V. MOUVEMENT (t. XI, p
VIBBAT1UTÉ s. f. (vi-bra-ti-li-té — rad. vibratile). Faculté de produire des vibrations, de vibrer.
VIBRATION s. f. (vi-bra-si-on — lut. vibratio; de vibrare, vibrer). Physiq. Trépidation, mouvement rapide de va-et-vient : Les vibrations de la corde d'un arc, des cordes d'un instrument de musique, d'une cloc/te, d'un timbre, des cordes vocales.
— Mouvement alternatif d'un pendule. H En ce sens, on dit mieux oscillation.
— Encycl. Physiq. On nomme vibration d'un milieu élastique ébranlé le passage de ce milieu de l'une à l'autre de ses positions extrêmes autour de su position moyenne d'équilibre. Une vibration d un corps se compose en réalité des vibrations de toutes ses molécules; mais toutes les molécules d'un corps vibrant ne sont pas en même temps à la même phase de leur mouvement vibratoire ; ce n'est donc que dans les cas particuliers que peuvent présenter une corde, une tige encastrée, une lame pincée, dont toutes les molécules se meuvent en même temps dans le même sens, que la définition posée plus haut serait exacte. 11 vaut mieux dire que chaque vibration d'un corps est le déplacement qu'il subit dans l'intervalle d'une vibration do l'une de ses molécules, cet intervalle de temps pouvant d'ailleurs commencer à une époque quelconque. L'isoehronisine des mouvements vibratoires simultanés de toutes les molécules que cette définition suppose n'est pas une simple hypothèse, c'est la condition essentielle de la durée du mouvement vibratoire du corps tout entier. En effet, si toutes les molécules n'effectuaient pas leurs vibrations dans des temps égaux, elles se contrarieraient aussitôt, et le mouvement générai , confus dès l'origine, s'éteindrait en un temps très-court. (Jet isochronisme est donc l'un des caractères du mouvement vibratoire durable des corps élastiques, tandis que l'hôtéroclironisme des oscillations des différentes molécules est sans doute l'une des principales causes de l'extinction rapide de l'ébranlement dans un corps dur, mais non élastique.
— Vibrations transversales des cardes. Pour étudier les vibrations, d'une corde, on la tend sur le sonomètre eu la pinçant à l'une de ses extrémités et suspendant a l'autre un poids qu'on peut faire varier à volonté. Un chevalet mobile permet de séparer la corde en parties vibrant séparément, et, par conséquent, de réduire à volonté la longueur de la corde soumise à l'expérience ; une règle divisée, fixée à la table, donne la longueur de cette corde. Le nombre de vibrations est fourni par la sirène vibrant k l'unisson. On trouve que : 1<> la tension de la corde restant constante, le nombre des vibrations exécutées dans te même temps est en raison inverse de la longueur; 2« toutes choses égales d'ailleurs, le nombre des vibrations est en raison inverse du rayon de la corde; 3° le nombre des vibrations est proportionnel à ta racine carrée du poids gui tend ta corde ; 4» le nombre des vibratiuns est inversement proportionnel à la racine carrée de la densité de la corde. Toutes ces lois sont, au reste, renfermées dans la formule théorique
VIBR
tions exécutées dans une seconde, l la longueur de la corde, S sa section transversale, G son poids spécifique, P le poids qui la tend et g l'intensité de la pesanteur, 910,8088.
— Vibrations longitudinales des cordes.
Pour faire les expériences, on pince la corde à son extrémité supérieure et on la tend k l'autre par un poids assez considérable ; ou la frotte alors dans le sens de sa longueur avec un morceau de drap swupoudrô de colophane, par exemple. Le nombre des vibrations est indépendant du diamètre de la corda et du poids qui la tend ; il est en raison inverse de la longueur et représenté théoriquement par la formule
-Vf
où n' désigne le nombre de vibrations exécutées dans une seconde, / la longueur de la corde, G son poids spécifique, E son coefficient d'élasticité, c'est-à-dire le rapport de sa longueur à l'allongement qu'elle prendrait sous l'effort de 1 kilogramme par millimètre carré do section. Le coefficient E peut être
Q représente par -, S désignant la section de
o la corde et Q le poids qui l'allongerait d'une quantité égale à elle-même (s'il était possible); la formule revient donc à
Si