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Colombe, â'Amour et caprice, de Judicis et Blanquet, tout en interprétant dans l'ancien répertoire Jacqueline, du Médecin malyrë lui ; Nicole, du Bourgeois gentilhomme, les Bourgeoises de qualité^ etc. Elle jouait encore en 1856 les Marionnettes de Picard, époque o laquelle elle se retira définitivement du théâtre.
VILIAINES-LA-JBHEL, bourg de France (Mayenne), chef-lieu de cant., arrond. et à 28 kilom. de Mayenne; pop. aggl., 2,809 bab. — pop. tôt., 2,833 hab. Tuilerie, tannerie, poterie, nombreux moulins à farine.
V1LLAJOYOSA, -ville d'Espagne, province et à 28 kilom. N.-E. d'Alicante, près de la Méditerranée, où elle a un port de commerce et de cabotage; 8,127 hab. Fabriques de savon, cordes, tissus de laine, toiles a voiles, ustensiles de ménage. Pêche très-active.
Chantier pour la construction de petits navires. On y rencontre plusieurs antiquités romaines, ce qui a fait supposer que cette ville s'élève sur l'emplacement de Videra des Romains.
V1LLALAR, village d'Espagne, province et à 35 kilom. S.-O. de Valladolid; 700 hab. C'est près de ce villuge que Charles-Quint, en 1521, défit les communeros révoltés et fit prisonnier leur chef Padilla.
VI LLALBA, petite ville du royaume d'Italie, dans la Sicile, province et district de Caltanisetta, ch,-l. de mandement; 3,319 hab.
VILLALBA, bourg d'Espagne, province et à 37 kilom. N.-O. de Lugo; 2,700 hab.
VILLALOBOS (Ruy-Lopeis dk), navigateur espagnol, mort en 1543. Il fut envoyé en 1542, par le vice-roi du Mexique, pour reconnaître l'Ouest de l'Amérique et découvrit les îles det Coral et los Jardines (Carolines), les Matalotes, les Arrafices (Pelew), Cxsarea Caroli {peut-être Luçon), etc. Après une suite de désastres et de souffrances dont on trouve le détail dans la Belaiion d'Herrera, Villalobos alla mourir dans l'Ile d'Amboine.
VILLALOBOS (François-Lopez de), médecin et poète espagnol, né à Tolède en 1480, mort en 1560. Il fit ses études médicales à l'université de SaUimanque et signala de bonne heure Son goût pour la poésie. Encore élève, il mit en vers V Abrégé de la doctrine médicale d'Avieenne ; il travailla ensuite pour le théâtre, qu'il voulait ramener sur les traces du théâtre antique, et, après un échec complet, il revint à l'étude de la médecine, se lit recevoir docteur et devint médecin ordinaire de Charles-Quint et de Philippe II. Le premier, en Espagne, Villalobos publia un ouvrage sur les maladies vénériennes, qui a pour titre : Tratado sobre las pestiferas bubas (Salamanque, H98, in-fo!.). On doit encore à cet auteur : Glossa in Plinii hisloriœ natvralis primutn et secundum libros {Aleala, 1524, in-fo!.); Problemns con otros dialogos de medicina y familiales (Zamora, 1543, in-fol.).
VILLALON, ville d'Espagne, province et il 00 kilom. N.-O. de Valladolid, ch.-l. de juridiction civile-, 4,600 hab. Tanneries, teintureries, fabriques d'étoffes de laine, chocolat, huile, etc.
VILLALPANDO (Gaspard -Cardillos de), théologien espagnol du xvi» siècle. Il était originaire de Ségovie , professa l'éloquence et la philosophie à l'université d'Alcala et fut député par le collège de Saint-lldefonse au concile de Trente, ou, grâce à ses talents, il joua un rôle important. On a de lui des Commentaires sur Porphyre et sur YOrganum et la Physique d Aristote, qui ont été édités a différentes reprises, mais qui sont complètement oubliés aujourd'hui. Il en est de même de ses Traités de controverse, qui furent imprimés successivement à Aleala, à Venise et à Madrid. Dans un opuscule intitulé : Apologia Âristotelis adversus eos qui aiunt sensisse animam cvm corpore exsangui, il avait réduit au silence ceux qui prétendaient qu'Aristote admettait avec Pythagore le système de la métempsycose.
VILLALPANDO (Jean-Baptiste), théologien espagnol, né à Cordoue en 1552, mort en 1G08. Entré, en 1568, dans l'ordre des jésuites, il s'adonna surtout ù l'étude de lu littérature sacrée, dans laquelle il acquit des connaissances si étendues, que le Père Jérôme Prado le choisit pour collaborateur dans le travail qu'il avait entrepris sur les prophéties d'Ezéchiel: mais ils moururent l'un et l'autre avant d avoir pu le terminer. Ce qu'ils en avaient fait fut publié sous ce titre : J.-B. Vilialpandi et. H. Pradi in Mzechielem explanationes et apparattis urbis ae templi Hierasalymitani commentariis et imaginibus illustratus (Rome, 1596-1006, 3 vol. in-l'ol.). On a encore de Villalpando une Ëxplanatio sancti Pauli epistolarum (Rome, 1598, in-fol.), qui a été insérée* dans le tome V de la Bibliotheca magna Patrum,
VILLALPANDO (Jean de), sectaire espagnol de la fin du xvie siècle. La doctrine qu'il professait avait beaucoup de ressemblance avec celle qui fut connue plus tard sous le nom de quiétisme, et, comme celleci, elle fut surtout propagée par les femmes, auxquelles Villalpando accordait le droit de prêcher. II avait lui-même pour principal acolyte une religieuse carmélite, nommée Catherine de Jésus, qui fut l'une des plus
ardentes à répandre ses doctrines. Celles-ci, du reste, devaient trouver un facile accès auprès des masses, car elles n'imposaient d'autre pratique que celle de la prière. Les disciples de Villalpando, qui s'étaient répandus surtout dans l'Andalousie, furent rigoureusement poursuivis par l'inquisition , et leur chef et sa compagne, ainsi que la plus grande partie d'entre eux, périrent dans les supplices.
VILLALPANDO (François dk Torrhblanca de), jurisconsulte espagnol, né à Cordoue, mort dans la même ville vers 1645. Il était avocat à Grenade, et il quitta le barreau pour se livrer a des recherches sur les origines du droit d'après les Ecritures. Il a publié : Epitome delictorum (Séville, 1018, in-fol.); Demonologia seu magia naturalis (Mayence, 1623, in-4<>); Juris spiritualis practicabilium libri XFfCoi'doue, 1035, 2 vol. in-fol.).
VILI.AMAGNA, bourg du royaume d'Italie, province de l'Abnizze Citérieure, district et mandement de Chieti; 2,021 hab.
V1LLAMARTIN, bourg d'Espagne, province de Cadix, juridiction et à 26 kilom. N.-E. d'Arcos, près du Guadelete; 2,101 hab.
V1LLAMBLARD, bourg de France (Dordogne), ch.-l. de cant., arrond. et à 23 kilom. N.-E. de Bergerac, sur un ruisseau tributaire de la Crempse; pop. aggl., 595 hab. — pop. tôt., 1,328 hab. Sur une hauteur voisine s'élève l'ancien château de Barrière, dont une partie date du xn° siècle, le reste du xivo„ Dolmen, dit de Peyro-Levado,
V1LLAMENE (François), graveur italien, né a Assise en 1588, mort vers 1648. Après avoir fait ses études sous Augustin Carrache, il se rendît k Rome pour y travailler d'après les chefs-d'œuvre antiques et ne quitta plus cette ville jusqu'à sa mort. Son dessin est correct et d'une grande netteté'; aussi ses estampes sont-elles fort recherchées, malgré le maniéré de leurs contours. Les plus estimées sont les suivantes : Jean Alto, dit l'Antiquaire, représenté debout sur Une place publique de Rome-, les Gourmeurs, dispute de paysans ; la Présentation au temple, d'après Paul Véronèse; Saint Bruno et ses compagnons dans le désert, d'nprèa Lanfranc ; lu Descente de croix, d'après le Baroche, etc.
V1LLA-M1NOZZO, bourg du royaume d'Italie, province et district du Reggio-nelf Emilia, ch.-l. de mandement; 3,154 hab.
V1LLAMONT (de), voyageur français du xvio siècle; originaire de l'Anjou, Après avoir séjourné à Rouie et à Naples, il s'embarqua a Venise en 1539, visita successivement l'Ile de Chypre, Jérusalem, la Palestine, l'Egypte, revint par Alexandrie et Venise et regagna sa patrie (1590). Il a' publié la relation de ses pérégrinations sous le titre de Voyages du sieur de Villamont en Europe, Asie et Afrique (Paris, 1590, 1600 et 1002;,Arras, 1598 et 1605; Lyon, 1606; Rouen, 1608, 1610 et 1613; Liège, 1608, in-12). Cet ouvrage sur des contrées alors peu connues excita vivement la curiosité publique. L'auteur décrit avec soin ce qu'il lui a été donné de voir, s'occupe des mœurs, coutumes, usages des habitants ; mais la forme du gouvernement paraît l'intéresser beaucoup plus que tout le reste.
VILLA.N adj. m. (vi-lan). Cotnm. Se dit d'une sorte de coton d'Alep : Coton villan.
VILLANDON (Nicolas I.HiiRiTlKR, sieur dk). V. Lhbkitibr.
VILLANDRAtIT , bourg da France (Gironde), ch.-l. de cant., arrond. et à 13 kilom. N.-O. de Bazas, sur le Ciron; pop. aggl., 623 hab. — pop. tôt., 1,104 hab. Brasseries, tanneries, scierie mécanique, moulin; église paroissiale du xivo siècle. Ce bourg est la patrie de Clément V, qui y lit construire un château dont on voit encore les ruiner imposantes. Le château de Villandraut avait pour plan un rectangle de 76 mètres sur 72; il était entouré d'un fossé de 7 mètres de profondeur et de 20 mètres de largeur, actuellement rempli de terre et planté d'arbres qui encadrent les ruines de cet édifice. Les parties les plus intéressantes de ces débris sont deux tours qui défendent la porte d'entrée, des murs lézardés, flanqués aux quatre angles de grosses tours; les ruines d'une Serrasse portée sur cinq arcades et quelques escaliers suspendus, aujourd'hui sans issue. Çà et là, à l'intérieur, on voit quelques traces de décorations et de peintures élégantes.
VILLANELLE s. f. {vi-la-nè-le — ital.
villanetla; du lat. villanus, paysan). Littér. Sorte de poésie pastorale qui était divisée en couplets, et avait un refrain reproduit après chaque couplet.
— Chorégr. Sorte.de danse rustique.
— Mus. Air d'un caractère simple, pour danser ou pour chanter . Les villaneli.es napolitaines. Il On l'appelle aussi passa -