‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 874 sur 1042 · WAIT · texte numérisé non relu

WAIT

neille en 1834 j de l'Académie de la même ville, pour un dithyrambe sur la mort, de Boieidieu(i836), et de l'Académie ébroïcienne, our UDe légende intitulée : la Corne du diale. Ses autres productions poétiques sont : Némésis à Barthélémy, suivie d'une ode au général La Fayette (Alençon, 1832, in-8°); Ma fronde, romances, vaudevilles et chansons politiques (Alençon, 1835, in-12); le Souper, vaudeville -prologue (Alençon, 1835, in-8°); Mes éphémères (Moulins, 1840, in-18). Wains-Desfontaines avait fondé à Alençon l'Abeille de l'Orne et donné beaucoup d'articles à la presse provinciale. On trouve plusieurs de ses pièces de vers dans l'Indiscret, iournal littéraire publié à Rouen en 1834.

WAITZ (Georges), historien allemand, né à Flensbourgen 1813. Il étudia le droit, de 1832 à 1836, aux universités de Kiel et de Berlin, • et finit par se consacrer exclusivement à l'étude de l'histoire. Il devint plus tard l'un des collaborateurs des Monumenta Germanise historica de Pertz, ouvrage pour lequel il se mit à explorer les bibliothèques et les archives de Copenhague, de Lyon, d'Avignon, de Montpellier, de Troyes, de Paris, de Luxembourg, de Trêves, des villes de la Lorraine, de la Tburinge et de la Saxe, et, parmi les découvertes qu'il fit pendant ce voyage, il faut surtout mentionner, àMarsebourg,celle d'un poème germanique, datant de l'époque païenne, qui fut édite par \V. Grimm (Berlin, 1867, 2« éttit.). M. Waitz fournit aux Monumenta Germanise des éditions de Widukiml, d'une série de biographies de l'époque saxonne, de Marianus Seotus, d'Ekkehardus Uruugiensis, de l'annaliste Saxo, des Gesta Trevirorum, des histoires des évêchés de Metz, Toul et Verdun, et des auteurs français Adémar et Hugues de Fleury. Nommé en 1842 professeur à Kiel, il succéda, en 1840, à Christiansen, comme représentant de l'université de cette ville aux états provinciaux du Holsteiti, dont la session fut dissoute peu de jours après. Lors des événements de mars 1848, il fit quelque temps partie, à Rendsbourg, du gouvernement provisoire, qui l'envoya défendre à Berlin les intérêts des duchés. 11 devint ensuite membre de l'assemblée nationale allemande, dans laquelle il appartint au parti du Casino et dont il se sépara eu même temps que Gagera, Dahlmann et autres. 11 revint alors occuper a Goetlingue une chaire à laquelle il avait été appelé en 1847. Ses principaux ouvrages sont : histoire de la constitution allemande (Kiel, 1843- 1861,4 vol.; 1865, 2e édit.); His oire du Slesvig-Hotstein (Gœitingue, 1851-1854, 2 vol.); Lubeck sous Jurgen Wultenweber et tapolitique européenne (Berlin, 1855-1856, 3 vol.), et Principes de politique (Kiel, 1802). On lui doit encore : Annales de l'empire d'Allemagne sous Henri /er (Berlin, 1837; 1833, nouv. édit.) ; De la vie et de la doctrine d Ulfilas (Hanovre, 1840) ; Etudes nordaibingiques, avec Ratjen (Kiel, 1844-1851, 6 vol.); le Droit ancien des Francs Saliens (Kiel, 1846); le Droit politique et héréditaire du duché de Slesvig, avec ditférents collaborateurs (Kiel, 1849) ; Abrégé de l'histoire delaprovince de Stesvig-Bolstein (Kiel, 1864), ouvrage publié à l'occasion de la dernière guerre du Slesvig-Holstein ; Lettre de féiicitation à L. de Ranke (Gœttingue, 1807), brochure dans laquelle il rend compte de son enseignement historique à l'université de Gœttingue. Il publie, en outre, depuis 1862, avec lIœusseretStœHn,lesi!ecAercftess[W7us<oire d'Allemagne, pour la commission historique de Munich.

WAITZ (Théodore), philosophe allemand, né à Gotha en 1821, mort en 1864. Il étudia lu philosophie et les sciences mathématiques à Leipzig et k Iéna, où il s'occupa surtout des œuvres de Platon, d'Aristote, de Kant et d'Herbart, et, pendant un voyage qu'il lit eu France et en Italie de 1842 à 1844, il réunit les matériaux d'une nouvelle édition critique de VOrganon d'Aristote (Leipzig, 1844-1810, 2 vol.). Il se lit recevoir, en 1844, agrégé à l'université de Marbourg et y fut nommé, quatre ans plus tard, professeur extraordinaire. On cite comme ses ouvrages les plus remarquables : Principes fondamentaux de la psychotogie (Hambourg et Gotha, 1846); Manuel de la psychologie comme science naturelle (Brunswick, 1849) et Pédagogique universelle (Bruns'Wick, 1852). Dans ces ditférents écrits, il a cherché à démontrer la faiblesse de la philosophie idéale de Fichte, de Schelling et de Hegel, tant au point de vue de leur méthode que de la partie matérielle de leurs doctrines, et il s'est en même temps efforcé de faire de la psychologie la base de toute la philosophie, afin de se rattacher ainsi à Kant. Si, eu ce point principal, ainsi que lorsqu'il transporte la psychologie sur le terrain des sciences naturelles et de l'anthropologie, il se sépare de Herbart, il s'en rapproche au contraire beaucoup lorsqu'il expose les principes rie cette science. Dans la pédagogique, en revanche, il n'adopte presque uucuue des idées de Herbart, et ne peut pas être regardé, ainsi qu'on l'a fait souvent, comme un disciple de ce philosophe. En dehors de la philosophie, Waitz s'était occupé longtemps d'études d'anthropologie et d'ethnographie, dont il a consigné les résultats dans l'Anthropologie des peuples de la nature (Leipzig, 1860-1864, t. 1er à IV; t. V, édité par Gerland, 1867 et suiv.). C'est la son principal ouvrage, celui surtout qui a

Page 1