GÉNIN
VÉRITÉ s. f. (vé-ri-té — lat. veritas ; de l'adjectif verus, vrai, qui appartient à la même famille que le germanique wâr, tekymrique gwyr , l'irlandais fir, firinne, etc. Ces divers termes désignent le vrai comme ce qui est excellent en soi ; ils se rattachent, en effet, à ia racine sanscrite var, .honorer, vénérer, choisir, préférer, désirer, etc.). Caractère de ce qui est vrai, conformité de ce qu'on dit avec ce qui est, affirmation de ce qui est vrai ou négation de ce qui est faux : Dire la vérité. Tnire, dissimuler, cacher la vérité. Chercher la vérité. Cela est la vérité, l'exacte vérité, la vérité toute pure. Les témoins, avant de déposer en justice, jurent de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. (Acad.) Ce n'est pas aimer la vérité que de ne l'aimer que flatteuse et agréable; il faut l'aimer âpre et dure, affligeante et sévère; il faut en aimer les épines et les blessures. (Montaigne.) Nous connaissons la vérité non-seulement par la raison, mais encore par le coeur. (Pasc.) La vérité est un bien commun ; quiconque la possède la doit à ses frères. (Boss.) On n'arrive à ta vérité que par un chemin, on s'en écarte par mille. (La Bruy.) Quand vous avez trouvé la vérité, ne craignez pas de creuser ; vous n'arriverez qu'à des conséquences justes et fécondes. (Montesq.)
La morale a besoin, pour être bien reçue, Du masque de la fable et du charme des vers ; La vérité plaît moins quand elle est toute nue, Et c'est la seule vierge, en ce vaste univers, Qu'on aime à voir un peu vêtue.
DE BOUFFLER3.
Il Chose vraie ; principe certain, constant : Vérité physique. Vérité morale. Vérités mathématiques. On pardonne plus difficilement une vérité désagréable qu'une injure. (Grimin.) Il y a des vérités d'un jour comme il y a des vérités éternelles. {J. Arago.) L'homme est de glace aux vérités, .
Il est de feu pour les mensonges.
La Fontaine.
— Sincérité, bonne foi : Il y a, dans tout ce qu'il dit, un accent de vérité qui me touche. (Acad.)
— Loc. fam. Dire à quelqu'un ses vérités, Lui reprocher librement ses fautes, ses défauts : Je vous aime trop, ma chère nièce, pour ne pas vous dire vos vérités. (Mme de Maint.)
— Prov. Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire, Il n'e.^t pas toujours prudent de dire ce que l'on sait, quelque vrai que cela puisse
être : TOUTES VÉRITÉS NE SONT PAS BONNES À,
dire, mais elles sont bonnes à en tendre. (M me Du Deffant.) Il // n'y a que la vérité qui offense, Les reproches vraiment sensibles sont ceux que l'on a mérités, il La vérité se cache au fond d'un puits, La vérité ne se découvre qu'avec peine.
— Jeux. Une vérité et une contre-vérité, Sorte d'amusement de société, qui consiste à dire à chacun, sur ses qualités ou ses défauts, une chose vraie et une chose fausse, en sorte que l'éloge et le reproche puissent être pris malicieusement l'un pour l'autre.
— Littér. et B.-arts. Expression fidèle de la nature : Description d'une vérité frappante. Ce portrait, ce paysan est d'une grande vérité. Il y a beaucoup de vérité dans le jeu de cet acteur. La vérité dramatique exige de chaque personnage un langage conforme à sa condition. (L. Veuillot.)
— Loc. adv. A la vérité, Il est vrai, je conviens que : A la vérité, je J'ai frappé, mais il m'avait provoqué.
— En vérité, Vraiment, assurément, cer- . tainement : En vérité, cela est étrange. Je vous le dis en vérité. En vérité, pour faire un gouverneur, il faut être ou père ou plus qu'homme soi-même. (J.-J, Rouss.)
VERI
— Syn. Vérité, vrai. La vérité est quelque chose de moins absolu que le vrai; celui-ci est tel par lui-même, il s'impose, il frappe, ii ne se discute pas ; tandis que la vérité se démontre, on la cherche quelquefois longtemps avant de la rencontrer.
— Encycl. On donne quelquefois au mot vérité le sens de réalité; mais, dans ce que nous allons dire, nous aurons soin d'éviter' cette confusion. Tout ce qui existe est réel, par cela même que cela existe ; car réel vient de res, pris dans le sens de chose existante. Mais, k moins de renoncer au sens propre du mot lirai, on ne peut pas dire que tout ce qui existe est vrai : un arbre, une fleur, une pierre, une montagne, un nuage, une étoile, un animal, un homme sont réels; ils ne sont pas vrais, si l'on distingue le vrai du réel, comme cela doit se faire. La notion de vérité ne s'applique proprement qu'à ce qui joue un rôle représentatif; ainsi, un portrait est vrai s'il représente fidèlement l'original; un récit est vrai s'il retrace exactement les circonstances du fait accompli; quand notre esprit juge, nos jugements sont vrais s'ils sont conformes à la réalité, à la manière d'être réelle des choses. Les faits, en eux-mêmes, sont ou ont été réels ; voilà tout ce qu'on a le droit de dire quand on preud les mots dans leur sens propre ; si l'on dit que les faits sont vrais ou taux, ce n'est plus des faits mêmes qu'on parle, mais de leur représentation, de la manière dont on les racoute ; il y a dans cette manière de parler une confusion fâcheuse entre les fuits eux-mêmes et leur expression ou représentation. Supposons , par exemple, qu'un journul, à propos d'un incendie, raconte que plusieurs personnes ont péri dans les flammes ; un autre journal dira : • Ce fait est malheureusement vrai ; > dans ce cas, le mot fait ne signifie pas ce qui a eu lieu sur le terrain de l'incendie, il signifie seulement ce qui a été lu dans le premier journal, c'est-à-dire un récit ; la preuve, c'est que d'autres pourraient dire que le fait est faux, et sur le terrain de l'incendie il est impossible qu'il y ait eu des faits faux. D'ailleurs, ce n'est pus le mot fait seul qui peut être pris dans le sens de récit ; tous les mots de la langue qui expriment certains faits particuliers présentent le même cas; ainsi, rien n'empêcherait de dire que la mort de plusieurs personnes dans l'incendie dont il s'agit était fausse, pour signifier le récit même dans lequel cette mort était affirmée. Au contraire, mort désignerait le fait luimême, le fait réel, et non plus vrai, si l'on disait : «La mort de ces personnes, que tout le monde estimait, a répandu dans le quartier une consternation générale. •
Puisque la vérité n'est autre chosn que la conformité d'une représentation aveu la chose ou la réalité représentée, il est clair qu'on peut connaître directement la vérité d'un récit, d une représentation, quand on à sous les yeux les choses mêmes, et pour cela il suffit de comparer les représentations avec les choses et de voir s'il y a similitude complète. Si je vois en même temps un portrait et la personne que l'artiste a voulu peindre, je juge facilement si le portrait est vrai ou faux ; si, au moment où quelqu'un me du qu'il tombe de la neige, je vois en effet la neige tomber, je juge qut* ce qu'on me dit est vrai ; si, au contraire, je vois qu'il ne tombe rien, je juge que cela est faux. Mais la recherche de la vérité a le plus souvent pour objet des choses passées ou des choses qui se réalisent actuellement hors de notre vue, ou encore des choses futures, et d^ns ces trois cas il est impossible de contrôler la représentation, le récit, l'affirmation par la réalité même ; de sorte que la vérité ne peut être connue que d'une manière indirecte, en comparant enstmble le plus grand nombre possible de représentations, pour s'assurer si elles sont concordantes.
Prenons pour exemple les faits racontés dans les Evangiles. Comment pouvons-- jous juger s'ils sont vrais ou faux? Ce sera d'abord en comparant les récits d'un évangéliste avec ceux des trois autres , puis avec ceux des historiens profanes si nous en trouvons qui se rapportent aux mêmes faits; puis aussi avec les jugements que notre raison peut déduire de tous les autres faits dont l'ensemble constitue notre expérience personnelle, jugements qui, d'ailleurs, ne sont encore que des représentations formées en nous par des procédés plus ou moins compliqués. On en peut dire autant de tous les faits historiques, et il ne faut pus oublier qu'ici le mot fait signifie, non les choses qui ont réellement eu lieu, mais les récits qu on en fait, puisque, comme nous l'avons déjà dit, la seule manière exacte de parler des choses passées, c'est de dire qu'elles ont eu lieu, qu'elles ont existé.
Quant aux faits passés qui nous sont attestés par notre mémoire seule, nous sommes naturellement portés à croire vrais nos souvenirs; mais cette croyance est souvent en. dehors de toute vérification possible, à moins que la mémoire ne nous rappelle en même temps plusieurs faits ayant entre eux des rapports manifestes ; car dans ce cas-là seulement nous pouvons les contrôier les uns par les autres et arriver ainsi à une certitude plus grande, sans que jamais nous puissions la dire absolue. La mémoire, en effet, nous rappelle quelquefois des hallucinations
VÉRI
que lions avons prises pour des réalités ; quelquefois aussi elle altère peu à peu les impressions qui, dans te principe, représentaient fidèlement des faits réels.
Pour les faits futurs que notre imagination parvient à se représenter, en partant de ce principe que le futur doit toujours ressembler au passé, nous sommes également privés de tout moyen de les comparer avec la réalité, puisque cette réalité n'existe pas encore ; tout ce que nous pouvons faire, c'est de compter dans le passé le nombre des faits de même nature, et, plus ee rcombre est grand, plus le fait futur nous paraît vraisemblable.
Restent enfin les vérités que nous appelons générales.comme : tous les corps sont pesants ; le tout est plus grand que l'une de ses parties. Pour s'assurer que ce sont lk des vérités générales, faiidrait-il examiner tous les cas où l'an peut avoir l'occasion de chercher si un corps a de la pesanteur, de comparer un tout avec sa partie et de voir si réellement le tout est toujours plus grand? Cela serait impossible; mais dans ce cas on invoque ordinairement les droits d'une faculté qu'on appelle la raison et qui a, dit-on, pour fonction spéciale de nous manifester les vérités de ce genre avec une autorité souveraine. Ce n'est point ici le lieu 'le discuter cette question importante et difficile, et nous devons nous contenter de renvoyer le lecteur aux mots
RAISON, CERTITUDE, ÉVIDËNCB.
Daus tout ce que nmis venons de dire, nous n'avons considéré la vérité que comme une qualité propre k distinguer, parmi les représentations, celles qui sont conformes à l'objet représenté de celles qui n'y sont, pas conformes. Mais en portant l'abstraction à ses dernières limites on arrive à concevoir une vérité qu'on suppose exister par ellemême indépendamment de toute représentation. Ainsi, on se laisse aller facilement à penser qu'il y aura dans la suite des temps futurs bien des faits qu'aucun esprit ne peut actuellement prévoir, qu'aucun être pensant ne s'est jamais représentés, et souvent on n'hésite pas k dire que la vérité de ces faits existe, qu'elle a même toujours existé; si, quand on parle ainsi, le mot faits est pris dans le sens d'actes, il fuut donc que la vérité des faits soit ici une sorte de réalité, puisqu'il n'existe aucune représentation et que les faits en eux-mêmes ne peuvent être que réels.
Mais ce n'est là qu'une fausse apparence ; tout à l'heure, quand nous avons dit : illy aura dans la suite (les temps futurs bien des faits qu'aucun esprit, qu'aucun être pensant ne s'est jamais représentés, • nous ne nous sommes pus aperçus que nous nous contredisions dans les termes mêmes. Par cela seul que nous parlions de faits que nous disions n'avoir jamais été représentés, nous les représentions d'une manière indéterminée, et cette représentation que nous en donnions ne pouvait qu'être conforme à la réalité, puisque, sans entrer dans aucun détail, nous nous bornions à représenter l'existence de ces faits. Ou nous dira : «Mais quand même vous n'auriez pas parlé de ces faits, leur vérité n'aurait pas été moin> réelle; » cela est vrai, mais il y a une nuire personne qui en parle, c'est précisément celle qui fait' l'objection ; elle les représente aussi d'une manière indéterminée, et c'est cette représentation qui est vraie. Quand on va tout au fond de cette question des faits futurs, on arrive à leconiiaître ceci : le futur en luimême n'existe pas, et cela est tout simple, puisque l'existence se rapporte au p. ésent et qu'il y a opposition entre les idées de présent et de futur; mais le futur, dès qu'il est nommé par un être pensant, devient quelque chose de présent par la qualité même de représentation qu'il revêt. Cette représentation est vraie si elle se trouve d'avance conforme à la réalité qui sera plus tard ; seulement, si la représentation est détaillée, nous ne pouvons, par aucun moyen, savoir aujourd'hui avec une certitude absolue si elle est vraie; mais, si elle est tout à. fait indéterminée, elle est douée d'une vérité qu'on est forcé de reconnaître et qui, toutefois, ne peut nous être d'aucune utilité, précisément parce qu'elle est indéterminée. Elle pourrait nous être nuisible si elle nous conduisait k un fatalisme indolent qui nous ferait renoncer à toute activité de l'esprit et du corps. Mais il suffit de rappeler ce que nous venons de dire pour comprendre combieu ce fatalisme indolent est ridicule. Quand le Turc se dit à lui-même : » Je n'ai rien k faire psrre que tout ce qui doit arriver est écrit, • c'est lui-même qui a écrit cela sur les feuillets de su pensée, et il l'écrit sans pouvoir le préciser, puisqu'il en ignore les détails; il n'en écrit que l'existence vague, future, n'ayant aujourd'hui aucune autre réalité que celle qu'il lui donne d'avance en imagination. 11 faut être fou pour se laisser décourager par une ombre si vaporeuse, si voisine du néant. 11 est vrai que le Turc croit en Dieu et que les faits futurs lui apparaissent comme étant connus d'Allah clans tous leurs détails. Mais qu'importe? l'homme ne possède aucun moyen de connaître les connaissances de Dieu; ces connaissances sont pour l'homme comme si elles n'existaient pas. De toutes manières, on arrive forcement à ce résultat : que, si la vérité des faits futurs tout à fait inconnus existe, elle
VERI
existe comme si elle n'existait pas; son existence n'a pas plus de valeur pour nous que n'en aurait sa non-existence. Le fatalisme paraîtrait plus sérieux peut-être s'il se fondait, non plus sur la connaissance, mais sur la volonté divine; car si rien n'arrive que par la volonté expresse, par l'ordre formel d'un Etre tout-puissant, ou si, chez cet Etre, connaître c'est vouloir, il semble que les êtres soumis à cette volonté toute-puissante n'aient plus rien à faire que de suivre l'impulsion qui leur est donnée. Mais ceci n'est plus une question de vérité, c'est une question de liberté pour l'homme, d'action providentielle pour Dieu, et nous devons ici nous renfermer dans les limites que comporte notre sujet.
Toute vérité est-elle bonne à dire k tout le monde, et n'y a-t-il pas des erreurs qu'il faut respecter parce qu'elles sont utiles à ceux chez qui elles régnent? C'est lk une question bien délicate et qui admet 'des réponses différentes selon les points de vue ou l'on se place. Quand on embrasse dans sa pensée l'humanité tout entière , considérée non-seulement dans le présent, mais encore dans tous les siècles futurs qui lui sont réservés, on peut dire qu'aucune vérité ne doit lui être cachée, qu'elle a un intérêt réel à ce qu'on supprime par tous les moyens les erreurs dont elle peut se repaître. Mais plus le point de vue perd de sa généralité, plus il devient possible que certaines erreurs soient plutôt avantageuses que nuisibles ; et quand on ne considère qu'un individu isolé, celte possibilité se change quelquefois en un fait d une réalité incontestable. Prenons le cas d'une vieille dévoie qui serait arrivée , aux derniers moments de sa vie et qui verrait venir la mort presque avec joie, parce qu'elle compte entrer bientôt au paradis ; le libre penseur, qui ne croit pas au paradis, peut-il avoir un seul instant la pensée que son devoir est d'aller détromper cette mourante et lui enlever sa dernière consolation ?
— Allus. UUér. Lu Vérité nu fond d'un pnii», Mot du philosophe Démoerite.
Ou l'ait de fréquentes allusions k la Vérité toute nue et cachée au fond de son puits, pour faire entendfe que les vérités exprimées avec trop de franchise sont repoussées pur tout le monde.
» Alors la Politique régnait k Home ; elle avait pour ministres ses deux sœurs, la Fourberie et l'Avarice. On voyait l'Ig'norance, le Fanatisme, la Fureur courir sous ses ordres dans l'Europe ; la Pauvreté les suivait partout; la Raison se cachait dans un puits avec la Vérité, sa. fille. Personne ne savait où était ce puits; et, si l'on s'en était douté, on y serait descendu pour égorger la fille et la mère. ■
Voltaire. .
i Rabelais" n'a pas la dignité du génie, ni cette délicatesse, non du prédicateur, mais du philosophe qui ne va pas au delà de la nudité toujours sévère de la vérité philosophique. 11 ne se borne pas k ce qui est, il imagine et il crée dans la saleté. Rabelais tire la Vérité de son puits et la prostitue aux yeux des passants. »
NlSARD.
■ M«ie de Motte ville a un style simple, assez peu correct dans l'arrangement des phrases, mais excellent et bien k elle pour le fond de la langue et de l'expression. Elle a. quelques-unes de ces agréables métaphores qui en égayent le tissu. Voulant dire, par exemple, que les rois ne voient jamais le mal et le danger qu'à la dernière extrémité et qu'on les leur déguise au travers de mille nuages : i La Vérité, dit-elte, que les • poètes et les peintres représentent tonte » nue, est toujours devant eux habillé*de » mille façons ; et jamais mondaine n'a si ■ souvent changé de mode que colle-là en » change quand elle va dans le palais des » rois. »
Sainte-Beuvb,
— ' Vérité en deçà, erreur au delà, Mot
de Pascal dans ses Pensées :
« On ne voit presque rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d'élévation du pôle renversent toute la jurisprudence. Un méridien décide de ta vérité ou peu d'années de la possession. Les lois fondamentales changent; le droit a ses époques. Plaisante justice, qu'une rivière ou une montagne borne I Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà. »
Ces mots servent k expliquer les différences qui caractérisent, chez les divers peuples et même entre deux hommes, le juste et l'injuste, l'erreur et la vérité, etc.
• Depuis trois siècles, la religion chrétienne est malheureusement déchirée en catholique et protestante ; le dogme de la présence réeile n'est vrai qti'eji deçà du dé' troit ; il est faux et idolâtre au delà. La verilé est bornée par les mers , les fleuves, les montagnes; un méridien, comme l'a
VÉRÎ
dit Pascal, en décide. Il y a autant de vérités que de religions d'Etat, »