‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 681 sur 1042 · ONDULATION · texte numérisé non relu

ONDULATION

— Mus. En dehors du phénomène particulier de la vibration, c'est-à-dire de l'ébranlement du corps sonore, les virtuoses emploient parfois, dans l'exécution musicale, une sorte de vibration que l'on pourrait dire artificielle, et par laquelle ils augmentent la quantité et modifient jusqu'à un certain point la qualité du son émis par les moyens ordinaires. Pour les instruments à archet, le procédé consiste en une sorte de tremblement de la main gauche, qui, sans changer la place du doigt, sur la corde, lui'eomiiiunique cependant un mouvement particulier, par lequel, en dehors même de l'action de l'archet, le son acquiert une intensité plus grande, une expansion plus généreuse et plus complète. Sur les instruments à vent, cette espèce de tremblement est produite par les lèvres et amène un résultat identique. Mais l'exécutant doit bien faire attention de ne point exagérer ce moyen, parce qu'alors il produirait une espèce de trémolo (v. ce mot), qui, loin de rendre le son plus brillant et plus éclatant, l'altérerait au contraire et en affecterait d'une façon fâcheuse la limpidité. C'est précisément ce que ne veulent pas comprendre les chanteurs, qui, en faisant usage du vibrato (c'est le terme italien consacré à cet effet), le font de telle manière qu'ils dénaturent complètement la qualité du son, en altèrent parfois la justesse et, à force d'exagération, obtiennent, au lieu d'une vibration véritable, cet effet si désagréable connu sous le nom de chevrotement, et qui est aussi fatal à leur voix, qu'il brise facilement, qu'à leur méthode. Ici, comme en tout, le mieux est l'ennemi du bien, et l'excès devient un défaut grave.

Vilirulion iicrvviiKO (DE LA) o< de Indien réUcxe il nu» les phénomènes intellectuels,

par le docteur Oniinus (Versailles, brochure in-go). M. Ouimus développe dans cette brochure une théorie mécanique des phénomènes intellectuels. Un sait que, lorsque l'action du cerveau est détruite, l'excitation des nerfs périphériques détermine encore par l'intermédiaire de la moelle des mouvements réguliers et coordonnés/ C'est ce qu'on appelle le pouvoir réflexe de la moelle. Ce phénomène de l'action réflexe est généralement considéré comme une simple transformation de forces; on le compare à la réflexion d'un rayon lumineux. Le courant nerveux sensitif représente le rayon initial; le centre nerveux de la moelle fait l'oflice do la glace ; le courant nerveux moteur, celui du rayon réfléchi. Selon M. Oniinus, l'action réflexe contient l'explication de tous les phénomènes nerveux, dont elle nous révèle le mécanisme en le réduisant à sa plus sinipie expression. «En physiologie, dit-il, on ne donne le nom d'action réflexe qu'à la réflexion de la vibration des nerfs seiisitifs sur les nerfs moteurs, sans que l'animal ait conscience des mouvements ainsi provoqués. Mais, en ne considérant que le mode de production du phénomène, on peut donner cette dénomination à un plus grand nombre d'actes physiologiques. Le pouvoir réflexe n'est, en effet, autre chose qu'un mouveineui vibratoire qui se propage d'un nerf sur d'autres filets nerveux.Si.au lieu de se transmettre sur des nerfs moteurs et de là à un appareil contractile, lu vibration se communique à des filets nerveux sensilifs et en relation avec des cellules nerveuses, le phénomène sera identique dans sa nature. La perception, c'est-à-dire la transmission de la vibration initiale au cerveau, est donc une action réflexe, aussi bien que la transmission de cette vibration aux nerfs moteurs de la moelle. Nous pouvons donc légitimement comparer ces deux modes de réflexion de la vibration nerveuse et appliquer à l'étude des phénomènes cérébraux les lois que l'expérience a démontrées dans les fonctions de la moelle, »

On voit d'où part et où va notre auteur.

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Sa théorie est la généralisation de l'action réflexe. Les divers phénomènes où les cellules du cerveau interviennent présentent trois espèces d'actions réflexes: celle qui est déterminée primitivement par un ébranlement des nerfs de la moelhi ou des organes des sens, et qui de là remonte vers le cerveau ; celle qui, des cellules cérébrales se réfléchit sur la moelle pour agir sur les nerfs périphériques, et, enfin, celle qui d'une cellule cérébrale se réfléchit sur une autre cellule cérébrale, restant ainsi limitée aux centres encéphaliques La première de ces actions réflexes, ou vibration ascendante, a sous sa dépendance tous les actes qui comprennent l'influence du physique sur le moral ; la seconde, ou vibration descendante, ceux qui déterminent l'influence qu'exerce le moral sur le physique ; et la troisième représente les phénomènes intellectuels proprement dits, tels que le raisonnement, l'association des idées, etc. La perception est la conscience de la mise en activité de cellules cérébrales; elle est propre à la vibration de ces cellules. La volonté est la propriété que possède le cerveau d'anéantir ou de diriger à son gré les vibrations qui arrivent à la moelle par les nerfs périphériques. La mémoire est due à la propriété qu'ont les cellules cérébrales de conserver pendant un temps plus ou moins long l'impression des agents extérieurs qui ont agi sur elles. Elle n'est autre chose qu'une vibration des cellules cérébrales identique à une vibration provoquée précédemment.

Du cette notion de la mémoire découle l'explication des rêves, des hallucinations, et même de tous les phénomènes intellectuels, tels que le jugement ou l'association des idees. Notre intelligence est due à l'ensemble des vibrations des cellules cérébrales. Chaque groupe de cellules donne sa vibration, comme dans un orchestre chaque instrument donne la sienne.

La théorie que nous venons de résumer, ne fait en réalité, que reproduire celle de Bonnet; la différence est dans les mots ; elle tient aux progrès de l'anatomie, non de la conception philosophique. M. Ouimus parle de vibrations de cellules; Bonnet pariait d'ébranlements de libres. Une autre différence, celle-ci tout à l'avantage de Bonnet, c'est que ce philosophe naturaliste ne voyait pas dans la sensation, dans la conscience, un simple mode du mouvement des fibres nerveuses. La sensation était, à ses yeux, liée à ce mouvement; elle n'eu dérivait pas par voie de transformation. En un mot, il considérait la conscience et le mouvement comme deux phénomènes essentiellement irréductibles. M. Ouimus ne parait pas se douter que toute la question est dans ce dualisme. S'il l'admet, sa théorie n'a pas la portée qu'il parait lui donner ; s'ii ne l'admet pas, il est tenu de nous montrer le passage du mouvement à la sensation, à la perception, de nous dire comment il fait sonir la conscience des .vibrations cérébrales,

VIBRATOIRE adj. (vi-bra-toi-re — dulat.

vibrare, vibrer). Qui se compose d'une suiie de vibrations: Le mouvement vibratoire n'affecte pas seulement la masse apparente du corps vibrant, il s'étend à chacune de ses molécules. (Lamenn.)

V1DRAYE, bourg et commune de France (SanheJ, ch.-l. de cant., arrond. et à 19 kilom. de JSaiui-Calais ; pop. aggl., 1,416 hab. — pop. tôt., 2,918 hab. Hospice; usine à fer.

VIBRE s. m. (vi-bre — lat. fiber, mot qui appartient au même groupe que l'anglo-saxun beofer, castor, Scandinave bifr, biôr, ancien allemand pipar, bibar, anglais beaoer, allemand biber, erse beabhar, ancien comique befer, armoricain bieuzr, lithuanien bebruo, bewrus, russe bobru, polonais et bohémien bobr, etc. Le corrélatif sanscrit est évidemment babhru, qui s'applique à deux autres rongeurs, l'iciiueumon et le rat). Mannn. Nom vulgaire du castor d'Europe.

VIBRER v. n. ou intr. (vi-bré — lat. vibrare, mot qui appartient sans doute à la môme famille que l'ancien norrois bifa, haut allemand moderne beben, même sens. Eichlioff rattache le latin vibrare à la racine sauscrite vip, vaip, vap, mouvoir, agiter, jeter et aussi lisser, qui a donné un grand nombre de termes techniques à plusieurs langues de la famille indo-européenne). Faire des vibrations, entrer en vibration : Le tintement de la clochette vibrait encore lorst/ue maitre Pastrini entra en personne. (Alex. Dum.) Aux coups du canon, toutes les vitres vibrèrent, (Alichelet.)

— Fig. Etre excité, ému, mis en action : Un mot vous réveille plus que des sons et fait vibrkr chez vous la fibre inconnue. (Mercier.) Les idiomes cessent de vibrer pour l'imagination et le goût, lorsqu'ils servent encore à la civilisation et à ta vie. (Villem.)

Il est sage celui qui, dans de saints transporta, Fait vibrer chaque idée avec tous 6tïs accords'.

Brizeui.

Que ta muse, brisant le luth des courtisanes, Fasse vibrer sans peur l'air de la liberté. Qu'elle marche pieds nus comme la Vérité. A. i>e Musset.

— Théâtre. Chevroter, en parlant de la voix d'un chanteur.

VIBRION s. m. (vi-bri-on — dulat. vibrare, vibrer). Hist. nat. Genre d'infusoires selon

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les uns, d'algues suivant d'autres, type, dans le premier système, de la famille des vibrioniens et comprenant un petit nombre d'espèces, qui vivent dans les infusions : Le mode de reproduction des vibrions est aîialogue à celui des vipères. (H. Hupé.)

— Encycl. Les vibrions sont des êtres microscopiques, caractérisés par un corps élastique, cylindrique, atténué aux dçux extrémités, surtout en arrière, un peu tronqué en avant; la bouche terminale, bilabièe ; l'anus situé un peu en avant de l'extrémité postérieure ; ils sont dépourvus d'appendices externes. L'appareil générateur mâle a sa terminaison à l'extrémité d'un petit tube placé vers la racine de la queue ; l'organe femelle a la sienne un peu en avant de la moitié de la jongueur du corps. Ces infusoires sont ordinairement réunis en chaînes ou en séries filiformes par suite d'une division spontanée incomplète. On est loin d'être d'accord en ce qui concerne leur nature et leur place dans la classification, ce • qui tient surtout à l'extrême difficulté qu'on éprouve à leur faire absorber des substances colorées, dans le but d'étudier leur organisation intérieure. Ainsi, plusieurs auteurs les rangent parmi les helminthes, à côté des oxyures ; d'autres les laissent dans le groupe des infusoires; d'autres encore en font de simples végétaux, voisins des diatomées. Le genre lui-même est assez mal défini, et ses espèces souvent mal déterminées.

D'après Dugès et Blainville, le canal intestinal des vibrions, étendu d'un bout à l'autre du corps, offre, après un œsophnge court, un petit renflement bulboïde pour l'estomac, qui se prolonge dans l'amincissement caudal du corps et s'ouvre tout près de son extrémité postérieure ; les ovaires forment de longs canaux entortillés autour de l'intestin et viennent se réunir.à ur. oviduete unique, terminé au dehors par un orifice transversal situé un peu au delà de la moitié de la longueur du corps. Les vibrions mâles sont beaucoup plus petits et bien moins nombreux que les femelles. Leur accouplement a lieu à peu près comme dans la plupart des genres voisins; le mâle se tortille autour de la partie postérieure de la femelle, de telle sorte que son extrémité postérieure se trouve en contact avec la vulve de celle-ci ; cet accouplement dure deux .t trois minutes ; mais on ne sait pas très-bien encore s'il y a introduction de l'organe mâle dans l'organe femelle. Les œufs éclosent dans l'intérieur du corps de la mère, comme chez les vipères, et les petits sortent sous la forme qu'ils doivent conserver plus tard.

Les vibrions se développent abondamment dans tous les liquides, et surtout dans ceux qui renferment des matières organiques ; on en trouve aussi sur le pain, les confitures, dans les sécrétions morbides, la matière qui s'amasse autour des dents, etc. Il est à peine besoin de dire qu'ils sont par cela même répandus dans toutes les parties du globe. Ils se meuvent lentement, en lignes tantôt droites, tantôt fiexueuses ou onduleuses. Il parait que le froid les empêche de se développer, mais qu'ils peuvent subir la congélation sans périr.

Il est assez difficile de fixer le nombre et. les caractères des espèces de ce genre, à cause de ses affinités étroites avec des groupes voisins. Les vibrions cyanogène et xanthogène se développent sur le lait, où ils forment des taches bleues ou jaunes ; il en résulte une grande détérioration dans la qualité de ce liquide et par suite des pertes souvent considérables dans la fabrication des fromages. Il y a tout lieu de croire que les germes de ces vibrions se trouvaient dans les vases employés; c'est donc une excellente précaution à prendre que de faire passer ceux-ci au feu avant de s'en servir. Les vibrions du blé, du pain, de la colle, du vinaigre, etc., appartiennent aujourd'hui aux genres anguilluie et anguilluline. V. ces I mots.

| VIBRIONIEN, IENNE adj. (vi-bri-o-niain, i-è-ne — rad. vibrion). ïnfus. Qui resj semble ou qui se rapporte au genre vibrion. I II On dit aussi vibrionide.

I — s. ra. pi. Famille d'infusoires, ayant pour type le genre vibrion.

VIBRISSE s. f. (vi-bri-se). Anat. Nom donne aux poils qui poussent dans les narines de l'homme et aux plumes filiformes des oiseaux.

VIBRISSÉB s. f. (vi-bri-sé). Bot. Genre de champignons charnus, de la tribu des géoglossés. .

VIBROSCOPE s. m. (vi-bro-sko-pe — de vibrer, et du gr. skopeô, j'examine). Physiq, Instrument dont on se sert pour étudier les vibrations des corps sonores.

— Encycl. Le vibroscope est tout simplement une surface mobile, recouverte d'une bande de papier , parallèlement à laquelle s'exécutent les mouvements d'un ventre de vibration armé d'un pinceau qui laisse sur le papier une trace de ses évolutions. La surface destinée à recevoir le trait du pinceau est ordinairement cylindrique et animée à la fois d'un mouvement uniforme de rotation autour de son axe et d'un mouvement longitudinal. L'effet de ces deux mouvements est de rendre entièrement distinctes les marques

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laissées par le pinceau. Un chronomètre sert à compter le temps pendant lequel on a laissé le pinceau en contact avec la surface du papier et si l'on compte d'ailleurs le nombre des traits laissés par le pinceau, on peut déterminer avec une exactitude assez grande le nombre de vibrations exécutées dans une seconde par le corps soumis à l'expérience.

VIBURNÉ, ÉE adj. (vi-bur-né — du lat.

viburnum, viorne). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre viorne.

— s. f. pi. Groupe de plantes, ayant pour type le genre viorne et qui correspond à la tribu des sambucées, famille des caprifoliacées.

VIBURNUM s. m. (vi-bur-nomm — mot lat.). Bot. Nom scientifique du genre viorne.

VIC-SDR-A1SNE, bourg de France (Aisne), ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kilom. O. de Soissons, sur la rive droite de l'Aisne ; pop. aggl., 813 hab. — pop. tôt., 871 hab. Fabrication d'amidon, fécule, sucre ; moulins à blé et à huile. On y voit une église paroissiale construite au xie siècle.

YIC-EN-BIGOItRE, ville de France (Hautes-Pyrènues), ch.-l. de cant., arrond. et à 17 kiloin. N. de Tarbes, sur la rive droite de l'Echez ; pop. Hggl-, 3,670 hab. — pop. tôt., 3,889 hab. Collège communal; fabrication de chaux, tuileries, tanneries, distilleries. Commerce de bestiaux et vins. On y voit quelques restes de murailles et de portes ayant appartenu à un ancien château fort qui défendait la ville. Jolies promenades.

V1C-SURCÈRE, bourg de France (Cantal), ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kilom. N.-E. d'Aurillac , sur le torrent d'Iraliot ; pop. aggl., 906 hab. — pop. tôt., 1,876 hab. Sources et bains d'eaux minérales acidulées froides. Ce bourg, ancienne capitale du Carladès, possède une église paroissiale décorée extérieurement de sculptures bizarres. Aux environs, belles promenades et sites pittoresques.

VIC-LE-COMTE, ville de France (Puy-de- Dôme), ch.-l. de cant-, arrond. et à -28 kilom. de CiermoiiL-Kerrand, sur la rive droite d'un petit ruisseau, dans une plaine entourée de vergers et de vignobles; pop. aggl.. 2,063 hub. — pop. tôt., 2,706 hab. Fabrique de faïence ; eaux minérales. Vic-le-Comte était au moyen âge la capitale du comté d'Auvergne (tl'où son surnom actuel). Elle était alors défendue par de fortes murailles et eut à soutenir plus d'une attaque au cours de la guerre de Cent ans. Le duc de La Rooliefuucauld-Raudan, chef des ligueurs, tenta vainement de s'en emparer eu 1589; mais, en 1591 et en 1592, le uuc de Nemours réussit à y pénétrer avec les troupes royales et y commit' de nombreux dégâts.

Il ne reste plus aujourd'hui que des débris des aucienues fortifications île Vic-le-Comte. Mais son église, de construction moderne, a pour chœur la Sainte-Chapelle, magnilique spécimen du style de trausitiun entre l'archiieeture ogivale et la Renaissance. Celte Sainte-Chapelle fut construite au xvie siècle. On remarque principalement à l'extérieur la corniche ornementée de riches sculptures, la tourelle octogonale du nord et uu beau campanile en bois sculpté. Intérieurement, une galerie, que ferme une balustrade ouvragée et que surmontent les statues des douze apôtres en terre cuiie, mène a deux petits oratoires. Il faut encore mentionner le maitre-autel, orné d'un beau retable en pierre bianche, sculptée dans le style de la Renaissance, et iea viiraux représentant des scènes de la passion et des sujets de l'Ancien Testament.

V1C-FEZBXSAC ou V1C SUR-LOSSE, ville de France (Gers), ch.-l. de cant., arrond. et -à 28 kilom. N.-O. d'Auch, sur la rive gaucho de la Lusse ; pop. aggl., 3,002 hab. — pop. tôt., 3,957 hab. Fabrication d'instruments aratoires, bascules, tartre et autres produits chimiques; tanneries. Commerce important d'euu-de-vie, grains, vins, cercles. Cette petite ville est propre, agréable et bien bâtie. On ne possède plus aujourd'hui de tous ses anciens monuments que sa halle, élevée en 1426 et rebâtie en 1733. L'ancien couvent des cordehers, fondé en 1383, fut reconstruit en 1762 avec les ruines du château des comtes. Les dépendances en sont aujourd'hui occupées par l'hôpital, dont l'église renferme un maître-autel surmonte d'un groupe assez re"marquable. Il faut encore mentionner l'église paroissiale, élevée eu 1090, restaurée en 1616, qui a conservé de jolis fonts baptismaux, et les sculptures originales du maître-autel. On rencontre aux environs les restes d'un aqueduc qui porte le nom de pont de César, les vestiges d'une voie romaine appelée chemin Téuarèse ou de César, et trois châteaux moyen âge, Fagia, Rouède et Grassio. Fortifiée de solides murailles et défendue par un château, elle n'en fut pas moins prise par les Anglais, par Montgomery eu 1569, par les catholiques, puis encore par les protestants (1585). Ceux-ci la perdirent, la reprirent et enfin l'évacuèrent définitivement quatre ans plus tard, malgré l'admirable défense de Parabère, qui, avec une poignée de soldats, tint plusieurs mois en respect les 4,000 fantassins de l'ennemi. Le démantèlement de la place fut immédiatement commencé et Richelieu, l'implacable

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démolisseur de forteresses, lui porta le dernier COUp.

V1C-SUR-LOSSE, ville de France. V. Vic-

FEZliNSAC.

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