VEDE
du vieux français vedel, qui représente le latin vitellus, veau; vedel est devenu par corruption veel, vielet enfin ve-au, veau). Econ. rur. Pâtre qui garde les veaux,
VEDELICIDS (Pierre Wedelicki. dit P«- (rns), célèbre médecin polonais, né vers 1485, mort en 1543. Après avoir fait ses études médicales à l'université de Cracovie, où il fut reçu docteur en 1512, il alla se perfectionner à Padoue, où il suivit les cours d'Accoromboni et de Bonamico, et, de retour dans sa patrie, il devint professeur de médecine à l'université de Cracovie, dont il fut élu recteur à deux reprises. Il a traduit en latin les ouvrages suivants d'Hippocrate : Prassagiorum libri II f (Cracovie, 1532, in-fol.); De moribus vulgaribus libri VU (Cracovie, 1535). Ces traductions sont au nombre des
Premières qui aient été publiées du célère médecin de Cos, et elles ont longtemps servi de livres classiques dans les écoles polonaises.
VÉDÈNES, bourg et commune de France (Vaucluse), canton de Bédarrides, arrond. et à io kilom. N.-E. d'Avignon, sur le canal Crillon et sur une branche de laSorgue; pop. aggl., 1,837 hab. — pop. tôt., 2,22û hab. Au N.-O. du village, tumulus, appelé le Plantierdes-Morts.
VEDETTE s. f. (ve-dè-te — ital. vedetta. Ce dernier mot ne se prête en aucune façon à une dérivation de veder, voir, et Diez suppose avec raison un changement de velelta en vedetta ; or l'italien veletta est un dérivé de veglia,- ([\xi représente exactement le latin vigilia, veille). Cavalier en sentinelle : Poser
des VEDETTES.
— Fig. Personne qui -devance les autres, qui prépare l'action de celles-ci : Les partis sont ingrats envers leurs vedettes ; ils abandonnent volontiers leurs enfants perdus. (Balz.)
— En vedette, En sentinelle, en faction, en parlant d'un cavalier : Soutient emportée par une nécessité comparable à celle du soldat en vedette, elle oubliait de manger. (Balz.)
Il En observation : Quand les flamants pèchent la tête plongée dans l'eau, l'un d'eux est toujours en vedette. (Buff.) |) Isolément,
seul sur une ligne, en parlant de la manière d'écrire un ou plusieurs mots : Ecrives eu vedette : Monsieur. A la ligne: J'ai reçu, etc.
Il A la ligije : Au lieu d'être en vedette, les vers se suivaient sur la même ligne. (Mérimée.)
tl En gros caractères sur une affiche : Le nom de cet acteur est toujours en vedette.
— Mar. Petit bâtiment de guerre en observation, il Cinquième foc que les grands bâtiments gréent sur un bout-dehors.
— Fortif. Sorte de tourelle et de guérite de rempart dans laquelle les sentineHes peuvent s'enfermer.
— • Syn. VcdoMe, factionnaire, «entinolle. V.KACTIONNAIRE.
— Encycl. Art inilit. Le mot vedette est, dans la cavalerie, analogue au mot sentinelle dans l'infanterie. Amiot l'emploio comme signifiant l'endroit d'où l'on examine l'élévation, d'où la vue plonge; et il est encore usité pour désigner la petite tourello placée sur un rempart, et dans laquelle les vedettes peuvent se retirer. La vedette, tello que les règlements français la définissent, est une sentinelle achevai fournie par un. poste de cavalerie. Lorsqu'un soldat est en vedette, il lui est défendu de mettre pied à terre; la vedette doit avoir son fusil, sa carabine ou son sabre k la main, suivant l'arme ; si elle est attaquée, elle se retire après 'avoir fait feu.
L'ordonnance du 1er juillet 1827 prescrit les devoirs des vedettes et punit de mort cellesqui sont convaincuesd'avoir quitté leur poste sans être relevées. Les vedettes sont toujours placées en vue et à portée de la garde qui les pose. De même que les sentinelles, elles doivent tout observer autour d'elles, tout voir et tout entendre. On place souvent les vedettes deux à deux. Elles sont alors tournées du côté opposé, tout en se surveillant mutuellement, car il arrive qu'on ne les double que lorsqu'on craint la désertion de l'une d'elles. D'ailleurs leur service est semblable à celui des sentinelles. Il y a eu des vedettes d'honneur. C'étaient tout simplement des sentinelles veillant autour des demeures royales ou priucières. Nous avons lu dans une traduction de Walter Scott {la. Dame du lac) le mot tirailleur rendu par vedette, ce qui est une grosse erreur. Les vedettes ne tiraillent pas.
— Théâtre. Voici ce qu'un amateur imprimait en 1826, au mot vedette, dans le Ma-
• nuel des coulisses : « Mettre en vedette la nom d'un acteur, c'est l'imprimer sur l'affiche en plus gros caractères que les autres; c'est un hommage qu'on rend au talent et que la médiocrité usurpe quelquefois. En province, on outre tellement cet usage, qu'il n'est pas rare de voir le nom d'un acteur tenir les trois quarts de l'affiche; le nom de Philippe, du Vaudeville, en représentation au Havre, placardé sur la rive droite du bas sin pouvait se lire facilement sur la rive gauche. Le nom de Talma ou de Mars, placé en vedette, a souvent suffi pour assurer de brillantes recettes au théâtre de la rue de Richelieu. Après le départ de Martin , le nom de Baptiste, placé en vedette, attirait la foule à Éeydeau. La Porte-Saint- Martin est devenue un désert depuis que