‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 872 sur 1042 · WAHA · texte numérisé non relu

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vrages, parmi lesquels nous citerons : Remarques historiques sur l'évéque de Rome, Questions sur ta magie, Traité des empoisonnements et des empoisonneurs (Londres, 1GG3), livre auquel Méj'ic Casaubon répondit par son traité De ta crédulité et de l'incrédulité,

WAGSTAFFE (Thomas), prélat anglais, no en 1645, mort en 1712. Après avoir fait ses études à l'université d'Oxford, il fut pourvu successivement de plusieurs bénéfices importants sous le règae de Charles II; mais ayant, par attachement pour !a famille des Stuarts, refusé de prêter serment à Guillaume lit en 1SS8, il perdit toutes ses dignités ecclésiastiques. Il se créa alors des ressources en se livrant a la pratique de la médecine, qu'il avait étudiée à Oxford, mais il ne cessa pas néanmoins de porter le costume ecclésiastique. Il fut nommé, en 1693, évèque d'Ipswioh, diocèse qu'il administra jusqu'à sa mort. Nous citerons, parmi ses écrits : Réponse à l'ouvrage du docteur Sherlock intitulé : Apologie du cas d'allégeance (Londres, 1692); Agologie vengeresse du roi Charles le Martyr, où l'on prouve que Sa Majesté est l'auteur de i'Euewv paoïiuti] (Londres, 1G93); YEtat actuel du jacobitisme en Angleterre (Londres, 1702), etc.

WAGSTAFFE (Thomas), littérateur et théologien anglais, (ils du précédent, né à Londres en 1692, mort à Rome en 1770. Il voyagea à l'étranger et se rendit en 1712 à Rome, où il devint chapelain du chevalier de Saint- George, et s'adonna à l'étude des langues et de la littérature. On lui doit quelques écrits, entre autres : Vino eucliaristico aqua necessario admiscenda; la traduction des livres VI et VII de YHisloire de Charles XII, par Vol- " taire ; des épitaphes recueillies dans les Anecdotes littéraires de Nichols, etc.

■WAGSTAFFE (William), médecin anglais, parent du précédent, né en 1685, mort en 1724. Il lit ses études à Oxford et, après y avoir pris ses grades, exerça avec succès la pratique de son art à Londres, où il devint membre du collège des médecins et médecin de l'hôpital Saint-Barthélémy. On a de lui : Commentaires sur l'histoire de Tom Thumb, Réfutation de Benjie (Hoadly) par Crépin le Savetier, Histoire du fantôme de Saint-Alban, Caractère de Richard Steele, Lettres du facétieux docteur Andrew Tripe à son frère, etc. Tous ces opuscules sont écrits avec beaucoup d'esprit et de finesse, et le style de Wagstaffe a quelque chose de la vivacité de celui de Swift.

WAGUE s. i. (va-ghe). Ane. métrol. Mesure pour le charbon de terre, qui était usitée dans le Hainaut. [| On disait aussi waquiî.

WAGUEMESTRE s. m. (va-ghe-mè-stre).

Autre orthographe du mot vaguemestre.

WAHABITE s. m. (oua-a-bi-te). Hist. relig. Membre d'une secte musulmane fondée en Arabie vers le milieu du xvmo siècle. Il On les appelle aussi wahabys ou wahabis.

— Encycl. Les wahabites sont des tribus arabes qui occupent l'Arabie centrale ou pays du Nedjd. On leur donne pour ancêtres les Karmathes , peuple intrépide et belliqueux qui, sous les califes Abbassides, se rendit le fléau de l'islamisme et la terreur de l'Arabie. Ils doivent,' dit-on, leur nom au cheik Abd-el-Wuhab, dont ils adoptèrent la réforme religieuse. Le dogme fondamental de la religion des wahabites consiste à rejeter tout autre culte que celui de l'Ktre suprême j ils refusentàMahomet la qualité de prophète, et ont pour ses sectateurs une horreur et une intolérance bieu plus grandes que celles qu'ils montrent envers les juifs et les chrétiens. Leurs mosquées sont dépourvues de toute espèce de décoration ; on n'y voit ni minarets ni coupoles. Ils enterrent leurs morts sans aucune pompe funèbre et ne leur élèvent aucun monument. Leurs coutumes sont aussi simples que leur culte; une parfaite égalité, règne entre eux; ils n'ont aucune distinction, aucun titre ; ils se traitent mutuellement de frères, et, tout en obéissant aveuglément à leur chef, ils-Conserventaveo lui une familiarité complète. Leurs habitations ne sont que de misérables tentes ou de mauvaises maisons assez mal construites et offrant pour tout ameublement de grossiers tapis, des nattes et des vases de bois ou d'argile. Leur costume est très-simple et presque le même que celui des Arabes des environs de La Mecque, ils sont d'une frugalité extrême; ils ne se nourrissent que de pain souvent fait de farine d'orge, de dattes, de poisson et rarement de riz et de viande de mouton. Comme tous les Orientaux, ils prennent leurs repas assis par terre, les jambes croisées, autour d'une peau taillée eu rond, qui sert de plateau et de table. Le calé leur est interdit ainsi que le tabac. Les wahabites peuvent se diviser eu trois classes : les gens de guerre, les laboureurs et les artisans. Loin d'avoir pour l'agriculture la répugnance des Arabes du désert, ils s'y adonnent au contraire volontiers. Ils cultivent aussi les arts mécaniques, et leurs ouvrages de sparterie, leurs étoffes de laine ou de coton, leurs ouvrages même eu cuir et en fer ne le cèdent en rien à ceux des autres Arabes. Quant aux qualités militaires de3 wahabites, elles sont remarquables ; ils supportent san3 se plaindre les fatigues et les privations les plus dures et affrontent avec un

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merveilleux courage les dangers et la mort, Ils combattent ordinairement à pied et a dromadaire ; il n'y a guère que les chefs qui combattent à cheval. Leurs dromadaires sont montés par deux hommes qui se tournent le dos, assis sur une selle à double bât. Le premier cavalier fait face à l'ennemi et répond à l'attaque, tandis que l'autre ne fait que charger les armes et guider le dromadaire. Leur cavalerie est peu nombreuse et ne donne qu'à la fin de l'action pour piller et dévaliser I ennemi. Les principales armes des wahabites sont ; la djembyé, espèce de poignard recourbé, qui est une arme terrible dans leurs mains, et le fusil, auquel, à défaut de pierre, ils mettent une mèche; ils se servent aussi, au lieu de plomb, de petits galets ou cailloux ronds, enveloppés de cuir. Les chefs portent, en outre, un casque, une longue et large épée à deux tranchants de fabrique indigène ou un sabre de fabrique turque, un petit bouclier au bras.

En 1801, la Porte, qui jusque-là était restée indifférente aux progrès de la doctrine et des conquêtes des wahabites, conçut de l'inquiétude et ordonna au pacha de Bagdad dé les attaquer. Il confia l'expédition à un de ses lieutenants' qui, ayant rassemblé une armée composée de Turcs et d'Arabes restés fidèles à l'islamisme, choisit le chef de ces derniers, Mohammed-Bey-Schavi-Zadeh, pour servir de guide a l'expédition. Après une marche péuible, cette année pénétra au centre du pays des wahabites, les mit en fuite, ainsi que leur chef Abd-Elaziz. C'en était fait de leur puissance, si la ruse de celui-ci n'avait suppléé à l'infériorité de ses .forces ; il parvint à corrompre par argent Mohammed-Bey-Schavi-Zadeh, qui tout à coup se rendit médiateur entre les deux parties et les pacifia.

Quelques mois après, le 20 avril 1801, Abd- Elaziz, ayant rassemblé ses troupes éparses, fondit à Pimproviste sur la ville d'Imam-Hussein, située sur un bras de l'Euphrate. Depuis longtemps les wahabites convoitaient les richesses accumulées dans la chapelle de cette ville, ou était le tombeau d'Ali, si révéré des Persans. Ils y commirent des horreurs inouïes, démolirent la chapelle et se retitèient en triomphe, emmenant avec eux deux cents chameaux chargés d'un riche butin.

Abd-Elaziz forma ensuite le projet de s'emparer de La Mecque. La situation politique de cette ville favorisait ses vues. Ghaleb, chérif régnant de La Mecque, avait usurpé sa dignité sur son frère Abii-Almain, qui, réfugie chez le chef wahabite, réclamait des secours pour être rétabli dans son rang. Abd- Elaziz somma Ghaleb de renoncer aux chérifat. Celui - ci refusa et déclara qu'il se défendrait. Abd-Elaziz fit marcher contre La Mecque, sous la conduite de son fils Sehoud, 100,000 wahabites, qui, n'ayant pas éprouvé de résistance, y commirent peu de violences ; d'ailleurs, eux-mêmes regardent La Mecque comme une ville sacrée, où la puissance divine s'est manifestée par des miracles, et ils ont une vénération profonde pour la Caaba, qu'ils croient être le plus ancien temple élevé au Créateur par la main des hommes.

Sehoud rétablit Abd-Almain, dans le chérif'at, fit abattre les mausolées magnifiques qui s'élevaient au dedans et au dehors de la place, enleva le tissu d'or qui couvrait la tombeau d'Abraham, s'appropria tous les objets précieux que renfermait la ville, y laissa une faible garnison et partit pour attaquer Djedda et Médine; il échoua dans cette expédition, et les habitants de La Mecque, le voyant repoussé et forcé de faire une retraite honteuse, chassèrent la garnison qu'il avait laissée chez eux et rétablirent Ghaleb dans le chérifat.

L'expédition malheureuse de Sehoud causa dans la capitale des wahabites une grande sensation, qui fut bientôt suivie d'une plus terrible par la lin tragique de son père Abd- Elaziz, poignardé le 3 novembre 1803 pendant qu'il faisait ses prières. L'auteur du crime était un nommé Hussein, qui avait perdu ses trois fils dans les derniers massacres. Il médita de s'eu venger, se fit admettre dans la secte wahabite et au service du chef, dont il capta la confiance dans l'intention de l'immoler. L'assassin fut brûlé vif, quoique les musulmans, qui le regardent comme un martyr de leur religion, prétendent que les flammes n'ont pu le dévorer et qu il fallut le décapiter. Sehoud succéda à son père Abd-Elaziz.

En 1S0S, Abdallah, fils de Sehoud, envahit la Syrie et prit Lamas ; mais il fut refoulé en Arabie par le tils de Méhemet-Ali. Plus lard, Méhémet-Ali lui-même fit Abdallah prison-' nier et l'envuya à Constaminople, où le sultan le fit mettre à mort. Depuis cette époque, l'histoire des wahabites n'a présenté aucun fait intéressant.

WAHAB1TISME s. m (oua-a-bi-ti-sme).

Hist. relig. Doctrine des wahabites.

WAUAL, anciennement Yahalis, bras méridional du Rhin, qui s'en sépare au fort de Schenck et se jette dans la Meuse, au S.-E. de Gorcum, après un cours de 80 kilom.

WAHL (Joaehim-Chrétien, comte de), général allemand, mort en 1644. Elsvé dans la religion protestante, il se convertit au catholicisme et, au début de la guerre de Trente

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ans, entra dans l'armée impériale. Il assista à la bataille de Prague (1620), où il perdit un bras, puis à celle de Lutter (1626) et k celle : de Leipzig (1630), après laquelle il fut promu major général. Chargé, en 1634, de diriger les opérations militaires dans le haut Palatinat, il fit, pour le duc de Bavière, la conquête de cette province, de laquelle il fut nommé commandant , s'empara ensuite de plusieurs villes importantes et dut à ses succès de nouvelles dignités et, en dernier lieu, le grade de général d'artillerie et le titre de comte de l'empire. L'affaiblissement de sa santé l'obligea de quitter l'armée en 1643, et il mourut quelques mois plus tard.

WAHL (Christian-Albert), théologien allemand, né à Dresde en 1773, mort en 1853. Il lit ses études à l'université de Leipzig, remplit les fonctions de pasteur dans diverses localités et devint, en 1823, surintendant religieux à Osehatz, puis, en 1835. membre du conseil des cultes et de l'instruction publique et conseiller du consistoire. Ses principaux ouvrages sont : Introduction historique et pratique aux livres de la Bible (Leipzig, 1S20); Clauis Novi Testamenti philologica (Leipzig, 1822, 2 vol.); Clauis librarum Veteris Testamenti apocryphorum (Leipzig, 1853).

WAHLBEllti (Pierre-Frédéric), naturaliste suédois, né à Gothembourg en 1800. Il étudia les sciences naturelles sous la direction d'un ancien élève de Linné, fut reçu, en 1827, docteur en médecine, devint, la même année, professeur adjoint, puis, l'année suivante, professeur titulaire à l'institut Carolin et entreprit, peu après, un voyage qui dura deux ans et pendant lequel il visita le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, la Suisse et la France. Plus tard, il exécuta (1843-1847) une grande excursion botanique dans le nord de la Suède et, en 1848, succéda à Berzélius comme secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Stockholm, de laquelle il était membre depuis 1830. On a de lui des rapports annuels adressés, de 1832 à 1839, à l'Union suédoise des jardins botaniques; un grand ouvrageintitulè Flora golhenburgensis (1847), enfin une foule de mémoires insérés dans le recueil de l'Académe des sciences et de l'Académie des sciences militaires de Suède, dans la Revue des médecins et des pharmaciens, etc.

WAHLBERG (Jean-Auguste), voyageur et naturaliste suédois, frère du précédent, nâ à Lagklarebceck, près de Gothembourg, eri 1810, mort en 1856. Il s'adonna avec ardeur a l'éluiie des sciences naturelles, de la zoologie en particulier, et devint professeur d'histoire naturelle à l'Ecole forestière de Stockholm. Ses connaissances dans les sciences exactes lui valurent, en outre, le titre d'ingénieur du cadastre de la Suède. En 1837, le gouvernement le mit à la tête d'une expédition scientifique chargée d'explorer l'Afrique méridionale. Il séjourna près de six ans (1839-1845) dans cette contrée et rapporta en Suède une précieuse collection zoologique. En 1854, il fut chargé de diriger dans les mêmes régions une nouvelle expédition qui se composait de plus de 400 personnes, au nombre desquelles se trouvaient trois zoologistes angluis, Green, Koolemati et Cathcart-Kastry. On avait exploré les rives du lac Ngaini et do la rivière Tioghé, lorsque Wahlberg, qui était passionné pour la chasse aux éléphants, fut tué par un de ces animaux, à la poursuite duquel il s'était imprudemment aventuré. Les nouvelles collections qu'il avait formées furent, par les soins de ses compagnons , transportées au Cap, d'où le consul de Suède les fit passer en Europe. Aujourd'hui, réunies aux premières, elles forment l'une des sections les plus intéressantes du musée de zoologie de l'Académie des sciences de Stockholm. Les insectes qui se trouvent dans la première de ces collections ont été décrits par Ch.-H. Boheînan sous ce titre : lusecla caffraria (Stockholm, 1848).

WAHLBERGIE s. f. (val-bèr-jî — de Wahlberg, natur. suédois). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, dont l'espèce type habite la Suède et la Norvège.

WAHLBOM (Jean-Guillaume-Charles), peintre suédois, né à Stockholm en 1810, uiurt à Londres en 1858. Après s'être occupé successivement de sculpture et d'architecture, il se consacra à la peinture, qu'il étudia k l'Ecole des beaux-arts de Stockholm, où il eut pour professeurs MM. Ling et Bystroem. La rapidité et l'éclat de ses progrès lui valurent bientôt un subside de son gouvernement pour visiter l'Allemagne, la France et l'Italie. Ce voyage, qui dura quatre ou cinq ans, développa complètement son talent et en mit en relief les divers côtés. Il revint, en 1849, dans Sa patrie, rapportant un grand nombre de projets et d'esquisses, dont il entreprit aussitôt l'exécution. Cependant il n'obtint pas immédiatement de véritables succès, et plusieurs de ses productions passèrent inaperçues. Toutefois, ses Portraits nationaux, longue galerie des personnages illustres de la Suède, offrent des types superbes, d'une grande physionomie et d allure peu commune. La Bibliothèque ratinnnle en possède un recueil gravé. Il laut citer encore un grand tableau qui fut remarqué a l'i ^position universelle de 1855 : \'Bj">use de Guslave-Adol-

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phe abîmée de douleur à l'aspect du cadavre de ce héros. La mise en scène en est dramatique sans trop d'emphase, et les figures sont savantes et consciencieuses. Cette œuvre appartenait aux premières années de la carrière de l'auteur, car elle est reproduite dans son Album lithographique, qui date de 1836, année de son séjour en Italie. Wahlbom était maladif; aussi le voyons-nous presque toujours en voyage, cherchant le climat le plus favorable à son tempérament, habitant tour à tour Rome, Paris et Londres. De ce malaise continuel, il est resté dans son œuvre une inégalité assez grande. Il faut mentionner néanmoins, parmi ses peintures les inoins incomplètes, la vaste scène qui est au musée de Stockholm et qui représente Catherine Maznsdatter, femme d'Eric XI V, envoyée en exil et retrouvant ensuite ses enfants. Le Musée scientifique et historique de Millin renferme de M. Wahlbom un grand nombre de dessins au trait reproduisant des monuments connus et d'autres originaux, qui sont probablement les projets de tableaux inexécutés.

WAHLBOM1E s. f. (val-bo-mî —de Wahlbom, natur. allem.). Bot. Syn. de tÉTRACÉre, genre de dilléniacées.

WAHLENBERG (Georges), botaniste suédois, né dans la mine de Skarphyttan, province de Wermland, en 1780, mort en 1S51. 11 fit ses études médicales à l'université d'Upsai et y montra surtout beaucoup de goût pour l'histoire naturelle, ce qui lui valut une place d'adjoint au muséum de cette université. Grâce k l'appui du baron d'Hertnelin et des sociétés scientifiques de Stockholm et d'Upsal, il exécuta des excursions de botanique et de géologie dans les régions les plus reculées de la Scandinave, dans la Laponie suédoise et norvégienne et dans la Gothie, partit ensuite pour la Bohème et la Hongrie, explora les Carpathes, visita la Suisse et les principales universités de l'Allemagne et revint, en 1814, à Upsal, où il fut nommé démonstrateur de botanique et, plus tard, professeur de botanique et de médecine. Ses ouvrages les plus remarquables sont : Flora Lapponica (Berlin, 1812) ; Flora Carpaihorum (Gœttingue, 1814) ; .Fïoivi Upsaliensis (Upsal, 1820); Flora Suecica (Upsal, 1824, 2 vol.; 1831-1833, 2« édit.). Il avait aussi entrepris, en 1825, la publication du magnifique ouvrage intitulé Botanique suédoise.[en suédois), dont il laissa plus tard le soin au professeur Wahlberg de Stockholm. Ne désirant point accroître indéfiniment les genres et les espèces des plantes, il s'en tint exactement à la nomenclature de Linné et n'admit d'autres plantes que celles qu'il uvait vues lui-même ou qui avaient été recueillies par des hommes digues de foi. Sa réputation comme géologue se fonde surtout sur sa scrupuleuse description du Kemi-Lappmarck. Enfin, comme médecin, il s'occupa surtout d'introduire en Suède l'homœopathie, dont il était l'un des plus chauds partisans.

WAHLENBËRGIE s. f. (va-lain-bèr-jî — de Wahtenberg, botan. suédois). Bjt. Genre de plantes, de la famille des oampanulaeées, type de la tribu des wahlenbergiées, comprenant une centaine d'espèces, répandues dans les régions tempérées des deux hémisphères, et surtout au Cap de Bonne-Espérance : La wahlenbehgie a feuilles de lierre croit dans l'Europe occidentale. (A. Dupuis.) Il Syn. de cryphispehme et de stylocoryne, autres genres de végétaux.

WAHLENBERGIÉ, ÉE adj. (va-lain-bèrji-é — rad. wahtenbergie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre wahlenber-, gie.

— s. f. pi. Tribu de la famille des campanulacées, ayant pour type le genre wahlenbergie.

WAHLEBSIIAUSEN, village de Prusse, province de liesse, cercle et à 6 kilom. O. de Cassel, sur laDrusel; 1,500 hab. Ou y voit le magnifique château de Wilhelinshœhe, appelé autrefois Weisaensteiu, où Napoléon 111 fut détenu prisonnier après Sedan. Ce cliàteau, commencé en 1606 par le landgrave Maurice sur l'emplacement de l'ancien couvent de Weissenstein, rebâti de 1701 à 17U par le landgrave Karl, embelli et agrandi par le landgrave Wilhelm IX et parle prince électeur Wilhelm XL est le plus beau de l'Allemagne. Il est bâti au pied d'une haute montagne, le Karlsberg, sur laquelle s'étendent son parc et ses dépendances; les eaux y sont très-abondantes. Une magnifique cascade, large de plus de 6 mètres et longue de 300 mètres, descend du sommet de la montagne par une série de gradins taillés dans le roc. Au-dessous de cette cascade est la chute dite de Steinhofen, où les eaux tombent perpendiculairement du haut d'un rocher pour aller ensuite alimenter les ruisseaux qui arrosent le parc, en y formant de3 chutes et des jets dont l'un s'élève à 60 mètres. L'Octogone ou château du Géant (Riesenschloss), situé sur le sommet de la montagne, domine la cascade. Sur la plate-forme s'élève une pyramide haute de 31 mètres et qui supporte une statue colossale d'Hercule, daus laquelle on peut monter. Près de la cascade se trouve le Lowenburg, imitation d'un ancien château fort, renfermant une collection d'armes anciennes et le tombeau de l'électeur Wilhelm Ier. Des aqueducs, des ponts, des grottes et tla riches

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décorations de toute espèce sont les principaux ornements du parc, qui renferme, en outre, des jardins, des pépinières et de beaux établissements d'exploitation rurale.

WAHLSTATT, village de Prusse, dans la Sibsie, cercle de Liegnitz, près de la Katzbach; 400 hab. Ancien couvent de bénédictins, transformé en école de cadets. On y voit une église protestante, érigée sur l'endroit où l'on trouva le corps de Henri [I, duc de Silésie, tué dans la bataille du 9 avril 1241, dans laquelle les Mongols défirent les chevaliers allemands. Près de ce village, le 26 août 1813, Blùcher remporta une victoire sur les Français commandés par Macdonald. Le général prussien obtint en récompense Je titre de prince de Wahlstatt.

WA1BL1NGEN ou W1BL1NGEN , ville du Wurtemberg, cercle du Neckar, à 14 kilom. N.-E. de Stuttgard, chef-lieu du bailliage de son nom ; 3,400 hab, Maison d'éducation pour les enfants abandonnés; école latine. Fabrication de draps, tanneries; grande tuilerie et fabrication d'objets en terre cuite. Commerce de bestiaux. Ville très-ancienne; suivant la tradition, lieu de naissance de l'empereur Frédéric Barberousse. Le nom de cette ville, pris pour cri de guerre à la bataille de Weinsberg, en 1141, par les partisans de lu maison de HohenstaufiFen qui y possédait un château, se changea plus tard par corruption en celui de Gibelin.

WAIBLINGEU (Guillaume-Frédéric), littérateur allemand, né à Reutlingen en 1804, mort en 1830. 11 montra de bonne heure de rares dispositions pour les lettres et, encore sur les bancs du gymnase de Stuttgard, où il était entré en 1819, écrivit un roman intitulé Phaéton, qui ne fut publié que plus tard (Stuttgard, 1823, 2 Vol.). De 1821 à 1826, il étudia au séminaire théologique de Tubingue, tout en collaborant activement à la Gazette du. soir (Abendseitung), et fit dans cette ville la connaissance d'Hœlderlein, alors atteint de démence, dont l'Hypérion lui avait inspiré l'idée de son Phaéton, et dont il écrivit une biographie intéressante dans les Contemporains. Il publia, dans le même intervalle, Quatre récits de la Grèce (Ludwigs-, bourg, 1821) et Trois jours dans les enfers (Stuttgard, 1826), ouvrages qui sont d'un intérêt palpitant et qui témoignent de la riche imagination et du talent d'exposition de leur auteur. Mais ils dénotent aussi en lui un caractère passionné k l'excès et un profond dégoût de la vie, qui alla toujours croissant et que ne put dissiper un voyage qu'il entreprit en 1827 en Italie, aux frais du libraire Cotta. Il ne devait pas revenir de ce voyage, dont les détails nous sont connus cependant par son Agenda d'Italie et de Grèce (Berlin, 1829-1830). Les Œuvres complètes de Waiblinger ont été publiées par H. de Canitz (Hambourg, 1840-1841, 9 vol.)

WAICURE s. m. (ouè-ku-re). Linguist.

Langue parlée par les Waicures ou Guaïcouros, qui sont les Monkis ou Monquis de Hervas et de quelques autres auteurs : Dans les missions de S.-Paz et de Dolorum, on parle le waicure le plus pur. (Balbi.) Les sons correspondants aux lettres I, g, ), o, x, z manquent à la tangue waicuee, gui est pauvre et imparfaite, soit dans la déclinaison, soit dans la conjugaison. (Balbi.) L'idiome ■waicure n'a pas d'expressions correspondantes aux substantifs métaphysiques des choses et de leurs qualités. (Balbi.)

WA1CUBES ou GtAÏCOUKOS. V. Guaranis.

WAIDIIOFEN, ville de l'empire d'Autriche, dans la basse Autriche, cercle et à 84 kilom. S.-O. de Saint-Polten, sur la rive gauche de l'Ips; 3,400 hab. Principal centre du travail du fer et de l'acier dans la basse Autriche; fabrication importante de lames d'épée, de faux, de faucilles, de couteax, d'alênes, de clous, etc.; taillanderie et serrurerie. Exploitation de pierres a aiguiser et de houille.

WAIDI s. m. (ouè-di). Hist. relig. Membre d'une secte mahométane, dont la morale est très-sévère/

WA1DOUA s. m. (vè-doua). Nom que les Zélandais donnent à' l'âme humaine.

— Encycl- A !a mort de chaque homme, le waidoua se sépare du corps, comme par une sorte de déchirement, et, après être resté trois jours k voltiger autour du cadavre, il se rend au rocher Reinga, où sont comptées les actions valeureuses du défunt. Puis un atoua (génie) emporte te waidoua soit dans le rangui (séjour de la gloire), soit dans le ponouï (séjour des ténèbres).

WAÏE s. m. (oua-I). Bot. Nom vulgaire d'un palmier du genre chamédorée.

WA1FRE ou GUA1FRE, duc d'Aquitaine, mort en 768. Il succcéda, eu 745, k Hunuld, dont il était le fils ou le frère, et soutint pendant huit ans' (760-768) une guerre désespérée contre Pépin le Bref, qui prit le prétexte de l'asile accordé a son frère Griffon pour s'emparer de l'Aquitaine. Vaincu et réduit k errer dans les forêts, Waifre fut assassiné par ses serviteurs.

WA1GATZ, île de la Russie d'Europe. V.

Vaigatsch.

WAIKATOS, nom d'une tribu des Maoris, V. ce mot.

WML

WAILLY, village de France (Aisne). V.

Vaii.ly.

WAILLY (Noël-François de), célèbre grammairien et lexicographe français, membre de l'Institut, né à Amiens en 1724, mort en 1801. Il dirigea longtemps k Paris une maison d'éducation. Les étrangers qui venaient dansla capitale pour y apprendre à parler et k prononcer purement le français s'adressaient habituellement à lui. Ses Principes généraux de langue française (1754, in-12) produisirent une révolution dans l'enseignement de la grammaire. Restaut, qui régnait alors en maître dans les écoles, fut détrôné; la déclinaison fut abandonnée, la syntaxe fut séparée de la partie élémentaire, et l'on eut une définition plus simple des dix parties du discours, surtout de l'article et des pronoms. Quant aux verbes, Wailly échoua complètement : il voulut réunir sous la dénomination d'actifs tous les verbes exprimant une action, sans se préoccuper en aucune manière du régime; mais on a continué k suivre la classification, moins rationnelle, mais plus utile, des anciens grammairiens, qui divisent les verbes en actifs et en neutres : actifs, qui peuvent avoir un complément direct; neutres, qui ne sauraient admettre cette espèce de complément. La grammaire de Wailly, adoptée par l'Université et prescrite dans les collèges, eut un grand nombre d'éditions. L'auteur en fit un Abrégé. destiné à l'enseignement primaire. En 1771, il publia les Moyens simples et raisonnes de diminuer les imperfections de notre orthographe (in-12), livre composé d'après les principes de Voltaire, de Dumarsais, et particulièrement de Duclos. Il y demande que les mots s'écrivent comme ils se pronoucent; mais quelquesunes de ses propositions seulement ont été consacrées par l'usage. Cette question de la réforme radicale de l'orthographe française a été soulevée depuis avec aussi peu de succès, toujours repoussée par les partisans de l'étymologie, qui se montrent peut-être trop exclusifs. Admis à l'Institut dès la formation de ce corps, Wailly concourut à la rédaction du Dictionnaire de l'Académie. Domergue nous l'a peint par ce mot, dans le discours qu'il prononça -sur sa tombe : i Ses écrits enseignent k bien parler; sa conduite enseignait à bien vivre. » Outre les ouvrages cités plus haut, on a encore de lui : Lettre en réponse aux difficultés proposées contre la déclinabilité des participes français ( 1759 , in-12); l'Orthographe des dames (1782, in-12); Nouveau vocabulaire français ou Abrégé du Dictionnaire de l'Académie (1801, in-s°), le premier livre bien fait dans ce genre ; perfectionné successivement par le fils et le petit-fils de l'auteur, il a été longtemps classique. On lui doit, en outre : des Remarques sur la grammaire, publiées dans Ses Mémoires de l'Institut; un Dictionnaire portatif de la langue française, extrait du Dictionnaire de Richelet ; une édition du Dictionnaire des rimes, du même ; des éditions revues et corrigées des Principes de la langue latine de iianger, de l'AW de peindre à l'esprit de don Sensaric, de Quintilien, de Sallusle, etc. Enfin il a pris part à l'édition du Dictionnaire de l'Académie en 1798, et revu des traductions des Commentaires de César, par d'Ablanoourt (1707) ; des Oraisons choisies de Cicéron, par Villefore (1772), etc.

"WAILLY (Charles de), architecte français, frère du précédent, né k Paris en 1729, mort en 1799. Il montra peu d'aptitude au collège, où il était toujours le dernier de sa classe; mais on en comprit bientôt la raison : il étudiait en secret l'architecture, et tout l'argent dont il pouvait disposer était employé à l'achat de plans et de dessins. Placé successivement chez Blondel, Lejay et Servandoni, il profita si bien des-leçons de ces maîtres, qu'a l'âge de vingt et un ans il obtint le premier grand prix de Rome. En 1767, l'Académie d architecture lui ou* vrit ses portes, et celle de peinture l'admit quatre ans plus tard. H entra a l'Institut dès sa formation, fut un des premiers fondateurs de la société des Amis ries arts, devint conservateur du musée des tableaux en 1795 et, en cette qualité, recueillit en Belgique et en Hollande les chefs-d'œuvre destinés à enrichir l'établissement qu'il dirigeait. Ch. de Wailly excellait dans les décorations d'intérieur. On cite, parmi ses plus beaux ouvrages d'architecture : l'Odéon, qu'il construisit avec Peyre (1782) ; le Château des Onnes, en Touraine; le Palais Spinola, à Gênes.

WAILLY (Etienne-Augustin de), poète et grammairien, fils de Noel-François, né à Paris en 1770, mort en 1821. 11 fit ses études au collège Sainte-Barbe, servit quelques mois en 1793, fut arrêté comme suspect et sortit de prison au 9 thermidor. Wailly entra ensuite k l'Ecole polytechnique, fut attaché comme censeur à un lycée de Paris, concourut avec distinction aux travaux de son père et devint, en 1805, proviseur du lycée Napoléon, dont il conserva la direction jusqu'à sa mort. On a de lui une traduction en vers des Odes d'Horace (1807 et 1818, in-18), où il a pris pour modèle J.-B. Rousseau, son auteur favori, dont il a donné plus tard les Œuvres choisies, k l'usage des collèges, avec de bonnes notes. Il a aussi donné plusieurs éditions de la Grammaire et du Vocabulaire de son I père, revu le Dictionnaire étymologique des

mots français dérivés du grec, par Morin (1803, in-s'o), publié un Nouveau dictionnaire des rimes (1812, in-8»), avec Drevet, et a collaboré, de 1802 k 1810, au Mercure de France.

WAILLY fBarthélemy-Alfred de), lexicographe, fils d'Etienne de Wailly, né k Paris en 1800, mort dans la même ville en 1866. Il professa la rhétorique au collège Henri 1-V, dont il devint proviseur, puis fut successivement inspecteur général de l'enseignement secondaire, membre du conseil de I instruction publique et recteur de l'académie de Bordeaux. Outre une traduction en vers des Hymnes de Callimaque, des éditions classiques de Virgile, Horace et Cicéron, on lui doit : l'Adjoint et l'avoué (1824), comédie en deux actes; Epitre à J.-J. Rousseau (1820), couronnée par l'Académie française ; un Nouveau dictionnaire latin-français (1829, in-8°) ; Nouveau dictionnaire français-latin (1832, in-8°); Nouveau dictionnaire de versification et de poésie latine (1839, in-8°), plusieurs fois réédité.

WAILLY (Gabriel-Gustave de), auteur dramatique, frère du précédent, né à Paris le 13 juin 1804. Il débuta à l'Odéon en 1825 par une comédie en trois actes et en vers, le Mort dans l'embarras, puis donna l'année suivante au même théâtre un drame en cinq actes, en vers, imité de Schiller, Amour et intrigue, et un opéra en trois actes, Ivanhoé, musique de Rossini, arrangée par Pacini. Ces trois ouvrages réussirent moins qu'une petite comédie en prose, l'Oncle Phitibert, que l'auteur fit suivre de la Folle ou le Testament d'une Anglaise, qui eut du succès au Gymnase en 1827. Il collabora ensuite avec Bayard k deux pièces, les Anglais et les Français, comédie-a-propos en un acte, et Ma femme et ma place, comédie en trois actes, qui resta longtemps au répertoire du second Théâtre-Français (1830). Maître des requêtes au conseil d'Etat, il fut, au commencement du règne de Louis-Philippe, directeur de la division centrale, fut promu officier de la Légion d'honneur le 30 juillet 1832 et devint inspecteur général de l'ancienne liste civile. Après la chute du gouvernement de Juillet, il se remit k travailler pour le théâlre, qu'il avait abandonné depuis vingt ans. Il a fait représenter successivement : Elséar Chalumeaux ou une Assurance sur la vie, comédie en trois actes, avec son frère Jules de Wailly (1849); Monck ou le Sauveur de l'Angleterre, comédie historique en cinq actes (Gymnase, 1850); les Premières armes de Blaveau, vaudeville en un acte, avec Jules de Wmlly (1852). On lui doit, dans la Bibliothèque latine- française, la traduction du premier livre des Bienfaits de Sénèque, et plus récemment celle des quatre premiers livres de l'Enéide, dont M. Patin a fait un rapport à l'Académie française le 11 novembre 1875, en trouvant dans le dernier translateur de Virgile ■- un vif sentiment de la beauté antique et des efforts quelquefois heureux pour y atteindrez Cette traduction a partagé le prix avec une autre version de M. Pessonneaux.

WAILLY (Augustin-Jules de), auteur dramatique, frère des deux précédents, né k Paris en 1806, mort en 1866. D'abord attaché au ministère de l'intérieur, il devint chef de bureau k la division des beaux-arts en 1846 et reçut la croix d'officier da la Légion d'honneur. Les événements de février 1848 le rendirent à la vie privée. Il n'avait pas attendu cette époque pour s'adonner au théâtre. En 1836, il avait fait jouer Moiroud et compagnie, comédie en trois actes, avec Bayard (Gymnase); en 1838, l'A.ttente, drame en un acte, en vers, sous le pseudonyme de Marie Sénan (Théâtre-Français); en 1839, le Comité de bienfaisance, comédie en un acte, avec Charles Duveyrier (Théâtre-Français); le Péché de jeunesse, comédie en un acte, avec Samson ; en 1841, la Maschera, opéra-comique en deux, actes, musique de Georges liastner, avec Auguste Arnould (Opéra-Comique); en 1844, le Mari à la campagne, comédie en trois actes, avec Bayard (Théâtre- Français, 3 juin). Cette pièce, qui obtint le plus grand succès, est resiée au répertoire,. Depuis lors, il a lait jouer : Amant malheureux, comédie-vaudeville en deux actes (1844); les Deux compagnons du tour de France (1845), vaudeville en deux actes, avec Lockroy (Variétés); une Partie de dominos, vaudevdle en un acte, avec Arnould (Folies- Dramatiques); en 1846, l'Alcade de Zalaméa, comédie en trois actes, avec Samson (Odéon); en 1850, les Deux célibats, comédie en trois actes, avec Overnay ; la Famille du mari, comédie mêlée de chant; en 1851, Contre fortune bon cœur, comédie-vaudeville en un acte, avec Overnay; en 1854, une Rencontre dans le Danube, opéra-comique en un acte, musique de Paul Henrion, avec Germain Delavigne (Théâtre-Lyrique). Il a collaboré k deux comédies de son frère, Gustave de Wailly.

WAILLY (Armand -François -Léon de), écrivain français, cousin germain des précédents, né k Paris en 1804, mort dans la même ville en 1863. A son début littéraire, il composa, avec l'auteur des Jambes, le libretto en deux actes de Benvenuto Cellini, qui fut aussi le premier ouvrage dramatique de Berlioz et tomba k l'Opéra le 3 septembre 1838. Cette chute le détourna du théâtre. 11 s'essaya alors avec succès dans le roman et

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