‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 725 sur 1042 · CAILLE · texte numérisé non relu

CAILLE

— Ëncycl. Mus. La villanelle se chantait primitivement sur un air rustique. C'est k l'italien ou à l'espagnol que nous avons emprunté cette forme de poésie champêtre. Elle remonte, en France, au temps d'Alain Cliartier et cessa d'être à la, mode vers la fin du xvio siècle. A cette dernière époque, elle

exprime surtout les sentiments d'amour et prend une teinte de mélancolie, mais en gardant toujours, un rhythme preste et léger. La strophe, qui varie de longueur selon le goût du po&le, se termine par un refrain.

Une des plus jolies villanelles est la suivante, de Passerai :

J'ai perdu ma tourterelle ;

Est-ce point elle que j'ey (j'entends) î

Je veux aller après elle.

Tu regrettes ta femelle ;

Hélas! aussi fais-je moi.

J'ai perdu liia tourterelle.

Si ton amour est fldelle.

Aussi est ferme ma foy;

Je veux aller après elle.

Ta plainte se renouvelle,

Toujours plaindre je medoy;

J'ai perdu ma tourterelle.

En ne voyant plus la belle,

Plus rien de beau je no voy;

Je veux aller après elle.

Mort, que tant de fois j'appelle,

Prends ce qui se donne a tdy !

J'ai perdu ma' tourterelle;

Je veux aller après elle.

On voit que cette villanelle est, d'un bout à l'autre, sur les deux mêmes rimes, ce qui était regardé comme une beauté dans ce genre poétique. La villanelle que nous allons citer, de Desportes, n'a pas ce mérite ; mais elle est charmante de forme et do sentiment :

Rosette, pour un peu d'absence,

Vostre cœur vous avez changé",

Et moy, sçachant cette inconstance,

Le mien autre part j'ay Tangé.

Jamais plus, beauté si légère

Sur moy tant de pouvoir n'aura ;

Nous verrons, volage bergère,

Qui premier s'en repentira.

Tandis qu'en pleurs je me consume,

Maudissant cet esloigneroent.

Vous qui/i'aimez que'par coustume,

Caressiez un nouvel amant.

Jamais légère girouette

Au veut si tost ne se vira :

Nous verrons, bergère Rosette,

Qui premier s'en repentira.

Où sont tant de promesses saintes,

Tant de pleurs versez en partant?

Est-il vray que ces tristes plaintes

Sortissent d'un cœur inconstant?

Dieux! que vous estes mensongère!

Maudit soit qui plus vous croira I

Nous verrons, volage bergère,

Qui premier s'en repentira.

Celuy qui a gaigné ma place

Ne peut vous aimer tant que moy,

Et celle que j'aime vous passe

De beauté, d'amour et de foy.

Gardez bien vostre amitié neufve,

La mienne plus ne varira.

Et puis, nous verrons a l'espreuve

Qui premier s'en repentira.

VILLANI (Jean), célèbre historien, rie à Florence vers 1275, d'une famille ancienne et distinguée, mort dans la même ville en 134S. Il se livra au commerce dans sa jeunesse, parcourut (1302-1304) la Flandre et la France, fut témoin oculaire de la guerre entre Philippe le Bel et les Flamands et visita le champ de bataille de Mons-en-Puelle peu de jours après la victoire du roi de France, ce qui lui permit de donner des détails très-précis sur ces événements. En 1316 et en 1321, il siégea parmi les prieurs de la république, fut directeur de la monnaie et chargé ensuite de présider a l'achèvement des fortifications de Florence. 11 appartenait, suivant toute présomption, au parti guelfe. De bonne heure.il s'était voué aux études historiques, et il y tut entraîné autant par son patriotisme que par l'élévation et l'austérité de son génie. Le spectacle de Rome déchue comparé à celui de la jeune et florissante cité de Florence , la lecture des auteurs latins qui ont consacré leurs travaux a la glorification de la grandeur romaine, le désir d'élever un monument à la gloire de sa patrie inspirèrent ses recherches et conduisirent sa plume. Son Bistoire de Florence s'arrête à l'année 1348 ; par une illusion patriotique, il fait remonter les origines florentines jusqu'aux patriarches. Le style de cet ouvrage charme par son élégance et sa naïveté. Il contient de précieux renseignements, surtout pour ce qui concerne l'histoire de la cité et des événements contemporains; mais il manque de critique pour les faits éloignés, et l'auteur, tout eu se servant habilement des chroniques étrangères ou nationales qu'il avait sous les yeux, ne s'est pas suffisamment gardé des contradictions qu'il leur emprunte parfois sans examen. Le Istarie florentine de Villani ont été continuées jusqu'en 1364 par son frère Matthieu et par Philippe, lîls de ce dernier. L'ouvrage a été imprimé pour la première fois à Venise en 1537. Une des meilleures éditions est celle de Muratori (dans les Scriptores rerum italicarum).

M. Villemaia s'exprime ainsi sur le compte do cet historien :

« Villani est le contemporain de Froissart; il parle une langue à peu près aussi simple ; et cependant sa manière d'écrire l'histoire est tout opposée. Villani était un riche marchand de Florence; il avait toute l'expérience et le sérieux de cette profession. Tout ce que Froissart néglige et dédaigne occupe Villani. De plus, il avait étudié les anciens, que Froissart

ne connaissait pas, et il prend chez eux une gravité de style qui se mêle k sa science des affaires et de la vie... Cela suffit pour marquer le contraste entre les habitudes d'un historien d'Italie et celles de nos historiens de France , chevaliers ou troubadours. Le seul caractère qui les rapproche, c'est cette candeur de piété, cette bonne foi crédule qui leur fait raconter miracles, prédictions, pronostics singuliers. L'expérience de la vie'pratique ne corrige pas Villani de cette prévention universelle ; et l'on est tout surpris de voir ce même homme, si judicieux, qui vous explique si bien les séditions par des causes matérielles et marque si juste le prix du blé, vous dire ensuite comment tout avait été pro-

fihétisê par un saint ermite du voisinage. Voila e trait de ressemblance. Du reste,. tout diffère dans l'invention et la inarche des deux historiens... Villani ne néglige rien de ce qui sert à la vérité. Il a, par avance, plusieurs caractères des historiens modernes; il explique les faits , il rend compte des causes et des ' moyens. Ce n'est pas qu'il ne s'anime parfois et ne décrive avec force ce qu'il a vu ; mais alors même il conserve son exactitude et sa précision d'homme d'Etat. La naïveté, la candeur de diction, qui se mêlent à cette fermeté do bon sens, lui donnent, sans génie, une sorte d'originalité. Sousee rapport, il a quelque ressemblance avec Commines. Les mots dont il se sert sont simples et naïfs; la pensée est forte et pénétrante. Dans une guerre, dans une sédition, il racontera simplement les faits ; mais, en même temps, il vous fera connaître les ressources de commerce et d'impôt et toute la situution de chaque peuple et de chaque parti. »

VILLANI (Matthieu), historien italien, frère du précédent, mort en 1363. 11 ajouta à l'histoire de son frère onze livrés, qui vont de l'année 1348 h l'année 13G3, époque à laquelle Matthieu Villani fut enlevé parla peste. Muratori fait l'éloge de sa véracité, tout en constatant que son style est inférieur à celui de son frère sous le rapport de la concision et de la vigueur.

VILLANI (Philippe), historien italien, fils du précédent, mort après 1404. Il travailla aussi à l'histoire de son oncle, mais n'ajouta au Xls des livres écrits par son père que quarante-deux chapitres, qui renferment l'histoire des années 1363 et 1364. Villani avait été appelé en 1401 et en 1404 à la chaire instituée en 1373 pour l'explication de la Divine comédie. Il laissa, en outre, un ouvrage intitulé : De origine civitatis Florentin et ejusdem famosis civibus, dont une traduction italienne, faite par un auteur ancien, fut publiée par Mazzuchelli en 1747. Ce ne fut que quelques mois plus tard que l'on découvrit dans la bibliothèque Guddi, à Florence, le texte original de cet ouvrage, dont on a extrait les Vif* Dantis, Petrarcns et Bocaccii, qu'il a publiées à pari (Florence, 1826).

VILLANI (Nicolas), poste ot critique italien, originaire de Pistoie, mort vers 1640. Son principal ouvrage, au rapport de Tiraboschi, est le Hagionamento delt academico Aldeano sopra la poesia de' Greci, de' Latini et de' Toscani (Venise, 1634, in-4u)..,II avait aussi écrit des satires latines, remarquables par leur style élégant, et il prit une part importante aux polémiques suscitées par la publication de 1 Adonis de Marini, pour la défense duquel il écrivit plusieurs pamphlets sous des noms supposés. Un potime épique qu'il laissa inachevé, la Fiorenza difesu, fut publié après sa mort (Florence, 1641, in-40).

VILLANI ( Jean-Pierre-Jucques), littérateur italien de lu fin du xvue siècle; Il n'est connu que par un opuscule, aujourd'hui fort raie, et qui est un dictionnaire d'écrivains anonymes et pseudonymes, en cent cinquante articles. Il a pour titre : la Visicru aizata, ecalosia di scritlori che oaylti d'andare in mascheru fuor det Camouale, sono scoperli da G.-P.-G. Villani, etc. (Parme, 1089, in-12).

VILLANOVA-DA-GOA, ville de l'Indoustan anglais. V..Goa.

VILLANOVA-DK-MILFONTES.villo du Portugal, province d'Aleutojo, à l'embouchure de l'Odemira dans l'Atlautiquo, où elle a un petit port de commerce, U 37 kilom. O. d'Ourique ; 2,500 hab.

VILLANOVA-DE-PÛKTlMifO, villa de Portugal, province d'Algarve, à 17 kilom. E. de Lagos, près de l'Atlantique; 3,500 hub.

V1LLANOVA - SULL' ARDA , bourg du royaume d'Italie, province de Plaisance, district de Fiorenzuola, mandement de Cortemaggiore ; 2,759 hab.

V1LLANOVE s. f. (vil-la-no-ve — de Villanova, sav. portugais). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées , comprenant six espèces , qui croissent dans l'Amérique tropicale, il Syn. do PAimiÉNioN, autre genre de composées.

V1LLANTERIO, bourg du royaume d'Italie, province et district dePavie, mandement do Corteolona; 2,813 hab.

VILLANUEVA (Joachim-Lorenzo'nB), littérateur et patriote espagnol, né à Jaliva, province de Valence, en 1757, mort en 1837. Il fit ses études a l'université de Valence et, après être entré dans les ordres, il se fixa à Madrid, où il devint l'une des gloires littéraires du règne de Charles III, que l'on regaruo

comme l'époque de la renaissance des lettres en Espagne. Le premier de ses ouvrages qui excita l'attention publique fut l'Année chrétienne d'Espagne, dont plusieurs éditions constatèrent la vogue, bien qu'il forme dix-neuf volumes in-folio. Son Traité de ta lecture de l'Ecriture sainte dans les langues vulgaires (Valence, 1791, in-fol.) fut vu d'un mauvais œil par le clergé espagnol, dont il s'aliéna encore l'esprit en soutenant que la juridiction du tribunal de l'inquisition était incompatible avec les lois fondamentales de la monarchie espagnole. Cependant, en dépit de cette hostilité de ses confrères ecclésiastiques, il était prédicateur de la cour et confesseur du roi à l'époque où éclata la révolution de 1808. 11 en adopta aussitôt les principes et devint l'un des membres les plus distingués du parti constitutionnel. En 1810, il fut élu membre des cortès et, deux ans plus tard, il défendit le constitutionnalisme, à l'aide d'arguments empruntés à la philosophie de saint Thomas d'A- • quin; dans un traité intitulé : les Sources angéligues ou le Thomiste aux cortès. Au retour de Ferdinand, eu 1814, ii fut condamné à une sorte d'emprisonnement au monastère de Saleeda et y passa six années, qui lui parurent fort courtes, car il trouvait des distractions dans les trésors de la riche bibliothèque de ce couvent. Le rétablissement du gouvernementconstitulionnel en 1820 lui rendit la liberté. 11 fut réélu aux cortès, qui l'envoyèrent en mission près de la cour de Rome, dont il avait, eh tout temps, combattu les prétentions en défendant les droits de l'Eglise d'Espagne dans un esprit analogue à celui qui animait le clergé gallican. Mais il ne réussit pas dans ses négociations, et, lorsque le gouvernement constitutionnel eut été de nouveau renversé en 1823, il jugea prudent de chercher un asile en Angleterre, d'où il se retira plus tard en Irlande. Du sein de l'exil, il ne cessa de combattre jusqu'à la lin pour la liberté civile et religieuse de sa patrie. Il a lui-même raconté son existence usitée dans son ouvrage intitulé : Vie littéraire de J. de Villanueva (Londres, 1825, 2 vol. in-8°), qui est surtout remarquable par le talent de l'exposition et la pureté vraiment classique du st>le et qui contient de précieux matériaux pour l'histoire de l'Espagne à- cette époque. On a encore de Villanueva : lbernia phœnicsa, seu Phoenicum in lbernia incolatus (Dublin, 1831), dissertation sur les antiquités de l'Irlande et sur la colonisation de cette contrée par les Phéniciens; des Poésies choisies (Londres, 1833), ainsi que des traductions espagnoles de plusieurs ouvrages anglais, notamment de la Théologie naturelle de Paley.

VILLANUEVA (Jaune DE), littérateur espagnol, frère du précédent, né à San-Felipe en 1765, mort en 1824. 11 fut d'abord dominicain, puis prêtre séculier et suivit eu exil son frère, dont il partageait les opinions politiques. Il est connu comme l'uuteur d'un Voyage littéraire aux Eglises d'Espagne (Madrid , 1 803- 1821, 10 vol.), aux cinq premiers volumes duquel son frère a fourni des annotations et des remarques.

VILLANCEVA-DE-CABELLAS, ville d'Espagne, province et à 45 kiioni. S.-O. de Barcelone, sur la Méditerranée ; 9,500 hab. fabrication de dentelles et de blondes. Commerce de céréales et de fruits.

VlLLANUEVA-DEL-ARZOBISCO,ville d'Espagne, province de Jaeu, à 35 kiloin. N.-E. d'Ubeda, entre le Guadaiimar et le Guadalquivir; 4,500 hab. Tanneries; commerce de vins et de laine.

V1LLANUEVA-DE-LA-SERENA, ville d'Espagne, province et à 98 kilom. É. de Badajoz, prés de la Guadiana; 7,296 hab. Important commerce de laine, renommée pour sa lines&e.

VILLANUEVA -DE -LOS -INFANTES, ville d'Espagne, province et à 60 kilom. S.-E. de Ciudad-Real, chef-lieu de juridiction civile, dans une belle plaine fertile; 7,000 hab. Poteries; fabrication de savon et u'étamines, distilleries, teintureries, fours à plâtre. Aux environs, eaux minérales sulfureuses ; mines de cuivre.

VlLLANDEVA-DE-SAN-MARCOS,ville d'Espagne, province de Grenade , à 26 kilom. N.-E. d'Antequera, sur le Xenil ; 5,000 hab.

VILLANTJOVA, ville du royaume d'Italie) province de Coni, district et à 10 kilom- S.-O. de Mondovi, chef-lieu de mandement ;

VlLLANUOVA-D'ASTl , ville du royaume d'Italie,province d'Alexandrie, district d'Asti, chef-lieu de mandement; 3,473 hab.

V1LLANUOVA-D1-CASALE, bourg du royaume d'Italie, province d'Alexandrie, district de Casale; 3,001 hab. Mandement de Balzola.

VILLANCOVA-MONTELEONE, bourg du royaume d'Italie, dans l'île de Sardaigne, province de Sassari, district d'Alghero, cheflieu de mandement; 3,837 hab.

VILLAPICCIOTI, bourg du royaume d'Italie, province de la lerre d'Olrante, district de Galhpoli , mandement de la même ville ; 8,674 hab.

VILLAPOUUÇON, bourg de Franco (Nièvre), cant. de Aloulin-Engilbert, arrond. et à 16 kilom. S. de Château- Chinon , entre deux ruisseaux; pop. aggl., 2,231 hab. — pop.

tôt., S, 535 hab. Commerce de bestiaux et surtout de porcs.

VILLAPUTZO, bourg du royaume d'Italie, dans l'Ile de Sardaigne, province et district de Cagliari , mandement de Murovera ; £,356 hab.

VH.LAR (Noël-Gabriel-Luce), évêque constitutionnel, membre de la Convention, né à Toulouse en 1748, mort à Paris en 1826. Entré chez les doctrinaires, il devint, en 1786, recteur du collège de La Flèche, adopta les principes de la Révolution et enlin fut nommé évêque du département de la Mayenne (1791), puis député à la Convention. Dans le procès ' de Louis XVI, il vota pour la mort; contre l'appel au peuple, mais en faveur du sursis. Il se fit oublier, pendant toute la Terreur, parmi les muets de la Plaine. Robespierre renversé, il devint membre du comité d'instruction publique, et déploya un grand zèle, comme rapporteur de ce comité, pour la restauration des sciences et des lettres. C'est lui qui lit décréter des secours à cent dix-huit savants, gens de lettres ou artistes, et on lui doit, en outre, l'organisation de l'Ecole normale et de la Bibliothèque nationale. 11 fut aussi l'un des créateurs et des premiers membres de l'Institut. Nommé, en 1805, membre de la commission du Dictionnaire français de l'Académie, il n'a cessé, jusqu'à sa mort, de prendre une part active à ce travail. Villar était un bon helléniste. 11 a laissé quelques rares écrits qu'on trouve dans le Recueil de l'Institut, classe des belles-lettres, dont il était secrétaire perpétuel.

VILLAR-BOBBIO, bourg du royaume d'Italie, province de Turin, district de Pignerol, mandement de Torre-Pellice; 2,140 hab.

V1LLABD - DE - LANS , bourg de France (Isère), chef-lieu de cant., arrond. et k 29 kilom. S.-O. de Grenoble, près du confluent de la Bourne et du ruisseau de Corençon ; pop. aggl., 720 hab. — pop. tôt., 1,970 hab. Commerce de fromages. Les>maisons de ce bourg présentent une curieuse particularité; elles sont isolées entièrement les unes des autres, présentent du côté de la rue un étroit pignon terminé par un fronton triangulaire, de chaque côté duquel monte un petit escalier qui permet aux habitants d'aller balayer la neige sur le toit. Aux environs du bourg, on trouve l'intéressante grotte de la Fouge, appelée aussi Chambre des Fées; la montagne de la Moucherolle (2,289 mètres), du haut ue laquelle ou découvre un vaste panorama sur les départements voisins.

VILLAKDI (François), poète italien, né k Ronca eu 1781, mort en 1833. Après être entré dans l'ordre des frères mineurs, il parcourut, comme prédicateur, les principales parties de lTtalie, et se retira ensuite au couvent de Locarno, où il espérait pouvoir suivre en paix le penchant qui le portait vers les travaux poétiques ; mais ses supérieurs, peu satisfaits de cette tendance, l'engagèrent a chercher une autre résidence. Il mourut de la douleur que lui causa cet ordre. On a de lui : Cantique sur l'anniversaire de la naissance de liante (Vérone, 1819); l'Exil de Dante (Milan, 1820); l'Amour de Dante pour sa patrie (Trévise, 1822); Carmina, recueil de poésies latines (Turin, 1825); Œuvres diverses (Padoue, 1832).

VILLARDS-D'HÉRIA, village et commune de France (Jura), cant. de Moirans, arrond. et k 19 kilom. de Saint-Claude ; 347 hab. Fromagerie, filature de coton, manufacture hydraulique de tabatières. Aux environs du village, on trouve quelques vestiges d'une antique cité, bâtie, dit -on, par une légion égyptienne qu'Auguste y aurait envoyée pour détruire un collège de druides. Parmi ces débris, on remarque une portion d'aqueduc et les restes d'un .temple. .

V1LLAREAL, ville de Portugal, province de Tras-os-.Uonies, à 20 kilom. N. de Lamego, k 45 kilom. S.-O. deMirandella, dans un territoire fertile en vins excellents ; 4,500 hab. On y voit un vieux château bâti pur les Maures.

VILLAREAL, ville d'Espagne, province et à 8 kiloin. S.-O. de Castellon-de-la-Plana, sur le Mijarès; 8,000 hab. Fabriques d'eaude-vie et de rubans communs. Celte ville, autrefois fortifiée, présente encore quelques restes de ses anciennes murailles.

VILLAREAL (Manuel-Fernandez OB), diplomate portugais, né dans les premières années du xvue siècle, mort vers 1650. Il était issu d'une famille juive, mais il fut élevé, dès l'enfance, dans la religion catholique, et, ayant embrassé l'état militaire, s'éleva par sa valeur au grade de capitaine. Nommé consul du Portugal à Rouen, il sut gagner la faveur du cardinal de Richelieu, en exaltant l'ancienneté de sa maison, à laquelle il donna pour ancêtres les rois de Castille et de Portugal. De retour en Portugal, il remplit encore différents emplois, mais, ayant été accusé de judaïsme, il fut livré à l'inquisition et finit ses jours sur le bûcher. On a de lui, en espagnol : Epitome généalogique de l'éminent cardinal duc de llichelieu et discours politiques sur quelques actions de sa vie (Pampelune, 1641, in-4"), réimprimé en 1642 sous ce titre : le Politique chrétien ; Discours politique sur la vie et les actions du cardinal de Richelieu, et traduit eu français par Chauto nière de Crémenil (Paris, 1643, in-4«); i'Auft-

Caramuel (Paris, 1643, in-4°), ouvrage dans lequel il défend l'indépendance du Portugal et les droits du duc de Bragance, que Caramuel avait vivement attaqués.

VILLAREAL-DE-SANTO-ANTONIO , bourg de Portugal, province d'Algarve, comarca et à 19 kilom. N.-E. de Tavira, a l'embouchure de la Guadiana, où elle a un petit port de commerce; 2,000 hab., presque tous pécheurs ou matelots. Bâtie en 1774 par le marquis de Pombal.

V1LLAREAL-DO-SABABA, ville du Brésil.

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