VINO
nouveau. Son érudition profonde et variée, son éloquence, sa logique sévère le faisaient l'égal des professeurs les plus renommés, tandis que sa méthode rationnelle, sa hauteur de vues, ses découvertes personnelles le faisaient supérieur à -tous. Vinnius, que les savants de tous les pays considéraient comme leur maître, qui entretenait une active correspondance avec les hommes les plus distingués de l'époque et que ses compatriotes regardaient comme le premier jurisconsulte de son temps, Vinnius refusa tous les honneurs. Né pour l'enseignement, il demandait à ses fonctions de professeur ses plus beaux triomphes. Et il se trouvait suffisamment récompensé de son dévouement par l'attention, l'estime et la sympathie de ses élèves. Aussi Vinnius ne voulut-il jamais abandonner le professorat. Quand l'âge et les fatigues d'une vie entièrement consacrée au travail rendirent ses cours plus pénibles, il présidait encore des conférences où les élèves discutaient sous sa direction des points de droit controversés. Cet infatigable travailleur partageait son temps entre ses leçons à l'université et la rédaction de ses ouvrages. Nous indiquons ici les publications les plus remarquables de ce jurisconsulte : De origine et progressu juris romani civitis, cum notis (in-8°), ouvrage dont nous avons déjà parlé ; Justiniani institutionum sive elementorum libri quatuor, etc. (Amsterdam, Elzevir, 1642, 1646, 1852, 1658, in-12); Jnstitûtes de Justinien, traité des actions, traduction par Degoux et Tinier de La Chapelle (Paris, 1829, in-8o); Qusstiones juris (Lugd. Batav., 1653; Rotterdam, 1662, 1685, in-8°); Tractatui de pactis, jurisdictione, collaiionibuset transaction! bus (1697, in-4°; 1722, in-4°).
VINO-BENZOÏQUE adj. (vi-no-bain-zo-i-ke — de vin, et de benzoïque). Chiiu. Se dit d'un éther produit pur la réaction de 2 parties d'alcool , 1 d'acide benzoïque et 6 u'acide chlorliydrique.
V1NOMÈTRE s. m. (vi-no-inè-tre — du lat. vinum, vin, et du gr. metron, mesure). Syn.
d'OENOMÈTRE.
VINOSITÉs. f. (vi-no-zi-té— rad.itineua:).
Caractère des substances vineuses.
V1NOT (Modeste), poëte latin moderne, né k Nogent-le-Rotrou vers 1670, mort en 1731. Entré en 1689 dans la congrégation de l'Oratoire, il professa à Troyes et à Marseille, s'adonna plus tard à la prédication et devint, en dernier lieu, chanoine de Tours. Il a traduit, en collaboration avec le Père Tissard, un certain nombre de fables de La Fontaine en vers latins. Ces traductions furent publiées, avec quelques autres petits poënies, en 2 vol. in-12; elles ont été rééditées en 1738 et en 1761, et sont écrites dans un style d'une pureté presque classique.
VINOUS s. m. (vi-nou). Bot. Nom vulgaire du champignon de couche.
VINOVO, bourg du royaume d'Italie, province et district de Turin, mandement de Carignano ; 3,700 hab.
VINOV (Joseph), général français, né dans l'Isère en 1803. Il avait fait ses études et venait d'entrer au séminaire lorsque, renonçant tout à coup à suivre Ja carrière ecclésiastique, il s'engagea k vingt ans dans la garde royale. En 1826, il fut nommé sergent, passa dans un régiment de ligne et fit Ja campagne d'Alger. Promu sous-lieutenant et décoré après le combat de Staoueli, où il fut blessé, il devint lieutenant dans lu légion étrangère en 1836, capitaine en 1838, chef de bataillon en 1843, iieutenant-colonel en 1848 et colonel en 1850. M. Vinoy revint alors en France, où il se trouvait a 1 époque du coup d'Etat. Le 14 décembre 1851, à la tête d'un millier d'hommes, il arrivait au village de Saint- Etienne-les-Orgues (Basses-Alpes), et se signalait par son ardeur à réprimer le mouvement républicain qui avait éclaté dans ce bourg et dans les environs. En 1852, il retourna en Algérie, reçut le commandement du 2b régiment de zouaves, puis obtint, à la suite d'une campagne, les épaulettes de généralde brigade (1853). L'année suivante, il fit la campagne de Crimée dans la division du général Uanrobert, se battit à i'Alma, à Balaklava, à Inkermann, prit part à l'attaque de la tour Malakoff et fut promu général de division en 1855. Pendant la guerre d'Italie (1859), le général Vinoy commanda une division du corps deNiei, enleva Ponte-Vecchio à Magenta et prit part à la bataille de Solferino. Eu 1865 , il devint membre du Sénat, grand officier de la Légion d'honneur, et passa en 1868 dans le corps de réserve. Après les premiers désastres de nos armées en 1870, le général Vinoy prit, le 12 août, Je commandement du 13« corps en formation à Paris, puis reçut l'ordre de marcher sur Mézières. N'ayant pas eu le temps de rejoindre l'armée à Sedan, il échappa au désastre, battit habilement en retraite (2 septembre) et parvint à sauver son corps d'armée, qu'il ramena à Paris (7 septembre), où il devint le noyau des forces qu'on organisa pour la défense. Le général Vinoy réoccupa le 23 septembre la redoute des Hautes-Bruyères, fie le 30 une grande reconnaissance sur L'Hay, C'hoviliy et Thiaia, et livra le 13 octobre aux Allemande, à Châtillon et à Bagneux, un combat dans lequel il repoussa