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paris, exigent la serre froide ou même tom-
fiérée, nous citerons : la viorne pubescente et a viorne luisante, ainsi nommées k cause de l'aspect de leurs feuilles, du reste toutes deux k fleurs blanches et croissant dans l'Amérique du Nord ; la viorne odorante, k fleurs blanches, d'un arôme très-agréable; cette dernière habite la Chine et se trouve aussi au Japon.
VIOTTI (Barthélémy), médecin italien du xvia siècle. Il exerça son art à Turin et laissa deux ouvrages, l'un en italien sur la thérapeutique {Sut metodo de medicare) et l'autre en latin sur l'action des bains. Ce dernier, utile surtout pour avoir une idée des connaissances balnéologiques à cette époque, a pour titre : De balneorum naturalium viribus libri quatuor (Turin, 1553).
VIOTTI (Jean-Baptiste), célèbre violoniste et compositeur de musique, né à Fontanetto (Piémont) en 1755, mort à Londres en 1824. Il commença dès l'enfance l'étude du diflicile et bel instrument qui devait faire sa gloire et eut pour maître Pugnani , virtuose de grand renom, qu'il devait surpasser. 11 ■■•.'avait que douze ans quand Pugnani l'emmena à Londres. Revenu k Turin, il se mit k étudier l'harmonie d'après les ouvrages des maîtres. A vingt-deux ans, il était déjà un artiste consommé, et il se remit en route avec Pugnani pour visiter les principales villes de l'Europe. En passant par Genève pour gagner l'Allemagne, ils rendirent visite au patriarche de Ferney et eurent pour introducteur chez lui l'académicien Chabanon, qui aimait beaucoup le violon. Pugnani et Viotti exécutèrent ensemble des duos. La figure grotesque du premier, ses manières bizarres, quelquefois même la dureté de son jeu, contrastaient avec l'élégance du second et faisaient encore ressortir ses qualités brillantes. C'était donc au jeune Viotti que Voltaire adressait toujours la parole, et k chaque éloge qu'il lui donnait, il ne manquait jamais de l'appeler Pugnani. Cette méprise réitérée blessa tellement l'amour-propro du maître, que plus tard, toutes Jes fois qu'on parlait devant lui de Voltaire, il disait : ■ Votre Voultaire, il est ouue bête ; il né sait faire que dé trazédies. » Les deux virtuoses donnèrent des concerts k Genève et furent secondés par Imbault, venu de Paris, avec lequel Viotti se lia. Ils parcoururent ensuite le nord de l'Europe et se firent entendre notamment k Berlin, k Varsovie, k Saint-Pétersbourg et k Moscou. Ce fut toute une série de succès d'enthousiasme. Viotti n'a jamaÎ3 fait les tours de force excentriques de Pagunini, mais il avait plus de grâce dans le jeu, plus de moelleux, plus de suavité et plus de correction ; pour ce qui est du sentiment, il n'a pas été surpassé. A Berlin, il joua tians un concert chez le prince royal, pour ainsi dire sans préparation, et fut ce jour-là audessous de lui-même. Son compétiteur, Jaruowick, eut alors l'inconvenance de lui adresser des compliments ironiques ; mais luimême, on ne sait comment, resta court au milieu de l'exécution d'un de ses rondos, et, k son tour, Viotti alla le féliciter. Un de ses biographes appelle cela « de justes représailles. » On aimerait mieux voir Viotti, qui était naturellement bon et sensible, affecté de l'échec d'un artiste renommé.
A Berlin, Viotti et Pugnani se séparèrent. Pugnani regagna Turin, et Viotti, précédé de la plus brillante réputation, se rendit k Paris (1782), où il se fit entendre aux Concerts spirituels pendant deux ans. C'était lk qu'avant lui avaient brillé Gaviniès et Bruni, deux artistes d un haut mérite. Viotti se posa décidément comme créateur du concerto, et on peut dire que personne ne s'est plus élevé que lui dans ce genre magistral ; mais, par le fait d'une susceptibilité d'umour- propre assez mesquine, il refusa, au bout de ces deux années, de se faire entendre aux Concerts spirituels. Nous ne parlerons point des rivalités qui existèrent entre lui et d'autres violonistes; en fin de compte, ce fut toujours lui qui l'emporta, et il eut l'avantage de se lier avec Cherubini, qui le prit avec lui et chez lequel il logea pendant six ans. Durant ce laps de temps, il avait pris la direction du Théâtre-Italien, dont son administration marque une des phases artistiques les plus considérables. La Révolution arrêta la prospérité de ce .théâtre et ruina l'artiste, compromis, de plus, auprès des patriotes ; car son nom figurait sur le Livre rouge pour une faible pension. Viotti partit pourl'Angleterre. A Londres, il fit la fortune des concerts de Hanover Square et retrouva Jarnowiek, avec lequel il avait lutté jadis k Berlin. Après quelques moments d'un silence froid et composé , Jarnowick n'y tint plus ; il aborda Viotti brusquement et lui dit : « Il y a longtemps que Je vous en veux ; vidons la querelle ; apportons nos violons, et voyons enfin qui de nous deux sera César ou Pompée. » Le défi fut accepté, et Jurnc/wick fut véritablement le Pompée de cette nouvelle Pharsale ; mais il ne perdit pas la carte et sut s'écrier k propos : « Ma foi, mon cher Viotti, il faut convenir qu'il n'y a que nous deux qui sachions jouer du violon. »
Viotti passa vingt années en Angleterre, où il publia une série de concertos très-remarquables. 11 dirigea ensuite le Théâtre- Italien et en conduisit l'orchestre, tout en s'occupant avec zèle d'un commerce de vins.
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Le désir de rétablir sa fortune put seul la décider sans doute k donner une partie de son temps k un travail qui, assurément, n'avait rien d'artistique. Il comptait bien des amis dévoués en Angleterre; mais ses opinions libérales no laissèrent pas de lui causer quelques désagréments, et il alla pour quelque temps k Hambourg, où il passa d'agréables moments, se livra k son art, composa et noua des relations dont il n'eut qu'à se louer. Il revit Paris en 1802, oublia ses anciens griefs d'amour-propre, consentit k exécuter encore des concertos et eut plus de succès que jamais. D'autres voynges k Paris eurent lieu en 1814 et en 1818; enfin, il revint s'y établir en ls 19 et fut investi de la direction de l'Ojiéra. Il n'eut guère que des soucis et des tribulations dans l'exercice de ces fonctions administratives, qui altérèrent profondément sa santé. Libre enfin en 1824, il croyait entrevoir le repos tant désiré, lorsqu'il mourut k Londres, où il était allé pour le règlement d'affaires d'intérêt.
Viotti était passionné pour la campngne, les paysages, les bois, les montagnes, les fleurs, tout ce qui provoque l'enthousiasme ou porte k la rêverie. C'était une complète nature d'artiste, il eut pour élèves et amis deux autres violonistes célèbres, Rode et Baillot. L'œuvre de Viotti se compose de vingtneuf Concertos pour le violon, de deux Symphonies concertantes, de trente-six Duos, de six Sérénades, de vingt-trois Trios, parmi lesquels on remarque surtout les 16e, n0, 18" et 19e ; de dix-sept Quatuors et de plusieurs morceaux pour piano et violon.
On ne sera pas fâché, sans doute, de connaître le style et quelque chose des sentiments du célèbre virtuose. Voici une note écrite en Suisse, et qui accompagnait l'envoi d'un Itanz des vaches qu'il avait noté : « Ce Rans des vaches, dit-il, n'est pas celui que notre ami J.-J. Rousseau nous a fait connaître. Je ne sais s'il est connu de beaucoup de gens. Tout ce que je sais, c'est que je l'ai entendu en Suisse et que je l'ai appris pour ne jamais plus l'oublier. Je me promenais seul, vers le déclin du jour, dans ces lieux sombres où l'x>n n'a jamais envie de parler; le temps était beau ; le vent, que je déteste, était eu repos ; tout était calme, tout était analogue k mes sensations, et je portais dans moi cette mélancolie qui, tous les jours, k cette même heure, concentre mon âme depuis que j'existe. Ma pensée errait et mes pas la suivaient. J'allais, je venais, je montais, je descendais sur ces rochers' imposants. Le hasard nie conduisit dans un vallon, auquel je ne fis aucune attention d'abord ;co ne fut que quelque temps après que je m'aperçus qu'il était délicieux et tel que j'en avais souvent lu la peinture dans Gessner; fleurs, gazons, ruisseaux, tout y était, tout y faisait tableau et formait une harmonie parfaite. Lk, je m'assis machinalement sur une pierre, sans être fatigué, lorsque tout k coup mon oreille, ou plutôt toute mon existence, fut frappée par des sons tatitôt précipites, tantôt prolongés et soutenus, qui parlaient d'une montagne et s'enfuyaient k l'autre, sans être répétés par les échos. C'était une longue trompe; une voix de femme se mêlait k ces sons tristes et doux, et formait un unisson parfait. Frappé comme par enchantenii-nt, je sors de ma léthargie, je répands quelques larmes et j'apprends ou plutôt je grave dans ma mémoire le Ranz des vaches que je vous transmets ici. J'ai cru devoir le noter sans rhythme, c'est-k-dire sans mesure. Il est des cas où la mélodie veut être sans gêne pour être elle, elle seule. Ce chant, noté eu rassuie, serait dénaturé. Pour le rendre dans son véritable sens et tel que je l'ai entendu, il faut que l'imagination vous transporte lu où il est né; tout en l'exécutant k Paris, il faut réunir toutes ses facultés pour le sentir en Suisse.»
Le violoniste Baillot a consacré une excellente notice k Viotti, son maître. « Cet artiste devait k Pugnani, dit le biographe, le fond de la méthode; mais l'élégance, la grâce, le pathétique, l'entraînement, la poésie, le sublime, il n'eu fut redevable qu'à luimême. » C'était donc un talent éminemment original.
VIOULTE s. f. (vi-oul-te). Bot. Nom vul gaiie d'une espèce d'érythroue.
VIOX (Antoine-Joseph), homme politique français, ué k Luuéville eu 1803, niorlk Versailles en 1874. 11 reçut une bonne instruction, puis s'établit dans ses propriétés et se lit remarquer k la fois par ses opinions républicaines, par son désintéressement et par son dévouement aux intérêts matériels et moraux du pays. Nommé, après la révolution de février 1848, sous-commissaire k Lunéville, il fut élu peu après représentant de la Meurthe k l'Assemblée constituante, où il vota avec les républicains modérés. Non réélu k la Législative, il expia après le coup d'Etat du 2 décembre, par près de dix ans d'exil, son attachement k la cause du droit et de la République et sa protestation contre l'attentat de Louis-Napoléon. Porté en 18Û9 candidat de l'opposition dans la î» circonscription de la Meurth», il n'échoua que de quelques voix. Le 8 février 1871, Viox fut élu le second député de la Meurthe k l'Assemblée nationale. 11 alla siéger dans les rangs de la gauche républicaine, vota constamment pour les mesures propres k affer-
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mir la République attaquée par tous les partis monarchiques, appuya M. Thiers le 24 mai 1873, vota contre le septennat et mourut avant d'avoir vu le triompha définitif du gouvernement républicain. D'un grand désintéressement, il n'avait jamais touché un denier de ses émoluments de député, qu'il distribuait chaque mois aux pauvres.
VIPERANO (Giovanni-Antonio), littérateur italien, né à Messine en 1535, mort k Giovenazzo (Pouille) en 1610. On manque de renseignements sur ses débuts. Nous savons seulement que vers 1580 il se rendit en Espagne, où Philippe II lui conféra les titres d'historiographe, de chapelain et de chantre do ia chapelle royale de Palerme. Plus tard, Sixte V le nomma évêque de Giovenazzo.
Ses écrits, parmi lesquels on distingue les traités suivants : De scribenda hisloria, De reye et regno, De summo bono, De poetica, De virtute, ont été réunis à Maples en 3 vol. in-fol. (1606).
VIPÈRE s. f. (vi-pè-re — lat. vipera. Ce mot latin est, selon plusieurs étymologistes, pour vivipara; de vivus, vivant, et de parère, enfanter, parce qu'en effet les petits de ce reptile sortent vivants du corps de leur mère). Erpét. Genre de reptiles ophidiens venimeux, type de la famille des vipérides, comprenant de nombreuses espèces, répandues dans les diverses régions du globe : Alême quand il n'est pas mortel, le venin de la vipère laisse souvent aptes lui des suites factieuses et durables, (fi. Baudement.) Les effets du venin de la vipère agissent différemment sur l'homme. (K. Desmarest. ) Les vipères ne bondissent,ni ne sautent jamais. (V. de Bomare.) Les vipères s'accouplent au mois de mai. (Pennant.) On trouve les vipères dans les cantons montueux et boisés. (Boso.) Les amours des vipères sont des orgies de luxure. (Toussenel.) il Vipère à lunettes, Nom vulgaire du naja. Il Vipère cornue, Nom vulgaire deJ'ammudyte. Il Vipère fer-de-lance, Nom vulgaire d'un trigonouéphale. Il Vipère psyché, Nom vulgaire d'une espèce d'élaps.
— Par ext. Personne méchante, qui cherche à nuire en secret : Chaque fois que cette jeune vipère passe devant ma cellule, elle me bouleverse le santjl (V. Hugo.)
— Fig. Poison, venin ; cause secrète, intérieure de mort ou de ruine: Les sectes sont les vipèrbs de la dévolution. (Proudli.) La mort de la dernière République est due à la morsure d'une vipère que la loi Falloux recelait sous ses fleurs. (Toussenel.)
.... La haine est impie ;
Et c'est un frisson plein d'horreur
Quand cette vipère assoupie
Se déroule dans notre cœur.
À. de Musset.
— Langue de vipère, Personne méchante, qui cherche à nuire par ses paroles.
— Réchauffer une vipère dans son sein, Faire du bien il un ingrat, qui eu abusera pour nuire à son bienfaiteur.
— Alchim. Prendre la vipère de Rexa et lui couper la télé, Oter la noirceur à la matière contenue dans l'œuf.
— Ichthyol. Vipère marine, Nom vulgaire d'une murène.
— Encycl. Erpét. On donne généralement le nom de vipères k tout un genre de reptiles ophidiens que Linné avait confondus avec les couleuvres, mais que Daudin a classés en un genre particulier, actuellement admis par tous les zoologistes. Le caractère essentiel qui distingue le genre vipère du genre couleuvre est la présence chez les vipères de deux crochets mobiles sur la mâchoire supérieure, communiquant avec deux glandes qui sécrètent un venin très-subtil, doat l'animal se sert pour empoisonner sa morsure. Rien de pareil n'existe chez les couleuvres, tandis que ces mêmes crochets se retrouvent chez tous les serpents venimeux, en général, et toujours annexés aux os maxillaires supérieurs. « Ces os, dit Cuvier, sont fort petits, portés sur un long pédicule analogue à l'apophyse ptérygoïde externe du sphénoïde et très-mobiles; il s'y fixe une deut aiguB, percée d'un petit canal qui donne issue k une liqueur sécrétée par une glande située sous l'œil. C'est celte liqueur qui, versée dans la plaie par la dent, porte le ravage dans le corps des animaux et y produit des effets plus ou moins funestes, suivant l'espèce qui l'a fournie. Cette dent se cache duns un repli de la gencive quand le serpent ne veut pas s'en servir, et il y a derrière elle plusieurs germes destinés à se développer et à la remplacer si elle se casse dans une plaie. Les naturalistes ont nommé les dents venimeuses crochets mobiles ; mais c'est proprement l'os maxillaire qui se meut; il ne porte point d'autres dents, en sorte que, dans ces serpents malfaisants, l'on ne voit dans le haut de la bouche que les deux rangées de dents palatines. » La vipère se distingue encore de la couleuvre par la forme de sa tète, qui est plus large en arrière et plus obtuse; par l'extrémité caudale, qui est plus courte et moins efliléo. La vipère, en géfiéral, présente un corps cylindrique, écailleux, d'une longueur moyenne de 2 pieds, plus volumineux vers ia partie moyenne qu'aux deux extrémités. La tète est triangulaire, aplatie, large postérieurement et terminée en forme do museau. Sous le ventre se trouvent des
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plaques transversales et sous la queue deux rangées de demi-plaques. Le groupe vipère a été divisé en cinq genres, qui sont : les trigonocéphales.les plutures, les najas, les élaps (v. ces mots) et les vipères proprement dites, les seules dont nous ayons à parler ici.
« La vipère commune, dit Ortila, a une longueur totale de 2 pieds environ, rarement de 26 à 30 pouces ; celle de la queue est de 3 à 4 pouces. Sa grosseur dans le milieu du corps est d'environ 1 pouce; elle est beaucoup moindre du côté de la queue ; celleci est communément plus longue et plus grosse chez le mâle que chez la femelle. Sa couleur est d'un cendré olivâtre, verdàtre ou grisâtre, plus intense sur le dos que sur les lianes. Depuis la nuque jusqu'à l'extrémité de la queue, le long du dos, on remarque une bande noirâtre composée de taches delà même couleur, de forme irrégulière, qui, en se réunissant en plusieurs endroits les unes aux autres, représentent assez bien une chaîne dentelée en zigzag. On voit sur chaque côté du corps une rangée de petites taches noirâtres, symétriquement espacées, dont chacune correspond à l'angle rentrant de la bande en zigzag. Un nombre infini d*écailles carénées couvrent la tête et le dos ; la couleur de ces écailles varie selon qu'elles répondent aux taches noirâtres ou aux autres parties du dos. Le ventre et le dessous de la queue sont garnis de plaques transversales d'une couleur d'acier poli; les plaques nbdominales sont simples et au nombre de cent cinquante-cinq; les plaques caudales, plus petites, d'un noir bleuâtre, avec le bord plus pâle, sont disposées sur deux rangs et au nombre de trente-neuf paires. La tête est en cœur, plus large postérieurement, plus plate et moins longue que celle des couleuvres, quoiqu'elle soit un peu plus considérable que celle du corps ; elle est encore susceptible de s'élargir dans la colère ; parmi les écailles qui la recouvrent, celles qui sont au-dessus des yeux sont un peu plus larges; le bout du museau, comme tronqué, forme un rebord saillant, retroussé comme le boutoir des cochons, sur lequel on voit une grande écaille trapézoïdale tachetée de blanc e't de noir. Le sommet de la tête présente deux lignes noires, divergentes d'avant eu arrière, trèsécartées, de manière à représenter la lettre V ; ces lignes sont séparées par une tache noirâtre en forme de fer de lance. Les yeux sont très-vifs, étincelants, l'iris rouge et la prunelle noire; on voit, derrière chaque œil une bande noire, large, qui se prolonge jusqu'à la quinzième plaque abdominale. Le bord de la mâchoire supérieure est blanc, tacheté de noir; celui de l'os maxillaire inférieur est noir. La langue est fourchue, grise, susceptible de s'allonger, molle et incapible de blesser; l'animal la darde souvent lorsqu'il est en repos. La queue, plus courte que celle des couleuvres, est un peu obtuse. Lat ipère commune ne se trouve qu'en Europe. Les principales variétés de la vipère conjmme sont : 1" celle dont la bande en zigJng est formée de taches arrondies sur le do'> et de taches transversales sur la queue ; 2'< la vi-t père commune roussâtre, ayant le ou trèsmince et la tête bigarrée; 3° la vipère commune avec une tache blanche entourée d'un trait arqué brun sur l'occiput ; t° celle qui offre sur le sommet de la tète une tache divisée en plusieurs parties; 5» la ui'père aspic, dont la bande anguleuse et noire du dos est souvent interrompue par la couleur brune ou rousse du fond, avec les taches des flancs plus marquées. Le venin de la vipère est sécrété par deux glandes, situées une de chaque côté de la tête, derrière le globe de l'œil, sous le muscle crotaphite (temporo-maxillaire) ; ces glandes présentent un canal excréteur. La mâchoire supérieure offre une ou, plus communément, deux dents très-différentes des autres, connues sous le nom de crochets à venin, environnées jusqu'aux deux tiers d'une poche membraneuse, mobile d'avant en arrière, -sur la convexité desquelles on 'aperçoit une petite cannelure qui conduit k un canal dont l'intérieur de la dent esc creusé. D'autres dents, beaucoup plus petites que les précédentes et destinées à les remplacer lorsqu'elles sont cassées, se trouvent également attachées k l'os maxillaire supérieur. Lorsque l'animal veut mordre, il ouvre sa bouche ; le muscle élévateur de la mâchoire supérieure, en se contractant, presse laglaude et facilite la'sécrétion du venin; celui-ci sort du canal excréteur, arrive à la base de la dent, traverse la gaine qui l'enveloppe et entre dans sa cavité par le trou qui se trouve k cette base; alors il coule le long de la rainure des dents et sort par le trou qui est près de leur pointe, pour pénétrer dans la blessure. Le venin de la vipère n'est ni acide ni alcalin, car il ne rougit point la teinture de tournesol, et il ne verdit point le sirop de violettes. 11 n'est ni acre ni brûlant; il ne produit sur la langue qu'une sensation analogue k celle de la graisse fraîche des animaux ; il a une légère odeur semblable k celle de la graisse de vipère, mais beaucoup moins nauséabonde ; il ne fait pas effervescence avec les acides ; mis dans l'eau, il en occupe le fond ; si on le mêle k ce liquide, il le trouble et le blanchit légèrement. 11 ne brûle pas lorsqu'on l'expose à la flamme d'une chandelle ou sur des charbons ardents. Lorsqu'il est frais, il est un peu visqueux, et lorsqu'il est desséché, il s attache
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comme de la poix. Il parait être de nature gommeuse. » (Orlila, Truilé des poisons.)
La vipère est commune dans plusieurs parties de la France ; elle habite de préférence les bois élevés et les endroits rocailleux. On en trouve en quantité k Montmorency et dans la forêt de Fontainebleau. Ce reptile se nourrit d'insectes, de vers et de petits quadrupèdes, comme les mulots, le3 taupes, les crapauds, etc. Pendant l'hiver, les vipères sont engourdies par le froid; elles s'enfoncent profondément dans les trous et s'enroulent, s'entortillent plusieurs ensemble jusqu'à l'époque du printemps. Dès que la chaleur les réveille, elles sortent de leur retraite et vont Ordinairement s'étendre sur les rochers exposés aux rayons du soleil. Les vipères se reproduisent par ovulation, mais la femelle ne pond pas les œufs ; elle les porte dans la matrice jusqu'au moment de l'éclosion et met bas les petits nus et vivants. Le travail de la gestation dure huit mois environ. L'organisation de la vipère est absolument la même que celle de tous les reptiles ophidiens en général ; ce qu'elle offre de plus intéressant à étudier, c est l'action de son venin sur les animaux et sur l'homme en particulier. Fontana, qui a fuit près de six mille expériences sur la morsure et le venin de la vipère, est arrivé k conclure que le venin de la vipère n'est pas un poison pour tous les animaux; ainsi les sangsues, les limaces, l'escargot, l'aspic, la couleuvre, l'orvet, la vipère et la plupart de3 animaux à sang froid ne sont nullement influencés par la morsure ou par l'injection du venin de la. vipère; mais les choses se passent tout différemment pour les animaux k sang chaud. Pour les plus petits d'entre ces derniers, le venin cause de3 accidents constamment mortels ; et pour les plus gros,«cet agent toxique est d'autant plus dangereux que la vipère, au moment de la morsure, en possède en plus grande quantité, qu'elle mord en plusieurs endroits différents et que le temps est plus chaud. Un centième de grain de venin introduit dans les muscles d'un moineau suffit pour le faire mourir. Il en faut six fois plus pour tuer un pigeon ; et la progression ascendante se continue selon le poids et la grandeur des individus. Fontana calcule qu'il faudrait trois grains pour tuer un homme et douze grains pour faire périr un bœuf. Or, comme une vipère ordinaire ne porte dans ses vésicules qu'environ deux grains de venin, et que celui-ci ne peut être épuisé par une seule morsure, il en résulte que l'homme peut supporter la morsure de plusieurs vipères sans en mourir. Le venin de deux vipères, injecté dans la veine jugulaire de plusieurs gros lapins, détermine la mort en moins de deux minutes, au milieu de cris et de fortes convulsions. Les effets du /venin sont moins prompts, moins énergiques et quelquefois même insensibles, lorsque la substance toxique est simplement appliquée sur une éeorchure de la peau.
Les observations do Paulet et les expériences du professeur Mangili ne donnent pas tout à fait les mêmes résultats que celles de Fontana. D'après un mémoire publié par Paulet sur la vipère de Fontainebleau (i"> pera berus), il résulte que le venin de cetle vipère, inoculé par une plaie ou par la piqûre qu'elle fait, est, en général, mortel pour les hommes et les animaux, principalement pour ceux qui sont faibles et susceptibles de s'effrayer facilement. Un enfant âgé de sept ans et demi fut mordu au-dessous de la malléole interne du pied droit et mourut dix -sept heures plus tard. Un autre enfant de deux ans, piqué k la joue, succomba trois jours après l'accident. Un cheval, déjà affaibli par des maladies antérieures, périt d'une morsure à la joue au bout de dix-huit heures. Fontana avait annoncé que le venin de la vipère, introduit dans l'estomac, pouvait donner la mort, et que ce même venin perdait toutes ses propriétés toxiques après avoir été desséché pendant plusieurs mois. Riais les expériences de Mangili détruisent complètement ces assertions; Ortila les résume ainsi : o On fit avaler k un petit merle le venin fluide de trois vipères ; un autre prit le venin de quatre de ces animaux; on introduisit dans 1 estomac d'un troisième le venin de cinq vipères, et dans celui d'un quatrième le venin de six de ces animaux. Ils parurent d'abord plongés pendant quelque temps dans un état de stupeur et d inertie; mais une heure s'était à peine écoulée qu'ils se montrèrent, comme auparavant, vivaces et pleins d'appétit. Un des assistants avala tout ie venin qui put être extrait de quatre grosses vipères, et n'en fut nullement affecte. Un corbeau, qui était k jeun depuis douze heures, prit sans inconvénient le venin de seize vipères. Quatre petits morceaux de pain trempés dans le venin lancé par sept grosses vipères, furent donnés à un pigeon, qui d'abord parut abattu, mais qui redevint bientôt tout aussi bien portant qu'auuarayant. Un autre pigeon avala, avec les précautions convenables, tout le venin que purent fournir dix vipères très-grosses, sans offrir la moindre trace d'empoisonnement. Quelques jours après, on introduisit daus une des pattes de duux pigeons un petit fragment de venin bien sec, recueilli et conservé depuis quatorze mois dans un petit vase de verre bien fermé; l'un et l'autre donnèrent bientôt des signes manifestes d'empoisonnement et suc-
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combàrent au bout de deux heures environ. Du venin conservé avec soin pendant dixhuit mois, pendant vingt-deux mois et même pendant vingt-six mois, fut introduit dans la patte de plusieurs pigeODS, et tous moururent empoisonnés nu bout d'une demi-heuro ou d'une heure, a {Annales de physique et de chimie, février 1817.)
Ces expériences sont d'une grande importance nu point de vue du traitement des morsures de la vipère. Elles prouvent qu'on peut, immédiatement après 1 accident, se livrer sans danger à la succion de la plaie, pourvu qu'on n'ait pas d'écorehure aux lèvres. Les effets de la morsure delaoïpèresur l'homme sont toujours graves; la mort n'en est que rarement la suite, mais on l'a observée plusieurs fois. Toutes choses égales d'ailleurs, les accidents sont d'autant plus graves que l'animal est plus irrité au moment de la morsure, que les vésicules k venin sont plus pleines, que la chaleur est plus intense et que l'individu piqué a un tempérament plus faible. L'état du moral parait avoir aussi une grande influence sur les suites de la morsure ; un individu timide, profondément affecté, sera beaucoup plus gravement atteint qu'un individu robuste dont le moral n'est point affecté. La morsure de la vipère est presque immédiatement suivie d'une douleur très-vive qui se propage au loin avec une extrême rapidité. La plaie est très-peu apparente; on aperçoit le plus souvent une ou deux petites ouvertures, selon que l'animal a introduit un seul ou les deux crochets à venin. Quelquefois même ces ouvertures sont presque imperceptibles, parce que la pointe seule des crochets a pénétré dans les tissus. Bientôt apparaît autour de la piqûre une auréole inflammatoire; les parties voisines se gonflent et la douleur devient de plus en plus vive ; il se forme souvent des phlyetènes ; les parties molles se tuméfient, deviennent pâteuses, d'un jaune livide ou d'un rouge terne; il se développe parfois des eschares gangreneuses sur différents points du membre piqué. En même temps que ces symptômes locaux, il survient des symptômes généraux plus ou moins graves : un malaise général, des nausées, des vomissements bilieux, des lipothymies, des syncopes, une vive céphalalgie ; le pouls est dur et fréquent, petit et presque insensible pendant les crises ; la face et les paupières sont injectées, l'œil est hagard, fixe; la langue est sèche, la soif intense, et le délire ne tarde pas k se manifester ; on observe encore de l'ictère, des sueurs froides et des déjections alvines trèsabonriatttes. Si c'est un membre, comme le bras ou la jambe, qui est le siège de la morsure, le gonflement gagne rapidement les parties profondes, et en quelques heures la membre acquiert cinq ou six fois son volume normal. A ce moment, le malade paraît plongé dans un étal de lièvre adynamique des plus graves; il survient des sueurs froides et visqueuses, l'haleine est fétide, la plupart des sphincters sont paralysés, et par suite l'excrétion des urines et des matières fécales a lieu involontairement. Si, par une médication bien dirigée ou par les efforts de la nature, la gravité du mal n'éprouve pas d'amélioration, la mort vient terminer cette scène douloureuse. Heureusement que cette issue est assez rare, car presque toujours les symptômes généraux ne tardent pas k diminuer d'intensité et quarante-huit heures suffisent ordinairement pour que tout rentre dans l'ordre. Les symptômes locaux disparaissent plus ou moins vite; la petite plaie suppure et il se forme parfois une eschare qui se dé- , tache au bout de quelques jours.
— Traitement. Le traitement de la morsure de la vipère comprend trois indications; il faut : 1° s'opposer k l'introduction du venin dans l'économie; 2° le neutraliser dans la plaie; 3° combattre ses effets lorsqu'il a été absorbé. La première indication est facile a remplir ; si la forme et la situation de la partie où siège la morsure le permettent, on pratique une ligature entre la plaie et le cœur. Cette ligature, placée immédiatement après la morsure, doit être modérément serrée. On ne se servira ni de ficelle ni d'autres liens trop minces qui irriteraient la peau ; un mouchoir tordu sur lui-même peut suffire au besoin. La ligature ne sera pas continuée pendant longtemps, car elle augmenterait la teinte livide et favoriserait le développement de la gangrène. On laissera saigner la plaie, et même on la pressera doucement pour en retirer le venin. S'il est possible, on trempera Fendant quelque temps ta plaie mordue dans eau tiède ; on la pressera légèrement et on l'enveloppera d'un linge mouillé. Aussitôt après, ou appliquera une ventouse et on la laissera agir sur la blessure pendant vingt ou vingt-cinq minutes. Si la maladie est grave, que l'enflure soit trop considérable, les douleurs très-vives, etc., on supprimera la ligature, dont l'objet n'était que de retarder la circulation du sang en le gênant, et on se gardera bien de faire des incisions, des scarifications multipliées, qui aggravent souvent les accidents.
On cautérisera la plaie avec le fer rouge, la pierre infernale ou la pierre à cautère, le beurre d'antimoine, etc. (Orlila.) La cautérisation, qui a pour but de détruire le venin dans la plaie, n'agit pas sur le fond de la blessure si l'on n'a préalablement incisé lea
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purties molles; aussi, contrairement h. l'opinion d'Orfila, la plupart des médecins conseillent d'élargir la morsure afin d'être plus sûrs des résultats de la cautérisation. Le fer rouge est le moyen le plus suret celui qu'on peut se procurer le plus facilement. Il suffit d'une clef, d'un morceau de fer quelconque, qu'on chauffe jusqu'au rouge blanc et qu'on applique ensuite sur la morsure. Il ne faut pas craindre de le chauffer fortement, parce que plus il est chaud moins la cautérisation est douloureuse. La plupart du temps on se contente, lorsque les accidents ne paraissent pas très-graves, de scarifier légèrement la morsure et d'appliquer une compresse imbibée d'ammoniaque liquide.
La troisième indication, qui consiste a. combattre les effets de l'absorption du venin, constitue un traitement interne. Les Indiens ont recours au suc d'une plante, le guaco, qu'ils regardent comme un spécifique infaillible contre la morsure des serpents venimeux dont leur pays est infesté. Le suc du guaco doit être inoculé au malade, et aussitôt tous les accidents disparaissent s'ils existaient déjà; s'ils n'existaient pas, ils ne se montrent point. On prétend même que les serpents refusent de mordre les individus qui se sont frictionnés avec les feuilles de celte plante. En Europe, où le guaco est inconnu parce qu'il n'y "croît point, il faut recourir à d'autres moyens. Aussitôt après la cautérisation, « on applique sur les parties engorgées, voisines de la plaie, un mélange fuit avec une partie d'alcali volatil ei le double d'huile. Lorsque les principaux accidents sont bien déterminés, on ôte le caustique et on le remplace par un linge imbibé d'huile d'olive, puis on frotte de temps en temps le membre avec la même huile, à laquelle on ajoute quelques gouttes d'alcali volatil. Enfin, bientôt après, la plaie n'offre aucune espèeo de danger et doit être pansée avec de la charpie comme les plaies simples. Immédiatement après l'accident, et pendant que l'on s'occupe du traitement externe, on fera prendre au malade un verre d'eau de sureau ou do feuilles d'oranger, dans lequel on versera six ou huit gouttes d'alcali volatil; on renouvellera cette boisson toutes les deux heures j on pourra aussi administrer un petit verre de vin de Madère ou do Xérès, Le malade sera placé dans un lit bien couvert, et, s'il transpire, tin évitera de le refroidir. Lipécacuana ou l'émétique seraient administrés si des vomissements bilieux ou la jaunisse se manifestaient. Si la gangrène faisait dos progrès, on donnerait une potion de quinquina. Si au contraire l'intensité de la maladie diminuait et que l'individu fût prêt à entrer en convalescence, on n'accorderait aucun aliment solide dans les premiers jours ; on permettrait seulement deux ou trois soupes légères et peu copieuses. Si la morsure n'a occasionné qu'une maladie légère, que l'enilure soit peu considérable, que le malade n'ait ni envies de vomir, ni défaillances, on se borne à écarter les bords de la blessure avec précaution ; on y verse une ou deux gouttes d'ulcali volatil, puis on la couvre d'une compresse mouillée avec le même alcali, et on la maintient à l'aide d'un bandage ; on frotte légèrement le membre avec de l'huile d'olive tièue, et on l'enveloppe de linge trempé dans l'huile. On fait prendre à l'intérieur, toutes les deux heures, une tasse d'eau de feuilles d'oranger, de fleurs de sureau ou de camomille, à laquelle on a ajouté cinq ou six gouites d'alcali volatil. (Orfilu, Traite des puisons.)
— Thérap. et pharm, La vipère a été considérée par les anciens conune un médicament actif dans une foule de maladies qu'il nous semble inutile d'énumérer, puisqu'il est prouvé que ce reptile et ses nombreuses préparations, sel actif et pénétrant, huile excitante, sirop, poudre, trochîsques, vin, gelée, ne possèdent pas do propriétés médicales supérieures à celles des serpents non venimeux. Cependant sa chair est quelquefois, par de vieux praticiens, prescrite en bouillon, dans quelques cas de syphilis invétérée, de scorbut, d'épuisement; et telle est la crédulité de beaucoup de malades, que l'on en fait encore une énorme consommation en France, à ce point que les vipères de France sont insuffisantes et que l'on en importe d'Italie pour uue somme considérable. On faisait autrefois entrer la vipère dans plusieurs préparations composées, telles que l'orviétan, la poudre de pattes d'écrevisse composée, etc. Celle qui fait partie de la theriaque de Venise n'est pas notre vipère, mais une autre espèce encore plus venimeuse connue sous le nom d'aspic de Cléopàtre. Les Egyptiens expédiaient autrefois à Venise une grande quantité de ces animaux desséchés. Dans le midi de la France, chaque paysan a toujours en réserve de la graissa de vipère, remède souverain, dit-il, contre la morsure de ce reptile.
VIPEREAU s. m. (vi-pe-rô — dimin, do vipère). Erpét. Nom vulgaire des jeunes vipères : Le corps des femelles est plus gros lorsque les vipureaux simt prêts à voir le jour. (V. de Bomare.) Dis leur naissance, tes vipereaux sont abandonnés à eux-mêmes par leur mère. (E. Desmarest.)
VIPÉRIDE adj, (vi-pé-ri-de — de vipère, et du gr. eidos, aspect). Erpét. Qui ressemble ou qui se rapporta au genre vipère, il On dit
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aussi vipéboYde, vipériforme, vipËrid'é, éb et vipérin, inb.
— s. m. pi. Famille de reptiles ophidiens venimeux, ayant pour type le genre vipère.
VIPÉRIER s. m. (vi-pé-rié — rad. vipère). Homme qui s'attache à la destruction des vipères.
VIPÉRIN, INE ftdj. (vi-pé-rain, i-ne — rad. vipère). Erpét. Qui a rapport à la vipère. I! Couleuvre vipérine ou substantiv. Vipérine, Espèce de couleuvre.
— Fig. Perfide comme la vipère : Langue