THIL
la mena pas longtemps et revint à l'université de Gœttingue, ou il prit ses degrés en 1705. II fut médecin pensionné de Lauterbaeh en 1770 et séjourna dans cette ville pendant plus de trente années. En 1803, il fut nommé premier médecin du prince de Nassau. Sa réputation d'habile praticien était répandue dans toute l'Allemagne. On lui doit plusieurs ouvrages, dont le plus important est un recueil d'observations et de remarques pratiques qui a pour titre : Remarques médicales et chirurgicales (Franefort-sur-Ie-Mein, 1789, in-8"),
THILLAYE (Nicolas), habile mécanicien français, constructeur de pompes à incendie, né près de Lisieux en 1709, mort k Rouen en 1784. Venu de bonne heure à Rouen, où il s'établit, Thillaye développa considérablement son industrie, obtint du roi, sur le rapport de l'Académie des sciences, un privilège pour la construction de ses machines et devint directeur des pompes de la ville. On lui doit : Manuel nécessaire à ceux qui achètent la machine pneumatique du- sieur Thillaye (Rouen. 1766, in-12); Analyse eu général des pompes à incendie, en particulier de celles de Rouen (Rouen, 1778) ; Mémoire sur la marmite économique de Papin, dont Thillaye modifia avantageusement le système.
THILLAYE (Nicolas-Noel-Vineent), mécanicien français, fils du précédent, né à Rouen en 1749, mort au Val-de-la-Haye en 1802. Après avoir étudié les mathématiques avec ardeur, il s'associa aux travaux de son père, dont il fut l'auxiliaire intelligent ot dévoué. S'êtant rendu à Paris, il obtint comme son père un privilège du roi et les encouragements précieux de l'Académie des sciences. A l'époque de la Révolution, il revint dans sa ville natale et donna une grande extension à l'industrie de la mécanique hydraulique. Thillaye avait reçu de l'Académie de Copenhague, en 1772, une médaille d'or pour un mémoire rédigé avec le concours de son père et qui traite du meilleur moyen de construire les pompes k incendie. Ce mémoire fait partie de l'ouvrage intitulé : Analyse en général des pompes à incendie (1778), par Thillaye père.
THILLAYE (Jacques-François-René) , savant français, frère du précédent, né kRouen en 1750, mort en 1791. Il se livra d'abord k l'étude de la médecine et de l'anutomie, puis s'adonna au commerce de l'épicerie et de la droguerie. En même temps, Thillaye so prit d'un goût très-vif pour la minéralogie et là botanique. En 1782, il présenta à l'Académie de Rouen une flore des plantes qui croissent en Normandie, sous le titre de Flora normanica; en 1788, un mémoire intitulé : Essai analogique des végétaux et des animaux ou Traité de la génération des plantes , avec figures ; puis, en 1789, l'Histoire naturelle des trois règnes de la côte Sainte-Catherine, localité voisine de Rouen. Reçu membre de la même Académie en 1791, il lui donna communication d'un ouvrage considérable sur la botanique, enrichi de plus de 1,000 dessins originaux, figurant des racines, des feuilles, des fleurs, etc. Il devint aussi membre de la Société d'histoire naturelle de Paris.
THILLAYE (Jean-Baptiste-Jacques), médecin français, frère des précédents, né à Rouen en 1752, mort k Paris eu 1822. Après avoir étudié l'anatomie dans sa ville natale, sous le savant Le Cat, il se rendit à Paris pour suivre les cours de chirurgie et remporta des prix. En 1784 , Thillaye fut reçu membre du collège et de l'Académie de chirurgie. On lui donna la chaire d'anatomie kRouen, puis celle de Paris, et on le nomma, en même temps , conservateur des collections. Sa science justifiait ce cumul. II était aussi chirurgien en chef de l'hôpital Saint-Antoine et membre de la Société d'histoire naturelle 'de Paris. On lui doit : Traité des bandages et ap-. pareils (Paris, 1793, in-8<>, fig.); Eléments d'électricité et de galvanisme, trad. de l'anglais (Paris, 1816, in-8°), et de nombreux " mémoires, rapports et dissertations, insérés dans les bulletins d"e l'ancienne Faculté de médecine de Paris.
THILLAYE (Antoine), savant français, neveu du précédent, né à. Rouen en 1782, mort k Paris en 1807. Il étudia la pharmacie sous M. Robert, k l'Hôtel-Dieu de Rouen, et remporta des prix de chimie pharmaceutique. Livré exclusivement, pendant quelque temps, à l'étude de la chimie appliquée k l'industrie, il fit de fort nombreux essais sur les teintures , particulièrement sur celle du nankin et du rouge des Indes, puis s'occupa, en même temps , de l'épuratioji des huiles végétales, ainsi que de la fabrication de l'alun, au moyen des résidus des distilleries d'eau-forte et d'acide sulfurique. En 1 805, il fut nommé pharmacien interne dans un des hôpitaux de Paris et mourut prématurément. On trouve de lui dans les Annales de chimie Un mémoire intitulé : De la carbonisation du ta tourbe ou Procédé à l'aide duquel on peut tirer tous les avantages possibles des produits négligés jusqu'à ce jour dans cette opération,
TH1LLOT (le), bourg de France (Vosges), r-h.-l. de cant., arrond. et k 23 kilom. df Rein iremont, au débouché des vallées du Mesnil et du Vncceux ; pop. uggl., 1,202 hab. — pop. tôt., 2,188 hab. C'est un des principaux centres de commerce de la vu liée supérieure da îa M'X'.'llfl : marchés lrès-fr6qucntû<. La