GS
dans laquelle ji désigne le nombre de vibra-
Comme Q est généralement très-grand, les sons rendus par une corde vibrant dans le sens de sa longueur sont ordinairement trèsaigus.
— Vibrations transversales des verges rigides. Pour disposer convenablement les expériences, il faut assujettir solidement l'extrémité de la verge, qui doit être fixe; on l'encastre habituellement entre deux masses élastiques, eu laiton, par exemple, et on complète la solidarité par une soudure. On fait reposer la masse inférieure sur un corps qui ne puisse pas transmettre les vibra ti ans, une bande de drap, par exemple. Un chevalet en plomb peut servir a diviser la verge en parties vibrant séparément. Le nombre des uibrations est indépendant de la largeur, proportionnel à l'épaisseur et inversement proportionnel au carré de la longueur.
Il est rare qu'une verge que l'on fait vibrer transversalement, en 1 écartant de -sa position d'équilibre ; revienne à cette position par des oscillations planes. En général, cela n'arrive qu'autant que la flexion primitive a eu lieu dans l'un ou l'autre des deux plans rectangulaires auxquels correspondent un maximum et un minimum de résistance élastique. Ces directions dépendent de lu forme de la section transversale et aussi de la constitution de la barre, qui n'est jamais complètement isotrope; mais, on peut, en amincissant la verge dans le sens où la résistance est la plus grande, rétablir l'égalité, et on observe alors, ce qui s'accorde avec la théorie, que la résistance reste constante,
âuel que soit le sens dans lequel se fasse la exion. La barra ne prend plus alors qu'un mouvement plan, quelle que soit la direction dans laquelle ait eu lieu l'écart primitif. Dans le cas général, le mouvement courbe de la barre peut être considéré comme résultant des deux mouvements plans simultanés qui se seraient produits dans les directions de résistance maximum et minimum, sous l'infiuence respective des composantes, suivant ces directions, de la flexion oblique.
— Vibrations longitudinales des verges. Pour faire vibrer une verge dans le sens de sa longueur, on peut soit la tenir entre deux doigts, en un point qui y marque une partie aliquote de la longueur, soit 1 encastrer par une de ses extrémités dans une niasse trèslourde et peu élastique; on frotte alors la verge dans le sens de su longueur avec du drap mouillé d'eau acidulée ou saupoudré de colophane , ou bien on la frappe dans Je sens de su longueur par son extrémité libre. Le nombre des vibrations est indépendant des dimensions transversales et inversement proportionnel k la longueur.
— Vibrations des plaques. Pour mettre une plaque en vibration, ou la fixe par son centre et on la frotte avec un archet en un point du bord, ou bien on la fixe par son bord et on la frotte sur la tranche d'une petite ouverture pratiquée en son centre. Les nombres de vibrations de deux plaques semblables et soumises aux mêmes actions mécaniques sont proportionnels aux épaisseurs et en raison inverse des carrés des dimensions homologues.
— Vibrations des membranes. Les membranes tendues peuvent entrer eu vibration soit par un choc direct, soit par influence, les oscillations d'un corps sonore voisin se transmettant à elles par l'intermédiaire de l'air. Les membranes, différant en cela de tous les autres corps, peuvent vibrer à l'unisson d'une infinité de cordes ou de verges.
— Vibrations des solides de forme quelcon-
VIBR
que. Un corps solide élastique de forme quelconque éprouve, sous l'influence d'un choc, une série de déformations périodiques variables, selon des lois naturellement fort compliquées. A chaque instant, il se comprime dans certains sens et se dilate dans d'autres ; il est curieux de remarquer que la direction dans laquelle vient d'avoir lieu une dilatation maximum, par rapport aux directions voisines, ne coïncide généralement pas exactement avec la direction dans laquelle aura lieu immédiatement après la compression maximum. Les lignes tracées à la surface du corps, qui forment les lieux des points dont les oscillations ont le plus d'étendue, pivotent ordinairement sur elles-mêmes, de manière à décrire la surface du corps.
Quel que soit le corps auquel on a communiqué un mouvement vibratoire, il est rare qu il ne se partage pas en parties vibrant isolément et séparées par des points, lignes ou surfaces sensiblement immobiles. Ces points, lignes ou surfaces fixes prennent le nom de nmids ou de lignes ou surfaces nodales (v. nœud). Les points, lignes ou surfaces où le mouvement vibratoire atteint à une amplitude maximum prennent, au contraire, le nom de ventres.
— Vibrations lumineuses et calorifiques. Les phénomènes de lumière et de chaleur sont attribués à des vibrations, analogues aux vibrations acoustiques, d'un fluide que les physiciens ont imaginé sous le nom d'éther. V.