YERE
VERDURON s. m. (vèr-du-ron). Ornith.
Nom vulgaire du serin d'Italie.
VERDY D0 VEBNOIS (Atîrien- François- Marie), écrivain militaire fninçais, qui vivait dans la seconde moitié du xvuie siècle. Il était maréchal des logis des gardes du cor|is du comte d'Artois et devint ensuite chambellan du roi de Prusse. Ses ouvrages ayant été publiés sous le voile de l'anonyme, Quérard lui attribue les écriis suivants : Encyclopédie militaire (Paris, 1770, 12 vol. in-8°); Hommage à la vertu guerrière (Hambourg-, 1779, in-12); Recherches sur les carrousels anciens et modernes (Cassel, 1784, •in-8u); Essai de géographie (Londres, 1783); Réflexions sur l'éducation des jeunes gens destinés à létat militaire (Berlin, 1788, in-8°). Enfin Verdy a composé de nombreux mémoires insères dans le Recueil de l'Académie de Berlin.
VERE (sir Francis), général anglais, né en 1554, mort en 1608. II fit ses premières armes dans le corps d'armée envoyé eu 1585, sous les ordres du duc de Leicester, au secours des Hollandais, se distingua dans les principales batailles des quinze années suivantes entre les Hollandais et les Espagnols, défendit la ville de L'Ecluse (1587) et Berg-op-Zoom (1588) contre le duc de Parme, puis l'Ile de Bornmel contre le comte de Mausfeld (1589). Vere contribua éminemment à la prise de Deventer et à la défaite du duc de Parme à Kuodzenburg (1591), et, bien'qu'élu en 1592 membre de la Chambre des communes d'Angleterre, il demeura au service de la république des Pays-Bas. En 1596, désigné comme 1 un des chefs de l'expédition envoyée contre Cadix, il prit une part active au combat avec la flotte espagnole (20 juin) et k l'attaque de la ville (22 juin), puis, en 1597, eut encore une part importante k la défaite des Espagnols à Turnhout. Il accompagna ensuite le comte d Essex dans sa seconde expédition contre l'Espagne et, à oon retour, fut nommé- par Elisabeth gouverneur de Briel, l'une des villes données en caution par les Hollandais à l'Angleterre. Il eut aussi en même temps le commandement des troupes anglaises de Hollande, et, bien qu'obligé de résider dans cette contrée, il fit de fréquents voyages en Angleterre, où l'appelait Elisabeth, dont il était 1 un des favoris les plus intimes. En 1600, il fut adjoint au comte Ernest de Nassau et au comte de Solmes dans le commandement de l'armée envoyée par les Hollandais dans les Flandres, et ce fut à lui principalement que l'on dut la grande victoire de Nieuport (5 juillet 1600). L'année suivante, il fut chargé par les états de Hollande d'aller défendre la place d'Ostende, assiégée par l'archiduc Albert, et, malgré l'infériorité de ses forces, il repoussa les attaques de l'ennemi jusqu'au 7 mars 1602, époque à laquelle il fut remplacé par Frédéric Dorp. Ce fut le dernier épisode de sa vie active. Il avait laissé en manuscrit des Commentaires sur les guerres auxquelles il avait assisté, qui furent oubliés longtemps après sa mort par W. Dillinghain (Cambridge, 1657).
VERE (Horace, lord), général anglais, frère du précédent, né en 1565, mort en 1635. Il suivit, en 1585, sou frère en Hollande et assista aux mêmes combats que lui, notamment k la •première expédition contre Cadix, où il conquit par sa valeur le titre de chevalier. Après s'être signalé à la bataille de Nieuport et à la défense d'Ostende, il rejoignit en 1603 l'armée du prince Maurice et contribua, l'année suivante, à la prise de L'Ecluse. Pendant la campagne de 1605, il exécuta, avec 4,000 hommes, devant l'armée du général espagnol Spinola, une retraite qui le couvrit de gloire. A la mort de son frère, il lui succéda comme gouverneur de Briel et comme général des forces anglaises au service de la Hollande, mais il n'eut plus aucune occasion de se distinguer, à cause de la trêve de douze ans qui survint bientôt après. En 1618, Horace Vere aida le prince d'Orange à chasser les arminiens ou remontrants d'Utrecht, mesure qui eut pour résultat la chute du grand pensionnait» Barneveldt. Lorsque, en 1620, on leva des troupes en Angleterre pour aller au secours de l'électeur palatin Frédéric V, prétendant à la couronne de Bohême, il l'ut appelé à les commander et, dans cette désas-. treuse campagne, résista a. l'ennemi jusqu'au moment où il fut forcé de rendre au comte de Tilly la place de Manheim , le dernier boulevard de l'électeur (janvier 1623). De retour en Angleterre, Vere fut nommé membre du conseil de guerre chargé de régler les affaires du palatinat et, à l'avènement de Charles 1er (1625), fui élevé à la pairie avec le titre de baron Vere de Tilbury. Il conserva jusqu'à sa mort le commandement en chef des troupes anglaises en Hollande, mais ne prit plus qu'accidentellement part à la guerre dans cette contrée.
VÉRÉCOND, ONDE adj. (vé-ré-kon, onde — lat. verecundus, mot venu du verbe vereor, lequel exprime, comme le composé revereor, un respect mêle de crainte et se rattache k la racine sanscrite Dur, honorer, vénérer, proprement aimer, préférer, choisir, désirer, d'eu le védique vara, qui honore, adorateur, varivas, vénération. A la même famille il 'faut rattacher : le zend «ère, vénérer, vairya, celui auquel il faut s'adresser pour obtenir l'objet de ses désirs, varena, foi; le persan