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VIEILLE (Jules-Marie-Louis), mathématicien français, né en 1814. Elève de l'Ecole normale et agrégé près la Faculté des sciences de Paris, il est devenu successivement maître de conférences à l'Ecole normale, professeur de mathématiques au lycée Louisle-Graud, inspecteur de l'académie de Paris, et enfin inspecteur général de l'enseignement secondaire pour l'ordre des sciences, On a de lui : Théorie générale des approximations numériques, à l'usage des candidats aux écoles du gouvernement (1854, in-8°, 2a èdit.) ; Cours complémentaire d'analyse et de mécanique rationnelle (1851, in-8u, avec planches); Eléments de mécanique (1S65, iu-8u). Indépendamment de ces ouvrages, qui se recommandent autant par la profondeur du savoir que par la clarté de l'exposition, M. Vieille a fourni au Journal de mathématiques pures et appliquées de Ltouuille plusieurs mémoires d'analyse et de mécanique, et publ.é, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (1841), une Note sur la précession des équinoxes et sur le mouvement des nœuds de t'équateur lunaire.
VIEILLERIE S. f. (viè-lle-rî ; Il mil. — rad. vieil). Vieilles bardes, vieux meubles, choses anciennes ou passées de mode : Un magasin '
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de vieilleries. Acheter des vieilleries. Il n'a pour meubles que delà vieillerie.
— Choses anciennes et surannées; choses rebattues el devenues bnnales : Itessu&eiter l'étiquette, le droit divin et tout' s les vikil- LEltiESire l'ancien régime. Ne dire, ne rttconter que des vieillkuiks. Que de vieilleries historiques et politiques sont aujourd'hui sans intérêt.1 (Lamart,)
VIEILLESSE 3. f. (viè-llè-se; Il mil. — rad. vieil). Age très-avancé : Extrême vieillesse. Mourir de vieillesse. La vieillesse des plantes, des animaux. Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit. (Paso.) L'enfer des femmes- est la vieillesse. (La Rochef.) L'ignorance rend la vieillesse bien pesante. (Mme du Deffant.) La vieillesse est la plus proche parente de la mort. (Chatettub.) Lu vieillesse, c'est l'âge où l'on ne peut plus apprendre el où l'on ne peut plus oublier. (Toussenel.) Jeunesse sensuelle, vieillesse douloureuse. (Lateiia.) -
La vieillesse vient vite à qui souffre souvent.
Ponsard.
il Elat d'affaiblissement des forces et des facultés semblable à celui qui se produit ordinairement dans un âge avancé : Les débauchés passent en un moment de l'enfance à la vieillesse et se fanent en leur fleur. (D'Ablanc.) Une vieillesse anticipée est toujours le fruit de l'intempérance. (Le Sage.)
— Vieillards : La vieillesse est conteuse. L'enfance demande des secours pour s'avancer à lu perfection; la vieillesse cherche des appuis pour soutenir sa défaillance. (Boss.) Les conseils de lu vieillesse sont comme le soleil d'hioer, ils éclairent sans échauffer. (Vauven.) Ou doit encore plus de respect à la jeunesse qu'à la vieillesse. (V. Hugo.)
La vieillesse chagrine incessamment amasse.
Boa. eau.
La vieillesse est impitoyable. *.
La Fontaine.
— Vétusté, état des objets qui existent depuis longtemps ; Les uin* de Sauterné ont toutes les vertus, à part ur vieillesse un peu grasse. (A. Lmhet.) Il l,.i<:ieuneie, longue durée : Dans la vieillesse de l'amour, comme dans cette de l'âge, ou ne vit plus pour les plaisirs. (La Roolief,) C'est tu vieillesse du monde el l'expérience qui fout découvrir ta vérité. (Mulebr.) La liberté n'a ni vieillessb ni enfance. (C. Desinoutiiis.) La poésie convient particulièrement à l'enfance des peuples et l'histoire à leur vieillesse. (Chatenub.)
— Bâton de vieillesse, Soutien des vieil» lards, personne qui les aide : Cet enfant sera mon BÂTON de vieillesse.
— Prov. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, Les jeunes manquent d'expérience et les vieillards de force el d'énergie. Il Jeunesse qui veille, vieillesse qui dort sont signes de mûri. L'insomnie chez les jeune.s malades, la somnolence chez les vieillards sont de fâcheux symptômes.
— Encycl. Philos. Aux époques de civilisation exi renie comme la notre, où. il n'y a pour ainsi dire que des jouissances matérielles, l'incapacité de lu. vieillesse à cet égard fait que les gens du monde élégant en ont une peur effroyable. Pourtant, l'incapacité de la vieillesse venant surtout de ce qu'elle est rassasiée, elle souffre moins des privations physiques qu'elle est contrainte de s'imposer que du vide qu'elle sent en elle, de l'ennui qui en esc le fruit et de J'attente prochaine de la mort. L'affaiblissement de l'imagination et, par suite, de l'espérance, qui est un fruit de l'imagination, rend souvent la vieillesse morose, mais sans imposer de souffrances réelles'.
Les philosophes de l'antiquité, ne pouvant supprimer la vieillesse, ont essayé de l'embellir. Il est constant que les dons de l'esprit, l'instruction, une longue habitude de la pensée sont les ornements utiles de cet âge et un moyen de lui faire oublier ce qu'il a de fatal. Cicéron fait dire à Caton, dans le traité De la vieillesse .• « Tous les âges sont à charge à. ceux qui ne trouvent en eux-mêmes aucune ressource pour bien vivre et pour être heureux. Ceux, au contraire, qui n'attendent de bien que d'eux-mêmes ne peuvent regarder comme un mal ce qui est une suite inévitable de leur nature, et de ce genre est principalement la vieillesse : tous désirent y arriver, et, lorsqu'ils y sont parvenus, ils l'accusent, ils disent qu'elle est arrivée plus vite qu'ils n'avaient compté. Est-ce que la vieillesse leur serait moins à charge à l'âge de quatre cents ans, par exemple, qu'à celui de quatre-vingts? Les années, quelque longues qu'elles soient, une fois écoulées, n'ont plus aucune valeur. »'
La vieillesse trouve encore dans, le travail une source précieuse de consolation. Le vieillard n'est plus propre a la vie active du premier âge; mais l'expérience acquise est un secours utile. Llans les familles modestes, la vieillesse, qui a conservé le gouvernement des affaires communes, s'applique à les faire prospérer et y réussit mieux que la jeunesse. Chez ceux qui vivent de la vie publique, l'expérience est encore plus précieuse. Les trois quarts de ceux qui exercent de grandes fonctions politiques le font durant leur vieillesse ou au sortir de l'âge mûr. t Les occupations de la vieillesse, dit Cicéron, ne sont pas celles do la jeunesse ;"' mais elles sont
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plus douces et plus importantes. Certes, ce n'est ni par la force, ni par la vitesse, ni par l'agilité que se traitent les grandes affaires; c'e>t bien plutôt par la prudence, par l'autorité, par les bons avis, toutes choses qui, loin de manquer aux vieillards, se trouvent chez eux à un degré supérieur. *
Comme le théâtre a pour mission de représenter l'homme dans toutes les conditions de la vie, soit pour nous faire .admirer ses vertus, soie pour vouer à notre mépris ses vices et ses crimes, soit enfin pour nous faire rire de ses ridicules, on comprend que les auteurs dramatiques ont dû souvent introduire des vieillards sur la scène, et nous pourrions étudier ici les divers rôles qu'ils ont assignés à la vieillesse dans leurs productions; mais cette partie de notre sujet a été traitée spécialement au mot vieillard.
— Hygiène. Les préceptes hygiéniques qui s'adressent particulièrement à la vieillesse sont peu nombreux. C'est dans la connaissance des circonstances qui portent le [dus communément atteinte à la sauvé des vieillards que l'on doit surtout chercher les règles de leur manière de vivre. Ainsi, après leur avoir recommandé un air aussi pur que possible, un exercice modéré, eu:., on peut dire que, plus qu'à aucun âge de la vie, ils doivent se tenir dans une température douce et moyenne; car, si le froid est nuisible et détermine chez eux de fréquentes et fatales pneumonies, une chaleur trop élevée ne l'est pas moins, en favorisant h}s congestions cérébiales auxquelles lesVieillards ne sont que trop exposés. Une propreté extrême est une chose indispensable; oes bains seront pris de temps en temps : c'est à l'inobservation de ces soins qu'il faut attribuer les accidents si communs du prurigo senilis.
La nourriture des vieillards ne doit pas être trop substantielle; les aliments lourds et échauffants leur sont très-nuisibles, et ils doivent se. mettre bien en garde contre un penchant qui malheureusement fait souvent des progrès avec l'âge, celui de la gourmandise. Les indigestions ont, à celte époque de. la vie, beaucoup plus de gravité qu'à toute autre, et l'estomac est bien plus long à se remettre que chez les jeunes sujets. On appelle souvent le vin le lait dés vieillards; mais, pour que ce prétendu lait ne soit pas plus nuisible qu'utile, il ne doit être pris que très-uiodei émeut el de bonne quaiiiê. Foiuonelle disait que pour vivre vieux il fallaitdeux choses : un bon estomac et un mauvais cteur. Il entendait assurément ce calme de l'esprit, cette quiétude qui nous rend indifférents aux maux de nos semblables; on le sait, les émotions vives, les passions violentes usent en peu de temps les ressorts de la vie. La vieillesse fuit par instinct le bruit et le mouvement; c'est qu'en effet le repos lui est nécessaire. 11 est bien entendu que nous parlons pour la généralité des cas, et que nous laissons de côté ces organisations exceptionnelles qui conservent jusqu'à un âge très-avancé la vivacité et quelquefois même les passions de la jeunesse.
En général, les vieillards dorment peu ; mais le repos au lit leur est indispensable et les remet de leurs fatigues. Les fonctions sexuelles s'éteignent dans la vieillesse, et ce n'est pas sans danger qu'on essaye de les réveiller, ne fût-ce que pour quelques instants. Les recueils scientifiques renferment un grand nombre d'observations de morts subites survenues chez deis sujets âgés pendant l'acte même du coïf, soit par une rupture d'anévrisme , soit par apoplexie; quand ces accidents s'ont évités, il eu survient d'autres plus tard, et c'est par épuisement que le sujet succombe. En résumé, une Vie sobre et tranquille, telle est la condition première de la longévité.
Vieillesse (de la), ouvrage philosophique
de Cicéron, ordinairement imprimé sous ce double titre : Caion l'Ancien ou De la vieillesse. La Bruyère, passant e1a revue les contradictions de l'homme, disait au sujet de la vieillesse : « L'on espère de vieillir et l'on craint la vieillesse, c'est-à-dire on aime la vie et l'on fuit la mort. » Telle est, en effet, la cause première de toutes les plaintes de l'honuiie. Atticus pouvait se plaindre de voir disparaître l'âge des plaisirs et s'émousser la finesse de son esprit; (Jicéron regrettait le feu de son génie et toutes ces brillantes qualités qui ont fait de lui le plus grand orateur de Rome. Quel que fût le sujet de leurs plaintes, ils cherchaient t>>us deux des consolations dans la philosophie, et, pour chasser de leur esprit le souvenir des maux qui les pressaient de toutes parts, l'un écrivait, l'autre lisait l'apologie de la vieillesse que nous analysons. < (Jui pouvait mieux que Cicéron traiter ce sujet? Né dans des temps agités, élevé à la plus haute dignité de la republique.il avait traverse avec éclat toutes les épreuves de la vie; il avait senti les avantages et les inconvénients que chaque âge nous apporte, que chaque âge nou» enlevé aussi; il voyait que le témoignage d'une existence quelquefois courageuse et toujours honorable, qu'une âme droite, qu'un esprit enrichi de tous les trésors de la philosophie Sont les seuls remèdes capables d'adoucir les regrets de la vieillesse. Qui pouvait donc mieux que lui en connaître, en développer les avantages, et peut-être aussi eu pratiquer et eu honorer les vertus au sein de
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l'étude et de l'amitié, si la haine lui en eût laissé le temps? » Toutefois, il voulut s'oublier lui-même et son temps, et lit parler Caton le censeur, ce vrai Romain, dont la vie longue et infatigable fut tout entière vouée aux travaux de 1 agriculture, du barreau et de la guerre. Rien de plus simple que la marche de ce dialogue.
Cicéron suppose que Lelius et Scipion, se trouvant chez Caton l'Ancien, lui témoignent leur admiration de la manière dont ils le voient accepter et supporter la vieillesse, d'ordinaire si lourde aux gens âgés, qu'ils prétendent supporter en elle un poids plus pesant que le mont Etna. « Aussi, Caton, dit Lelius, ressentirons-nous pour toi une vive reconnaissance si, nous qui nourrissons l'espoir ou du moins Je désir de parvenir à la vieillesse, nous pouvions à l'avance apprendre de ta bouche le meilleur moyen d'en supporter le poids. »
Caton se rend à cette demande. Tout d'abord, par des souvenirs qu'il détaille avec , beaucoup de charme et d abondance, il repousse cette' idée communément répandue que la vieillesse est essentiellement et par elle-même un âge triste et pénible. Sans s'oublier, il cite l'exemple du célèbre Fabius le temporiseur, qu'il avaitassidûinent fréquenté, « bien que, dit-il, dans sa jeunesse, celui-ci fût déjà d'un âge avancé. Mais tous ne peuvent pas être des Scipion, des Fabius Maxi,mus, pour pouvoir se rappeler leurs sièges, leurs eomjjats sur terre et sur mer, leurs guerres et leurs triomphes. C'est vrai ; mais une vie douce, paisible ethonuète amène une vieillesse tranquille et heureuse. Telle fut la vieillesse de Platon, qui mourut eu écrivant à l'âge de quatre-vingt-un ans. Teie fut celle d'Isocrate, qui composa à quatre-vingtquatorze ans son Panaihénaïque et vécut encore cinq années. Son maître, Goigias, vécut cent sept ans, sans jamais discontinuer ses études et ses travaux. Comme ou lui demandait comment il faisait pour accepter avec autant de résignation une ausssi longue exisience : « Je n'ai, répondit-il, aucun » sujet d'accuser la vieillesse. » Belle réponse, bien digne de sa sagesse! »
Caton réduit ensuite à quatre principaux griefs les reproches adressés communément à la vieillesse : t» eile rend impropre aux affaires; 2» elle affaiblit le corps; 3<> elle prive de presque tous les plaisirs; 4° enliu, elle touche à la mort , et c'est là le plus grave.
11 établit que le premier reproche est souverainement injuste : « N'y a-t-il point des affaires qui sont pour ainsi dire le propre des vieillards, et. qui, en dépit de la faiblesse du corps, se gèrent et s'administrent par l'esprit? » Le vieillard ne peut faire ce que fout Ses jeunes gens. Non, sans doute; mais ce qu'il fait est meilleur et plus important. Ce n'est ni la vigueur, ni l'agilité, ni la rapidité physique qui exécutent les grandes choses; c'est la puissance de l'esprit, sa prudence et Sa réilexion. Or, sous ce rapport, la vieillesse est eu progrès sur l'âge précèdent, bien loin d'être eu décadence. Quant aux forces physiques, ajoute Caion, je ne souhaite pas plus aujourd'hui d'avoir la lurce d'un jeune homme qu'étant jeune je ne souhaitais ceiie u'un taureau ou d'un éléphant. » 11 cite, à l'appui de ses paroles, la verte vieillesse de pei son nages illustres : Cyrus, Lucius Metcllus Nestor, Masinissa et lui-même.
Pour réfuter le troisième reproche, l'orateur déploie tous les arguments d'une éloquence plus subtile que convaincue. Si la raison et la science ne pouvaient nous apprendre k mépriser la volupté, il faudrait rendre grâce k la vieillesse, qui nous enseigne à ne pas aimer ce qu'il ne faut pas faire. La vieillesse, d'ailleurs, a aussi ses plaisirs, entre autres les plaisirs de l'esprit et ceux de l'agriculture, dont Caton parle sinon en poète comme Horace, du moins en propriétaire, en cultivateur et en Romain de la vieille souche.
Quant an quatrième grief, Cicéron le bat ainsi en brèche : Malheureux le vieillard qui, dans le long espace qu'il 'a déjà parcouru, n'a point appris à mépriser la mort, chose dont il n'y- a poiut k s'occuper si elle est la destruction de l'âme, et qu'il faut au contraire souhaiter si elle conduit cette âme en quelque lieu où elle doive être étemelle, et ce sont là les deux seules hypothèses admissibles.
Les exemples des vieillards qui ont illustré Rome et la Grèce, et dont Cicéron cite des traits et des pensées, répandent dans ce dialoguera charme et de la varièié. Néanmoins, il y a certains morceaux, surtout au sujet du troisième reproche adressé à la vieillesse, auxquels on pourrait appliquer ce mot de Jean-Baptiste Rousseau :
J'y trouve un consolateur Plus ufilijjé que moi-même.
Ce traité pèche en' ce sens qu'il n'est pas complet, parce qu'il n'envisage guère la vieillesse que par rapport a l'homme d'Etat et que, entre autres lacunes, il n'y est pa-, dit un mot de la vieillesse des femmes. Consacré par d'unanimes suffrages, il a trouve ne nombreux lecteurs et uientait d'en avoir. Le style est d'un bout à l'autre digne de Cicéron. 11 y règne un ton. à la fois élégant et simple, un mélange de noblesse et de familiarité de fort bon goût. L'auteur emploie
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tour à tour les différentes formes de l'éloquence; il nous entretient avec le même charme du moindre détail de la vie champêtre et des plus hautes spéculations de la métaphysique. One grande connaissance de l'histoire et de ta philosophie, de l'érudition sans pedatuisme, des sent.ments vrais et généreux, l'enthousiasme 'ie la vertu, oes pensées brillantes, des comparaisons ingénieuses, un singulier bonheur d'expressions, de la vivacité, du coloris, enfin cei atticisine, les délices des gens de goût, voilà les qualités qui distinguent le traité De la vieillesse.
VieilleiiD d Auiictle cl Lubln (LA), comédie en un acte, mêlée d'ariettes, paroles de Bertin d'Antilly, musique de Chapelle; représentée aux Italiens lé l«r août 1789. C'est le seul ouvrage de ce musicien qui ait eu du succès. Ànnette et Lubin n'avaient que vingt-sept ans lorsqu'ils moururent de vieillesse, tant on vieillit vite au théâtre. Favart les avait mis sur la scène en 1762, dans une pièce qui eut beaucoup de succès et dont le sujet avait été pris dans un conte de Marmontel.
VIE1LLEVIGNE , bourg et commune de France (Loire-Inférieure), canton d'Aigrefeuilie, airond. et à 31 kilom. S. de Nantes, • près de la rive gauche de I Oguon ; pnp.aggl., 770 hab. — pop. lot., 3,555 hab. Fabrication' de coutils et de calicots. Ou y voit un if qui a plus de trois cenis ans et deux châteaux. Aux environs, mine de houille et tourbière.
ViEILLEVILLE (François de Scepeaux, maréchal de;, un des vail.auts capitaines du xviû siècle, né en 1509, mort en 1571. Issu d'une ancienne famille de l'Anjou, il débuta comme entant d honneur dans ia maison de Louise de Savoie, puis il entra au service et se distingua dans les guerres dlialie et de Provence. Il avait pris Bayard pour modèle et ne l'imita pas moins uaiis son désintéressement que dans sa bravoure. Un disait alors, dans celte versification peu sévère des proverbes :
Châteigneraye, Vieillevills et Bourdillon Sont les trois hardis compagnons.
Vieilleville était donc range parmi les vaillants de celte époque. Dans' la repression des trunbles de l'Augoumois et de la Guyenne, sous Henri II, il s'occupa constamment d'adoucir les rigueurs et les violences du connétable de Montmorency et refusa d'accepter sa part uans les conliscations exercées sur ces malheureuses contrées. L'occupation des Trois-Evéchés ayant été proposée comme le moyen de mettre un ter.i e aux envahissements de Charles-Quint, il offrit sa vaisselle pour réparer le délabrement des finances, s'empara de diverses villes en Lorraine, fut ' un dés principaux négociateurs du traité de Oateau-Cambréais (1559), combattu les protestants après la mort de Henri 11, mais sans subir l'entraînement des haines de parti, et reçut le bâton de maréchal eu 1562. Il joua encore le plus grand rôle dans les événements de l'époque. Apres la mort du duc de Montmorency, il refusa la dignité de connétable, que lui offrait Charles IX, et mourut empoisonne. On a de lui des Mémoires qui ont été rédigés par Carloix, son secrétaire; ils sont écrits d'un style assez pur et assez rapide pour l'époque, mais on leur a reproche des inexactitudes el peu d'impartialité. Imprimés pour la première fois en 1757, ils ont élé insérés dans les collections de Mémoires relatifs à l'histoire de France.
VIEILLI, 1E (vie- Ui; // mil.) part, passé du v. \ ieillir. Devenu vieux : Le bonhomme Sroussel était vieilli entre les sucs, dans ta poudré de la grande chambre, avec plus de réputation d'intégrité que de capacité. ((Ja' Je Retz.) Il Affaibli par l'âge; devenu semblable à une personne plus vieille : Je ta trouée vieillie depuis deux ans.
— Devenu ancien, qui existe depuis longtemps : Une société vieillie a des susceptibilités étranges. (Ph. Chasles.) Les humes nationales ne sont plus qu'un préjugé vieilli. (J. Simon.) il Suranné, dont l'usage est abandonné : Une mode vieillie. Un terme vieilli.
VIEILLIR v. n. ou intr. (vié-lljr ; M mil. — rad. vieil). Devenir vieux; avancer on âge: Tout vieillit, excepté la terre seule; elle rajeunit chaque année ou printemps. (Kén.) L'âpreté des fruits s'amoindrit à mesure que tes arbres vieillissent. (B.itf.) Oui, vieillir, c'est fort ennuyeux, et pourtant c'est encore le seul moyen qu'on ait trouué jusqu'ici de vivre longtemps. (Auber.) Tout sur la terre change, s' 'accroît , mûrit, se perfectionne, vieillit, tombe et se renouoelle sous d'autres formes. (De Swgtir.)
Vous vieillirez, 6 ma belle maîtresse, Vous vieillirez et je ne serai plus.
BËUANOER.
Hélas! naître pour vivre en désirant lu mort, Grandir en regrettant l'enfance où le coaur dort,-^ Vieillir en regrettant la jeunesse ravie, Mourir en regrettant la vieillesse ei la vie!
Où doue est le bonheur t *