des mers du Sud, qui, peu à peu encombrés .de coraux et de coquilles, disparaissent sous cette végétation do pierres et n'offrent plus qu'une masse calcaire où rien ne viendra jamais. »
Nous n'avons pas encore de traduction absolument complète des Védas, seulement des fragments du Yadjour et de VAtharvan. Nous ne parlons pas du Sôma, pur extrait du Yadjour et du Rig. Seul, le Rig-Véda a été traduit tout entier, et la critique s'est surtout occupée de lui. On reconnaîtra, si l'on a lu ce qui précède, que ce n'est pas à tort ; à lui seul, ce Véda pourrait nous dispenser de connaître les autres, tant il nous initie à la vie, à la langue, à la religion des premiers Aryens. Une traduction anglaise du Rig- Véda a paru à Oxford, faite par M. Max Millier (1849-1854); une autre, à la même ville en 1850, par M. H. -A. Wilson (très-complète et très-estimêe) ; une autre, enfin, a paru en France, sous ce titre : le Rig-Véda ou Livre des hymnes, traduit en français par M. Langlois, de l'Institut (Paris, 1848-1851, 4 vol. in-8°). M. Em. Burnouf a publié une très-remarquable étude sur le Rig-Véda; M. Barthélémy Saint -Hilaire a publié aussi une étude intitulée : Des Védas (Paris, 1354, lvol.). M. Pictet de La Rive, dans son livre : Des Aryas primitifs, cite fréquemment des passages des Védas, et, dans sa Bible de l'humanité, Michelet a poétiquement résumé les principaux traits de ces admirables poèmes.
VÉDAM s. m. (vé-damm) Autre forme du mot VÉDA. ,
VÉDANGGA s. m. (vé-dan-ga). Chacun des six commentaires sur les Védas. Il On dit aussi ANGGA.
VÉDANTA s. m. (vé-dan-ta — mot sanscrit qui signifie littéralement conclusion du Véda). Partie théologique des Védas. Il On écrit aussi védanta.
VÉDANT1N, INE adj. (vé-dan-tain, i-ne — rad. védaata). Qui appartient à Ja doctrine du Védanta. \\ On écrit aussi vÈdantin.
— ..m. Partisan delà doctrine du Védanta.
VÉDANTISME s. m. (vé-dan-ti-sme — rad.
Védanta). Doctrine religieuse du Védanta. il On écrit aussi védantisme.
VÉDANTISTB s. m. (vé-dan-ti-ste — rad.
védautisme). Adhérent du védantisme. Il On écrit aussi védantisme.
VÉDASSE s. f. (vé-da-se). Teohn.Sel qu'on tire de la guède et qu'on emploie dans la teinturerie.
VEDDER (David), littérateur écossais, né en 1790, mort en 1854. Il n'est connu que par ses ouvrages, dont les principaux sont : Esquisses des Orcades (Edimbourg, 1838, in-12; Poèmes (1842, in-8°) ; Livre d'étrennes (1848, in-4») ; Histoire de Raynaud le Renard (1852, in-4"), etc.
VEDEL (Dominique-Honoré-Marie-Antoine comte), général français, né à Monaco en 1771, mort en 1848. Entré dans l'armée dès sa treizième année, il prit part aux campagnes de la République dans le Nord, en Corse, en Italie et dans le Tyrol. On le vit se distinguer à Marengo, à Ulm, à Austerlitz, à léna, à Eylau, à Eriedland surtout, où il fut nommé général de division et commandeur de la Légion d'honneur. En 1808, Vedel fut envoyé avec sa division en Espagne et après quelques succès il se trouva compris dans la malheureuse" et infamante capitulation de Baylen dont Je général Dupont essaya vainement de rejeter la faute sur Vedel. Destitué en 1812, il fut réintégré en 1813 et commanda en Italie. En 1814, Vedel fut maintenu dans son grade par les Bourbons, qui lui confièrent le commandement du département de la Manche. Au retour de l'Ile d'Elbe, Vedel se raliia à Ja cause napoléonienne; puis, après Waterloo, il se renferma dans Bayeux, qu'il ne rendit que lorsqu'il ne lui fut plus possible de révoquer en doute le triomphe des Bourbons. Révoqué, puis mis en disponibilité, et enfin rayé des cadres, il fut, après 1830, compris dans le cadre de réserve, où il figura jusqu'en 1841. Vedel a laissé: Précis des opérations militaires en Espagne pendant tesmois de juin et juillet 1808 (Paris, 1823, in-80).
VEDELAGO, bourg du royaume d'Italie, province de Trévise, district et mandement de Castelfranco-Trevisano ; 2,100 hab.
VÉDELET s. m. (vé-de-lè —Ce mot vient