‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 701 sur 1042 · V1EI · texte numérisé non relu

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de Grevin, le Granger de Cyrano, l'Arnolphe fie l'Ecole des femmes. En lisant la scène où Molière nous montre ce dernier aux genoux d'Agnès, on est partagé entre le rire, le dégoût et lu compassion. •

Vieillard e« le Jeune bomme (lb), par Ballanche (Paris, 1819, 1 vol. in-8»). C'est une suite d'entretiens dans lesquels l'auteur traite, sous un autre point de vue et sous une forme plus accessible, les questions agitées par lui dans son Essai sur les institutions sociales. La Restauration fut affligée, comme on sait, d'une maladie morale jusquelà inconnue dans l'Europe moderne. Cette maladie était une sorte de mélancolie incurable, dont on trouve déjà les traces dans le René de Chateaubriand et à laquelle on doit cette littérature désespérée qui restera un des éléments que l'avenir consultera le jour où il lui faudra caractériser la première moitié du xix« siècle. La chute de l'Empire et l'avortement provisoire des espérances de la Révolution avaient jeté dans les esprits un Bentiment de lassitude. Etait-ce la vieillesse d'une civilisation ou un mal passager, résultat des désastres sociaux? Peu importe; toujours est-il qu'un esprit impressionnable connue celui de Ballanche devait éprouver le contrecoup de cette disposition publique. Sous la figure d'un vieillard, il s'adresse à la jeunesse de son temps, lui reproche sa gravité précoce et en cherche les causes. Soirinterioeuteur est un jeune homme qui personnifie une époque. ■ Chose étrange ! lui dit-il, le sentiment qui d'ordinaire agite l'homme à votre âge, ce sentiment qui double l'existence, qui embellit l'avenir, ce sentiment vous laisse paisible. Ne dirait-on pas que, dégoûté de toute chose, la vie n'a plus rien de nouveau à vous offrir? Vous avez à peine quelques souvenirs fugitifs, et déjà vous trouvez qu'ils vous suffisent, que vous n'avez pas besoin d'en recueillir d'autres. L'amour n'est point venu troubler votre âme; vous n'avez point encore vécu avec vos semblables , vous ne connaissez point les hommes ; les livres, mais les livres seuls, vous ont tout appris. Vous cherchez la solitude comme l'infortuné qui a essuyé mille maux, qui a épuisé toutes les illusions, qui a éprouvé la vunité de toutes les promesses de l'espérance. < Cela est extraordinaire, suivant Ballanche; on n'a pas le temps' de former des affections; on franchit sans s'en apercevoir le moment où elles doivent naître, court moment néanmoins. On semble pressé de n'avoir plus d'illusions et d'arriver à la vieillesse. Pourtant les sentiments et les passions de l'âge mûr ne sont pas faits pour 1 adolescence. Que doit lui importer l'ambition ou les douleurs de la patrie, qui n'ont jamais préoccupé la jeunesse?

Le jeune homme répond : • L'histoire m'apprend que des sociétés policées ont péri, que des empires ont cessé d'exister, que des éclipses funestes se sout étendues durant plusieurs siècles sur l'humanité tout entière, et je remarque à présent des analogies qui me font trembler. Ce qui est arrivé dans le inonde m'est un pressentiment de ce qui nous est réservé. Devons-nous retourner aux âges de la barbarie ou nous perdre de nouveau dans la nuit du moyen âge, après avoir passé par toutes les périodes de uégradation qui Ont marqué la décadence de l'empire romain ? ■ Ballanche a eu un moment des idées de ce genre. La Révolution l'avait épouvanté; le joug impérial ne lui offrait pas de meilleure perspective que celui des jacobins. Mais ces deux choses ont fait naulrage. On est à l'aurore d'une renaissance.

La forme parlementaire du gouvernement est pour quelque chose dans cette renaissance. Une forme de gouvernement ne s'institue point : « Je pense, moi, et vous-même sans doute vous pensez ainsi, qu'une seule forme de gouvernement est possible chez un peuple, a une époque donnée de ce peuple, dans ses rapports avec l'état général de l'esprit humain. > Cette forme de' gouvernement sort du sein des choses. Il n'y ' a point , de l'avis de Ballanche , de génération spontanée dans le monde moral non plus que dans le monde physique. Tout cela est l'œuvre de Dieu. Ceux, qui nient le droit divin nient un sentiment qu'ils n'ont point. Us feignent de croire que les partisans du droit divin admettent une révélation directe, comme si Dieu n'agissait point par les événements et par les idées qu'il nous donne I Ils admettent eux-mêmes un droit bien plus lourd à porter et bien plus implacable, celui d'une force aveugle gouvernant l'univers par la nécessité.

En somme, au dire de Ballanche, nous sommes dans un moment de transition et de renouvellement. 11 n'y a pas grand bonheur à espérer pour la société. Aujourd'hui, tout le monde peut prétendre à tout. C'est un état de choses sans précédent et dont les résultats sont inconnus. Pourtant, c'est une éventualité terrible et une grande amorce pour l'ambition et les contins sociaux 'qui doivent suivre. Ballanche pense que > la science est une grande affliction de 1 esprit. • Il craint que la science, s'ètendant à toutes les classes de la société, ne les rende toutes malheureuses.

En dépit des idées aujourd'hui abandonnée* . que renferme le livre de Ballanche, cet ouvrage empreint d'une sorte de

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mysticisme résigné et discret, fait penser le lecteur, et s'il lui offre souvent des idées en contradiction formelle avec celles qui ont cours, il est de ceux qui provoquent uu mûr examen.

Vieillard ei la Jeune Ûlle (le), comédie en trois actes, par L. Moratin ; représentée à Madrid en 1786. Dans cette pièce, l'auteur veut montrer qu'il est malheureux d'épouser une jeune fille quand on est vieux. Dans le Oui des jeunes filles, un des chefs-d'œuvre du Molière castillan, on voit un vieillard respectable et deux jeunes gens aimables prêts à devenir malheureux pour la vie, parce qu'une, mère, au caractère impérieux, ne suppose pas même que sa fille puisse former des vœux contraires au mariage qu'elle lui impose, et parce que cette pauvre enfant, dominée par la crainte et l'ascendant de sa mère, se garde bien de laisser connaître l'état de son cœur. Mais tout se découvre à temps. Dans le Vieillard et la jeune fille, le sacrifice est consommé. Le but eu est trèsmoral. Une jeune fille, abusée, subjuguée par son tuteur, a cru se venger de l'infidélité de sou amant en contractant des nœuds queson cœur repoussait. Uu vieillard imprudent a épousé une jeune ûlle de dix-neuf ans, sans étudier son caractère et ses inclinations, sans s'informer si son cœur était libre, si son consentement était volontaire. Bientôt les querelles, les divisions viennent troubler son ménage. L'amant revient, loge dans la maison ec excite les soupçons de don Roch, le mari. La jeune femme, fidèle à son devoir, repousse l'amant et, tout en regrettant de n'avoir pas été unie à lui, reste inébranlable dans sa vertu. Elle a reconnu l'imposture de son tuteur, et elle pleure l'instant d'égarement où elle a contracté un mariage odieux. Le vieillard maudit trop tard son imprudence; les deux amants maudissent la perfidie du tuteur. Le mari, de plus eu plus soupçonneux, force sa femme à avoir avec don Juan une conversation que lui-même doit entendre d'une cachette. Cette scène, qui rappelle celie de Britannicus et-de Julie, est d'un grand effet ; mais le désespoir de doua Isabelle ne peut aboutir qu'à demander sa séparation j elle l'obtient et se retire dans un couvent. Tel est le tableau présenté par l'auteur espagnol ; il pouvait fournir le sujet d'un drame intéressant; mais- Moratin n'y a cherché qu'un cadre pour mettre en action, et plus souvent en discours, des maximes fort sages sur les limites de l'autorité des parents, sur les devoirs des époux, sur la folie d'un vieillard qui prend une jeune femme. Le drame est triste, parce que la situation respective des divers personnages n'appelle pas la sympathie. Don Roch ne se fait pas plaindre, ce caractère n'a rien d'intéressant : un vieillard quinteux, avare, jaloux, haï par sa femme, humilié par sa sœur, et bafoué par son domestique, qui lui reproche à chaque instant sa conduite et jusqu'à ses infirmités, un tel personnage n'est qu'odieux, Isabelle et dou Juair, eux aussi, sont dans une position désavantageuse. Leur malheur est sans remède; leurs longues conversations restent quand même des lamentations sans objet et sans intérêt. L'action de la pièce est presque nulle, et le dénoûment .en est prévu des le début. C'est une comédie d'après la forme française du xvino siècle. Mais ces défauts sont compensés par un dialogue vif, semé de traits heureux et de sages maximes contre des préjugés enracinés, ainsi que par une grâce entraînante qui en fit le succès. C'était le coup d'essai de Moratin ; Français par la justesse d'esprit, Castillan par le mouvement du style, et dans la peinture des iinœurs et du caractère, il laissa derrière lui tous ses autres rivaux.

Vieillard e» les Jeune» cens (lk), Comédie en cinq actes et en vers, de Collin d'Harleville ; réprésentée sur le théâtre Louvois le 15 prairial an XI (4 juin 1803). L'auteur a voulu mettre en opposition la sage modération, l'instruction solide, les formes aimables que donnait l'ancienne éducation, et la présomption impétueuse, les connaissances superficielles, le ton presque grossier que les jeunes gens de 1803 devaient, suivant lui, a la manière dont ils avaient été élevés. L'action de cette pièce, peu intéressante en elle-même, ne fournit la matière de cinq actes qu'àl'aide d'un incident qui n'y est pas très-heureusement lié. Le dénoûment est prévu des longtemps, et la péripétie n'est pas habilement ménagée. 11 eût suffi d'un acte pour établir et développer la rivalité de l'honnête M. de Naudé et du présomptueux Lorsan, pour faire donner par Euphrasie, forcée, dans tous les cas, de renoncer à celui qu'elle aime, la préférence à l'homme qu'elle peut estimer. Les autres actes offrent de simples développements. On y voit la suffisance de Melville et de Jules, sou frère, qui, a peine échappés de l'école, se conduisent en maîtres, disposent de la main de leur sœur en faveur de ce Lorsan, au moment où ils connaissent une intrigue qu'il leur promet de rompre, tout aussi légèrement qu'ils croient à sa parole. On y voit aussi la faiblesse d'une mère qui consent à ce mariage parce qu'il procurera une place à sou fils aîné 1 11 faut, pour arrêter ces extravagances, qu'à soixante-deux ans M. de Naudé s'offre comme prétendant à la main d'Iiuphrasie, qu'il veut

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protéger, ainsi qu'Olivier, le cousin et le compagnon d'enfance et d'études de cette intéressante victime. Olivier, jeune homme d'une instruction solide, d'une moralité à toute épreuve, était l'ami des fils Melville tant qu'ils furent dans leur petite ville, mais il est presque méconnu depuis qu'ils sont à Paris. Il devient l'objet de leurs plaisanteries lorsqu'il témoigne un doute modeste ou qu'il laisse apercevoir une connaissance approfondie des matières que ces messieurs ont à peine effleurées, et dont ils parlent avec une assurance imperturbable. L'auteur s'est trop complu sans doute à détailler les oppositions qui résultent de cette différence ; mais soutenues par des réflexions, par une moralité douce, par un grand nombre de vers heureux, elles occupent agréablement les spectateurs, Les sarcasmes que les trois amis se permettent contre le vieil adorateur, la liberté d'esprit et la gaieté fine avec lesquelles ilen repousse les premiers traits, la fermeté qu'il met à arrêter Lorsan lorsque celui-ci passe les bornes de la décence, le sang-froid qui rend si terrible pour son rival le duel que celui-ci lui propose, et dont le jeune présomptueux croît être quitte à bon marché ; la générosité que montre le respectable de Naudé, en faisant connaître à Lorsan les poursuites auxquelles il est exposé pour cette intrigue même qu'il avait promis de rompre, en le forçant de terminer honorablement Cette malieureuse affaire, afin qu'il soit plus tranquille quand il videra celle dans laquelle il vient de s'engager, tout cela est de la bonne comédie. La scène où l'étourdi fait la peinture des plaisirs à la mode, de cette liberté qui règne dans les ménages, est traitée avec adresse. Les deux rôles de Naudé et d'Euphrasie sont tracés de main de maître : pas un trait qui ne soit dans la nature, pas un mot qui ne soit dans les convenances. Ceux desjeunes gens sont loin de cette perfection , l'ainé des Melville surtout, que l'auteur nous représente comme assez intéressé pour sacrifier son ami et sa sœur aux avantages qu'offre à la famille la fortune du vieillard. De tous les défauts, l'intérêt est le seul peutêtre dont la jeunesse (de 1803) ait pu se défendre ; et les vices mêmes de son éducation ont trop exalté les cœurs, disait un critique, pour croire qu'aujourd'hui l'on trouve un frère qui exige que sa sœur soit sacrifiée à son aisance ou à son avancement.

VIEILLARD (Narcisse), homme politique français, né à Carentan (Manche) en 1791, mort en 1857. 11 sortit de l'Ecole polytechnique en 1810, avec le grade d'officier d'artillerie, et fit en cette qualité les campagnes de Russie (1812), d'Allemagne (1813) et de. France (1814). La chute de l'Empire le détermina à rentier dans la vie privée. Son dévouement à la famille Bonaparte lui valut d'être choisi par la reine Horteuse comme précepteur de son fils aînéCharles-Louis-Napoléon Bonaparte, frère de Napoléon 111. M. Vieillard rentra eu France en 1831 et se retira ;en Normandie. Il y fut nommé député de Carentan en 1842, malgré les efforts de M. Uuizolpour faire échouer son élection. On le savait bonapartiste, mais on n'accepta pas moins son concours dans la coalition dirigée par Odilon Barrot. Bientôt il se rangea parmi les républicains, le bonapartisme étant considéré alors comme un parti sans avenir. Il ne fut pas réélu en 1845. Après la révolution de Février, le gouvernement provisoire le nomma commissaire dans le département de la Manche. Il profita de cette situation pour se faire nommer représentant du peuple à la Constituante dans ce département, le second sur quinze. Il vota avec les républicains modérés et soutint la politique du général Cavaignac. Après l'échec de celui-ci aux élections présidentielles, M. Vieillard redevint bonapartiste et fut réélu à l'Assemblée législative. Il passa dès lors pour un des conseillers intimes de Louis Bonaparte qui le chargea, dit-on, de plusieurs' missions importantes, et dont il était en France un des agents les plus actifs avant son élection. M. Vieillard fut un des hommes de confiance du président et son intermédiaire auprès de divers personnages considérables des partis monarchiques. 11 contribua de tout sou pouvoir à la réussite du guet-apens du % décembre eteontinua de vivre dans la domesticité du prince de venu empereur. On attribue à son intervention personnelle la défection de M. Billault, auquel, en 1852, il aurait été chargé d'aller offrir le ministère de l'intérieur.

M. Vieillard fit partie de la première promotion de sénateurs. A partir de ce moment, il se retira peu à peu de la scène politique. Il est mort tout à fait oublié.

VIEILLARD DE BOISMARTIN (Antoine), avocat etlittérateur, ne à Paris en 1747, mort à Saint-Lô en 1815. Avocat au barreau de Rouen, il plaida avec beaucoup de succès dans plusieurs affaires importantes , dont l'une eut un grand retentissement. Après quatre ans de soins et d'efforts, il parvint à faire acquitter uu vieillard, nommé, Verdure et ses quatre enfants emprisonnés depuis six ans à Rouen, et dont il fit reconnaître l'innocence. Au commencement de la dévolution, Vieillard de Boisinartin quittaRouen et se rendit à Saint-Lô, oùdemeuraitsa famille. En 1790, il fut élu maire de cette ville. Nommé l'année suivante accusateur public

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près le tribunal criminel de Coutances, il fut destitué pour sa modération après le 10 août. Esprit libéral, mais attaché aux idées monarchique , Vieillard de Boisinartin porta publiquement le deuil de Loi.is XVI le jour où ce prince monta sur l'échafaud. Réélu maire de Saint-Lô en février 1793, il fut destitué peu après. En 1800, lois de la réorganisation de la magistrature, il devint commissaire du gouvernement près le tribunal civil de la même ville, où il remplit de nouveau les fonctions de maire de 1811 jusqu'à sa mort. Avocat éloquent, Vieillard de Boisinartin était un littérateur de mérite. Outre un grand nombre rie mémoires sur des matières civiles et criminelles, notamment les Mémoires sur l'affaire Verdure (1787-1789), on lui doit trois ' tragédies écrites dans un style simple et facile : Almamor (1771), joué à. Rouen; Blanchard ouïe Siège de Rouen (1793), pièce représentée dans la même ville en 1775; Thér amène ou Athènes sauuêe (1796).

VIEILLARD DE BOISMARTIN (Pierre- Ange), littérateur français, fi. s du précédent, né à Rouen en 1778, mort à faris en 1862. Il vint de bonne heure s'établir à Paris, où il obtint un emploi au Trésor en 1806. En 1820, il fut nommé censeur royal, puis, de 1822 à 1824, il dirigea le Journal des maires. En 1826 il fut appelé à la bibliotlièque du l'Arsenal en qualité de conservateur. Il en est devenu adininistrateuren 1851, puis il passa en 1853, à la bibliothèque du Sénat. Vieillard de Boisinartin a joui sous l'Empire et la Restauration d'une véritable réputation d'écrivain dramatique. Ses débuts datent de loin : il avait collabore en 1799, à peine âgé de vingt et un ans a une parodie, intitulée Orviétan, que joua l'Ambigu-Comique. A partir de ce moment, il ne quitta plus le théâtre. Nous nous contenterons d'indiquer ses principales pièces: les Masques, joué à la Galté en 1800; le l'ubleau en litige ou A t'œuore on connaît l'artisan, comédie, jouée au Vaudeville en 1801 ; Marmoutel, joué en 1802 au même théâtre ; le Père d'occasion, joué au théâtre Louvois en 1803; le Travestissement, en 1805, au même théâtre ; Chapelle et Bachaumont, pièce représentée en 1806 au théâtre Montatisier, sous le litre primitif û' Une soirée chez Chapelle; Noir et Blanc, vaudeville, représenta en 1806; le Retour au comptoir, joué au Vaudeville en 1808; Malherbe, aux Variétés, en 1809; les Rêveurs éoeillés, au Vauvilie en 1813; le Mariage de Robert de France ou ['Astrologie en défaut, comédie en vers libres, représentée au Théâtre-Français en 1816 ; elle eut à l'origine une vogue prodigieuse. Vieillard de Boisinartin fut encore l'auteur de nombreux' livrets d'opéra, parmi lesquels on distingue : le Premier homme du monde, joué à l'Cpéra-Comique en 1800, parodie de l'oratorio de Hadyn intitulé la Création ; les Trois soubrettes, au théâtre Moiière , en 1804 ; le Triomphe de Trajan, chanté à l'Académie de musique en 1814, avec des modifications u'Fsménaid ; le libretto est en vers d'une belle facture; Alala (1814); Agar dans le désert (1816); Blanche et Guiscard en trois actes (1824) ; Valérie uu Minuit, joué à Munich en 1S31. On lui doit encore un certain nombre de cantates, la plupart composées pour l'Académie des beaux-arts de 1813 à 1829; la boite de Pandore et Vénus Catlipyye, contes en vers (1802, in-8"); Epitre a Picard (1813, in-8°); E pitre à Napoléon Bonaparte (1814, in-s°); Le 21 janvier 1815(1815, 111-8°) ; Poésies nationales (1817, in- 12) ; Quelques aperçus sur la morale et les mœurs (1835, in-18); Souvenirs du théâtre; Méhul, sa oie et ses œuvres (1859, in-12),etc. Enfin cet infatigable et fécond littérateur a collaboré au Moniteur, au Courrier des spectacles, uu Publiciste, à l'Encyclopédie des gens du monde, etc.

V1EILLARDER v. a. (viè-llar-dé ; U mil. — rad. vieillard). Prendre les qualités du vin vieux : Les vins vieillardknt par le chauffage.

VIEILLE adj. et s. f. (vie -lie ;ll mil,). V.

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