VIAL
cuments il résulte : l<> que la moyenne du prix do construction d'un viaduc est de 524,469 francs pour une longueur moyenne de 194 mètres environ et une hauteur moyenne de 17 mètres; 2° que chaque viaduc comporte en moyenne une surface horizontale de 1,511 mètres carrés et une superficie en projection verticale, vides et pleins compris, égale k 3,332 mètres carrés ; 3° que le prix de revient du mètre superficiel est de 158 francs environ.
VIAGE s. m. (vi-a-ja — rad. vie). Cours de la vie. il Vieux mot.
— Ane. coût. Usufruit.
VIAGER, ÈRE adj. (vi-a-jé, è-re — d'un type barbare vitaticarius, dérivé de vita, vie). Se dit d'un fonds dont on possède la jouissance pendant la vie, sans en avoir la propriété ; d'une rente qui s'éteint à la mort de celui qui en jouit ; Rente viagère. Pension viagère. Son revenu n'est que viager, il Se dit quelquefois d'une personne qui jouit d'une rente viagère : On croit avoir remarqué que les rentiers viagers vivent un peu plus longtemps que les autres hommes, de quoi les payeurs sont assez fâchés. (Volt.)
— Par ext. Passager, transitoire, qui ne dure pas : On a créé un mol pour désigner l'immortalité viagère de certaines renommées ; ce mot est la vogue, et toutes les coteries se la disputent. (Viennet.)
— Jurispr. Iléparalions viagères,- Réparations que l'on fait seulement pour entretenir la propriété.
— s. m. Revenu viager : On affectionne le viager, en province. (Balz.)
— Loc. adv. En viager, En rente viagère: Placer son argent en viager.
VIAGÈREMENT adv. En viager : Bien cédé viagérkment.
VIAGÈRETÉ s. f. (vi-a-jè-re-té — rad.
viager). Qualité de ce qui est viager : La ViAGERiiTB d'une rente. Il Peu usité.
V1AGRANDE, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province et district de Catane, mandement de Trecastagne; 3,000 hab.
VIAIXNES (Thierry Fagnier de), controversiste français, né en 1659 k Châlons-sur- Marne, mort en 1735 à Rhynwick, près d'Utrecht. Entré chez les bénédictins, il alla terminer son éducation théologique et philosophique k Metz et à Beaulieu, en Argonne, se fit ordonner prêtre, puis, après diverses vicissitudes, alla diriger k Hautviller une académie fondée pour faciliter l'étude des matières ecclésiastiques. Janséniste ardent, il se prononça avec une telle énergie contre la bulle Unigenitus, qu'il fut emprisonné à Vincennes pendant huit ans, puis banni de France à l'expiration de sa captivité. Retiré en Belgique, il y trouva encore des persécuteurs et dut se réfugier en Hollande, où il put goûter enfin le repos. On a de lui : Vlmpiétê reconnue (Cologne, 1693). Il a édité : Acta congregationum et disputationum de auxitiis, de Thomas Lemos (Louvain, 1702, in-fol.),et De ecclesiasticaetpolitica potestate, de Richer (Cologne, 1702, 2 vol. in-4°).
VIAL (Honoré), général français, né à Antibes en 17G6, mort en 1813. Il servit d'abord dans la marine, passa dans l'armée de terre àl'époque de la Révolution, prit part, comme lieutenant, à la défense de Bastia (1792), fut attaché ensuite à l'armée de Hollande , où il fut promu adjudant général. Envoyé à l'armée d'Italie, il mérita pur sa bravoure, à la bataille d'Arcole, le grade de général de brigade. Vial se signala plus tard à Rivoli et au siège de Mantoue, et fut appelé au commandement de Rome après l'assassinat du général Duflot. Il suivit Bonaparte en Egypte, combattit aux Pyramides et a Saint-Jeand'Acre, revint en France quelque temps après le général en chef et fut alors nommé plénipotentiaire près l'ordre de Malte et ambassadeur près la république helvétique. Mais les fonctions diplomatiques ne convenaient guère à son caractère actif, et il demandait rentrer dans l'année. On le vit faire preuve de sa valeur accoutumée à Austerlitz, k Iénaet k Friedlaud ; plus tard, il prit part à l'expédition de Russie et fut tué k la bataille de Leipzig.
VIAL (Jean-Baptisle-Oharles), auteur dramatique français, né à Lyon eu 1771, mort a Paris en 1837. Sa famille le destinait au commerce, mais une vocation irrésistible le portait vers les lettres et surtout vers le théâtre. 11 fit représenter dans sa ville natale une comédie en deux actes et en vers, le Divorce, dont le succès le décida k venir à Paris. Pour vivre, il se fit d'abord commis, puis il entra au ministère des finances et cessa pendant quelque temps de s'occuper de littérature. Nous citerons parmi ses nombreux ouvrages : l'Elève de la nature, comédie en un acte et en vers libres (Paris, 1793, in-8°); Une faute par amour, comédie en un acte, mêlée d'ariettes (1795, in-8°); Clémentine ou la Belle-mère, comédie en un acte, mêlée d'ariettes (1799, in-8°); les Avant-postes ou {'Armistice, vaudeville anecdotique en un acte (1801, in-8°), en collaboration avec Audrus et Tournay ; le Premier venu ou Six lieues de chemin, comédie en trois actes et en prose (1801, in-8°); le Congé ou {&Fêtedu vieux soldat, divertissement en un acte et