‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 829 sur 1042 · V. VUSKŒSAURTY · texte numérisé non relu

V. VUSKŒSAURTY

VOUST ou VORST1US (jElius- Everard), médecin hoilanuais , né à Rui einuiide eu 1565, mort en 1624. il étudia la médecine aux universités ue Levde, de Heidelberg, de Cologne et de Padouo, et, de retour dans sa patrie, obtint eu 1598, à Leyde, une chaire de médecine, qu'il échangea, eu 16o9, contre une chaire de botanique, aiec la' place ue directeur du jardin ans plantes de â'Acadèrme de lu luéiue ville. 11 u a iui-se que quelques opuscules, tels qu une Lettre a Gunxus et les Oraibons funèbres de Lecluse et de P. l'auto.

VORST (Adolph), médecin hollandais, fils du précédent, ne a Délit en 1597, mort en 1663. Il avait beaucoup de goût pour la théologie; mais, pour satisfaire au vœu de son père, il étudia la médecine, visita l'Angleterre, la France et l'Italie, et alla se faire recevoir docteur k Padoue en 1622. il revint en Hollande, avec l'ambassadeur de la république vénitienne près les états généraux, et obtint, grâce à la recommandation de ce diplomate, le titre de médecin du prince d'Orange; à la mort de son père, il lui succéda dans sa chaire, ainsi que dans la direc-

VORS

tion du jardin botanique. Outre divers opuscules et une édition, encore aujourd'hui fort estimée, des Apborismes d'Hippociate (L^yde, 1628, in- 16), on a de lui : Çalulngus plaitlarum horti acatjemici Lugduno-Bulavi (Leyde, 1636-1649, in-24 J et Oiatio funebris Cl. Salmasii (l.eyde, rs52, in-40), traduit en français par un anonyme (Le3'de, 1663).

VORST (Conrad), en latin Vor.iim, célèbre théologien allemand, né à Cologne en 1569, mon en 1622. Son père embrassa en secret la foi prolestante, avec sa femme et ses dix enfants. Conrad fit ses études k l'uni ve-sité de Dusseldorf, puis à Cologne en 1586. Toutefois, il ne put pas prendre ses grades, d'abord parce qu'il ne voulut pas adhérer aux décisions du concile de Trente, et ensuite parce que son père n'était pas assez riche pour l'envoyer a une université protestante. Plus tard , cependant , Conrad trouva les moyens de se rendre à Herborrf^où il se livra avec ardeur à l'étude de la théologie, sous la direction du fameux Pisoator. Reçu, en 1591, docteur en théologie h Heidelberg, il visita, l'année suivante, plusieurs universités de la Suisse et prit une grande part aux controverses religieuses qui les agitaient à cette époque. Il fit à Genève des cours qui obtinrent un tel succès, qu'on lui offrit la chaire de ihéologie de l'université de cette ville; mais il la refusa pour devenir professeur au séminaire protestant de Steinfurt, et il'acquit rapidement une grande réputation. Vers 1598, ses envieux l'ayant accusé d'avoir adhéré aux doctrines de Socin, Vorst dut aller se justifier de cette accusation devant la ■ Faculté de Heidelberg. Malgré le grand talent qu'il déploya, il ne dissipa que pour un temps les préventions qui pesaient sur lui. Il allait être attaqué de nouveau. En 1610, il accepta la chaire de théologie de Leyde, vacante par la mort d'Arminius; mais sa nomination alarma les calvinistes de Leyde et même tous les réformés de la Hollande, qui, non contents de protester avec violence, sollicitèrent l'intervention de Jacques Ier, roi d'Angleterre, et des universités étrangères. L'ouvrage de Vorst, sur lequel se basaient ses accusateurs, était un recueil de dissertations qu'il avait publié en 1610 à Steinfurt, sous ce litre : De Deo, seu disputaliones decem de nalura et attributis Dei. Ce livre fut l'objet des attaques les plus violentes. Après lavoir lu, le roi Jacques l°T le déclara plein d'hérésies, le fit brûler publiquement et engagea les étais de Hollande k ne pas tolérer sur leur territoire la présence d un hérétique tel que'Vorst. Les étals ordonnèrent d ouvrir une enquête, et, comme la situation devenait plus tendue de jour en jour, Vorst se. décida à quitter la Hollande et à attendre dans un autre pays la décision définitive. Le roi d'Angleterre écrivit contre lui, à la même époque, un traité dans lequel il déclarait que le bûcher était un supplice trop doux pour le coupable et engageait tous les protestants orthodoxes àse liguer contre l'hérésie d'Armiuius. Ce ne fut qu'en 1619 que le synode de Dordrecht mit un terme à cette grande qi'erelle : Vorst, déclaré indigne d occuper la chaire à laquelle il avait été nommé, fut exilé pour toujours de la Hollande. Pendant deux ans, il se vit obligé de se cacher, ainsi que sa famille, et vit'plusieurs fuis sa vie menacée par des gens qui croyaient faire œuvre pie en le tuant. Enfin, le due de Hulsteui lu; offrit, k lui et aux débris de la secte d'Arminius, un asile dans ses Etats et leur assigna une certaine étendue de terrain, où ils bâtirent la ville de Friedi ichstadt. Vorst. arriva dans le Holstein pendant l'été de 1622, mais il fut presque aussitôt atteint d'une maladie qui l'emporta. C'était un homme pieux et zélé. Rien ne prouve qu'il eût adopté les opinions d'Armiuius avant son arrivée à Leyde, et Bayle remarque, avec beaucoup de justesse, que les persécutions exercées contre lui pour des doctrines qu'il n'avait point encore adoptées contribuèrent aie convertir à l'arinmianisme. Homme de beaucoup d'érudition et d'une grande indépendance d'esprit, il écrivit un grand nombe d'ouvrages, qui ont presque tous pour objet la polémique religieuse et qui sont dirigés soit contre les doctrines de l'Eglise, de Rome, soit contre les adversaires qu'il comptait parmi les protestants. On en trouvera la liste complète dans le Dictionnaire historique de Bayle et dans VAllyemeines Oelehnen-Lexicon de Jœcher.

VORST (Guillaume- Henri), théologien allemand, fils du précédent, mort vers 1660. Apres avQ,r partagé l'exil de son père, il revint en Hollande et fut élu pasteur de la commune, des remuntrants de Leyde. On a de lui : Constitutions de fundu mentis legis R. Alosis F. Alnimon latine reddit& (Amsterdam, 1638, in -40); Disceptatio de verbo vel sermone Dei, cujus creberrima fit mentio apud paraphrastas chaldxos , etc. ( Amsterdam , 1643. in-4°); Chronotogia sacra profana a muudi cvnditu ad auuum 5362, vel Chrisii 1592 (Leyde, 1644, iii-4"j; Capùuta R. Kliezer, etc. (Leyde, 1644, iu-4°).

VORST ou VORSTIUS (Jean), philologue allemand, né dans les Ditliniurses en 1623, mort en 1676. Après avoir pris, en 1644, ses grades à l'université de Witteinberg, il devint successivement inspecteur de l'école de Rostock, recteur de celle de Flensbourg (1653), puis du collège de Berlin (1660) et

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