L. Chevalier
A Monsieut Charles Cravaitt, rue Bossuet, «o 15, à Dijon.
(Côte-d'Or.)
"Dans le cas où l'on stipulerait une somme déterminée pour le retard, on ajouterait k la formule précédente, après les mots « sous peine pour le voiturier • : de payer la somme de... comme dommages-intérêts pour le retard. Pour le reste, il n'y a qu'à changer les noms et les chiffres et k les remplacer par ceux qui sont k indiquer.
On le voit, c'est le réceptionnaire qui par cette lettre est invité k payer le transport au voiturier ; celui-ci paye k l'expéditeur le prix du papier timbré et, k son tour le réclame comme il est convenu et indiqué, au réceptionnaire. S'il y avait dans le cours du transport des droits d'octrois ou de douanes k payer, le voiturier en aurait fait les avances, qui lui seraient remboursées lors de la réception des raitrchimdises, et l'expéditeur aurait ajouté k la lettre, après les mots : Vous rembourserez soixante-quinze centimes pour le timbre de la présente : « ainsi que les frais d'octrois ou de douanes dont la quittance vous sera présentée. »
— Ch. de fer. Dans les administrations de .chemins de fer, on appeHeuo!«ure.s les compartiments destinés k contenir des voyageurs : il y a des voitures de lrB, de 2» et de 3e classe. Les détails administratifs qui concernent ce genre de voitures trouveront plus naturellement leur place au mot wagon.
— Hyg. Eu restituant au mot voilure son acception ia plus étendue, nous trouvons encore quelques détails que nous jugeons utile de faire ressortir au point de vue hygiénique.
L'exercice de la voiture, dit Becquerel dans son Traité d'hygiène, produit des effets variables, selon le véhicule dont on fait usage, et la différence sous ce rapport est grande entre les chariots sans ressorts des anciens et nos molles voilures, supportées par des ressorts d'une souplesse extrême. La somme du mouvement qui se communique alors est relative aux irrégularités du sol, k la vitesse des chevaux et k la perfection des ressorts, qui brisent ia violence des chocs. Les secousses réitérées des voitures non suspendues, telles que les chariots, charrettes, etc., égalent certainement les exercices les plus violents; elles ébranlent les organes, tiraillent les muscles et activent la circulation. Les effet3 de pareilles secousses peuvent avoir quelques résultats pour diminuer l'embonpoint ou pour combattre certaines maladies, telles que l'hypocoudrie; l'aménorrhée. 11 est bien entendu qu'elles doivent être sévèrement prescrites dans la grossesse, les maladies des organes circulatoires, les lésions de la vessie et de l'utérus. Les voitures modernes traduisent leurs effets par un doux balancement et par un mouvement ondulatoire oui se transmet au.corps d'une ma-
Voiture.
Timbre.
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]U fr. 07
nière presque insensible. Sous leur influence, le système musculaire est presque dans l'inaction, et il y a k peine une légère excitation des principaux organes. Si Te mouvement de la voiture était le seul exercice auquel on eût recours, il serait insu flisant pour 1 homme adulte et bien portant. Les promenades en voiture sont tout au plus suffisantes pour les convalescents qui viennent d'uvoir des maladies aiguës ou chroniques. En pareille circonstance, la promenade dans une bonne voiture est plutôt un moyen de respirer et de changer d'air qu'un exercice proprement dit. Un convalescent, qui sort pour la première fois, effectue presque toujours sa sortie en voiture; il est toutefois nécessaire que ce soit dans une voiture fermée, autrement on pourrait craindre que l'impression de l'air ne déterminât l'accumulation du sang dans quelque organe et na produisit des congestions diverses, ou même une rechute de la maladie. Si l'on est dans une belle saison et si les forces du convalescent le lui- permettent, il est préférable pour lui d'effectuer ses trois ou quatre premières sorties à pied et doucement, dùt-il ne faire que quelques pas. Si les forces ne sont pas suffisamment revenues pour cela, il est douteux qu'une sortie en voilure puisse faire du bien. L'exposition à l'air un peu vif no convient jamais k un indiv.du qui relève de maladie. Dans les affections organiques du cœur, les promenades en voiture sont excellentes et procurent aux malades une grande sensation de bien-être. Les voitures favorisent, en général, la digestion. Eiles réussissent parfaitement aux personnes nerveuses et impressionnables. Les longs voyages ayant lieu forcément aujourd'hui en chemin de fer, on doit tenir compte de ce système de locomotion ; mais, il faut bien le dire, ce mode de transport s'accomplit dans de détestables conditions pour les voyageurs qui, en France surtout, semblent avoir été sacrifiés k la cupidité des entrepreneurs. Rien de plus odieux que ces wagons de troisième classe, où les malheureux sont entassés sur des banquettes de bois, exposés kun "froid glacial pendant l'hiver, étouffés pendant les chaleurs de l'été. Il est impossible d'afficher plus ouvertement le mépris qu'ont les compagnies pour le client qui ne peut payur cher.
Voiture* «ornées (lks), opéra-comique en deux actes, paroles de Dupaty, musique de Boieldieti ; représenté k Feydeau le 29 avril 1820. L'auteur a fait un livret d'opéra du vaudeville intitulé : le Séducteur en voyage, représenté au Vaudeville le 4 décembre 1800. La pièce est assez amusante et fournit tresbenevolement des prétextes à des airs et k des duos. La musique est tout k fait gracieuse et charmante. Martin triomphait dans l'air :
VOIT
VOIT
Apollon toujours préside au choix de mes vaya- | tif : Au clair de la lune. Nous nous conten-
geurs, et dans le duo : 0 dolce concenlo, va- terons de citer, entre autres, le morceau sui-
riations ingénieusement brodées Sur le rao- I vaut :
Hfaesloso.
zizzzizzztjzvz.
IHŒi
^=3-Jt«'
A - pol - Ion tou-jours pré - si - de
Au- choix de mes vo - ya-
iiiii^^igi^^g^^p
geurs ; A - pol - Ion tou-jours pré - si
SZ\ très-doux
de
Au choix de mes vo - ya-
Erdfc
-teurs; Ja - mais les jar - dins d'Ar-mi
de N'ont vu de tels en-chan-teurs.
zzztzzzti
J'ai re-çu, dans ma re - trai * te»
Trois a - ca - ié - mi - ci - ens!
Un
icrxznnzc
:senï*
jour me tombe un po - 8 - te,
Un jour des mu - si - ci-
^^^^^mg^^^m^^s^^
ens, Et quels mu - si - ci - ens ! Et quels mu - si - ci - ens ! L'un ex - cel - le sur la
tr
!^^Hs=ÊgÊ
-.-Q±ztz
a~"=E~tSEgÊ=EB
flù - te; Et, par un tou - chant bé-mol, Dans u - ne bril-lan-te lutte, Est I'
3=fc
^fv^:
ft=R:
gai du ros - si - gool.
J'ai fan - tôt la cla - ri - net - te,
Le bas-
£3E=fe=Ê
- son, le bas -son et le haut - bois, La flù - te, le cor, le bas -son, le haut-
S^@ËÉ^=£§^I^
bois!
J'eus même, un jour, la trorn - pet - te,
i trom - pet - te,
la trom-
li^^^^^ip^^ipi^^^^
- pet -te! Quel con-cert! duel jour de fê - te! Quand tout ça verse a la fois ! Quel con-
'^ipp^l=Ê=^ifeSigif^=iiÉËg
-. cert! quel jour de fê - te! Quand tout ça viîrse & la fois 1 Quand tout ça verse à la
fois ! Quand tout ça verse à la fois !
Est - il che - min plus eom-
$s^f^=^^=M^=ppiN
re — ezzq
ma - de,
Et sait - on quel bon - heur j'ai, Quand nos ac - teurs à la
j^agg^s^^gggpgj^^
iao - de Pren-nent un pe - tit con - gé, Pren-nent un pe - tit con - gé J A - pol-
1 ■ J-P — tzzzztizzk±\zzzzztz:
Ion
tou - jours pré - side Au choix de - - mes vo - ya - geurs ; Ja-
teurs; Ja - mais, ja - mais, ja - mais n'ont vu de tels en - chan-
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fi==a==zj===j'.-^===^P=:
teurs; Ja - niais, ja - mais, ja - mais n'ont vu de tels «n - chan-
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- teurs !
L'an pas - se, quel - le vie - toi - re ! J'eus le mo - der - ne Le-
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kain, Ferme au sen - tier de la gloi - re, Il ver - sa dans mon che - min.
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Il nous a jou - é Thy - es - te,
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Il nous dé - cla - ma Ifi - ron,
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Et, dans les fu-reurs.d'O - res - te,
Fit fré - mir tout le can - ton. Fit fré-
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mir tout le can - ton, Fit fré - mir tout le can - ton. Des ser - pents de la fu-
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Pen - t'en - rîaia le sif - fle - ment, le sif * fie - ment, le sif - fle- Allegro vivace c>0
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ment.
J'ai tan - tôt la tra - gé - di *
tan - tôt la tra - gé-
di - e. Tan - tôt l'o - pé - ra, l'o - pé - ra! C'est char ■ mant ! C'estchar-mant! C'est char-
On peu plus vile.
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mant! C'estcharmant! C'est charmant! J'ai ro - çu dans ma rë - trai - te
Po-
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