VULG
soufre les rend durs, cassants, dépourvus de ductilité et ^'élasticité. >
Cet ingénieux procédé, dû a M. Hancok, de Birmingham, a donné des résultats étonnants et tout à fait inattendus. En faisant varier la proportion de soufre incorporé au caoutchouc, on a pu lui donner des propriétés très- variées et presque opposées les unes aux autres. Les objets légèrement vulcanisés conservent une mollesse relative qui échappe à l'action des variations de température, mais qui laisse à la matière une très-grande partie de son élasticité. La plupart des tubes en caoutchouc, employés comme conduits à gaz, manches à eau. etc., appartiennent a celte CHtégorie. Un degré de plus dans la vulcanisation permet d'obtenir des objeis plus rigides, mais encore assez flexibles, et convient pour les sondes chirurgicales, etc. Si l'on augmente la sulfuration, le caoutchouc acquiert la consistance de la corne ou de l'ivoire, et l'on peut l'employer à la fabrication d'objets de fantaisie où de tabletterie, comme cannes, peignes, etc. Le caout.ho"uc vulcanisé est particulièrement propre a fournir des fermetures hermétiques. Les chimistes s'en servent journellement pour assembler des tubes bout à bout ou pour les ajuster sur des flacons. Aucune matière ne saurait fournir des coussinets aussi parfaits pour amortir les chocs des wagons, et cette matière est d'autant plus précieuse qu'elle peut être considérée comme absolument inaltérable.
! VULCANISER v. a. ou tr. (vul-ka-ni-zé — du lat. Vulcanus, dieu de feu, et nom da ! soufre chez les alchimistes). Techn. Préparer par l'action du feu, en parlant du bois : Vulcaniser des traverses de chemin de fer, des poteaux de télégraphe électrique. Il Préparer avec du soufre, en parlant du caoutchouc,
VULCANISME s. m. (vul-ka-ni-sme — du lat. Vulcanius , Vuleaiu). Physiq. Système qui attribue à I action du feu l'état actuel du globe.
— Encycl. Si par vulcanisme on entend désigner un système exclusif, attribuant au feu central seul les divers états successifs de la surface du globe terrestre, ce système a pour opposé ie neplunisme, qui, de son côté, veut que tous les grands changements qu'a subis la surface terrestre aient eu pour cause le mouvement des eaux de la mer. Ce qu'il y a de vrai, c'est que le feu et l'eau ont agi simultanément ou successivement, qu'ils agissent encore et que probablement ils agiront jusqu'à la destruction totale de notre planète. Nous avons exposé Tune et l'autre action dans notre article géologie, aux paragraphes Preuves de l'action des eaux et Preuves de l'existence et de l'action du feu centrât (tome VIII, pages 1189 et 1190).
VULCANISTE s. m. (vul-ka-ni-ste — rad.
vulcaitUme). Physiq. Partisan du vulennisme: Il semble que tes \ulcaNISTKs réclament justement les basaltes pour Us placer dans le domaine du feu. (Ferry.)
VULCANITE S. f. (vul-ka-ni-te — de vulcaniser). Substance inattaquable aux dissolvants ordinaires, et qui est composée de gutta-percha et de caoutchouc vulcanisé.
VULCANIUS (Bonaventure de Smet, connu sous le nom de), philologue belge, ne it Bruges en Î53S, mort à Leyde en 16.4. il fit ses études sous la direction de Pierre Nannius, puis se rendit en tëspagne, où il devint secrétaire et bibliothécaire du cardinal Mendoz». A la mort de ce dernier (1566), il remplit le même emploi auprès de son frère, qui était 'archidiacre à Tolède, et revint k Bruges en 1570. L'état de trouble ilaus lequel se trouvaient les Pays-Bas le liécida à quitter ce pays. Après avoir vécu à Baie et a L>enève, il alla se lixer à Anvers, où il devint recteur du collège de cette ville. Kn 1580, il alla occuper une chaire de grec à l'Académie de Leyde, où il passa le reste de sa vie. Vulcanius était un homme très instruit et j profondément indiffèrent en 'matière religieuse. On lui doit un grand nombre d'éditions d'ouvrages , notamment des Œuvres d'Apulée, de I Histoire des Golhs de Jurnandès, des Origines o'Lidore de Sêville, des Questipiis de Tbéophylacte Simmocata et de Cassins, d'un ouvrage fuit ancien intitulé De littfris et lingua uetarum sive Gatharum (1597, in-8"), dont l'auteur est inconnu; d'un Thésaurus utriusQue lingum (1600, in-fol.), etc. En outre, il a traduit en latin plusieurs ouvrages grecs : {'Expédition d'Alexandre par Arnen (1575); les Hymnes de Callimaque; les Idylles de Bion et de Moschus (1584) ; l'Histoire d'Agathias, etc.
VULCANO, lie d'Italie, faisant partie du groupe des lies Lipuri, it 2 kilom. S. de Lipari, près la cote N. de la Sicile. Elle a environ 8 kilom. de longueur sur 6 de largeur et est ti es- montagneuse. On y remarque le moût Aria et deux ports, Porto-Puueûte et Porto-Levante .
VULGAIRE adj. (vui-ghè-re — lat. vutgaris; ue vutgas, volyus, la multitude, le troupeau des huimnes, qui correspond sûrement au sanscrit vraga, troupeau, multitude). Qui est commun, communément reçu ; Préjugé vulgaire. Croyance vulgauus. Opinion vulgaire. En toutes les langues, les proverbes contiennent In morale vulgaikb du pays, et ils