‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 720 sur 1042 · VI LA · texte numérisé non relu

VI LA

datant du rxe siècle, dont le chef était Wichmaii, frère d'Herman, duc de Saxe. Ayant obtenu de l'empereur le comté de Gand, Wichman et ses néritiers s'allièrent aux plus illustres maisons de Belgique et de France. Mais c'est en 1210 seulement que le nom de Vilain devint propre à la famille. On a expliqué de diverses manières le chiffre ajouté à ce nom; comme ces interprétations manquent absolument de certitude historique , nous nous abstiendrons de les rapporter, et nous nous contenterons de citer les principaux personnages de la famille.

VILAIN Xllll (Jean-Jucques-Philippe, vicomte), administrateur belge, né à Alost en 1712, mort à Wetteren en 1777. Pensionnaire de Flandre en 1754, il devint deux fois bourgmestre de Gand, puis grand bailli et conseiller d'Etat. 11 avait proposé un nouveau mode d'administration financière à Marie-Thérèse, qui le créa vicomte; et c'est à lui qu'on doit la première idée du système pénitentiaire adopté d'abord par la Belgique , puis par toute l'Europe. On lui doit, entre autres écrits : Réflections (sic) sur les finances de la Flandre (s. 1. n. d., in-S°); Mémoire sur les moyens de corriger les malfaiteurs et fainéants (Gand, 1775, gr. in-4°).

VILAIN Xllll (Charles-Joseph-François), officier belge,'fils du précédent , né à Gand en 1759, mort à Wetteren en 1808. Il servit comme officier au régiment de Clerfayt, et il a publié des Mémoires militaires sur la campagne de l'armée belge dans tes Pays-Bas pendant la révolution de 1790 (Londres, 1791, in-8").

VILAIN Xllll (Charles-Hippolyte, vicomte), diplomate belge, hé à Paris en 1796. Après avoir servi dans les hussards, il siégea aux états de la Flandre occidentale, puis au congrès national de 1830, prit part aux conférences de Londres et fut un de ceux qui offrirent la couronne à Léopold. De 1840 à 1843, il exerça les fonctions de chargé d'affaires près les cours de Toscane et de Sardaigne, et, en 1855, il remplit une mission extraordinaire a Naples et à Turin. On a de lui : Appel au congrès (Gand , 1830 , in-8°) ; Coup d'œil sur les inondations de Flandre (Bruxelles, 1832 , in-8°) ; Essais poétiques (Bruxelles, 1843, gr. in-8").

VILAIN Xllll (Philippe-Louis-Marie-Ghislain, comte), homme politique belge, cousin du précédent, petit-fils de Jean-Jacques, né à Gand en 1778, mort à Bruxelles en 1856. Sous l'Empire, il devint maire de Gand et jouit de la faveur de Napoléon. Après 1815, .il fut chambellan du roi Guillaume d'Orange, devint membre de la seconde Chambre. de3 états, où il vota avec les libéraux, et dont un abus de pouvoir le fit sortir en 1829. L'année suivante, lors de la révolution nationale en faveur ide l'autonomie de la Belgique, le comte Vilain fut nommé membre du congrès national, se prononça en faveur de la candidature de Léopold et devint, en 1831, membre du Sénat, dont il fut pendant longtemps viceprésident.

VI LA1N Xllll (Charles-Ghislain-Guiltauroe, vicomte), homme politique belge, né à Bruxelles en 1803. Après avoir fait ses études chez les jésuites et à l'université de Liège, il embrassa les doctrines de Lamennais et devint, en 1830, un des collaborateurs du journal l'Avenir. Secrétaire du congrès national après la révolution de 1830, il sa prononça contre la maison de Nassau et la république, devint, après l'élection du roi Léopold , membre de la Chambre des députés et fut nommé, en 1882, ministre plénipotentiaire près du saintsiége, du roi de Naples et du grand-duc de Toscane. Bien que fervent catholique, il ne plut pas au pape et fut rappelé en 1834. Il devint alors gouverneur delà Flandre orientale et vice-président de la Chambre des députés, où il donna son appui au cabinet de Theux. En 1835, il retourna en Italie en qualité d'envoyé extraordinaire près du roi de Naples et du grand-duc de Toscane , et représenta son pays près de ces deux souverains jusqu'en 1S39 De retour en Belgique, il continua à siéger à la Chambre des députés, y soutenant la politique des conservateurs et des catholiques. Appelé, le 30 mars 1855, au ministère des affaires étrangères dans le cabinet Decker, il resta au pouvoir jusqu'en 1857. M. Vilain se fit remarquer par ia fermeté de son attitude, notamment a 1 occasion d'une interpellation au sujet de modifications à la constitution que le gouvernement, disait-on, devait proposer sous la pression du cabinet des Tuileries. Le ministre des affaires étrangères répondit, aux applaudissements du pays tout entier, que «jamais » ni lui ni le cabinet ne consentiraient à subitcette pression. Renversé du ministère lors de la discussion de la loi sur la charité, il reprit sa place à la Chambre des députés.

VILAIN (Nicolas-Victor), statuaire, né à Paris en 1813. Elève de l'Ecole des beauxarts, il concourut pour le grand prix de Rome en 1838. Son concours, David apaisant Saûl, passe encore pour un des bons morceaux de fépoque. En cette même année, M. Vilain avait envoyé au Salon une Statuette de d'Arcet, très-intéressante. A Rome, l'artiste se livra tout entier à l'étude des chefs-d'oeuvre traditionnels, dont il fit quelques copies intelligentes. Mais ses productions originales perdirent peut-être au contact des vieux mal-

Page 1