VERE
wâridan, s'attacher à quelque chose, parwarish, adoration, amar, certitude ; le grec ara pour Fara, prière, araomai, prier, arêtêr, prêire). Pudique, modeste. Il Timide. Il Niais. [| Vieux mot.
VÉRÉDAIRE s. m. (vé-ré-dè-re — lat. veredarius; de veredus, cheval de poste). Antiq. rom. Courrier de poste, qui conduisait un char.
VÉRÉE s. f. (vé-ré). Bot. Syn. de kalanchoé, genre de crassulacées.
VEREIA, ville de la Russie d'Europe, gouvernement et à 117 kilom. O.-S.-O. de Moscou, sur la Protva; 6.000 hab, On y remarque la cathédrale. Tanneries, fours à matt, briqueteries. Grand commerce, tant à l'intérieur qu'au dehors, en pelleterie, cuirs, grains, bétail, suif, miel, cire, toiles, chanvre, huile de ehènevis, laine, etc. Les femmes du peuple s'occupent à faire des filets pour les pêcheurs et il s'en exporte une grande quantité dans l'Ukraine, chez les Cosaques du Don et même à Astrakhan. Cette ville est fort ancienne. On ignore l'époque précise de sa fondation ; on sait qu'elle a presque toujours suivi le sort de Moscou. Les Tartares, ensuite les Polonais sont venus tour à tour la ravager.; mais son château, qui existe encore, n'a jamais été pris.
VÉREK s. m. (vé-rèk). Bot. Nom vulgaire d'une espèce d'acacia.
VEREL1US (Olaf Weel), en latin Olnu., célèbre archéologue suédois, né à Ragnildstorp, diocèse de Linkœping, en 1618, mort en 1682. Il fut redevable de sa première éducation k son père, qui était pasteur k Ingatorp, alla étudier ensuite aux universités de Dorpat et d'Upsal et devint, en 1644, précepteur de deux jeunes barons suédois, qu'il accompagna dans un voyage en Danemark, en Allemagne, en Hollande, en Suisse, en Italie et en France. Après avoir passé un an à Paris, il revint, en 1651, en Suède, où la reine Christine le nomma professsur d'éloquence à l'université de Dorpat. L'année suivante il passa, en la même'qualilé, à celle d'Upsal, où il eut, en outre, le titre de questeur. En 1662, il devint professeur d'archéologie suédoise et, quatre ans plus tard, antiquaire du roi Charles XI et assessor antiquitatum au conseil privé. Enfin, en 1676, il fut appelé aux fonctions de bibliothécaire en chef de l'université d'Upsal, sorte de sinécure qui ne se donnait qu'à des professeurs éminents, connus par d'importants travaux. Dans l'épitaphe en suédois placée sur le tombeau de ce savant, il y est qualifié de «vraie pierre runique» terme par lequel on a voulu exprimer l'immensité de ses connaissances archéologiques. Verélius a écrit un grand nombre d'ouvrages, principalement sur les antiquités Scandinaves, qui avaient de tout temps été l'objet de ses études ; mais on ne doit admettre ses jugements historiques qu'avec beaucoup de précaution, parce qu'il partageait certaines opinions communes à cette époque à tous les historiens suédois, touchant l'origine suédoise des Goths. En outre, il était tiès-entêté dans ses idées, quelque extravagantes qu'elles fussent, et avait un caractère fort irritable, comme on peut en juger par la vive polémique qu'il soutint avec son vieil ami Jean Scheffer de Strasbourg, au sujet de la signification du nom d'Upsal. Il n'en est pas moins l'un des meilleurs auteurs à consulter sur l'histoire primitive et sur les antiquités de la Scandinavie. Ses principaux ouvrages sont : Gothrici et Bol fi Westrogothite regum historia, lingua antiqua gothica eonscripta, etc. (Upsal, 1664, in-8°), avec 48 planches représentant des monuments runiques ; Fragmenlum historié} Olai Tryggiaronii régis, cum notis (Upsal, 1665, in-8u). A sa mort, Verélius laissait en irîanuscrit plusieurs ouvrages qui furent publiés plus lard, savoir : Index lingus veieris Scytho-Scandi<e sine Gothicm, édité par Olaf Rudbeck (Upsal, 1691, in-fol.); Epitomarum hisioriss Sueo-Gothicx libri quatuor (Stockholm, 1730, in-4»).
VERELST (Simon), peintre flamand, né à Anvers en 1664, mort vers 1715. H s'était fait une certaine réputation comme peintre de fleurs et de fruits, lorsqu'il se rendit k Londres, où il peignit des portraits qui, bien que fort médiocres, furent loués outre mesure. Ces éloges exaltèrent à tel point l'orgueil de l'artiste, qu'il en perdit la tête. Lorsqu'il eut recouvré la raison , il avait perdu tout son talent. Le Louvre possède de cet artiste une tète de femme, que l'on a supposée, mais sans motif, être le portrait de MU*; de Fontange.
VERESIOiNDE, nom de deux rois de Léon et des Astunes. V. Bermude.
VÉRÉT1LLE s. f. (vé-ré-ti-lle; Il mil. — probablement du latin veretrum, verge, baguette, qui est peut-être venu lui-même de veru, broche à rôtir, pique, k moins qu'il ne se rattache à la racine sanscrite vardh, croître, d'où aussi, selon Corssen, le latin tierbena, verveine). Zooph. Genre de polypiers flottants, de la famille des pennatulaires : La vérétille cynomoir est commune dans la Âlédiierranée. (E. Baudement.)
— Encycl. Les vérétilles sont très-voisines des peunatules, auxquelles elles étaient réunies par les anciens auteurs. Elles en diffèrent toutefois en ce que leur rachis est dé-
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pourvu de pinntiles, que leur axe solide est pre'sque rudimentaire et que les polypes sont immergés dans le tissu même. Ce sont, du reste, des polypiers libres; nageurs ou flottants, à tige oylindracée, simple, sans crêtes ni ailerons, recouverte d'une membrane charnue et sensible et parsemée de polypes à huit tentacules ciliés. La vérélille cynomoir est quelquefois longue de 1 mètre , grosse comme le pouce, cylindrique, amincie aux deux bouts ; ses polypes ont des tentacules larges et des cils courts; elle se trouve dans la Méditerranée et répand une lumière quelquefois éclatante.
VÉRÉTRIFORME adj. (vé-ré-tri-for-me — du lat. veretrum, verge, et de forme). Hist. nat. Quia la forme d'une verge,
— s. m. pi. Famille de zoophytes.
VÉRETTE s. f. (vé-rè-te). Art vétér. Uû
des noms de la clavelée.
— Pathol. Un des noms de la petite vérole.
VEKETTI (Gregorio), surnommé le Doyen d«» pairioiea italien*, né en 1759, mort à Venise en m:irs 1866, k l'âge dé cent sept ans. Il prit une grande part aux événements qui agitèrent l'Italie de 1794 k 1805. Ami de Monti, qui était républicain pour le moment, ennemi de l'aristocrate Alfieri, rival de Melzi d'Eril, vice-président de la république italienne, Veretti fit une vive opposition à ce dernier dans la junte de Milan, où fut organisé le royaume d'Italie (1805). Après la défaite du parti qu'il représentait, Gregorio Veretti se retira à Venise." C'est là que le trouvèrent les événements de 1815 et ceux de 1848. Dans cette retraite, Gregorio Veretti s'était entouré de livres et d'objets d'art. Il a laissé des collections précieuses et des manuscrits importants sur 1 histoire de notre siècle.
VÉREUX, EUSE adj, (vé-reu, eu-ze — rad.
ver). Qui contient des vers -.Fruit véreux. Poire véreuse.
— Fig. Qui est suspect d'un vice essentiel et caché : Homme véreux. Caution véreuse. Créance véreuse. A /faire véreuse. Je crois les deux associés un peu véreux; l'a/faire n'est pas bonne. (Dauc.)
Que de grands peureux Ont soin de laisser en place Les hommes véreux!
BÉRANOEE.
Il Cas véreux, Situation d'un homme accusé d'un fait déshonorant, dont il parait être réellement coupable.
VEREYCEEN (Godefroy), médecin belge, né à Anvers en 1558, mort en 1635. 11 ne nous est parvenu de lui qu'un ouvrage intitulé : De cognitione et conservatione sui (Matines, 1633, 2e édit.), dans lequel il rapporte certaines superstitions médicales curieuses qui avaient cours de son temps parmi le peuple.
VERFEIL, bourg de France (Haute-Garonne), ch.-l. de cant., arrond. et k 21 kilom. N.-E. de Toulouse; pop. aggl., 745 hab. — pop. tôt., 8,342 hab.
VERGADELLE s. f. (vèr-ga-dè-le). Ichthyol. Nom vulgaire du saupe et de la merluche.
VERGANDIER s. m. (vèr-gan-dié). Bot.
Petit houx, dans les départements de l'Ouest.
VERGANI (Angelo), grammairien italien de la seconde moitié du xvme siècle, mort k Paris vers 1813. 11 vint en France enseigner la langue italieuue dans plusieurs provinces et se fixa k Paris, où il ouvrit un cours facultatif au collège de la Marche. A la Révolution, il émigra en Angleterre et reparuten France après le 18 bmmaire, pour y reprendre son enseignement , auquel il adjoignit un cours d'anglais. Le modeste traitement alloué k sa chaire lui suggéra l'idée de publier des ouvrages scolaires, et il put ainsi vivre jusqu'à sa mort dans une aisance relative. On a de lui : Grammaire de Veneroni simplifiée (Paris, an VIII, in-12)'; Grammaire anglaise simplifiée (1814, 4e édit.) ; Racconti istorici (1841 , 4* édit.); Nuova scelta di favole; Bellezze délia poesia italiana (1818, in-12);' English iustitutor (Paris, an IX, in-12).
VERGANI (Paolo), littérateur et philosophe italien, né en Piémont vers 1753, mort k Paris vers 18-20. Entré dans un séminaire, il étudia l'histoire et le droit canon, devint docteur en théologie, puis chanoine de Saint- Jean-de-Lauan. En 1812, il vint se fixer à Paris, où il termina son existence. Ses principaux écrits sont ; Traité de la peine de mort (Milan, 1780,2» édit.); De l'énormité du duel; ces deux ouvrages ont été traduits en français par l'avocat Cousin ; Législation de Napoléon le Grand considérée dans ses rapports avec l'agriculture (Paris, 1812, in-8°) ; Essai historique sur la dernière persécution de l'Eglise (Paris, 1814, iu-8°) ; Discussion historique sur un point de la vie dé Henri 1 K (Paris, 1818, in-8°).
VERGABA, ville d'Espagne. V. Eergara.
VERGARA (Nicolas se), surnommé le Vieux, peintre espagnol, né à Tolède vers 1510, mort dans la même ville en 1574. A la fois peintre d'histoire, verrier et sculpteur, il habita constamment son pays natal, fut en 1542 nommé peintre et sculpteur officiel du chapitre de la cathédrale de Tolède et, pendant'trente-deux ans, dirigea les travaux de
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peinture et de sculpture de cette église, dont il peignit en majeure partie les vitraux.
VERGARA (Nicolas DE), dit le Jeune, peintre espagnol, fils du précédent, né à Tolède vers 1540, mort dans la même ville en 1606. U eut son père pour maître et hérita des talents de ce dernier comme peintre et comme sculpteur. Il remplaça Vergara le Vieux dans les fonctions de directeur officiel des travaux de la cathédrale de Tolède et l'aida à peindre les vitraux de cette" église.
VERGARA (Joseph), peintre espagnol, né à Valence en 1728, mort en 1799. Descendant des deux artistes qui précèdent, il étudia dans l'atelier d'Evariste Mufloz et s'éprit de passion successivement pour l'Espagnolet, Coypel et Paul de Muteis, dont il imita les procédés. On doit à cet artiste beaucoup de portraits et de tableaux d'histoire, des fresques et des peintures à la détrempe. Son dessin est pur et mou coloris éclatant, mais il manque d'inspiration ei de style. Mentor et Telémaque, la Conception de ta Yierge sont celles de ses toiles qu'on estime le plus.
VERGARA (César-Antoine), numismate italien, né dans le royaume de Naples vers 1680. Il entra dans les ordres et devint chapelain du cardinaKSpinola. On lui doit : Le monete del regno di Napoli da Raggerio a Carolo VI (Rome, 1715, in-4"), ouvrage devenu rare.
VERGAT s. m. (vèr-ga). Pèche. Espèce de
filet.
VERGATO, ville du royaume d'Italie, province et à 24 kilom. S.-O. de Bologne, ch.-l. de district et de mandement, sur le Reno;
VERGE s. f. (vèr-je — lat. virga, mot qui, selon Curtius, appartient & la même famille que le lithuanien virbas, branche, baguette, verge, virpu, trembler, vaciller, plier; le grec repà, pencher, ropè, mouvement de haut eu bas, inclinaison, mouvement de la balance qui penche d'un côté, ropaton, roptron, massue, rapis et rabdos, veige, baguette). Petite baguette longue et flexible : Tenir une verge à la main. Frapper quelqu'un d'une verge, il Baguette de devin ou d'escamoteur : La verge de Moïse, d'Aaron, des magiciens égyptiens. Aucun joueur de gobelets ne fait ses tours sans sa verse, sans sa baguette. (Volt.)
— Tringle de métal : Verge de fer, de cuivre.
— Instrument de correction formé d'une baguette flexible, et plus ordinairement d'une poignée de brindilles; s'emploie au pluriel dans ce cas : Faire passer un criminel par les verges. Jadis on n'instruisait les petits enfants qu'en bonnet carré et les verges à la main. (Rigault.) C'était le bourreau gui avait le privilège de fournir les verges à l'ancienne Université. (A. Karr.)
— Fig. Peines et afflictions dont Dieu se sert pour punir les hommes : Il faut bénir les verges dont Dieu cous' frappe. (Acau.)
— Passer par les verges, Etre critiqué sans ménagement : Les traitants, les procureurs, les abbés, les médecins, les avocats, les juges reparaissent dans toutes les pièces pour g passer par les verges, et tes executunts ne frappent point légèrement. (Lahaipe.) u Faire passer quelqu'un par les verges, Le faire passer entre deux rangs de soldats, armés de verges dont ils frappent sur les épaules nues, et fig. Le soumettre à des critiques longues et cruelles.
— Donner des verges pour se faire fouetter, Fournir des armes contre soi-même.
— N'être plus sous la verge de quelqu'un, N'être plus sous sa direction, sous sou autorité.
— Faire baiser les verges à quelqu'un, La contraindre à demander pardon après qu'on l'a châtié; l'obligera reconnaître la justice du châtiment qu'il a subi.
— Gouuerner un peuple avec une verge de fer, Le gouverner durement.
— Lilurg. Grand morceau de baleine garni d'argent aux deux bouts, que porte un bedeau en fonction.
— Coût. Baguette garnie d'ivoire que portaient certains huissiers dits huissiers à verge. '
Il Office de sergent. Il Etendue de terrain autour de la demeure du roi, ou autour du manoir seigneurial, il Tenir un héritage par la verge, Recevoir du seigneur ou de l'un île ses officiers une verge ou petit bâton comme emblème d'une acquisition,
— Modes. Bague sans chaton : Verge d'or. Verge d'argent, u Vieux en ce sens ; on dit aujourd'hui JONC.
— Fauconn. Verge de huau, Baguette retenue par quatre piquets, à laquelle on attache les ailes d'un milan, u Ker^s de meute, Baguette retenue par trois piquets, à laquelle on attache un oiseau vivant.
— Mar. Verge d'ancre, Pièce droite, réunissant les pattes de l'ancre k l'organeau.
— Pyrotechn. Baguette à laquelle on attache une fusée volante.
— Arraurer. Epée légère, k lame très-mince et très-pointue, dont on se servait au moyen âge pour percer dans les défauts de 1 armure.
— Techn. Tige qui tient au piston d'une pompe, il Fléau d'une balance, u Pièce du tour. Il Nom donné aux aiguilles ou broches employées dans la fabrication du velours. U
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Nom donné k des baguettes de bois k l'usage des tisserands. |! Espèce de bourrelet qui occupe tout le devant du corps du collier d'un cheval de charrette. Il Verge à enverger, Instrument dont se servent les bourreliers pour pousser la paille dans la verge du collier et qui est une tringle de fer, longue d'environ un mètre et demi, ayant un bouton à l'une de ses extrémités et dont l'autre extrémité est aplatie et un peu échancrée.
— Constr. Verge de girouette, Tige autour de laquelle tourne une girouette.
— Métrol. Ancienne mesure agraire, équivalant à un quart d'arpent, ou Oheot. 1276. Il Mesure de longueur hollandaise, qui équivaut à 3m, 75.
— Physiq. Partie d'un pendule qui est formée d'une tige rigide et porte un corps pesant.
— Anat. Membre viril, pénis.
— Zooph. Verge marine, Nom vulgaire des vérétilles.
— Bot. Verge à berger, Nom vulgaire de la cardère velue. Il Verge de chien, Nom vulgaire du cynomoir. !l Verge de Jacob, Nom vulgaire de l'asphodèle jaune. Il Verge de mer ailée, Nom vulgaire des pennatules. H Verge d'or, Nom vulgaire d'une espèce de solidago : Les vkrgksd'or ont des fleurs jaunes, en panicutes terminales, (Bose.) u Verge sanguine, Nom vulgaire du cornouiller sanguin.
— Encycl. Hist. et législ. Peine des verges. La peine des verges, qu'il ne faut pas confondre avec celle des baguettes (v. ce mot), remonte k la plus haute antiquité. C'était un châtiment exclusivement réservé aux esclaves ; on n'eût pas osé l'infliger k des hommes libres. C'est ainsi qu'à Sparte on administrait tous les jours un certain nombre de coups de verges aux ilotes pour les rappeler sans cesse au sentiment de leur servitude.
A Rome, la peine des verges était quelquefois appliquée aux soldats, mais dans des circonstances exceptionnelles. Ainsi, l'armée d'Appius, irritée contre lui, s'étant laissée vaincre volontairement par les Volsques, le consul rassembla les débris de ses légions et fit battre de verges tous les soldats qui avaient jeté leurs armes. D'après un rescrit d'Adrien, adressé h Fulvius, légat d'Aquitaine, le soldat qui laissait échapper un prisonnier confié à sa garde était battu de verges et passait dans une milice inférieure. Toutefois, cette punition dégradante fut abolie par la loi Porcia.
La peine des verges fut aussi en vigueur chez les Francs, et elle survécut même au moyen âge. Avant la Révolution, on l'appliquait souvent aux soldats, principalement à ceux qui étaient convaincus de vol ou d'attentat aux mœurs. Le moyen employé pour panser les plaies constituait un supplice de plus, car on les frottait avec du vinargre. Souvent le patient tombait épuisé au milieu de ses bourreaux, mais le supplice n'en avait pas moins lieu. Aussi on a vu des soldats, plus humains et plus civilisés que les lois, refuser de jouer le rôle de bourreau à l'égard de leurs camarades. Bien plus, Potier cite l'exemple de deux compagnies de grenadiers d'un même régiment qui furent mises en jugement pour s'être refusées à fustiger une fille débauchée. Cet usage barbare et indigne de notre civilisation moderne fut aboli p"r la Révolution.
— Anat. ha. verge, organe de la copulation, est située chez l'homme à la partie antérieure inférieure de l'abdomen ; elle est cyliudroïJe, membraneuse et vasculaire ; elle se termine par un renflement appelé gland. La peau qui
'a recouvre est ia continuation des téguments du scrotum et du pubis; elle se termine par un prolongement nommé prépuce (v. ce mot). On appelle corps caverneux deux cylindres formés de tissu érectile dont la fonction propre est de produire l'état d'érection nécessaire pour l'acte de la copulation. L'extrémité antérieure de ces corps caverneux forme une double tête arrondie et recouverte par le gland ; à l'autre extrémité, ils se séparent, s'amincissent et rejoignent la branche ascendante de l'ischion et la branche descendante du pubis, en formant ce qu'on appelle les racines des corps caverneux. Ces corps sont limités par une membrane fibreuse, de couleur blanchâtre, de 0^,001 à 0">,00S d'épaisseur; c'est sous cette membrane que se trouve le tissu érectile, La verge est traversée par une artère dorsale double, qui s'insinue entre la tunique fibreuse et la l'ace supérieure des corps caverneux pour aller se terminer dans le gland. Il y a aussi une artère caverneuse double qui se porte dans les corps caverneux par sa partie supérieure et interne, donne des rameaux rétrogrades à la raciue et se continue en avant dans l'épaisseur des corps caverneux. Les veines superficielles , provenant des enveloppes de la verge, se portent en arriére et forment un tronc veineux à la face supérieure de" l'organe. Les veines profondes se rendent k un tronc médian et uutéro-postér.ieur et finissent par gagner le plexus de Santorini.
— Chir. et pathol. On a observé l'iuiperforation du gland chez quelques nouveau-nés; k chaque effort que fait l'enfant pour uriner, le pénis se gonfle et se dresse. Il faut dans ce cas faire au plus tôt une ouverture qui permette k l'urine de sortir. Si l'ouverture
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existe, mais avec des dimensions trop petites, on l'élargit au moyen d'une tente de moelle de sureau ou d'un morceau d'épongé préparée, qu'on grossrt à mesure que l'ouverture s'agrandit, Ou mieux en se servant d'une lancette. Quelquefois, c'est le prépuce qui est imperforé et qui bouche l'ouverture du gland; dans ce cas, l'opération est encore plus simple, D'autres vices de conformation du prépuce ont reçu les noms de phimosis et paravhimosis. V. ces mots.
Les hypertrophies de la verge ne sont pas rares chez les vieillards; on les rencontre aussi quelquefois chez les jeunes gens. Voici un cas remarquable dont nous empruntons la description à un journal de médecine américain, i La verge présentait 8 pouces de longeur et 3 pouces d'épaisseur à sa racine. La partie hypertrophiée présentait deux orifices fistuleux par lesquels on voyait sortir quelques gouttes de liquide lorsque le malade urinait, bien que l'urine sortit aussi par l'ouverture naturelle. On essaya d'introduire une petite sonde d'argent dans l'urètre, et ce n'est qu'avec beaucoup de difficulté qu'on put franchir la partie hypertrophiée de l'organe, l'urètre étant presque oblitéré par la compression des tissus hypertrophiés. L'opération fut répétée pendant huit jours; alors l'instrument passa sans aucune difficulté. Cependant, plus tard on fut obligé d'en venir à l'amputation. Les corps caverneux étaient convertis en un tissu fibreux cartilagineux, analogue k celui des cartilages des côtes. ■
Il vient souvent à la verge de petites excroissances qu'on nomme des poireaux. Ces poireaux sont quelquefois en grand nombre et forment de petites végétations qui ont quelque ressemblance avec des choux-fleurs. Ils ont ordinairement pour cause des attouchements vénériens et ont quelquefois été pris pour des excroissances syphilitiques. On les enlève facilement avec des ciseaux courbes, et il faut avoir soin de cautériser la plaie.
Le cancer de la verge suit à peu près la même marche que les autres cancers ; on ne peut le guérir que par l'ablation de l'organe, quand la maladie n'est pas trop avancée. Rhlis lors même que l'opération réussit , elle n'empêche pas la récidive, qui tôt ou tard amène le plus souvent une terminaison fatale. ,
L'amputation de la verge s'opérait autrefois par le procédé de la ligature, qui était douloureux et dangereux. On préfère aujourd'hui se servir du bistouri.
— Bot. Les verges d'or sont des plantes herbacées, à feuilles alternes, à fleurs petites, d'un beau jaune, réunies en capitules dont l'ensemble constitue une grande panicule terminale. Ce genre, dont le nom scientifique est solidago, renferme un grand nombre d'espèces, répandues surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère nord et dont plusieurs sont cultivées dans nos jardins. La verge d'or commune ou proprement dite est une belle plante vivace, qui atteint la hauteur de 1 mèire; ses tiges droites, Striées, velues, portent, k la base, des feuilles ovales et, au sommet, des feuilles lancéolées. Cette plante est commune dans nos bois, et si on ne la cultive pas plus souvent dans les parterres, c'est qu'elle est inférieure, comme ornement, à d'autres espèces exotiques. Elle a une savt-nr amère et astringente et une odeur herbacée très-faible, qui ne devient sensible que lorsqu'on brise ou qu'en froisse la plante. Elle renferme un peu de tanin. On remploie en médecine, et on fait surtout usage de ses sommités fleuries, que l'on cueille lorsqu'elles commencent a s'épanouir. On la regarde comme astringente et diurétique; elle était fort vantée autrefois contre les affections chroniques des reins et
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— Allus. hist. Verge de Moï»o, Verge dont Moïse frappa le rocher d'Hoteb pour en faire jaillir une source abondante.
La nature elle-même écoute notre voix ; Aux besoins renaissants elle assouplit ses lois Et, comme au souverain de ses vastes domaines. Du globe transformé soumet les phénomènes. Sur les monts sablonneux du soleil torturés, Dans les déserts brûlants et de soif altérés, La science a porté la verge de Moïse, Et l!eau, là-bas, lît-bas, sur les plateaux assise. Par les chemins nouveaux a ses torrents ouverts Remonte à sa hauteur et jaillit dans les airs. J. Lesquillon.
• M. Woltf, le travailleur austère et impassible dans son cabinet, devenait, à table, un charmant convive, et, au salon, un brillant causeur. U avait surtout ce mérite si tare, de faire jaillir l'esprit ou les connaissances d? ses interlocuteurs comme la verge de Moïse tirait l'eau du rocher, comme la chaîne électrique produit au loin l'étincelle. * .
J.-T. de Saint-Germain.
■ Ce tonneau rie renferme que de la mauvaise bière de Louvain toute gâtée, me dit l'aubergiste, qui nie suivait. — Ah! c'est de la mauvaise bière? dis-je; eh bien, je vais vous en débarrasser. Je tire mon épée , j'en frappe le tonneau, et, voyez le prodige, il en sort du vin. — Il est certain, dit Hector, que la baguette de Moïse n'eût pas mieux
fait. •
AMÉOÉK Achard.
VERGÉ, ÉE adj.
Mesuré à la verge
VERGÉE
— Tcchn. Se dit d'une étoffe renfermant quelques fils de soie plus grossiers que le reste, ou dont la teinture est plus forte ou plus faible, a Papier vergé, Papier qui porte les traces des vergeures. Il Bois vergé, Bois vermoulu.
(vèr-jé — rad. verge).
Terrain vergé. Etoffe
de la vessie, l'anasarque, les calculs vésicaux et une foule d autres maladies. On l'employait également k l'extérieur et on lui attribuait des propriétés vulnéraires; on l'appliquait en poudre pour hâter la cicatrisation des ulcères invétérés. Elle entre encore dans la composition des falltranks ou vulnéraires suisses. Dans nos campagnes, elle passe aussi pour détersive. Les Russes l'emploient en infusion thêiforme contre les incontinences d'urine, les hydropisies commençantes, etc. Tous les bestiaux mangent cette plante tant qu'elle est jeune; les abeilles trouvent d'aboudantes récoltes de miel sur ses fleurs, qui servent aussi, comme les feuilles, à teindre en jaune et fournissent, avec l'alun et la potasse, une laque jaune. Les verges d'or du Canada, toujours vertes et odorantes, croissent en Amérique, où on les emploie contre la dyssenterie, l'ulcération des intestins, les blessures, etc. Toutes ces espèce-, figurent très- bien dans les jardins d'ornement. On les place avantageusement dans les grands parterres, contre les murs des terrasses, dans les intervalles des derniers rangs des massifs, sur les bords des rtlis^eaux et des pièces d'eau, etc. Leurs fleurs, peu odorantes, mais de beaucoup d'éclat, surtout en massif, se montrent très-tard et jusqu'aux premières gelées; quelques-unes même les bravent et se succèdent pendant une partie ■ de l'hiver. Pour ia culture et la reproduction des verges d'or, y. dorie, qui est, avec le mot scientifique solidago, un des noms que l'on donne k cette plante.
VERGE (Charles-Henri), jurisconsulte et ptiblieiste, né à Paris en 1810. Il fit ses études de droit dans sa ville natale, où il a pris le grade de docteur en 1840. Deux ans plus tard, il fonda avec MM. Mignet et Loiseau le Compte rendu des séances et comptes rendus de l'Académie des sciences morales et politiques, dont il est devenu rédacteur en chef. Kn 1845, M. de Salvandy, alors ministre de l'instruction publique, le chargea de se rendre en Allemagne pour y étudier l'organisation de renseignement du droit et des sciences politiques et administratives, et le nomma à son retour en France membre et secrétaire de la haute commission des études de droit. Depuis cette époque, M. Vergé est devenu réducteur en chef du recueil intitulé Jurisprudence générale, et a collaboré d* la façon la plus active au Journal des économistes, au Dictionnaire des économistes, au Dictionnaire des communes et des marchandises, au Moniteur, au Droit, journal judiciaire, etc. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1861 et membre libre de 1 Académie des sciences morales et politiques eu 1870. Parmi ses ouvrages, nous citerons ■ De ta tutelle des impubères et de la tutelle des femmes en droit romain (1833); Dictionnaire des huissiers (1844), en collaboration avec M. Loiseau; [{upport adressé à M. le ministre de l'instruction publique sur l'organisation et l'enseignement du droit dans quelques parties de l Allemagne (1848, iii-4°); Diplomates et publicistes (1856), ouvrage intéressant et bien fait, etc. On lui doit encore une traduction du Droit civil français de Zaehariœ. en collaboration avec M. G. Massé, 1854-1859, 5 vol.); une édition du Précis du droit des gens de Marteus, etc.
VERGÉE s. f. (vèr-jé — rad. verge). Ane. métro!. Mesure agraire qui valait quarante perches.
VERGELË s. ro.Variéié de poire deSaint- Leu.
VERGELET s. m. (vèr-je-lè). Constr. Espèce Ue pierre a bâtir.
— Encyoi, Le vergelet est une pierre calcaire tendre qui se débite à sec à la scie à dents. On l'extrait de carrières situées sur les bords de l'Oise, dans le département de l'Oise ; il est de très-bonne qualité et parfaitement résistant. On en distingue de deux espèces : l'une, plus dure, résiste bien à l'eau et k l'air; l'autre, presque aussi tendre que la pierre de Saint-Leu est d'un grain plus gros. Ces pierres ont de O^âO k0<n,80de hauteur d'assise. Les carrières de Siily fournissent une espèce de vergelet beaucoup plus grasse, c'est-à-dire plus marneuse et sujette k subir l'influence de la gelée.
La voûte qui forme le dôme extérieur de l'église Sainte-Geneviève est construite en vergelet, ainsi que les parements des nouveaux ponts de Pans; on l'a même employé à la reconstruction des voûtes du pont de Maisons Laf'fitte, Cette pierre a servi pour les gares de Lyon et de l'Est. D après les expe. iences récentes fanes au Conservatoire des arts et métiers sur des cuites de on>,082 sur 0lo,0S2, le vergelet Ferré a une deusite de 1,887 et s'écrase sous uns charge de 125 kilogrammes par centimètre carre ; le vergelet tin a une densité de 1,497 et s'écrase sous
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une charge de 41 fil°gr.,9 par centimètre carré.
VEUGEN (Jean db), chroniqueur allemand.