‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 676 sur 1042 · VIAL · texte numérisé non relu

VIAL

en prose (1802, in-8°), avec Tournay, le Grand deuil, opéra bouffe en deux actes (1802, in-8°), avec Etienne; Aline, reine de Golccnde, opéraen trois actes(1803), avec Favières, musique de Berton; les Deux jaloux, comédie en un acte (1813, in-80); la Double fête, à-propos mêlé de vaudeville ( 1818, in-8"), avec Belingay ; le Mari et l'Amant, comédie en un acte (1821, in-8°); la Couronne de fleurs, vaudeville en un acte (1825); les Deux mousquetaires ou la Robe de chambre, opéra-comique en un acte (1825, in-8°), avec Gensoul ; Lord Davenant, drame en quatre actes et en prose (1825, in-8»), avec Gensoul et Milcent; le Pensionnat de jeunes demoiselles, opéra-comique en deux actes (1825, in-S°), avec Picard; Vauban à Charleroi, comédie historique en trois actes et en vers (1827, in-8"), avec Reverony; le Mariage à l'anglaise, opéra-comique en un acte (1828, in-8°), avec Gensoul; Danilowa, opéra-comique en trois actes (1830, in-8°), avec Paul Duport; X Elève de Presbourg, opéra-comique en un acte (1840, in-S°), avec Théodore Muret, représenté après la mort de Vial. On lui doit en outre un petit volume de contes rimes et de poésies intitulé: le Dessert (Paris, 1833, in-18).

VIAL DU CLAIBBOIS (Honoré-Sébastien), ingénieur, né à Paris en 1733, mort en 1816. En 1750, il entra dans la marine, passa, en 1754, dans l'armée de terre, où il servit jusqu'en 1777, et k cette époque repassa dans la marine avec le grade de sous-ingénieur. 11 fit preuve eu cette qualité de talents hors ligne, qui le firent nommer successivement ingénieur-constructeur en chef (1793), directeur des constructions au port de Lorient et directeur de l'école spéciale du génie du port de Brest (1801), à la tête de laquelle il demeura jusqu'en 1810. On a de lui : Essai géométrique et pratique sur l'architecture navale (Brest, 1776, 2 vol, in-8»); Traité de la construction des vaisseaux, traduit de Chapman (Brest, 1781, in-4°); Traité élémentaire de la construction des vaisseaux, à l'usage des élèves de la marine (Paris, 1787-1805, 2 vol. in-4o); Dictionnaire encyclopédique de la marine (Paris, J793, 4 vol. in-4°, dont un de planches). Cet ouvrage fait partie de l'Encyclopédie méthodique, dont Vial du Clairbois était l'un des principaux collaborateurs.

V1ALA (Michel), pasteur du désert, né à Pont-de-Montvert vers 17 10, mort en 1755. En 1735, les Eglises du bas Languedoc, qui avaient pu apprécier son infatigable activité et la pureté de ses mœurs, le réclamèrent pour pasteur, Viala se rendit à Zurich, où il reçut l'ordination. A son retour, il déploya au service des Eglises persécutées du Poitou et du Languedoc un dévouement à toute épreuve. Elu en 1748 modérateur du synode national qui s'assembla au désert, il fut pendant plusieurs années l'âme de la renaissance religieuse des Eglises du haut Languedoc. Poursuivi de retraite en retraite, Viala jugea prudent de laisser passer l'orage. 11 quitta la France en mai 1745 ; mais il ne tarda pas k revenir et il mourut à son poste.

VIALA (Joseph-Agricole), enfant célèbre par son héroïsme, né à Avignon en 1780, tué sur les bords de la Durance en juillet 1793. En.juillet 1793, les royalistes du Midi, soulevés contre le gouvernement républicain, s'étaient rendus maîtres de la rive gauche de la Durance et marchaient sur Avignon. Les patriotes résolurent de leur barrer le passage; mais, inférieurs en nombre, ils ne purent empêcher les assaillants de se rendre maîtres des pontons. Couper précipitamment les câbles, c'était le seul moyen de rendre les pontons inutiles; mais l'entreprise était à peu près impossible, car il fallait avancer sous un feu terrible et courir à une mort certaine. On demanda quelqu'un de bonne volonté. Unenfantdetreizeans, Viala, qui commandait la petite garde nationale, dite l'Espérance de la Pairie, se présenta. Son offre fut repoussée; mais, s'étant emparé d'une hache, il parvint k s'échapper et s'élança vers le poteau où le câble était fixé. Avec son léger mousquet, il fit feu quatre fois sur l'ennemi, puis, arrivé au poteau, jeta son fusil et attaqua le câble avec la hache ; les balles royalistes pleuvaient autour de lui. Tout à coup, avant d'avoir pu couper le câble, il s'affaissa mortellement blessé à la poitrine. Les royalistes franchirent la rivière, plongèrent leui"s baïonnettes dans le corps de l'enfant et le précipitèrent dans la rivière. L'héroïsme de Viala fut célébré en prose et en vers sur les théâtres, dans les écoles, dans les sociétés populaires. Tout le monde connaît la strophe du Chant du départ :

De Barra, de Viala le sort nous fait envie;

Ils sont mort», mais ils ont vécu.

Dans sa séance du 18 floréal an II, la Convention décréta que l'urne du glorieux enfant serait portée au Panthéon le 30 messidor, et que l'assemblée assisterait en masse k cette cérémonie.

V1ALAS, bourg de France (Lozère), cant.

de Pont-de-Montvert, arrond. et k 31 kiiom. E. de Florae, sur le versant d'une montagne; pop. aggl., 584 hab. — pop. lot., 8,310 hab. Mine de plomb argentifère. Culture de mûriers et de châtaigniers.

VIALE adj. (vi-a-le — lat. viatis ; de via,

VIAN

voie). Mythol". rom. Epithète de certaines divinités qui présidaient aux chemins : Les Lares vialbs. Mercure, Hercule, Vibilie étaient des divinités viai.ES.

VIALE (Salvadore), magistrat français et poëte italien, né à Bastia en 1787. .mort vers 1864. Il fit une partie de ses études k Rome, fut reçu avocat k Pise en 1809 et devint deux ans plus tard professeur suppléant d'éloquence k Bastia. En 1814, il fut secrétaire du gouvernement provisoire de cette ville et, après avoir dû s'en éloigner pendant quelques mois, y fut nommé, en 1816', substitut près la cour prévôtate. M. Viale y devint plus tard juge au tribunal (1818), conseiller k la cour royale (1828) et prit sa retraite en 1852. M, Viale a été le fondateur de l'académie italienne de Bastia et a écrit dans une foule de revues littéraires de l'Italie. H a en outre publié séparément, en italien . la Dionomachie , poème héroï-comique (Londres, 1817 ; Paris, 1823); Etudes critiques sur tes coutumes corses pour ce qui regarde l'administration de lu justice criminelle, et un Choix d'opuscules en vers et en prose (Florence, 1852).

V1ALEPRELA (Michèle), diplomate et prélat italien, frère du précédent, né k Bastia en 1798, mort en 1860. 11 entra dans les ordres k Rome en 1823, fut nommé, cinq ans plus tard, auditeur du nonce en Suisse et remplit pendant huit ans ces fonctions. De retour à Rome, il devint successivement rédacteur k la seerétairerie d'Etat (1836), internonce puis nonce en Bavière (1838), prélat et archevêque tn partibus de Carthage (1841). Nommé en 1845 nonce à Vienne, il ' y joua un rôle des plus importants dans les difficultés qui surgirent eu 1847 et 1848 entre la cour d'Autriche et celle de Rome. Après les troubles de Vienne, il suivit l'empereur à Inspruck. 11 s'occupa dès lors exclusivement de la réalisation d'un projet de concordat entre l'Autriche et Rome ; ce concordat, qui fut signé en 1855, fut tout entier son œuvre. Nommé cardinal en 1852, il fut appelé, en 1855, au siège archiépiscopal de Bologne, qu'il occupa jusqu'à sa mort.

VIALE (Antonio-Jose), écrivain portugais, né k Lisbonne en 1807. Bendant un voyage qu'il fit en France, il fift pendant quelque temps professeur dans un établissement fondé en 1839, par un Portugais, k Fontenay-aux- Roses. M. Viale enseigna le grec au roi dom Pedro V et k ses frères, puis fut chargé de professer un cours supérieur de littérature. M. Viale est devenu conseiller du roi, membre de l'Académie des sciences de Lisbonno et'du conservatoire royal, uttaché k la bibliothèque de Lisbonne, etc. On lui doit : un poème qu'il composa k 12 ans, David triomphant (Lisbonne, 1819); Précis historiquedes événements les plus importants qui ont eu lieu en Portugal jusqu'à la mort du roi Jean VI (1856); Nouvel abrégé de l'histoire du Portugal (1856); la traduction du Sixième chaut de {'Iliade, des Deux premiers chants de /'Enfer du Dante (1855), etc.

VIALIE (vi-a-lî). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des byttnériucées, tribu des dombeyacèes, formé aux dépens des hermannies.

V1ALLET, peintre et graveur italien. V.

FlALBTTI.

V1ALOSCENS19 PAGBS, nom ancien de Volvic.

VIANA, ville du Portugal, province de Minho, ch.-l. de comarca, k 30 kilom. N.-O. de Braga, sur la rive droite de la Lima et près de l'embouchure de cette rivière dans l'Atlantique, où elle a un petit port de commerce ; 8,000 hab. Pêche active, commerce de vins et de fruits. Elle est entourée de murailles flanquées de tours et percées de cinq portes.

VIANA, ville d'Espagne (Navarre), sur une colline,' k 52 kilom. N.-O. de Pampelune ; pop. 3,000 hab. Bel hôtel de ville, château fort en mauvais état. Fondée, dit-on, car don Sanche le Fort, pour assurer de ce côté ses possessions contre les prétentions des rois de Castiile, elle devint plus tard la capitale d'une principauté érigée, en 1423, en faveur du prince héritier de la couronne do Navarre.

VIANA-DGL-BOLLO, ville d'Espagne, province et k Hl kilom. E. d'Orense; près de la Ribey, ch.-l. de juridiction civile; 4,083 hab: Fabrication importante de belles toiles, objet d'une exportation considérable.

VIANDE s, f, (vian-de. — Ce mot signifiait anciennement nourriture quelconque.

« Car notez que c'est viande céleste manger à desjeuner raisins avec fouace fraische, mesmement des miiiaulx, des fiers, des muscadaulx, de la blbane et des foyrars pour ceux qui sont constipez du ventre , • dit Rabelais. La forme ancienne et complète est vivande, d'où vivandière. Vioande représenta le bas latin viuanda, vivre, nourriture, aliment eii général, du latin vivere, vivre. Le sens ancien de pâture subsiste encore dans les dérivés viander, viandis, ternies de vénerie), Chuir des animaux terrestres et des oiseaux, dont on se nourrit : ViandB délicate. Viande légère, facile à digérer. Viande lourde, indigeste. Viande, fraîche. Viandh salée. Viande piquée, lardée. Viande bouillie,

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ràtie.~ViANDE froide. Plat de v\ksvR. Les droits sur la viande diminuent la ration de l'ouvrier. (Proudh.) La consommation de la ■viande à Paris est d'un tiers de livre par habitant. (Lamenn.) Un chou de deux kilogrammes n'équivaut pas, sous le rapport de la nutrition, à une once de viande de veau. (Raspail.) Les viandes yrillées au feu sont plus nourrissantes que les viandes rôties au four. (Maquel.)

— Chair des poissons : L'anguille est une viande trop lourde pour les malades, il Peu usité.

— Pop. Chair de l'homme, partie nue du corps : Laisser voir sa viande. Les dames de la haute, si bégueules dans la rue, n'hA'iient pas à montrer leur viande dans lessalom.

— Grosse viande , Viande de boucherie, Viande de bœuf, de mouton, de chevreau et de porc, que vendent habituellement les bouchers et les charcutiers.

— Viande creuse , Nourriture peu substantielle, peu solide : C'est viande creuse que tous ces plats sucrés. Il Fig, Chimères, nourriture peu substantielle de l'esprit': Se repaître de viandes creuses.

Je trouve les soupirs une viande bien creuse.

Corneille.

Ma foi, si vous songez a nourrir votre esprit, ■ C'est de viande bien creuse, à ce que chacun dit.

— La viande est servie, Se disait autrefois, chez le roi, pour annoncer que le repas était servi, que ce repas fût .gras ou inaigre. I] Aller à la viande. Aller chercher les plats qu'on devait servir sur la table du roi.

— Ce n'est pas viande prête, S'est dit d'une « chose que l'on attend, que l'on espère et qu'on ne saurait obtenir de longtemps. II La viande prie les gens, S'est dit en parlant d'une table bien servie. I! Ce n'est pas la viande que j'aime, Ce n'est pas là ce qui me plaît. Il Ce n'est pas viande pour ses oiseaux, C'est une chose à laquelle il ne peut prétendre. Il C'est un mangeur de viandes apprêtées, C'est un fainéant, un homme qui voudrait bien vivre sans rien faire, il Toutes ces locutions ont vieilli.

— Ane. prov. Il n'est viande que d'appétit, On ne trouve bon que ce qu'on mange avec appétit, u On dit aussi : Il n'est sauce que d appétit.

— Art culin. Viande neuve, Viande qui est Servie pour la première fois, par opposition à la viande réchauffée, il Viande blanche, Celle du veau, du lapin, de la volaille, et en général celle qui a une couleur plus ou moins blanche : Une faut donner aux convalescents que des viandes blanches et légères. Il Viande noire, Celle du sanglier, du chevreuil, du lièvre, de la bécasse, et en général celles qui ont une couleur noirâtre après la cuisson : Les viandes noires- passent pour être échauffantes, il Viande de carême , Poisson salé, u Viande hasardée , Celle du gibier qui est près de se gâter.

— Alchim. Viande du cœur, Mercure philosophai, qui sert de nourriture à ce qui demeure au fond du vaisseau, il Viande des morts, Mercure hermétique, qui dissout et fait revivre les métaux qui sont morts.

— Syn. Viande, cliair. V. CHAIR.

— Encycl. Hist. relig. Les Hébreux avaient un goût très-prononcé pour la viande, ce dont on peut s'assurer par ce que l'Ecriture rapporte de la table de Salomon. Mais il y avait des viandes dont les Hébreux ne pou-

■ vaient manger. Ils distinguaient les animaux, en animaux purs et animaux impurs. Les animaux purs pouvaient se manger et être offerts à Jéhovah; les animaux impurs ne pouvaient être employés ni dans l'alimentation ni dans les sacrifices. Le Dieu des Juifs se plaint quelquefois que son peuple ne lui offrait que des animaux maigres, préférant d'ailleui-3 tirer profit des bêtes les plus grasses. Le sel, l'huile et peut-être quelques herbes aromatiques étaient tout l'assaisonnementque les Hébreux employaient pour leurs viandes.

Il est certain qu'il y a des pays dans lesquels certains aliments sont pernicieux ; plusieurs naturalistes ont remarqué que le sang des animaux et le porc frais, dans quelques parties de l'Asie , causent des maladies de peau à ceux qui s'en nourrissent et que, chez quelques nations asiatiques, on s'en abstient par police, aussi bien que chez les Juifs. On prétend que la plique vient aux Tartares qui se nourrissent de sang et de chair de cheval crue et corrompue et qui boivent du luit de jument aigri. On sait d'ailleurs que le régime diététique des anciens Egyptiens était pour le moins aussi sévère que celui des Juifs et que l'abstention de certaines via]ides ne leur était pas seulement commandée par des motifs superstitieux. A la naissance du christianisme, les apôtres jugèrent à propos d'ordonner aux fidèles l'abstinence du sang, des chairs suffoquées et des viandes immolées. Jamais les Juifs convertis n'auraient consenti à fraterniser avec des hommes qui auraient usé de ces sortes d'aliments. Les Grecs s'abstiennent encore aujourd'hui de manger du sang pur et séparé de la chair. La décision de taint Paul, relativement aux viandes immolées, par laquelle il disait que l'un pouvait en manger sans scrupule dans certaines circonstances, mais que, pour ne

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pas faire de scandale, on devait souvent s'en abstenir par charité, a donné lieu à une abstinence assez générale à cet égard. Quant aux Juifs, on sait avec quelle fermeté Eléazur refusa de paraître même avoir mangé des viandes immolées aux idoles. On sait aussi que, dans les holocaustes des Israélites, toute la victime devait être consumée par le feu; on n'en pouvait rien réserver pour manger ; les seuls mâles de la famille d'Aaron pouvaient manger, et cela dans l'enceinte du temple, de la chair des victimes d'expiation ; quant aux victimes pacifiques, après avoir donné aux prêtres ce qui leur en revenait, ceux qui les avaient offertes pouvaient en manger le premier et le second jour, mais ce qui en restait ensuite devait être jeté au feu. On punissait du dernier supplice quiconque en avait mangé étant impur.

— Admtnistr. Physiol. et hyg. I. De la

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