VILENIE
VILETÉ s. f. (vi-le-té — rad. vil). Caractère de ce qui est vil, de ce qui a peu de valeur : La vilkté de ta matière u'ôle rien au mérite du travail dans une œuvre d'art. |] Bas prix; caractère d'un prix peu élevé : La vilkté des denrées. La vilkté du prix des denrées, fl On dit quelquefois vilité.
— Fig. Infériorité, bassesse : Par quelle vanité voulons-nous que, dans notre langue, tout ce qui est à l'usage du peuple contracte un caractère de bassesse et de vilkté? (Marmontel.) Il Action honteuse, caractère vil et bas : Ayant compris la lassitude des temps et la viletb des âmes, Philippe s'est mis à l'aise. (Chateaub.)
VILFA s. m. (vil-fa). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées, tribu des agrostidées, formé aux dépens des agrostis. Il On dit aussi vilfe.
VILHETAS S. m. (vi-te-tass). Ane. coût. Nom que L'on donnait, dans le midi de ht France, à un billet envoyé parles receveurs de taille aux jurats des communautés, pour les inviter à apporter les deniers de la tailla.
VILIPENDER v. a. ou tr. (vi-li-pan-dé — du lat. vilis, vil; pendere, peser). Traiter comme vil," mépriser ; dire du mal de : Vilipendée quelqu'un. Vilipender une marchandise,
— Syn. Vilipender, bafouer, conspuer, etc. V. BAKOU BR.
VILLA s. f. (vil-la — mot lat. V. ville). Antiq, rom. Maison des champs : Cicéron avait plus de vingt villas-, et Tibère en possédait douze dans Vite de Caprée seulement. (Batissier.)
— Nom que l'on donne aujourd'hui à des maisons de campagne élégantes, moins étendues que des châteaux : Les villas des environs de Paris.
— Encycl. Il y avait, chez les Romains, des villas de deux sortes : les villas subur-
baines, situées aux portes de la ville et même dans les faubourgs ; c'était !k qu'après l'heure des affaires les citoyens allaient se délasser sans rien perdre de leur journée; les autres villas, qui répondaient mieux à ce que nous appelons maisons de campagne, étaient de grandes propriétés champêtres, situées dans des provinces voisines de Rome, telles que la Ctimpanie, par exemple, et où les riches Romains allaient passer la belle saison. La malaria qui désole encore la campagne romaine, sévissait alors avec violence, comme on peut s'en convaincre en lisant Pline et Cicéroo ; aussi remarque-t-on que presque toutes les villas devenues célèbres étaient construites sur des hauteurs; nous citerons Tibur, Albe, Tusculum, Afitium, Fonnies, Préneste, Caïete, Pouzzoles, Misène, etc.
« Autrefois, dit M. Dézobry, on donnait le nom de villa à des fonds de terre dont on tirait un revenu, soit en les cultivant, soit en y élevant différentes espèces d'animaux; mais plus tard les villas ne répondirent plus du tout à leur nom, car on n'y trouva plus ni culture, ni prairies, ni bestiaux ; elles se composèrent alors de portiques en colonnades, de galeries à plusieurs étages, avec beaucoup de chambres; ce furent des habitations spacieuses et bien aérées, avec tout le luxe des villes. » Sous la république, une villa était louée à des colons ou exploitée par son propriétaire; dans ce dernier cas, deux esclaves de choix, nommés l'un le villicus et l'autre la villica, en étaient les régisseurs, et les travaux, en général, étaient exécutés |uir les esclaves du maître. Pour les foins, pour la moisson et pour les vendanges, on prenait des ouvriers supplémentaires, gens de condition libre qui se louaient pour ces sortes de travaux et qu'on payait souvent en nature. Lorsque la villa était située dans uns région malsaine, on préférait se servir d'ouvriers de louage ou bien de débiteurs, connus sous le nom d'obérés, qui engageaient leur travail afin de payer leurs délies, car les esclaves auraient pu succomber à l'insalubrité du pays, ce qui aurait été une perte, tandis que la mort des ouvriers libres était indifférente au maître. Dans certaines villas importantes, il y avait un agent principal, appelé le procurateur, qui passait avant le villicus; c'était un homme de condition libre, chargé de tenir tous les comptes. H y avait encore le maître du troupeau, chargé en chef du soin du gros et petit bétail, comme le villicus du soin de la culture; il était d'ordinaire plus âgé et plus expérimenté que les autres pasteurs, qui tous étaient placés sous ses ordres.
La villa comprenait généralement trois
fiarties : l'urbaine on prétoire, la rustique et a fructuaire. L'urbaine était la partie réservée à l'habitation du maître ; dans la rustique étaient logés les esclaves et les bestiaux ; la fructuaire servait à serrer les récoltes et les fruits. Le prétoire occupait le centre de la villa et les constructions qui le composaient étaient ordinairement plus élevées que les autres, de manière que l'on pût voir de là les diverses parties de l'habitation. On trouvait dans le prétoire des logements pour chaque saison de l'année : au midi, appartement d'hiver; au nord, appartement d'été; à l'orient, appartement de printemps et d'automne. Outre cela, il y avait encore des bains ; des portiques servant de promenoirs, tournés au midi, alin que, l'hiver, ils pussent être échauffés par les rayons du soleil pendant la plus grande partie du jour, et un vaste jardin pour la promenade du maître, La rustique s'élevait à gauche du prétoire; elle se composait d'une vaste bassecour entourée de bâtiments et placée au midi. Au centre se trouvait un compluvium ou demi-piscine pour baigner les troupeaux et les abreuver; au-dessus de ta porte d'entrée se trouvait d'ordinaire le logement du procurateur, et en face l'habitation du uiï- (icur; ces deux logements étaient admirablement disposés pour la surveillance, avantage firécieux que 1 on ne négligeait jamais dans es villas. Ensuite venait la cuisine ; en dehors, le long des murs,- étaient les mangeoires découvertes; les bains rustiques se trouvaient auprès de la cuisine ; lés esclaves n'usaient du bain que les jours de fête. Audessus des bains se trouvait l'apotheca, qui consistait en un étage où l'on serrait le vin nouveau. Après les bains venait l'étuve sèche pour la dessiccation des fruits ; ensuite ['horreum, magasin où l'on déposait les instruments de culture. Eu continuant vers le midi, on rencontrait les bouveries, et à leur suite, de l'autre côté du logement du villicus f étaient les bergeries. Le plafond en était fort bas, afin qu en hiver la chaleur se concentrât mieux, les brebis étant très-frileuses ; toute l'étable était pavée en terre cuite. En retour des bergeries se trouvaient les poulaillers. Sous les poulaillers était l'ergastule ou prison des esclaves; c'était un endroit souterrain qui ne recevait de jour ou plutôt d'air que par des fenêtres étroites et assez élevées pour que les prisonniers n'y pussent atteindre avec la main. A côté se trouvait l'infirmerie où l'on soignait les esclaves malades. Sur le même coté que l'infirmerie étaient les hangars pour remiser les chars. Auprès étaient les écuries, sur le fronton de la porte desquelles était ordinairement un buste en terre cuite, représentant Epoiie, déesse des chevaux. La fructuaire se
trouvait à droite de l'avenue du prétoire, en face de la rustique ; elle se composait aussi d'une longue suite de bâtiments groupés autour d'une vaste cour. En commençant par l'exposition du midi, on rencontrait d'abord le pressoir a l'huile, puis le cellier à l'huile, dont les lucarnes étaient exposées au midi pour éviter que l'huile ne gelât et afin que la chaleur naturelle lui fit perdre l'àpreté qu'elle a lorsqu'elle est nouvellement fabriquée. La cuisine était auprès du cellier à l'huile, à peu de distance du pressoir, afin que l'apprêt de l'huile pût se faire plus commodément. En regard de la cuisine se trouvait le cellier au vin, qui était muni d'une vaste cuve à fouler le raisin et de tonneaux rangés le long du mur; plus loin s'élevait la pièce où l'on réduisait le vin dans des chaudières pour le convertir en vin cuit. L'office était exposée au nord, dans un endroit frais et sec. Là, de jeunes garçons, sous l'inspection de la villica, étaient occupés à préparer les différentes conserves pour l'hiver; les uns enfouissaient des fèves et autres légumes dans de vieux vases à huile qu'ils remplissaient de cendres', d'autres accommodaient des figues, des cormes, des coings dans du vin cuit, etc. L'ingrédient employé pour la conservation des comestibles était presque toujours du. vinaigre ou de la saumure. De l'office on passait dans le fruitier, dont les fenêtres, exposées au nord, pouvaient s'ouvrir ou se fermer à volonté, afin que le vent trop continu ne desséchât ni ne fanât les fruits. Ils étaient disposés le long du mur, sur des tabîbttes ou sur des claies garnies de paille ou de mousse. Le grenier était à l'exposition des vents de l'occident et du nord. Il consistait en un magasin vqûté, élevé sur quelques marches et percé au nord de petites fenêtres. Comme il servait à garder le blé, son sol était construit avec un soin tout particulier; il se composait d'un massif de maçonnerie de 2 pieds d'épaisseur, sous , lequel on répandait d'abord du marc d'huile nouvelle et non salée. Ce massif était recouvert d'un enduit de ciment poli, relevé en bourrelet dans tous les angles, tant ceux des murs entre eux que ceux des murs et du sol, et fait avec un mortier de chaux et de sable, délayé avec du mare d'huile au lieu d'eau. Le grenier était divisé en divers granaria, qui contenaient chacun une espèce de grains. On conservait aussi le blé dans des réceptacles analogues à ce que nous appelons des silos ; c'étaient de grandes cavernes souterraines ou des puits tapissés avec de la paille et hermétiquement fermés. Au centre de la cour de la fructuaire se trouvait une piscine qui fournissait l'eau nécessaire aux diverses préparations. Après avoir traversé le jardin du maître, on rencontrait le rucher, petit enclos entouré de murs assez élevés, percés, à la hauteur de 3 pieds, d'étroites fenêtres, au travers desquelles voltigent les abeilles. Sur un des coi es du rucher était une petite maison pour loger les mellarii et serrer tout ce qui était nécessaire à l'entretien et au soin des mouches. Après le rucher venait le vivarium, qui renfermait les animaux vivants destinés à la table du maître; c'était une espèce de parc qui formait pour ainsi dire le fond de la villa. A droite du vivarium était un enclos particulier qui renfermait le giglariurn et le cocltlearium, parc aux loirs et aux escargots. Au fond se trouvait la basse-cour extérieure, grande cour entourée de bâtiments, que l'on éloignait du centre de la villa, parce que, exposée aux incendies, elle aurait pu, plus rapprochée, être une cause de danger pour le reste de l'habitation. Les bâtiments qui composaient la basse-cour extérieure étaient la pistrine ou boulangerie, le .bûcher, le magasin au foin et le magasin à la paille. Du coté de la basse-cour extérieure, il y avait encore \'area, qui servait à battre le blé*; le nutilariura, où on le triait, et Vumbraculum, où les ouvriers qui travaillaient à la moisson allaient se reposer et manger quelques fruits au moment le plus chaud de la journée. Aux environs étaient le potager et le verger; leur étendue variait avec la fortune du propriétaire de la villa.
Comme les édifices publics, les demeures des particuliers étaient ornées de chefsd'œuvre venus de la Grèce à Rome ; les citoyens opulents formaient des galeries de tableaux semblables à celles des princes romains de nos jours et qu'on appelait pinacothèques. Dans les pinacothèques des villas romaines, on voyait des peintures modernes & côté de peintures anciennes ; il y en avait pour tous les goûts, et on s'entendait a les placer dans un jour avantageux. Les maisons étaient remplies des ouvrages de Phidias, de Polyclète, de Myron, de Parrhasius, de Mentor. Lucullus avait une pinacothèque qu'on visitait avec empressement, comme on visite aujourd'hui la villa Borghèse ou la galerie Doria. 11 avait aussi une collection de statues, comme celle de la villa Ludovisi; il les faisait venir d'Orient et(d'Athènes ou les faisait exécuter à. Rome par Arcésilas. Les anciens parlent beaucoup des richesses artistiques que renfermaient les villas de Pollion; ce riche citoyen y avait entassé un Apollon, un Neptune et des statues bachiques de Praxitèle; une Vénus de Céphisouote; un Bacchus d'Eutychide, élève de Lysippe ; les Thespiades de Cléoinèna et plusieurs autres statues, parmi lesquelles le
groupe, maintenant à Naples, connu sous le nom de Taureau Farnèse. Telles étaient les richesses artistiques .accumulées dans les villas romaines. César fit acte de popularité en exposant aux regards du public un Ajax et une Médée dans le Forum, devant le temple de Vénus, et Agrippa prononça un discours fort admiré de Pline, à l'effet de faire passer dans le domaine public des statues et des tableaux qui étaient, dit-il, exilés dans les villas. On ne dit pas qu'il y uit compris ses Argonautes, tableau de Cydias, pour lequel il avait construit tout exprès un édifice dans sa villa de Tusculum.
VILLA ou VILLE (Ghiron-François, marquis de), général italien, mort en 1668. Son père, Guido dk Villa, lieutenant général an service de la France, avait été tué en 1648 au siège de Crémone. Le fils marcha sur ses traces. Il s'était déjà signalé dans les guerres d'Italie, lorsque le duc de Savoie lui permit, en 1665, d'entrer au service de Venise, alors en guerre avec les Turcs, au sujet de la possession de Candie. Nommé général en chef de l'infanterie vénitienne, Villa s'embarqua avec une armée de 10,000 hommes et arriva dans l'île au moment où l'ennemi se disposait à reprendre le siège de la viile. A peine débarqué, il tenta un coup de main sur LaOanée ; mais il fut repoussé et se vit forcé de construire, sous les murs de la ville, un camp retranché, dans lequel, du 16 avril jusqu'à la fin de mai 1666, il soutint les attaques de l'armée ottomane. Il dut néanmoins se renfermer dans ta place, où, pendant près do deux ans encore, il résista aux effurts de l'ennemi. Rappelé alors parle duc de Savoie, il mourut peu de temps après, des suites de ses blessures. 11 laissait des mémoires, qui furent publiés, peu après, par J.-B. Rostagno, sous ce titre : Voyages du marquis Ghiron-François Villa en Dalmatie et au Levant, avec la relation des événements de Candie (Turin, 1668, in-4°). Ils ont été traduits en français par Joseph Dueros (Paris ou Lyon, 1660, in-12) et par d'Alquié (Amsterdam, 1671, in- 12).
VILLA (Ange-Théodore), helléniste italien, né à Pavasan vers 1720, mort en 1794. 11 fut pendant presque toute sa vie professeur d'éloquence et de grec à l'université de Pavie. On a de lui : Orationes académies (Pavie, 1778, in-80}; Lezioni d'eloyuenza (Pavie, 1780, in-8°); puis des traductions en vers italiens du poëme de Goluthus sur YEnlèuemtnt d'Hélène (Milan, 1749, in-8°), de la Consolation à Livie de Pedro Albinovanu'*, puis de quelques épitres d'Ovide, dans le tome XXXI du Corpus omnium poetarum (Milan, 1731-1765, in-*o), et de quelques comédies de Piaule, dans le tome XXXVII du même recueil.
V1LLA-BAHTOLOMEA, bourg du royaume d'Italie, province de Vérone, district et mandement de Legnano ; 3,400 hab.
V1LLA-BAS1L1CA, bourg du royaume d'Italie, province et district de Lucques, mandement de Capannori; 7,100 hab.
V1LLABATE, bourg du royaume d'Italio, dans la Sicile, province et district de Païenne, mandement de Palermo-Orto-Botanico; 2,500 hab.
VILLA-BELLA, ville du Brésil, ch.-l. de la prov. de Matto-Grosso, sur le Gunporé, à 4SI kilom, N.-O de Cuyaba, par 15° de latit.S. et 50" 49' 10" de iongit. O.; 6,000 h»b.
VILLA-BOA, ville du Brésil. V. Goyaz.
V1LLACANAS, ville d'Espagne, province de Tolède, à 28 kilom. N.O. d'Alcuzar-de-Saii- Juan ; 6,000 hab. Fabriques de draps, serges et autres tissus de laine; teintureries.
VI LLACAR1LLO, ville d'Espagne, province de Jaen, à 26 kilom. N.-E. d'Ubeda, entre le Guudalquivir et le Guadalimar; 6,700 hab. Fabriques de savon, eaux-de-vie, tuiles et briques. Commerce de bestiaux, étoffes et articles de quincaillerie.
YILLACAHLOS, bourg d'Espagne, province des Baléares, dans l'Ile de Minorque, près de la côte septentrionale, où il a un petit port de cabotage; 4,800 hab.
VILLACË s. f. (vi-la-se — péjorat. de ville). Fain. Grande ville mal bâtie ou désagréable sous quelque autre rapport : Je suppose Que vous êtes actuellement dans celle grande villack de Paris, où tout le. monde craint le matin pour ses 7-entes, et où l'oit va le soir souper avec des gens qu'on fait semblant d'aimer. (Volt.)
V1LLACH, ville des Etats autrichiens (Carinthie), ch.-l. du cercle de son nom, sur la Drave, qui y, est navigable, près de son confluent avec le Gail, à 48 kilom. O. de Klagenfurt; 6,200 hab. Elle est environnée de murs, détendue par un château fort et bien bâtie. On y remarque une belle église paroissiale et le château fort. Villach est le centre d'une industrie métallurgique trèsactive. On trouve, dans les environs, des mines de plomb et de fer, des carrières de inarbre et des sources d'eaux minérales. On y fabrique de la céruse, de la lilharge, des balles de plomb et de la quincaillerie. Important commerce de transit entre l'Italie et l'Allemagne du.Nord.
VlLLACll (cercle de), situé dans la partie
centrale de la Carinthie, entre lagtyrie et la duché de Satebourg au N., le Tyrol àl'O., le province de Vénétie au S.-O. ,1a Carniole etle Littoral au S.; le cercle de Klagenfurt à l'B.} superficie, 546,000 hectares; 128,000 hab. C'est un pays très-montagneux; toutes les montagnes du cercle appartiennent à la chaîne principale des Alpes, qui passe sur la limite S.-O., ou à ses branches, dont la principale est celle des Alpes Noriques, sur la frontière Septentrionale ; on remarque surtout, dans cette dernière partie, le Gros- Glockner, à l'extrémité N.-O. de la contrée. Les cours d'eau y abondent et se rendent tous au Danube, par la Drave, qui traverse le pays de l'O. à l'E. et y reçoit à droite le Gail et a -gauche le MOU. Le sol des vallées est en général fertile ; ses productions sont les mêmes que celles de* autres cercles. Cependant, les habitant» s'adonnent plus à l'éducation du gros bétail qu'à l'agriculture. Une de ses principales richesses sont les mines de mercure, de fer et de plomb naturel et argentifère, dont l'exploitation emploie un grand nombre de bras et donne lieu a un commerce important.
VILLACIDRO, ville du royaume d'Italie, dans la Sardaigne, province et U 45 kilom. N.-O. de Cagliari, district d'Iglesias, ch.-l. de mandement; 5,000 hab. Récolte et com. mercé de citrons et de cédrats. Mines de plomb aux enviions.
VILLA-CLABA ou SANTA-CLARA, ville de l'île de Cuba, Amérique centrale, à peu près au centre et sur le versant N.-E. de la sierra de Gavilan, dans le déparlement du Centre, k 258 kilom. S.-E. tle La Havane ; 9,200 hab. Récolte importante de sucre.
VJLUACRÉZÈS s. m. (vi-la-kré-zèss). Hist. reli;,r. Membre d'une réforme de franciscains, fondée en Espagne au xive siècle, par Pierre de Villacrézès.
VILLADA, bourg d'Espagne, province et à 88 kilom. N.-O. de Palencia, près du Sequillo; 2,200 hab. Fabriques de chapeaux et de poterie ; forges,
VILLA-D'ADDA, bourg du royaume d'Italie, province et district de Bergame, mandement de C'aprino ; 2,350 hab.
V1LLA-DAL-C0NTE, bourg du royaume d'Italie, province de Padoue, district et mandement de Camposampiero ; 2,000 hab.
VILLA-DA-PUAYA, ville portugaise de l'Ile de Terceire (Açores),dans une plaine et sur une baie de la côte; 3,000 hab. Entrepôt de tout le commerce de l'île. Une flotte envoyée par dom Miguel pour s'en emparer, en 1829, périt près de la côte.
V1LLADEATI, bourg du royaume d'Italie, province d'Alexandrie, district de Casai, ch.-l. de mandement; 2,400 hab,
V1LLA-DE-LA-OROTAVA, ville de l'île de Ténériffe. V. OroTava.
VILLA-DEL-FUERTE, ville du Mexique, dans l'Etat et à 150 kilom. N, de Cinaloa, sur une petite rivière du même nom; 8,000 hab.
V1LLA-DI-TIRANO, bourg du royaume d'Italie, province et district de Sonurio, mandement de Tirano ; 3,200 hab.
VILLA-DI-V1LLA, bourg du royaume d'Italie, province de Padoue, district et mandement d'Esté ; 2,300 hab.
VILLA-DO-CONDE, ville de Portugal, province de Mmho, à 26 kilom. N. de Porto, à l'embouchure de l'Arve dans l'Océan, où elle a un petit port de commerce; 3,500 hab. Commerce de farine, sucre et surtout de tabac; pêche abondante.
VILLA-DO-CONDE, bourg du Brésil, province et comurca de Bahia, à l'embouchure de l'Itapieuru; 4,000 hab.
V1LLA-DO-PRINCIPE, ville du Brésil (Minas-Geraes), ch.-l. de la comarca de (Jonodo-Frio, à 200 kilom. N.-E. de Villa-Rica, sur le penchant d'un morne allongé, qui domine une vallée étroite, au fond de laquelle coule le ruisseau de Quatro-Venteis; 3,200 hab. Fondée en 1714.
V1LLADOSE, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement de Rovigo; 2,900 hab.
VILLAFALLETTO, ville du royaume d'Italie, province, district et à 11 kilom. N. do Coni, près de la Mavia, ch.-l. de mandement; 4,076 hab.
VILLAFLOR (comte dk), homme d'Etat portugais. V. Tisrckira.
VILLAFRANCA, bourg de France (Alpes- Maritimes). V. VlLLBPKANCHK.
VILLAFRANCA, ville de Portugal, province de l'Estrainadure, à 35 kilom. N.-E. de Lisbonne, près de la rive droite du Taga, où elle a un port de commerce; 4,600 hab. Salines.
VILLAFRANCA, ville de l'empire du Brésil, province de Para, à 34 kilom. O. de Santarem, sur la rive d'un petit lac qui communique.avec l'Amazone et le Tapayos, a peu do distance de la rive gauche de cette rivière; 2,500 hab. Récolte abondante de cacao.
VILLAFRANCA -A- LEVANTE, ville du royaume d'Italie, province, district et à 15 kilom. S.-O. de Vérone, ch-1. de mandement;
7,197 hab. A l'époque do la guerre rritalie en 1859, un armistice y fut signé le R juillet entre les armées franco-italienne et autrichienne, et, le il du même mois, les empereurs Napoléon III et François-Joseph y eurent une entrevue, où furent posés les préliminaires de paix.
Viiurrauca (paix de), conclue le il juillet 1859 entre Napoléon III et l'empereur d'Autriche, François-Joseph. Après la victoire de Solferino, Napoléon, qui avait solennellement déclaré que l'Italie devait être libre depuis les Alpes jusqu'à l'Adriatique, interrompit brusquement son œuvre d'affranchissement, dans la crainte que les ardeurs révolutionnaires qu'il venait d'enflammer ne maîtrisassent sa volonté. Cet homme, qui devait tout à la Révolution, ne voulait pas cependant en étendre aux. autres les bienfaits et s'était donné pour mission de l'étouffer partout où elle s'açite. On sait ce qui est advenu en 1870. Le 6 juillet, le général Fleury, aide de camp et premier écuyer de l'empereur, se présentait à Vérone au quartier général de l'empereur François-Joseph, porteur d'une lettre de Napoléon III destinée à ménager un* entrevue entre les deux souverains. Le village de Villafranca, situé à mi-chemin environ entre Vérone et Valeggio, où se tenait le quartier général français, fut naturellement désigné pour cette entrevue célèbre. Les commissaires des trois puissances belligérantes, l'Autriche, la France et la-Sarduigne, y conclu- ■rent d'abord une suspension d'armes 'dont la durée fut portée jusqu'au 15 août suivant. Trois jours après, il juillet, les deux empereurs se rencontrèrent à leur, tour dans le même lieu, et l'entrevue se passa dans le salon d'une maison d'assez bonne apparence, disposée pour la circonstance. L entretien dura près dune heure, mais pas un seul mot ne fut écrit; les empereurs se bornèrent à traiter de vive voix les graves questions qui leur avaient mis les armes à la main. De cette discussion sortit un projet de pacification qui pouvait se formuler ainsi : Les deux souverains favoriseront la formation d'une confédération itulienne. Celte confédération sera sous la présidence « honoraire » du pape. L'empereur d'Autriche cède ses droits sur la Lombardie à l'empereur des Français, qui, « selon le vœu des populations,» les remet au roi de Sardaigne. La Vénétie fait partie de la confédération italienne, tout en restant sous la couronne de l'empereur d'Autriche. Les deux souverains feront tous leurs efforts, excepté le recours aux armes, pour que les ducs de Toscane et de Modène rentrent dans leurs Etats en donnant une amnistie générale et une constitution. Les deux souverains demanderont au saint-père d'introduire dans ses Etats des réformes nécessaires et de séparer administrativement les Légations du reste des Etats de l'Eglise. Amnistie pleine et entière est accordée, de part et d'autre, aux personnes compromises à l'occasion des derniers événements survenus dans les territoires des parties belligérantes.
Telles étaient les propositions que le prince Napoléon fut chargé d'aller soumettre ce même jour à l'empereur d'Autriche. Celui-ci accepta en principe et avec une satisfaction visible les conditions qui lui étaient proposées. Toutefois, il s'éleva avec une grande vivacité contre quelques expressions qui paraissaient, en se plaçant à son point de vue, porter une grave atteinte à ses droits. Ces mots : ■ Selon le vœu des populations, ■ semblèrent surtout l'affecter désagréablement. En représentant consciencieux du droit divin, il s'écria qu'il ne reconnaissait que le droit écrit sur les traités et nullement le vœu des populations, > qu'il appelait le droit révolutionnaire! Néanmoins, comme ce n'était là qu'une question de mots, on fut promptement d'accord, ainsi que sur les autres points que nous avons énuinérés plus haut. Quant au paragraphe relatif aux duchés, l'empereur d'Autriche ne voulut point accepter la phrase : « Sauf le recours aux armes, ■ qui constituait, selon lui, un appel indirect à, l'insurrection et à la résistance des populations. Il pouvait bien, disait-il, faire des sacrifices personnels et céder ses droits, mais non abandonner des parents et des alliés fidèles. Il consentait cependant à ce que la duchesse de Parme ne figurât point dans le traité, ce qui signifiait que > le vœu des populations ■ pouvait en faire bon marché. Aussi bien, elle n'était pas de sa famille. On finit par s'arrêter k la rédaction suivante, qui est celle qui parut dans les journaux et qui fut affichée sur les murs de Paris :
• Texte original des préliminaires de paix arrêtés à Villafranca.
» Entre S. M. l'empereur d'Autriche et S. M. l'empereur des Français, il a été convenu ce qui suit :
■ Les deux souverains favoriseront la création d'une confédération italienne.
» Cette confédération sera sous la présidence honoraire du saint-père.
» L'empereur d'Autriche cède àl'empereur des Français ses droits sur la Lombardie, à l'exception des forteresses de Mantoue et de Peschiera, de manière que la frontière des possessions autrichiennes partira du rayon extrême de la forteresse de Peschiera et s'étendra en ligne droite le long du Mincio jusqu'à Graize; de là à Szarzarola et Suzana au
Pô, d'où les frontières actuelles continueront à former les limites de l'Autriche. L'empereur des Français remettra le territoire cédé au roi de Sardaigne.
» La Vénétie fera partie de la confédération italienne, tout en restant sous la couronne de l'empereur d'Autriche.
• Le grand-duc de Toscane et le duc de Modène rentrent dans leurs Etats, en donnant une amnistie générale.
• Les deux empereurs demanderont au saint-père d'introduire dans ses Etats des réformes indispensables.
» Amnistie pleine et entière est accordée de part et d'autre aux personnes compromises à l'occasion des derniers événements dans les territoires des parties belligérantes.
» Fait à Villafranca, le u juillet 1859. » En annonçant cette paix si imprévue, ce brusque revirement dans ses projets, l'empereur Napoléon disait aux grands corps de l'Etat qu'il avait été inspiré par les intérêts de la France; il disait aussi que, pour réussir, il fallait partout franchement se fortifier du( concours de la Révolution. On sait ce qu'il faut penser de cette phraséologie dont le futur héros de Sedan ne pouvait se dispenser de faire usage, et dont l'opinion publique ne fut jamais dupe. Ainsi se termina la lutte avec l'Autriche; la campagne d'Italie avait duré quelques semaines.
VILLAFRANCA-D'ASTI, bourg du royaume d'Italie, province d'Alexandrie, district d'Asti, mandement de Baldichieri; 2,000 hab.
VILLAFRANCA- DE -LAS-ABUJAS, ville d'Espagne, province et à 26 kilom. N.-E. de Cordoue, sur la rive droite du Guadalquivir; 4,800 hab.
VILLAFRANCA - DE - LOS - BARROS, ville
d'Espagne, province de Badajoz, à 35 kilom. S. de Mérida; 0,500 hab. Industrie agricole.
V1LLAFRANCA-DEL-VIERZO, ville d'Espagne, province et à 72 kilom. O. de Léon, au confluent de la Burbia et du Valcarce, ch.-l. de juridiction civile; 3,150 hab. Fabrication de toiles de ménage, poterie. Commerce de châtaignes et de vins. Ecole de philosophie et de théologie. *
YILLAFRANCA-DE-PARADES, ville d'Espagne, province et à 50 kilom. O. de Barcelone, sur le Tet, ch.-l. de juridiction civile; 5,600 hab. Fabrication de draps et autres étoffes de laine, produits chimiques, tanneries.
VILLAFRANCA-1N-LDN1CIANA, bourg du royaume d'Italie, province de Massa-e-Carrara, district de Pontremoli, mandement de Bagnone; 3,300 hab.
VILLAFRANCA - PADOVANA, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement de Padoue; 2,100 hab.
V1LLAFRANCA-P1EMOME, ville d'Italie, province de Turin, district et à 25 kilom. S.-E. de Pignerol, chef-lieu de mandement; 8,500 hab.
VILLAFRANCA-SICtLA, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province de Gii getite, district de Bivona, mandement de Burgio; 2,400 hab.
VILLAFRATI, bourg du royaume d'Italie, dans la Sicile, province de Païenne district de Termini, mandement de Mezzoiuso; 2,651 hab.
VILLAGARCIA, ville d'Espagne, province de la Corogne, à 45 kilom. S.-O. de Santiago, sur la petite baie d'Arosa, où elle a un port de commerce; 2,507 hab. Pêche importante de sardines.
VILLAGE s. m, (vWa-je — rad. villa. V. villk). Réunion d'habitations moins considérable qu'une ville, mais plus grande qu'un hameau : Un gros village. Un petit village. Un village ceint de remparts. Habiter le village. Quitter son village. Retourner au village. Le clocher du village. Un maire de