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différents épisodes ont plutôt l'air de se succéder que de s'enchaîner; on dirait que l'auteur les a écrits séparément, puis ensuite les a arrangés pour les faire rentrer dans son cadre. Tantôt c'est d'Artagnan, tantôt c'est Raoul qui disparaissent pendant des volumes entiers; c'est évidemment 'là une faute. Un principe fondamental, en littérature, est que les héros d'une histoire doivent toujours être présents sinon de corps, au moins par la part qu'ils prennent aux événements, et le rôle de Raoul est trop peu accentué.
En résumé, le Vicomte de Bragelonne est un roman dont les différents chapitres sont intéressants, mais mal reliés entre eux, ce qui souvent les fait paraître un peu longs. IL est inférieur à Vingt ans après, ouvrage qui déjà ne vaut pas les Trois mousquetaires.
VICOMTE s. f. (vi-kon-té — rad. vicomte). Féod. Titre de noblesse attaché à certaines terres, dont le propriétaire portait te titre da vicomte : La vicomte de JÙelun. Il Etendue de juridiction des juges nommés vicomtes : La vicomte de Paris, il Vicomte de l'eau, Justice particulière à la ville de Rouen' et qui connaissait de tous les délits commis au sujet des transports par eau.
VICOâlTEBlE DE SA1NT-SAMSON (Louis de La), homme politique français. V. La Vt-
COMTERIB.
VICOMTESSE s. f. (vi-kon-tô-se — fém.
de vicomte). Femme d'un vicomte ; femme possédant de son chef une vicomte : La vicomtesse de Thouars.
VICOMT1ER. 1ÈRE adj. (vi-kon-tié, iè-re — rad. vicomte). Féod. Qui a rapport à une vicomte ou à un vicomte : Justice vicom- TiisRu. Seigneur vicoMTiiiR. Il Chemins vicomtiers, Chemins vicinaux.
V1COPISÀNO, ville du royaume d'Italie, province, district et à 13 kiloin. E. de Pise, chef-lieu de mandement, sur le canal Impérial; 12,000 hab. Chapeaux de paille; industrie agricole.
VICQ (Emmanuel-Charles-Henri Evv de), violoniste français, né à Douai en 1777. Il suivit en 1793 sa famille dans l'émigration et songea à, utiliser son talent sur le violon. Après avoir été chef d'orchestre à Maubeuge, il se rendit en Russie, où il obtint de grands succès. De retour en France, de Vicq devint président et chef d'orchestre de la Société des amateurs de l'aris", où il consacra sa réputation, et entra en relations avec les virtuoses les plus célèbres du temps. Vers la fin de sa vie, il s'adonna à la composition et se retira à Abbeville, où il fonda une école gratuite de musique. Nous ignorons l'époque de sa mort.
VICQ-D'AZÏB (Félix), médecin et anatomiste célèbre, né à Valognes en 1748, mort à Paris en 1794. Il fit Ses études médicales à Paris et se livra avec ardeur à l'étude de l'anatomie et de la physiologie. Une fois reçu, il ouvrit des cours particuliers d'anatomie humaine éclairée par l'anatomie comparée. 11 eut tant de succès dans son enseignement, qu'Antoine Petit te choisit pour son suppléant dans sa chaire d'anatomie au Jardin du roi. A la mort de Petit, sa chaire, qui semblait revenir de droit à Vicq-d'Azyr, fut donnée à Portai, grâce k Bufibii, et le jeune savant fut réduit à faire de nouveau des cours particuliers chez lui. A cette époque, il fit la connaissance de Daubentou dans des conditions assez bizarres. Une nièce de ce savant ayant un jour éprouvé un évanouissement devant la maison de Vicq-d'Azyr, celui-ci s'empressa de lui prodiguer ses soins, ce dont l'oncle le récompensa en lui faisant épouser sa nièce. Dès ce moment, le jeune savant eut, grâce k Daubenton, les moyens d'étendre ses recherches d'unatomie comparée k des animaux étrangers. Les mémoires dans lesquels il exposa le résultat de ses recherches lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences en 1774, Là, il se lia aveu Lussone et concerta avec lui le plan de la Société royale de médecine, qui fut établie en 1770 et dont il fut nommé secrétaire perpétuel. C'est alors qu'il fut assailli par des ennemis jaloux de sa gloire et do sa renommée. Il ne répondit aux attaques que par des travaux et des recherches nouvelles. Les éloges qu'il fit des principaux membres de la Société lui procurèrent beaucoup d'amis et lui ouvrirent les portes de l'Académie française, en 1783, en remplacement de Bulfon. Son discours de réception fut très-renmiqué ; il y apprécie Bulfon sous tous les rapports et le peint d'une manière frappante connue philosophe, comme naturaliste et comme écrivain. Les travaux scientifiques de Vicq-d'Azyr sont nombreux et importants; ils embrassent des sujets divers de médecine , d'art vétérinaire et surtout d'anatomie, tant humaine que comparée. Parmi ses ouvrages, nous devons citer, outre différents mémoires et ses Eloges de médecins : Traité d'anatomie et de physiologie (1786); Système anatomique des quadrupèdes (1792); Médecine des bêtes à cornes (1781). Ses Œuvres complètes ont été publiées en 1S05. Chaque page des écrits de Vicq-d'Azyr prouve la huute importance qu'il attachait à l'étude comparative de l'organisation. Par les vues générales et l'élégance brillante du style, il rappelait Buffon, et peut-être aurait-il eu la gloire d'être le créateur de l'anatoinie comp-rt'i- si una
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mort inopinée n'était venue le ravir à la science. Vicq-d'Azyr voyait dans l'irritabilité, la nutrition et la génération les trois premières fonctions qu'on doit admettre dans la comparaison des corps organisés. Dans son Mémoire sur le parallèle des extrémités, il a, le premier, appliqué la comparaison aux rapports qu'ont entre elles les différentes parties d'un même individu et développé la théorie des homologues. L'idée mère de l'anatomie philosophique , l'unité de composition , se trouve assez nettement indiquée dans ses ouvrages : « La nature, dit-il, semble opérer toujours d'après un modèle primitif et général dont elle ne s'écarte qu à regret et dont on rencontre partout des traces... On observe partout ces deux caractères, que la nature semble avoir imprimés à tous les êtres, celui de la constance dans le type et celui de la variété dans les modifications. » Vicq-d'Azyr mourut à lage de 46 ans.
VICRAMADITYA, prince célèbre de l'Inde, qui régna à Oudjayani vers le milieu du siècle qui a précédé Jésus-Christ. 11 a fondé une ère qui porte son nom et qui date de cinquante-six ans avant la nôtre. Il était fils de Gandharba-Séna, qui avait épousé la fille du roi Dhara. Il paraît que ce Gandharba-Séna était un aventurier qui se donnait pour fils d'Indra. La légende raconte que, exilé de la cour céleste, il fut obligé de venir sur la terre sous la forme d'un âne; mais il parlait sanscrit, et cette raison détermina le prince à lui donner sa fille en mariage, malgré les plaisanteries de sa cour. Il donna une bonne éducation à son petit-fils ; ce fut là tout l'héritage qu'il lui laissa. Bhartrihari, autre fils de Gaudharba-Séna et d'une esclave, avait été plus heureux; il avait reçu la couronne d'Oudjayani. Vicramaditya vécut quelque temps à la cour de son frère. A la suite d'une dispute, il fut renvoyé, erra de côté et d'autre dans la plus grande détresse, et même à Goudjarata il fut serviteur d'un marchand. Il revint à Oudjayani au moment où Bhartrihari abdiqua par dégoût et par chagrin. Vicramaditya monta sur le troue, conquit par la force des armes les royaumes voisins et se signala par la protection qu'il accorda aux lettres. 11 appelait à sa cour les hommes distingués par leur esprit et leurs connaissances. On en cite neuf, entre autres, auxquels on donne le titre des ■ neuf perles. > Au nombre de ces hommes choisis se trouve le fameux Calidasa. Cependant le-roi de Delhi, Râdjâpâla, trop livré aux plaisirs, avait vu ses Etats envahis par Sacaditya, qui l'avait détrôné. Vicramaditya, quatorze ans après, essaya de le venger; il attaqua, renversa Sacaditya et prit à sa place la couronne de Delhi ; mais, bientôt après, il eut à soutenir contre un autre prince, nommé Sâlivâhana, une guerre pendant laquelle il succomba. H est à remarquer que le nom de ce prince, qui signifie puissant soleil, a été donné à plusieurs autres rois. Son histoire semble formée de celle de plusieurs princes du même nom et d'époques diverses.
VICTIMAIRE s. m. (vi-kti-mè-re — lat.
victimarius ; de victima, victime). Antiq. Ministre des sacrifices, dont la fonction principale était de tenir et ouelauefois de frapper la victime.
— Encycl. Les victimaires étaient des ministres inférieurs, dans les sacrifices romains; ils liaient les victimes, préparaient le couteau, l'eau, le gâteau, etc., allumaient le feu et terrassaient les victimes. Les victimaires, nus jusqu'à la ceinture, se tenaient près de l'autel, n'ayant sur la tête qu'une couronne de laurier, portant une hache sur l'épaule ou un couteau à la main. Le moment du sacrifice arrivé, ils demandaient au sacrificateur s'il était temps de frapper, en disant : Ago ne « Krapperai-je î » d'où était venu leur nom ù'agones. On les appelait aussi cultellarii. Quand la victime était égorgée, ils l'éventraient, et, après qu'on en avait examiné les entrailles, ils les lavaient et les saupoudraient de farine. Dans les triomphes, ils marchaient après les prêtres, conduisant un bœuf blanc. Ou les représente, sur les monuments, vêtus d'un tablier, qui les entoure depuis le nombril jusqu'au genou, et portant tous les instruments nécessaires aux sacrifices.
VICTIME s. f. (vi-kti-me — lat. vietimtti mot qui, selon plusieurs étyinologistes, appartient à la même famille que le verbe vineere, vaincre, proprement lier, et désignerait ainsi proprement la victime comme l'a- ■»■ nimal lié. Corssen regarde ce mot comme un superlatif formé avec le suffixe imus, ima, imum du radical qui est dans vigor, vigueur, force, vigere, être fort). Relig. Animal ou personne que l'on immolait pour l'offrir en sacrifice à la divinité : \icvium propitiatoire. Immoler des victimes humaines. La justice vaut mieux devant Dieu que de lui offrir des victimes. (Boss.) Ou milieu du mon peuple exterminez les crimes, Et voue viendrez après m'immoler vos victimes,
iUCIME.
Les pontifes divins, expiateurs des crimes, Su fer religieux ont frappé les victimes.
AlONAN.
Tel, d'un coup incertain par le prêtre frappe". Mugit un lier taureau de. l'autel .échappé, Qui, du fer suspendu victime déjà prête, A ii bii'jkj trempée a dérobé sa tète.
Dklille.
VICT
— Par est. Personne qui meurt ou qui souffre par la tyrannie ou l'injustice de quelqu'un : La vue de leur victime gêne les oppresseurs; ils la /laissent en raison du mal qu'ils lui ont fait. {M'ie Clairon.) Notre haine pour nos victimes n'est que le tourment de nos remords. (Ghateaub.) L'oppresseur calomnie toujours la victime pour justifier l'oppression. (E. Pelletan.)
Malheur à qui se plaît aux cris de ses victimes.