‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 670 sur 1042 · VETU · texte numérisé non relu

VETU

la Poétique (1560); Michel d'Ephèse, Scholies sur la Zoologie d'Aristote (1548). Nous avons déjà parlé de l'Eschyle, qui fut publié à Paris chez H. Estienne. Citons encore le Térence (1565); des fragments des œuvres rhétoriques de Denys d'Halicarnasse (Lyon, 15S1); des traités d'Hipparque et d'Achille Tutius sur Aratus et divers autres écrits astronomiques (Florence, 1567); l'édition des Pandectes de Florence ; celle des Memorabilia de Xénophon : Pétri Viciant variarum lectionum libri XXV (Florence, 1553), augmenté plus tard de dix livres (Florence, 1582), recueil d'études et de corrections sur un grand nombre d'auteurs anciens, etc. Il avait songé à publier la collection.des Pères de l'Eglise, et le pape l'avait encouragé dans ce projet, que la mort l'empêcha de mettre à exécution. Il a laissé de nombreux ouvrages inédits, et plusieurs bibliothèques de l'Europe possèdent des manuscrits de lui ou des auteurs annotés de sa main, dont les savants ont profité largement. Ses discours et une partie de sa correspondance ont été publiés à la suite de sa Vie par Baudini, Clarorum Italorum et Germanorum ad P. Victorium epislolg (Florence, 1758, in-4»; la Vie à part, Florence, 1759, in-8°), Ses lettres a des savants allemands ont été réunies par son élève, Jean Caselius, Pétri Victorii epistolse ad Germanos (Rostock, 1597). Sur sa vie, on peut consulter, outre Baudini, Crenzer, Histoire de la philologie classique, en allemand, p. 21-36, dans les Ecrits allemands, tome V, 2e partie.

VETTOIU (Ange), médecin italien, mort à Rome vers 1640. Il n'est connu que par les deux ouvrages suivants : De palpitatioue cordis, fractura costarum aliisque a/fectionibus B. Philippi Nerii (Rome, 1613, in-40) et Cansultaliones medicie, publié seulement après la mort de l'auteur par Vincent Manutti (1640, in-fol.).

VETTOR1 (François), en latin Vicioriu., antiquaire italien, né à Ispello en 1693, mort en 1770. 11 s'appliqua de bonne heure à l'étude des monuments que renfermait sa ville natale et .devint fort habile dans le déchiffrement des inscriptions, ainsi que dans la numismatique et la glyptographie. Plus tard, il fut nommé par le pape Benoît XIV directeur du musée du Vatican. On a de lui : Veteris gemms adchrisiiunmn usum exptanatio (Rome, 1732); Nummus aureus veterum chrislianorum, etc. (1737, in-4») ; Dissertatio gly- Vtographieu (Rome, 1739) ; De vetuslate et forma monogrammatis nomînis Jesu (Rome, 1747) ; Dissertatio apoloyetica de quibusdam A lexandri Severi numismatibvs (Rome, 1749); Du culte de Cybèle chez les anciens (Rome, 1753).

VETTOIU (Victor), poète et médecin italien, né à Ortiglia, dans le Mantouan, en 1097, mort en 1763 à Mantoue, où il avait exercé la médecine pendant la plus grande partie de sa vie. Il s'était, en outre, fait connaître par des compositions littéraires qui le tirent nommer membre des principales Académies d'Italie. On a de lui : Poésies gaies (Milan, 1744, in-8°), et Histoire de la fièvre (Mantoue, 1756, in-8°).

VETTURINO s. m. (vétt-tu-ri-no — mot ital.). Loueur ou conducteur de voiture italien. Il PI. VETTUR1NI.

VÊTu.UE (vê-tu, û) part, passé du v.Vê-

,--.. paletot noir, d'une robe de velours violet. Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très-bien vtTus. (Chamfort.) l'ouvrier le plus mal vêtu sourit aoec dédain à l'aspect d'une livrée.- (De Théis.)

— L'oignon est bien vêtu cet hiver, Se dit lorsque ses enveloppes sont épaisses, ce qui, diaprés une opinion populaire, annonce un hiver rigoureux.

— Loc. fam. Etre vêtu comme un oignon, Avoir plusieurs vêtements l'un sur l'autre.

— Etre vêtu comme un moulin à vent, Etre vêtu de toile.

— Hist. Hérétique vêtu, Nom donné dans le xiiio siècle aux hérétiques albigeois.

— Blas. Se dit d'un écu rempli d'une

fraude losange, dont les angles touchent les 01 ds : Bontoux de la Salette, en Dauphinè : D'or, au trèfle de sinople, vêtu de gueules. Il s. m. Ensemble des quatre triangles dans l'écu vêtu, formé du chape et du chaussé réunis.

— Syn. Vêla, affublé, fagoté, etc. V. AFFU- BLÉ.

VÉTULONIEN, IENNE S. et adj. (vé-tulo-ni-ain, i-è-ne). Géogr. anc. Habitant de Vétulonies; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les Vétuloniens. La population VETULONIENNE.

VÉTULONIES, en latin Vetulonil, ville de l'Italie ancienne, dans l'Etrurie, dont elle était une des douze lucomonies, sur la côte occidentale, entre l'Arnus et l'Otnbro.

VÊTURE s. f. (vê-tu-re — rad. vêtir). Cérémonie qui se pratique lorsqu'on donne J'habit à un religieux ou à une religieuse, et qui précède lu profession d'un temps plus ou inoins long : Corbinelli vient d'entendre par hasard un sermon de l'abbé Fléchier à la VÊturb d'une capucine. (Mme de Sév.) il On dit aussi prise d'habit^

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