THIL
almanach des gourmands (1825); Histoire de la Révolution française (1S26, in-18), résumé, etc. Comme éditeur, on lui doit : les Constitutions françaises (1821); Collection des meilleurs ouvrages de la langue française ; les Œuvres de Voltaire (1829); les Débats de la Convention (1828, 5 vol. in-8<>); les Œuvres d'Estienne (1851-1853, 5 vol. in-8"), précédées d'une notice biographique et littéraire.
TH1EU1LL1ER (Louis-Jean Le), médecin français, né à Laon en 1700, mort à Paris en 1767. Il fit ses études médicales dans la capitale, y fut reçu docteur en 1724, s'y fixa et devint un praticien très-répandu. Nous citerons parmi ses écrits, en général assez médiocres: Lettre à l'auteur des observations sur la petite vérole (Paris, 1725, in-12); Observationes medico -practicx (Paris,1732, in-12); Consullationes medicm (Paris, 1732, in-8*); Observations de médecine sur un remède sympathique contre le rhumatisme simple et goutteux (Paris, 1746, in-8°), etc.
THIÉZAC, bourg de France (Cantal), canton de Vic-sur-Cère, arrond. et à 27 kilom. d'Auritluc, au-dessus d'une gorge hérissée de rochers pittoresques et au fond de laquelle la C6re mugit et se brise de cascade en cascade; 1,829 hab. On y remarque une belle église ogivale et une croix du xvie siècle dans le chnetière. Aux environs se trouvent une montagne percée de grottes, le château de Trémoulet, près duquel un torrent forme une belle cascade et un site sauvage et pittoresque connu sous- le nom de Pas-de-lu-Cère. • La rivière, dit M. Adolphe Joanne, descendant des gradins supérieurs, a rencontré une coulée de lave qu'elle a coupée dans sa longueur et presque sciée perpendiculairement. On l'entend bouillonner entre deux murailles, que ronge depuis deux mille ans l'action de ses eaux; l'escarpement de la roche mesure environ 140 mètres.
» Après avoir franchi un torrent, qui va se précipiter dans lu Cère par une série de petites cascades, on voit se dresser adroite un rocher surmonté d'un beau tilleul. C'est le rocher de Muret, jadis couronné par un château fort, qui fut détruit en 1575. La vallée de la Cère s'élargit ensuite et change complètement d'aspect. Plus loin, on passe, k droite, au pied du mont de la Garde (1,040 mettes). A gauche, sur la rive opposée de la Cère, s'élèvent de belles montagnes couvertes de chênes, parmi lesquelles lu plus haute, celle de Saint-Clément, atteint 1,127 mètres d'altitude. >
TH1GA s. m. (ti-ga — du gr. thigâ, je touche). Bot. Syn. de laurklik, genre de inonimiacées.
THIKIDÉ, ÉB adj. (ti-ki-dé — du gr. théké, gaine ; eidos, aspect). Infus. Se dit des i illusoires systolides qui n'ont pas d'organe rotatoire distinct.
— s. f. pi. Famille d'infusoires systolides ou rotateurs, de l'ordre des stomoblépharées, comprenant la majeure partie des genres qui n'ont pas d'organe rotatoire distinct.
THIL-CHÂTEL, village et commune de France (Côte-d'Or), canton d'Is-sur-Thil, arrond. et à 25 kilom. de Dijon ; 905 hab. Hauts fourneaux, forge pour le fer lin et la fonte fine; restes d'aqueducs, de tombeaux galloromains et d'un ancien fort. L'église , qui ligure parmi les monuments historiques, date du XIe et du xue siècle. Elle est ornée de bas-reliefs, de colonnes et de chapiteaux travaillés avec la plus grande délicatesse. On y remarque aussi un curieux tableau sur bois du xvie siècle et un tabernacle dont les sculptures reproduisent la légende de saint Honoré.
TUILE (Louis-Gustave »e), général et homme d'Etat prussien, né dans la Prusse orientale en 1781, mort en 1852. Il entra en 1795 au service, fut attaché, pendant la campagne de 1806, au quartier principal du prince de Hohenlohe, puis au corps de Bliieher jusqu'à la capitulation de Lùbeck, devint, en 1812, aide de camp du roi, fut en même temps chargé des rapports militaires et remplit les mêmes fonctions pendant les campagnes de 1813 à 1815. Promu colonel à cette époque, il s'éleva successivement jusqu'au grade de lieutenant général et prit sa retraite en 1835, mais sans cesser d'appartenir à l'entourage du roi qui avait en lui la plus grande confiance. Nommé en 1840, sous Frédéric-Uuillaume IV, ministre d'Klat et de cabinet, il fut, en outre, placé ii la tète de l'administration du trésor public et de la monnaie et occupa ce poste jusqu'aux événements de mars 1848, époque où il résigna son portefeuille en même temps que les autres membres du cabinet. Les attaques dont son administration avait été l'objet furent victorieusement réfutées par 1 excellente situation dans laquelle on trouva le trésor. A sa mort, le roi de Prusse voulut assister lui-même a ses funérailles et lui lit élever un beau tombeau dans le cimetière de Francfort.
TH1LEMCS (Maurice-Gérard), médecin allemand, né k Eddigehausen (Hesse-Rothembuurg) eu 1745, mort k Lauterljaeh en 1809. Il commença ses études médicales sous là '■ direction de son père et alla les continuer k Gœttingue en 1761. Au milieu de ses travaux scientifiques, comme il allait visiter ses parents, ou s'empara de sa personne par ordre supérieur et il fut fait soldat malgré lui. Cette vie, qui n'était nullement de son goût, il ne