BAS DE COMBAT
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— Fauoonn. Cri particulier que l'on fait en apercevant le gibier.
— Jeux. Syn. de vole.
VOLTÉ, ÉE adj. (vol-té). Blas. Se dit d'une croix double.
VOLTE-FACE s. f. Mouvement de conversion , action de se retourner : Faire volte-face pour attendre l'ennemi. Le braconnier fit volte-face et mit. le garde en joue.
— Fig. Changement complet et soudain d'opinion, de système, de manière d'agir : Pour sortir de cette immense forêt vierge des préjugés humains, il a fallu bien des détours, bien des retraites, des changements de front, des volte-face. (Proudh.)
VOLTER v. n. ou intr, (vol-té — rad. volte). Manège. Exécuter une volte, faire exécuter une volte à son cheval : C'en était fait de moi, lorsque l'animal, étonné lui-même du nouveau péril, volte en dedans par une pirouette. (Chateaub.)
— Escrime. Changer de place pour éviter les coups de son adversaire.
VOLTERRA, la VolterrX des Romains, ville du royaume d'Italie, province et à 57 kilom. S.-E. de Pise, près de l'Era, ch.-l. de district et do mandement; 5,000 hab. Evêché, tribunal de ire instance, séminaire épiscopal, musée d'antiquités étrusques. Fabrication d'ouvrages en marbre et en albâtre, armes; moulinage de soie. Aux environs, exploitation de riches salines, carrières de marbre et d'albâtre ; on y trouve aussi de petits volcans à éruptions gazeuses du nom de Lagoni, qui fournissent à l'Europe presque tout le borax qu'elle emploie. Aucune ville en Italie ne présente mieux que Vol terra l'image de la décadence. Placée comme un nid d'aigle sur le sommet d'une montagne escarpée, elle domine une vaste étendue de terrain. Au pied de cette montagne s'étendent les célèbres Maremmes ou Palus siennois. Les lianes de la montagne qui portent la ville sont couverts d'oliviers, dont le vert triste fait ressortir davantage la blancheur de la ville, qui, vue de loin, paraît opulente et peuplée. La vue des nombreux clochers et des tours qui s'élèvent dans les airs favorise cette illusion, qui cesse dès qu'on pénètre dans la ville. On ne voit plus que palais en ruine, maisons et couvents dépeuplés; on ne rencontre que de rares habitants au visage pâle et défait, aux membres languissants et à la démarche lente et pénible.
— Monuments. Volterra est de toutes les villes étrusques celle qui conserve le mieux sa marque d'origine. C est ainsi qu'on peut y voir encore des restes très-importants de ses anciennes murailles, construites par assises régulières de gros blocs, sans ciment, et courant sur une étendue considérable, tantôt au fond des ravins, tantôt au sommet des crêtes les plus ardues. La plus grande partie de ces murs, qui mesuraient à l'origine 10 kilomètres de circuit, fut détruite au moyen âge. Une partie très-bien conservée soutient la terrasse du couvent de Sainte -Claire. On comprendra la solidité à toute épreuve de ces constructions étrusques quand on saura que quelques-uns des blocs dont se composent ces murs ne mesurent pas moins de 6 mètres de longueur sur 2 ou 3 mètres de hauteur. La pierre est un calcaire très-dur, qu'on ne trouve qu'à une trèsgrande distance de Volterra et qui contient beaucoup de débtis fossiles. La partie la plus curieuse, après celle que nous venons de décrire, est la porte de l'Arc (porta del Arco), autrefois porte d'Hercule. « Quelquesuns, dit M. Du Pays, dont nous suivons ici en le résumant le savant travail, croient que le haut est romain. L'arc est composé de trois espèces de pierres : les montants, de blocs sans ciment, d'une pierre volcanique dans laquelle nous croyons retrouver des grenats ou des macles ; l'archivolte, d'un travertin qu'on trouve au delà de San-Gimignano, et les trois tètes, effacées, encastrées dans l'archivolte et faisant saillie, d'une pierre d'un gris verdâtre de Montecatini. On retrouve au musée de Volterra cette même disposition archiiectonique sur un tombeau que d'ailleurs on croit appartenir à l'époque romaine. »
Quelques portions de voûte, des gradins et des murs de soutènement d'un amphithéâtre romain, des débris de la porte de Diane et de l'ancienne nécropole complètent ces curieuses antiquités.
Volterra n'est pas moins riche en édifices modernes; en première ligne, il faut citer la cathédrale, commencée en 1220 et agrandie en 1254 par Nicolas de Pise, qui en dessina la façade. L'édifice subit, en 1574, une restauration qui en moditia le caractère primitif en ajoutant aux colonnes des chapiteaux corinthiens. A l'intérieur, on remarque la chaire, décorée de curieux bas-reliefs. 11 faut aussi mentionner, parmi les peintures, les fresques du Dominiquin représentant la Conversion de saint Paul; une Annonciation et une Vierge au milieu des suints, par Léonardo de Pistoja (1516); une autre Vierge avec l'Enfant Jésus, de Fra Filippo Lippi, et une troisième du Volterran Francescbini. Le monument funèbre élevé en 1525 a saint Octavien par Cioli da Settignano, en marbre et décoré de deux anges par Andréa Ferucci, est aussi digue d une mention. L'église
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est fort riche d'ailleurs en tableaux et ouvrages artistiques du même genre, trop longs à énumérer ici.
L'église San-Giovanni (Saint-Jean) a été complètement restaurée en 1283. On remarque à l'intérieur d'anciens fonts baptismaux, sculptés (xvra siècle) par Contucci da Monte San-Savino; une Ascension du Pomerancio décore le maître-autel.
L'église Siin-Francesco, reconstruite presque entièrement vers 1623, a de remarquables peintures, notamment une Nativité de la Vierge, par Donato Mascagni, et une Vierge trônant au milieu des 'saints, par Signoielli. Dans une petite chapelle gothique attenant à la même églir.e, on remarque les fresques de la voûte représentant les évangéKstes, par Jacopo da Firenze, et celles des murs, par Francesco <li ser Cenni; un Crucifiement du Sodoma orne l'autel.
L'église San-Lino est un édifice de la fin du xv« siècle, terminé dans les premières années du xvie siècle. On remarque à l'intérieur le tombeau du théologien Maffei, surmonté de sa statue, par Mino da Fiesole.
Nous citerons encore les églises Saint-Michel (xme siècle), Sau-Giusto (xvie siècle) et Sant'Agostino ; l'abbaye de San-Salvadore, située dans la plaine et depuis longtemps abandonnée, par suite du danger continuel des éboulements de terrain, etc.
Les principaux édifices civils de Volterra sont : le Castello ou citadelle, commencé en 1343 par le duc d'Athènes, continué en 1474 par Laurent de Médicis et converti de bonne heure en prison d'Etat. L'édifice, bien conservé, flanqué de grosses tours, contient aujourd'hui une prison cellulaire. De son sommet, on domine la Méditerranée.
Le Municipe, ou ancienne résidence du premier magistrat de Volterra, fut construit de-1208 à 1567 et est encore aujourd'hui tel qu'à son origine, hormis la tour principale, restaurée en 1826. On y a installé la bibliothèque et le musée, qui contient une précieuse collection des antiquités étrusques, découvertes dans les fouilles pratiquées aux environs. Un palier de l'escalier du musée est orné d'une belle fresque clu Sodoma. Une autre fresque d'un des Orcagna décore la bibliothèque.
Citons enfin deux maisons particulières : la casa Ducci, dont une inscription, gravée au-dessus de la porte, semble attribuer la possession à la famille de Perse, le célèbre satirique, et la casa Ricciarelli, ancienne demeure du Volterran, encore aujourd'hui occupée par les héritiers du peintre.
En terminant, nous rappellerons la vieille renommée de Volterra pour les vases et les ornements d'albâtre. D'immenses carrières, voisines de la ville, sont la source de cette branche d'industrie. Les Volterrans ont une habileté toute particulière pour travailler l'albâtre. Des familles d'artistes volterrans exercent sur une très-grande échelle l'industrie du travail de l'albâtre, et pendant que le chef exploite les carrières et sculpte la pierre au logis, il n'est pas rare de voir les fils faire leur tour du monde pour débiter les chefs-d'œuvre paternels. C'est aux Lagoni, à 16 kilomètres environ au sud de Volterra, que se trouve aujourd'hui une des plus importantes fabriques de borax de l'Italie; cette fabrique, fondée par M. Larderel, fournit presque à elle seule à la consommation de 1 industrie de toute l'Europe.
La fondation de cette ville est antérieure à celle de Rome; Volterra, sous le nom de Valathri, fut, en effet, une des douze républiques étrusques. Sous la domination romaine, elle devint municipe libre et porta le nom de Volterrse. Elle résista au parti de Sylla, qui s'en empara après un siège de plusieurs années. Au moyen âge, elle s'érigea en république indépendante; niais, dès 1361, elle'tomba sous la domination des Florentins. Ce fut à partir de cette époque que commença la décadence de cette malheureuse ville, dont une peste affreuse, au xvie siècle, enleva les trois quarts des habitants. Ce fléau acheva ce que les circonstances politiques avaient commencé. Volterra a vu naître le poète latin Perse, le pape saint Lin, Perruzzi et Ricciarelli, dit le Volterran.
VOLTERRANO, peintre italien. V. Fran- CESCuiNI (Baldassare).
VOLTERRE ou VOLTERRA (Daniel Ricciarelli, plus connu sous le nom de Daniel de), célèbre peintre italien. V. Daniel.
VOLTI v. a. ou tr. (vol-ii — mot ital. qui signifie tourne). Mus. S'écrit au bas des pages, pour indiquer k l'exécutant que le morceau se continue à la page suivante. Il Volti subito ou Volti presto, Tournez rapidement. Volti subito s'écrit souvent par abréviation v. s.
— s. m. Volli presto, Sorte de pupitre à musique, disposé de façon qu'on puisse tourner très-rapidement les pages.
VOLTIGE s. f. (vol-ti-je — rad. volliger). Corde lâche sur laquelle certains bateleurs exécutent des tours : La voltige cassa, il se rompit une jambe. (Acad.) )| Exercices exécutés sur une corde lâche : Exceller dans la voltige. Spectacle de voltige.
— Fig. Changements fréquents , inconstance habituelle : La première infidélité commise, la voltige devient pour l'amour une ressource obligée. (Proudh.)
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^ — Manège. Art de monter à cheval légè rement et sans étrier : Il fait ses exercices de voltige avec force, grâce et adresse. (Delécluze.)
VOLTIGEANT, ANTE adj. (vol-ti-jan, ante — rad. voltiger). Qui voltige : L'hirondelle donne la chasse aux insectes voltigeants el suit avec une agilité souple leur trace oblique et tortueuse. (Buff.)
— s. f. Argot. Boue des rues.
VOLTIGEMENT s. m. ( vol-ti-je-man —
rad. voltiger). Action de voltiger; mouvement de ce qui voltige : Le voltigemknt d'un papillon, d'un rideau. Leur mouvement dans l'air est moins un vol qu'une espèce de volti- Gkment incertain. (Buff.)
VOLTIGEOLE s. f. (vol-ti-jo-le). Mar. Cordon qui séparait le corps de" la galère de l'aissade de poupe.
VOLTIGER v. n. ou intr. (vol-ti-jé — ital «olteggiare; de volitare, fréquentatif de valare, voler. Prend un e après le g devant a et o : Il voltigea, nous voltigeons). Voler çà et là, à petites distances, avec de fréqueutes reprises, sans aucune direction déterminée : Les abeilles, les papillons voltigent de fleur en /leur.
— Par anal. Courir çà et là, aller rapidement de côté et d'autre, ou autour d'un objet : Elles voyaient toutes les fleurs leur sourire; mais, semblables au papillon inconstant, elles voltigeaient de l'une à l'autre. (Jauffret.)
La barque vagabonde
Fuit, remonte, descend et voltige sur l'onde.
Tuomas.
Il Courir çà et là à cheval : Voltiger autour d'un carrosse. Un escadron enuemi voltigeait autour de nos avant-postes. Il Aller, (lutter, être emporté de côte et d'autre au gré du vent : Les cheveux, un étendard, un vuile gui voltigent au gre du vent. Le voile qui voltige est plus indiscret que te voile qui tombe. (A. d'Houdetot.)
— Fig. Se faire sentir d'une façon continue dans un milieu déterminé : L'esp'rit ne fait que voltiger sur les matières, il n'en prend que la fleur. (Boissy.) Il Ne s'attacher à neu, être extrêmement volage et inconstant : Voltiger de livre en livre, c'est un moyen assuré de ne pas s'instruire.
— Parliculièrem. Exécuter des exercices de voltige : Après avoir dansé sur la corde roide, il voltigea, il vint voltiger. (Acad.) Un homme qui montrait la lanterne magique
Avait un singe dont les tours Attiraient chez lui grand concours; Jacqueau (c'était son nom) sur la corde élastiqu» Dansait et volti'jeuit au mieux.
Florian.
— Manège. Faire des voltiges sur un cheval de bois pour s'accoutumer à monter sans étriers : Il apprend à VOLTIGER. // voltige déjà très-bien.
— Syn. Voltiger, voleier. V. VOLETER.
VOLTIGEUR s. m. (vol-ti-jeur — rad. voltiger). Celui qui exécute des voltiges soit dans un manège, soit sur la corde détendue : Un habite voltigeur.
Sur la corde tendue un jeune voltigeur Apprenait a danser. ......
Floriah.
— Art milit. Nom donné à des soldats, généralement de petite taille, qui formaient une compagnie d'élite placée à la gauche du bataillon, et qui étaient principalement destinés à tirailler, à se porter rapidement de côté et d'autre. Il Voltigeurs de ta garde, Régiment de voltigeurs qui faisait partie de la garde impériale.
— Loc. fam. Voltigeur de 89, S'est dit da ceux qui citaient à tout propos les principes de 89. Il Voltigeur de la charte, Celui qui invoquait à tout propos les principes de la charte de 1830.
— Superst. Grand voltigeur hollandais, Navire imaginaire qui, d'après une légende reçue des marins du siècle dernier, portait dans ses flancs tout un peuple commandé par Satan.
— Mœurs et coût. Nom donné par les chiffonniers de Paris à ceux d'entre eux qui exercent sans médaille.
— Mamra. Nom donné autrefois aux animaux dont les membres antérieurs sont conformés comme des ailes.
— Encycl. Art milit. Les seuls hommes d'élite de l'infanterie légère et de l'infanterie de ligue furent longtemps les grenadiers et les carabiniers. Les compagnies de voltigeurs ont été instituées par Napoléon lor pour encourager les hommes de petite taille, qu'on tournait souvent en ridicule. Le décret du 3 mars 1804 crée une de ces compagnies d'élite par chaque bataillon d'infanterie légère, et le décret du 21 septembre de la même année introduisit les voltigeurs dans l'infanterie de ligne, une compagnie par bataillon.
Ces hommes d'élite furent d'abord destinés à être transportés rapidement par les troupes à. cheval dans l'endroit attaqué par l'ennemi ; aussi les exerçait-on k sauter légèrement en croupe. Ils étaient très-petits, mais très-vifs ; leur taille ne pouvait dépasser 4 pieds il poupées. Us étaient armés de fusils légers et d'un sabre-briquet, que le décret du 7 octobre 180?
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leur retira. Ils ne marchaient pas au "son du tambour; leur instrument de musique fut d'abord un cornet, espèce de petit cor de chasse, puis, dans la suite, un clairon. Les deux régiments de conscrits chasseurs qui furent créés en 1809 pour faire partie de la jeune garde prirent, en 1810, le nom de voltigeurs. En 1814, à la première abdication, nous avions 19 régiments de voltigeurs.
Les voltigeurs, qui furent supprimés! sous le second Empire, avaient une haute paye comme les grenadiers; ils étaient employés à la garde du drapeau comme ces derniers et tenaient la gauche du bataillon. Outre les compagnies de voltigeurs qui existaient dans chiioun des bataillons d'infanterie de ligne, il se trouvait dans la garde 4 régiments de voltigeurs. Les épaulettes de ces soldats étaient jaunes ; c'est ce qui les distinguait des autres hommes de troupe,
— Voltigeurs corses. Ce corps fut créé par ordonnance royale du 6 novembre 1822 et réorganisé par ordonnance du 17 juin 1845 pour lu répression du banditisme dans l'Ile de Corse. Le bataillon des voltigeurs corses, qui n'avaient aucune analogie avec les volti- ■ geurs de l'armée, était l'auxiliaire de la gendarmerie, ils ont rendu des services que l'on ne saurait trop apprécier. Un décret, rendu le 23 avril 1850, a supprimé ce bataillon et l'a remplacé par un bataillon de gendarmerie mobile,
VOLTOLINA (Joseph-Milius), poète italien, né >\, tiaio, sur le lac de Garde. Il vivait au XVI» siècle et fonda, en 1564, à Salo, avec plusieurs auires littérateurs, l'Académie des Unanimes. Le principal poème de Voltolina, qui a pour titre : De liorlorum cuttura libri ires (Urescin, 1574), peut être placé au rang des meilleures productions de cette époque. Le cardinal Quirini en a donné l'analyse et en a fait l'éloge dans le tome 11 du Spécimen Brixiensis littemtwte. On a encore de Voltolina un autre poëme intitulé Hercules JJenacensis (Bresein, 1575).
VOLTH1, ville du royaume d'Italie, province et à, il. kilom. O. de Uènes, district de la même ville, chef-lieu de mandement, au pied dés Apennins et au fond du golfe de Gènes; 12,000 hab. Fabrication considérable de draps, de vermicelle et de pâles. Papeteries dont les produits, selon les fabricants, ne craignent point la moisissure.
VOLTSCHANSK, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement et a 80 kilom. N.-E. de ItharkuW, chef-lieu du cercle de Son nom,, sur la petite rivière de Yollschia ; 6,000 hab.
VOLTULE s. f. (vol-tu-le — du lat. volutus, enroule). Arnchn. Geure d'arachuides, de l'ordre des acandes.
VOLTURAKÀ-APPULA, bourg du royaume d'ilmie, province de la Capitamite, district de Foggm, à 25 k'notn. O. de Lucera, cheflieu de mandement; 3.000 hab. Evéchè.
VOl-TUHAUA-IKPINA, ville du royaume d'italiuji'iuviiioede la Principauté Ultérieure, district et k 19 kilom. S.-K. d'Avellmo, cheflieu de mandement; 5,000 Uab.
VOLTUHINO, bourg du royaume d'Italie, provii.ee ne la Capiitinate, district de Fnggiti, mandement de Yolturura-Appula; 3,073 hab.
VOLTUUNO, anciennement Vulturmis, rivière nu royaume d'Italie. Elle pr«ud sa source dans les Apennins, près de Toiredeila-lloclieila, dans la province de Saunio, coule au S., au S.-E., de nouveau uu S., puis à l'O.-ii.-O., et se jette dans la mer Tyi rhénienue au vil.iige de Castelvollurno, après un cours de 18u kilom.
VOLTZlE s. f. {vol-tzl — de Voltx, ingénieur français). Bot. Geure de végétaux lussiles,-de la famille des conifères : Les fruits des voltzieS sont des canes oblongs, à écailles lâchement imbriquées. (L. Figuier.)
— Encycl. Le genre voltzie est caractérisé par des feuilles alternes, en spirale sur cinq ou huit rangs, sessiles et décuiremes, fort semblables à celles des cryptoméries et des araucaries. Les fruits sont des cônes oblongs, à écailles cunéiformes, à trois ou cinq lobes obtus, lâcheiueui imbriqués et non couligus, du moins en apparence. Ce genre, ■ imparfaitement connu , paraît devoir être rapporté à la famille des conifères. Il renferme plusieurs espèces, toutes fossiles et propres au terrain du grès bigarré. Un ne connaît pas bien la disposition des ovules ou des graines. Mais les caractères tirés de la ramification ou des feuilles ne laissent que peu de doute sur les affinités de ces végéaus.
VOLUBILAIRE s. f. (vo-lu-bi-lè-re — rad. volubile). Bot. Syn. de dictyménie ou dictyo- MÉkie, genre d'algues.
VOLUBILE adj. (vo-lu-bi-le — du lat. volubilis, qui signifie proprement Qui se roule fa-, Cilemeul; Ue volvere, rouler. Le latin vulvere, rouler, enrouler, appartient à la même famille que le guthique vaivjan, atoalvjuii, ancien haut allemand wellan, rouler, wullu/t, enveloppe, toulsta, couronne, lèvre; le lithuanien velti , rouler, pelotonner, voloti, rouler çà et là. Il est probable que le latin volvere et ses analogues sont des formes redoublées de la racine var et signifient proprement couvrir dans tous les secs, envelop-
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per). Bot. Se dit des tiges qui, ne pouvant se soutenir par elles-mêmes, ont la propriété de s'enrouler en spirale autour des corps voisins : Les liserons ont des tiges volubilks.
— s. f. Syn. de volubilis.
— Encycl. On désigne sous le nom de tiolubiles ou volubles les tiges ou les rameaux très-allongés et qui, n'ayant pas assez de force pour se soutenir eux-mêmes, s'enroulent autour des corps voisins ; les haricots, le houblon, les liserons en présentent des exemples bien familiers. Cette propriété est inhérente a la nature même de ces végétaux, en sorte que quand ils ne tfouyent pas de support assez rapproché; ils s'enroulent sur eux-mêmes. Ils s'enroulent, les uns de gauche à droite, les autres de droite à gauche, mais toujours dans une direction constante pour chaque espèce. Les végétaux à tiges ou k rameaux volubiles forment une catégorie de ces plantes dites grimpantes, qui jouent un rôle si important dans la décoration des jardins.
VOLUBILIS s. m. (vo-lu-bi-liss — mot lat. qui signif. gui s'enroule. V, volubilb). Bot. Nom vulgaire de la plupart des convolvulacées, notamment dé l'ipomée pourpre : Ce n'est qu'assez avant dans la nuit que les volubilis déplissent leurs fleurs, (A. Karr.)
VOLUBILIS, ville de l'Afrique romaine, dans la Mauritanie Tingitane, dans l'intérieur des terres. C'est nujourd'hlii la ville de Gualili, dans l'empire de Maroc.
VOLUBILISME s. in. (vo-lu-bi-li-sme — rad. volubile). Bot. Propriété des plantes volubiles.
VOLUBILITÉ s. m. (vo-lu-bi-li-té — lut.
voluùiiiias; de volubilis, qui se roule facilement, qui tourne facilement, qui- est prompt, rapide. V. volubile). Facilité k se mouvoir en rond : Cela tourne avec une grunde volubilité. (Acad.)
— Articulation nette et rapide ; Parler, réciter, débiter, chanter avec volubilité. Huffman était un peu bègue, tandis que l'abbé de Pruiit était la volubilité même. (Sle- Beuve.) Jeune et vieille à la fois, l'Amérique bavarde avec une volubilité étonnante. (Baudelaire.) Il Grande habitude de parler beau- Coup et vite : Cet homme a une volubilité qui étourdit. (Acad,) .
— Fig, Promptitude et mobilité : Rien n'arrête la volubilité de notre esprit, (Pasc.) Il In us.
— Encycl. Il y a volubilité quand l'articulation est k la fois nette et rapide. Si l'articulation est rapide sans être nette, il n'y a plus volubilité, mais biedouillement ; c'est le cas du médecin bahis auquel, dans l'Amour médecin, Molière a oppose le parler lent et lourd de M. Macro ton. ■ L'un va en tortue et l'autre court lu poste. • Dans les Plaideurs de Racine, au contraire, c'est avec volubilité, mais avec une volubilité extrême, que parle l'Intimé rappelé au fait, et Ûandin lui réplique avec luute raison :
Ta, ta, ta, ta. Voila bien instruire une affaire! 11 dit fort posément ce dont on n'a que faire, Et court le grand galop quand il est à son fait.
Une volubilité exagérée fatigue les auditeurs et ne leur permet pas de suivre dans tous les détails le développement du discours. Ce fut le uefaul de Buurdaioue, dont Fé.ielou a dit : « Toute la diférence qu'il y a entre les endroits où il veut s'animer et ceux où il ne le veut pas, c'est que, dans les premiers, il parle encore plus rapidement qu'à l'ordinaire. » Bourdaloue apprenait ses sermons par cœur et craignait toujours de manquer de mémoire ; telle fut la cause de sa volubilité et en même temps de son manque d'action. • Sa mémoire, dit l'abbé Muury, le préoccupait et l'inquiétait. si habituellement que, pour éviter toute distraction dans son débit, il s'imposait la loi d'avoir sans cesse les yeux fermés. »
Au barreau , dans certaines affaires qui demandent de très-longs développements, la volubilité devient une qualité et suuventuile qualité nécessaire. 11 en résulte l'habitude d'un débit extrêmement rapide, même lorsque cela n'est pas utile. Ou a fait, ily a quelques années, le calcul comparé de la vitesse d elocution des célébrités du barreau de Paris. La moyenne était de vingt-huit syllabes à la seconde. M° Allou distançait tous ses émules.
A la tribune, les orateurs qui ont l'habitude des débals politiques se laissent rarement entraîner à une grande volubilité. Ceux qui y débutent, au contraire, sont quelquefois rapides jusqu'à l'excès. Parmi les membres du Corps législatif qui furent nommés aux élections générales de mai 1869, deux se firent remarquer par une volubilité excessive, M. Joliot et M. Clément Duvernois. On lisait, dans le Temps, sur le premier de ces députés : ■ M. Joliot, élu de la cinquième circonscription de l'Isère, est avocat. La parole lui sort des lèvres comme l'eau des fontaines et avec une rapidité prodigieuse. Il pourra bien être le plus rapide parleur de la Chambre et dépasser de plusieurs syllabes ses plus agiles collègues. > 'Mais, le lendemain, on avait entendu M. Clément Duvernois, et l'on disait qu'il fallait enlever le prix de célérité dans le débit k M. Joliot pour le donner k l'élu des Hautes-Alpes. On ajoutait : • Mais une si grunde rapidité ne va pas sans confu-
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sion, à moins d'une prononciation extrêmement nette, et les deux tiers du discours de M. Duvernois ne se sont pas élevés au-dessus des régions basses de la chambre; on ne voudrait même pas répondre qu'il n'en soit pas resté une bonne partie dans la barbe du député. » La volubilité, qui peut avoir par moments ses avantages, offre donc souvent des dangers, et elle touche k l'écueil qui apparaît aussitôt que la diction n'est pas d'une extrême netteté. Cet écueil est le bredouillement, l'un des plus grands défauts qui puissent affliger un orateur.
VOLUBLE adj. {vo-lu-ble — lat. volubilis, même sens. V. volubile). Qui tourne aisément. Il Vieux mot.
— Bot. Syn. peu usité de volubilb.
VOLUCELLE s. m. (vo-lu-sè-ie — dirain, du lat. volucer, ailé). Mamm. Nom scientifique de l'assapanick, espèce de polatouche.
— s. f. Entom. Genre d'insectes diptères, de la- famille des- brachystomes, tribu des syrphies, formé aux dépens des syrpb.es et comprenant sept espèces, dont quatre habitent l'Europe : Les larves des volucelliss habitent dans le nid des bourdons et des guêpes et vivent à leurs dépens. (Th. de Berneaud.)
— Encycl. Entom. Les volucelles ont la tête arrondie, un peu comprimée en avant; les antennes courtes, penchées; la trompe très-courte et cachée dans la cavité buccale durant le repos; le corps de forme variable; le corselet plus ou mmns bombé; l'écusson grand et oblong; les ailes lancéolées, velues, écartées dans le repos; les pattes assez fortes et les tarses de longueur moyenne. D'après Le Peltieç de Saint-Fargeau, les volucelles de diverses espèces s'accouplent fort bien entre elles. Leurs larves sont apodes, de forme conique, ayant la tête au sommet. Elles habitent dans le nid des guêpes et des bourdons, où elles font de grands ravages en vivant aux dépens da ces hyménoptères. La volucelle zonée est fauve et rayée de noir; on la trouve aux environs de Paris. La volucelle bourdon vit dans toute l'Europe sur les églantiers.
VOLUCRAIRE s. m. (vo-lukrè-re — du lat. volucris, oiseau). Littér. Poème sur les oiseaux, uu moyen âge.
— Encycl. Le volucraire est un genre de poème qui fut usité en France dans le moyen âge, au xil° et au xin<» siècle. Il contenait la description des oiseaux, accompagnée de moralités et d'interprétations symboliques. Aux oiseaux réels les poètes mêlaient des oiseaux imaginaires que l'antiquité avait inventés et dont la crédulité du moyeu âge acceptait l'existence sans examen. Les volucraires étaient quelquefois écrits en vers léonins, comme moyen mnémonique ; on en possède aussi en alexandrins ordinaires et en vers de huit syllabes. Dans tous, les rimes sont par couples et non par laisses (tirades). Ces singuliers traités d'histoire naturelle (tous mouirent bien la tendance générale des esprits à 1 époque où ils furent composés, tendance qui consistait k faire tout concourir k l'enseignement religieux. Ils ont l'avantage de nous meure sous les yeux toutes ces fables bizarres dont le monde physique était peuplé et qui prouvent une complets prédominance de l'imagination sur l'observaiion. Ils ont surtout l'utilité de nous enseigner la signification de la plupart des emblèmes employés par l'architecture, la sculpture et la peinture; ce sont des textes essentiels k consulter pour tous ceux qui se livrent à l'étude de l'art pendant cette période. Ils ont été, k ce point de vue, l'objet d'un travail remarquable des Pères Cahier et Mar-
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tin dans leur publication Intitulée : Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (Paris, 1851).
VOLUCREPIS s. m. (vo-1u-kré-piss — du lat. volucer, volatile ; crépis, chaussure). But. Genre de plantes, de la famille des urchidées, tribu des épidendrées, formé aux dépens des épidendrons.
VOLUE s. f. (vo-lû — du lat. volutus, enroulé). Techn. Petite fusée qui tourne dans la navette et qui porte la tissure.
VOLUME s. n>. (vo-lu-me — lat. volumen, rouleau, livre, venu lui-même de volvere, rouler, parce que, anciennement, on écrivait les livres sur des rouleaux de parchemin. Du sens de circuit, circonférence, tour, courbure, s'est déduit le sens de grosseur, étendue dans l'espace. Quant au verbe volvere, v. volubilb). Livre relié ou broché : Volume in-folio, in-quarto, in-octavo. Deux tomes reliés en un seul volume. Ouvrage en un, en plusieurs volumiss. Ecrire des volumlss. Publiei- un volumb de vers. Lorsqu'on a écrit quelques pages réellement belles, on se permet de barbouiller des volumes. (J.-J. Rouss.) Il ne faut pas toujours juger de la -science de l'auteur par la grosseur du volume. (Girard.)
Bienheureux Seudery, dont la fertile plume Peut tous les mois, sans peine, enfanter un volume.
Boiuciu.
Un roman, sans blesser les lois ni la coutume. Peut conduire un héros au dixième volume.
Boileao,
— Manuscrit roulé comme on en voyait chez les anciens : Les volumbs découverts à Pjimpéi.
■ — Etendue, grosseur d'un objet ; espace occupé par un corps, pur un objet quelconque : Lu volumk d'un bloc de pierre. Le volumb d'un paquet. La baleine (ait sortir par ses éoents un assez grand volumb d'eau, pour qu'un canot puisse être bientôt rempli. (Lacép.) On sait que l'eau en se congelant augmente de volume. (M. de Dombasle.) Le volume de Jupiter égale 1,333 fois le volume de la terre. (Mïeh. Chev.) L'eau, en passant à l'état de vapeur, se dilate de 1,700 fois son volume. (Mich. Chev.)
— Fig. Importance relative : Ce qui corn- pose la sagesse éternelle des nations forme un volume qui n'est pas lourd. (E. do Gir.)
— Mus. Force, ampleur des sons : Sa voix remplissait la salle duit volume harmonieux. (Mannontel.) Il Se dit quelquefois, mais moins bien, de l'étendue de lu voix.
— Techn. Nom donné pur lés miroitiers aux morceaux de glace de grosseur quelconque.
— Syn. Volume, lome. V. TOMB.
— Volume, «uu. V. MASSE.
— Encycl. Géom. Les unités de volnmesont: pour les solides, le mètre cube avec ses sousdivisions en décimètre cube, centimètre cube, millimètre cube; pour les liquides et les graines, le litre, qui vaut un décimètre cube, aver ses multiples et ses sous-multiples, décalitre, hectolitre, décilitre, , centilitre ; pour les bois, le stère, qui vaut un métro cube, avec ses multiples et sous-multiples, dêca- Stère, decistere, centistère, ministère, etc. On trouvera les notions relatives à la me- I sure des volumes aux mots cuiik, polyèdre, sphère, stéréométrie, etc. Nous nous bornerons ici à donner les formules propres à, j calculer les volumes engendrés par les poly go- ' nos réguliers suivants dans une révulution autour d'un de leurs côtés comme axe, et nous les donnerons : l» en fonction de leur rayon R; 2° eu fonction de leur côté c.
Triangle - itR3/3
Carré
SuRVi
Pentagone - wRys + î/îî I t=c3(5-f-e\/5).
Hexagone - «RS - «c3.
Octogone 2«rV44-2v/8 iitC*{3+ztfi)-
- itC3(5 + 2\fe).
Décagone - «RVs
Dodécagone - «R3(^6+^i) 3*03(7+4/5).
— Bibliogr. V. livre et tomb.
VOLUMÉNOMÈTRE s. m. ( vo-lu-mé-nomè-tre — du lat. volumen, volume, et dugr. metron, mesure), Physiq. Instrument à l'aide duquel on détermine la densité des corps sans les plonger dans un liquide.
— Encycl. Le voluménomètre est un véritable manomètre à air libre dont on peut se servir pour déterminer la pression d'un gaz; il a été conçu par Say et perfectionné par M. Regnault. Deux tubes, AF, BO, contenant du mercure sont mastiqués dans une pièce en fonte FG et sont réunis par un robinet à trois voies H. Suivant qu'on place ce robinet.dans l'une des positions (i), £2), (3),
(4), on peut étublir la communication entre les deux tubes, laisser s'écouler le mercure en même temps des deux tubes, ou de A-seulement, ou de B seulement.
Le tube A est ouvert en entonnoir à sa partie supérieure et l'on peut y introduire da mercure k volunté. Le tube B porte un trait B et te volume BK peut être aisément évalué; car il suffit pour cela de verser assez de mercure dans A pour qu'il monte jusqu'en B dans l'autre tube, de placer le robinet dans la position (4), de laisser s' écouler le mercure de B en K et de peser la quantité écoulée. Soit v ce volume.
Le tube B se termine par un coude effilé et peut cire mis en communication avec un
VOLU
ballon, au moyen d'un robinet D; le robinet K sert à mettre le même tuba B en communication avec l'atmosphère. La somme des volumes intérieurs du tube B, depuis le point B, du tuyau ED entre les deux robinets et du ballon peut être obtenue de la manière suivante : on verse du mercure jus-
VOLU
qu'en K dans les deux tubes, le robinet E étant ouvert, de façon que B soit en comnumicaiion avec l'atmosphère; on ferme ensuite le robinet E, et on ajoute du mercure en A jusqu'à ce que le niveau monte en B dans le tube Bit, puis on mesure & l'aide du cathétomètre la différence h des niveaux
dans A et dans B, ; on a alors tout ce qui est nécessaire pour déterminer le volume cherché. En effet, soient V ce volume et H la pression atmosphérique; le volume emprisonné d'air était \ -\-v à la pression H, et il est seulement V à la pression H + h; donc
(V+»)H-V(H+A); on tire de là
Cela posé, si l'on veut mesurer le volume x d'un corps, on l'introduira dans le ballon, ce qui réduira d'autant le volume de l'air emprisonné ; puis répétant la même série d'opérations que précédemment, on aura (V+t)-*)H = (V— «)(H+A'J, h' désignant la différence des niveaux du mercure dans A et B, lorsqu'on aura fait monter la colonne de K en B dans le tube B. De cette équation on tirera
VA' — tiH A'
VOLUMETRE s. ni. (vo-lu-mè-tre — de vo- . tume, et du çv.metron, mesure). Physiq. Nom donné à certains aréomètres qui font Connaître la densité des liquides par les volumes déplacés.
— Encycl. On a donné le nom de volumétre aux aréomètres à poids constant gradués par des procédés rigoureux que Gny-Lussao a substitues aux pese-acide, aux pèse-lait, aux alcoomètres, etc.,. en usage avant lui. Un même corps solide plonge successivement dans différents liquides, desquels il émerge en punie, eu déplace des volumes variant en raison inverse de leurs densités, puisque le produit du volume déplacé de chacun de ces liquides par sa densité doit toujours donner pour résultat le poids même de ce corps. Il en résuite qu'on formera un aréomètre à indications comparables en divisant un flotteur quelconque en parties d'égal volume a partir du point par lequel ce corps, en raison de lu disposition nu lest dont il sera chargé, pénétrera le plus profondément dans la masse liquide. Ou pourruit donc, par exemple, construire un volumétre au moyen d'un tube en verre parfaitement calibré, fermé à sa partie inférieure et dont on diviserait une des arêtes en parties d'égale longueur à partir de la base sur laquelle reposerait le lest. Le point d'affleurement dans l'eau étant marqué, par exemple, 100, si le volumétre plongé dans un autre liquide affleurait au no fiî, par exemple , la densité de cet autre liquide se-
rait — — . Mais ce mode de graduation n'est
SX
connue
pas assez sûr, parce que la partie inférieure du tube, fermée à la lampe, ne présente généralement plus exactement la forme cylindrique. D'ailleurs, si l'on veut que le tube ne soit pas trop long, il convient de ménager à sa partie inférieure un renflement destiné à augmenter le volume déplacé et la division de ce rendement en parties de même volume présenterait des difficultés presque insurmontables. On préfère plonger successivement le volumétre dans l'eau et dans un autre liquide composé de manière à avoir une densité â ■ 7» pur exemple; on marque alors
100 et 80 aux deux points d'affleurement qui J doivent tomber sur la partie cylindrique du tube, on divise l'intervalle de ces deux points en îo pariies égales et on prolonge les divisions au delà dans les deux sens.
VOLUMÉTRIQUE adj. (vo-lu-mé-lri-ke — rad. volumèlre). Physiq. Qui a rapport à la détermination des volumes : Analyse vold-
METR1QUB. .
VOLUMÉTRIQUEMENT adv. ( VC-lu-métri-ke-inan — ra/1. votumétrique). Physiq. Par des procédés volumétriques.
VOLUMINEUX, EUSE adj. (vo-lu-mi-neu, eu ze — du lat. volumen, volume.) Qui a un grand volume, qui est fort étendu en tous sens, qui occupe beaucoup de place : Ce pa~ quel est volumineux. L'échéneis rémora a la tête /i-ës-voL.UMir-'iiusE. (Lacép.)
L'armée en ce moment, serpent volumineux, Autour d'Alexandrie a resserré ses nœuds.
BARTUÉI.EMÏ.
— Qui est formé d'un grand nombre de volumes : Un ouvrage volumineux. Une compilation volumineusu. (Aeud.) H Qui se compose d'un grmid nombre de manuscrits : Une longue et volumineuse correspondance ministérielle est unjirsenal où il y a des armes à tous tranchants. (Napol. 1er.)
VOLUMNIB, épouse deCoriolan.Elle se mit avec la mère de ce Romain à la tête des femmes qui, suivant la légende, vinrent en suppliantes à son camp pour obtenir la levée du siège de Rome.
VOLUMN1US (Titus), chevalier romain, mort l'an 41 avant notre ère. Ami intime de Lucullus, il revint avec lui à Rome après la bataille de Philippes et eut la douleur de le voir massacrer par les assassins au service de Marc-Antoine. Il se jeta alors sur le corps de Lucullus en poussant des cris de désespoir. Conduit devant Marc-Antoine, il lui déclara qu'ayant engagé Lucullus dans la guerre qui avait eu une si funeste issue, il
VOLU
demandait à partager son sort. Le cruel triumvir ordonna qu'on le reconduisît près du cadavre de son ami et qu'on l'égorgeàt.
VOLUMMDS (Publius), chevalier romain du ter siècle avant notre ère. Sa souplesse d'esprit et son enjouement lui avaient valu le surnom d'Euirapclus. Ami d'Antoine et compagnon de ses plaisirs, il poussa le dévouement envers lui jusqu'à lui céder sa ■■ maîtresse Cytheris. Aussi, après la mort de César, Volumnius eut-il unegrande influence dans l'Rtat, et il en fit l'usage le plus honorable. Il protégea auprès d'Antoine Cicéron et Atticus et, à la prière de celui-ci, effaça sur les listes de proscription le nom du poète Julius Celidus. Deux lettres de Cicéron sont adressées à Eutrapelus.
VOLUPIE s. f. (vo-lu-pl— dulat. Volupia, nom de la déesse du plaisir). Moll. Genre de mollusques acéphales, voisin des venus.
VOLUPIE, nom sous lequel les mythologues désignent quelquefois la volupté persouniriée. V. volupté.
VOLUPTÉ s. f. (vo-lu-pté— lat. voluptas, mot qui appartient évidemment à la même famille que l'adjectif volupis, agréable, et le nom propre Volupia, la déesse du plaisir. Curtius compare le radical qui est dans les mots grecs elpâ pour Felpà, faire espérer, elpomai, espérer, elpis, espérance, elpârê, même sens, etpisâ, espérer, elpistos, trèsdoux, très-agréable, etc. Il rapproche également le radical eld pour Feld, qui est dans eldomai, souhaiter, elddr, vœu, souhait. La racine de tous ces termes est probablement dans le sanscrit var, vouloir, désirer, choisir, aimer mieux, d'où aussi le zend vere, choisir, demander, le grec bolomoi, boutomai, vouloir, bouté, volonté, etc., le latin volo, velle, voulofr, voluntas, volonté). Grand plaisir sensuel : Se livrer à la volupté. Boire avec volupté. JVi tes douleurs ne nous sont toujours à fuir, ni les voluptés toujours à suivie. (Montaigne.) Il faut prendre les voluptés comme on fait le miel, avec le bout du doigt, non en pleine main. (Charron.) Où la volupté domine, il n'y a plus de retenue. (Vauven.) Les premières voluptés sont toujours mystérieuses ; la pudeur tes assaisonne et les cache. (J.-J. Rousseau.) Se livrer d la volupté, c'est se dégrader; le plus sir serait de ne pas s'apprivoiser avec elle. (Mme de Lambert.) Presque toujours c'est par les yeux que la volupté commence ses attaques. (Deseuiet.) En plongeant au fond des voluptés, on en rapporte plus de gravier que de perles. (Balz.) La volupté engendre la paresse, et la paresse tue ou blesse la mémoire. (Le P. Félix.) Je me peins la Volupté Assise, la bouche pleine.
Sur les débris d'un pâté.
DÉSAUOIER3.
Trompeuse Volupté, c'est toi que j'ai suivie, Et peut-être, 0 vertu, l'énigme de la vie. C'est toi qui la savais.
Tu. Gautier.
— Grand plaisir, douce satisfaction : Le malheur d'autrui est la sente volupté de l'envieux. (De Ségur.) La rêverie est ta volupté des âmes aimantes. (Alibert.) Mourir en léthargie, ce n'est ni vivre ni mourir, c'est perdre tous les avantages, c'est ignorer toutes les voluptés de la mort. (G. Sand.) La cruauté est la volupté de l'égoisme. (Préyost-Paradol.) La pensée est le labeur de l'intelligence; la rêverie en est la volupté. (V. Hugo.) La persécution est la première des voluptés religieuses. (Renan.) La vertu fut toujours la volupté suprême. De Poupiohan.
— Syn. Volupté ,